19 février: Apprentissage pour jeunes clandestins, ça va bouger à Genève

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soudeur.png"Jeudi soir, j'ai posé la question de l'engagement d'apprentis sans papier lors du CM de Carouge. Le CA a répondu. Nous ne pouvons rien faire, la loi nous l'interdit. Et bien il faut changer la loi et probablement passer par quelques actions d'éclat." Un commentaire du conseiller municipal PDC Bertrand Buchs publié sous le billet Apprentissage pour les clandestins: du courage ministres de Genève! en réaction à la décision de la Ville de Lausanne d'embaucher des jeunes clandestins.

"Au prochain CM de Carouge je vais déposer une résolution allant dans ce sens et j'engage toutes les communes genevoises à faire la même démarche."

Le député radical Jean Romain ajoute: "Le Grand Conseil va s'en occuper. Juste un peu de patience!" Quelques autres commentaires plus critiques mais anonymes sur Vu du Salève.

Encourager l'excellence des étudiants ? par Pierre Weiss

N'y pensez pas ! Ne plus se contenter de soutenir les étudiants aux besoins financiers les plus criants, mais aussi encourager les étudiants dotés de moyens intellectuels élevés, y compris pour le bachelor. Ou comment ajouter une logique libérale de méritocratie à une logique socialiste d'égalité des chances. Telle est la stratégie poursuivie en Suisse par une trentaine de parlementaires fédéraux allant des Verts à l'UDC et emmenés par le zurichois Rudi Noser. Un postulat a été déposé à la fin de 2009 ; une réponse du Conseil fédéral est attendue au printemps. La démarche n'a eu que fort peu d'écho ; elle a surtout suscité des critiques de la part de l'Union nationale des étudiants suisses (UNES). Les raisons ? Probablement une méfiance à l'égard du concept même d'élite intellectuelle alors que l'élite sportive ou culturelle ne pose pas problème. Certainement une volonté de ne pas mettre en cause le statu-quo redistributif actuel : l'argent public est rare, autant l'octroyer aux moins aisés.

Genève en libre accès Chaque vendredi, en collaboration avec L'Agenda de Genève, je vous propose de retrouver à l'adresse du blog http://libreacces.blog.tdg.ch/

Je commence par le week-end de la veille des vacances scolaires

La cheffe de la Confédération...est un dauphin! Par Haykel Ezzeddine

Joseph Stiglitz en question ! par Fred oberson, né au pays de Gruyère, citoyen de Genève, vit en Provence et s'adonne à la culture des oliviers et à l'écriture

Le prix Nobel d'économie 2001 fait la une des médias à l'occasion de la publication de son livre : « Le Triomphe de la cupidité », Editions Les liens qui libèrent. La réputation de ce « nobélisé » n'était-elle par surfaite ? Il doit sans doute cette distinction parce qu'il a été économiste en chef de la Banque mondiale qu'il ne cesse de clouer au pilori depuis son départ !Il a été nommé par Jean-Paul II à l'Académie pontificale des sciences sociales ! Il a été conseiller du président Clinton et que Nicholas Sarkozy lui a confié une mission de réflexion en 2008 sur le changement des instruments de mesure de la croissance française qui se traduit dans les faits par la décroissance ! N'est-ce pas lui qui a établi un rapport à la demande de Fannie Mae et Freddie Mac en estimant qu'il n'y avait qu'un risque de défaillance de 1 sur 500.000 à 3 millions de cautionner les crédits immobiliers aux ménages insolvables ! Quand on sait que se sont précisément les subprimes qui sont à l'origine de l'éclatement de la bulle. Un conseil qui a coûté des centaines de milliards au gouvernement américain !

PAS de logements = + d'embouteillages à Genève par Antoine Vielliard

Le tableau ci-joint produit par l'observatoire statistique transfrontalier montre jusqu'à la caricature la destruction de notre qualité de vie par des embouteillages croissants. Sur la période 2000 à 2007, le canton de Geneve a construit moins de 1,1% de logements nouveaux par an (en couleur claire sur le graphique). Pendant ce temps là les communes du Genevois français ont construit +2,4% de logement par an (en couleur foncée sur le graphique). Qu'on n'aille pas nous raconter qu'il n'est pas possible de construire des logements à Genève : quiconque regarde notre agglomération du Salève constatera que nous sommes la seule agglomération au monde assez incohérente et désorganisée pour placer sa campagne entre son centre ville et sa périphérie.

Deuxième pilier par Schwaab

Pour défendre les intérêts des grandes compagnies d'assurance, le Conseil fédéral affiche donc une mauvaise foi particulièrement prononcée: D'un côté on fait croire aux citoyens qu'un refus de baisser les rentes «obligerait les caisses à faire des placements risqués», et de l'autre, on autorise ces dernières à faire de tels placements, quand on  les y encourage pas carrément. Tout en espérant publiquement qu'elle n'en fasse  pas. Allez comprendre.

Haruki Murakami, Kafka sur le rivage par Alain Bagnoud

J'ai eu un peu peur, en me mettant à parler de cet ouvrage, de recevoir la même volée de bois vert que lorsque j'avais donné mes impressions sur Les Amants du spoutnik. Les admirateurs de Murakami s'étaient manifestés. « Un crime de lèse-majesté », avait dit un commentateur, alors qu'un autre, avec une grandeur tout irénique, m'incitait à poursuivre mon effort: " Avancez un peu plus loin dans cette œuvre, lisez Chroniques de l'oiseau à ressort et Kafka sur le rivage, décantez lentement, immersion et, peut-être, au bout, capterez-vous quelque chose d'autre qu'un style pour adolescent..." Je ne pouvais que suivre ce conseil, quoique taraudé par les doutes. Est-ce que Kafka sur le rivage allait me valoir le pilori encore une fois ?

Secret bancaire: une propagande mise à nu par Hadrien Buclin

Il faut savoir que la gestion de fortune, si elle engendre de gros bénéfices que se partagent les propriétaires et les dirigeants des banques, ne crée en revanche que peu de postes de travail. Quand on sait qu'un gestionnaire de fortune administre un portefeuille de l'ordre de 200 millions de francs en moyenne, il n'y a pas besoin d'être très doué en économie pour comprendre que les possibilités de création d'emploi sont limitées?    Non seulement toute la propagande autour d'un secret bancaire prétendument vital au pays s'est avérée n'être que du vent, mais il se pourrait bien que la vérité soit à chercher dans l'affirmation opposée?: le secret bancaire entraîne des coûts élevés, en particulier pour les salarié·e·s et les gens ordinaires, ceux et celles qui n'ont pas la chance d'être multimillionnaires.

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