1er mars: Au-delà des frontières suisses...

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Barthassat Marcellin.jpgLe temps me manque pour animer le blog Métropole Genève. C'est que, faute de nouvelles impulsions politiques manifestes, le projet d'agglomération franco-valdo-genevois court sur sa lancée comme ces pétroliers à qui il faut des kilomètres pour changer de cap ou s'arrêter. Qui est le patron se demande-t-on ici et là avec de plus en plus d'insistance? Est-ce Mark Muller, grand maître de l'urbanisme qui cherche un architecture cantonal ou Pierre-François Unger, ministre des Affaires régionales et désigné comme son successeur par Robert Cramer lors de ses adieux aux acteurs de l'agglo?

Le front des défenseurs de la "grammaire" géographique et du "maillage vert" se fait à nouveau entendre. Le prochain numéro de la revue nationale de Patrimoine suisse publie une réflexion Au-delà des frontières suisses écrit Marcellin Barthassat sur le blog un peu épisodique de patrimoinegeneve, mais qu'on me promet bientôt plus actif.

Sans doute le maillage vert est-il indispensable au développement durable, mais la construction de logements à la portée de la majorité de la population l'est davantage encore. Et sur ce plan, les architectes et les politiciens genevois ont du pain sur la planche, comme dirait Antoine Vielliard qui poursuit sur son blog et chez Décaillet sa campagne sur ces "communes genevoises qui explusent leurs enfants, faute de leur fournir un logement". (JFM)

Au-delà des frontières suisses par  Marcellin Barthassat
Le prochain numéro de la revue nationale de Patrimoine suisse traite du thème «Au-delà des frontières suisses»  et tente de démontrer, à travers quelques exemples, les vertus d'une coexistence avec nos voisins français, allemands, autrichiens et italiens. (...) Depuis le plan Braillard de 1936, Genève n'avait pas connu une telle synergie de projets en cours; presque trente équipes sont à l'œuvre à l'échelle de la région. La référence explicite au «maillage vert» remet à l'ordre du jour l'idée d'un renouveau entre la ville et la campagne, cette dernière pouvant être comprise comme une «nouvelle monumentalité de la ville». Le Plan paysage du schéma d'agglomération devient l'idée régulatrice du plan régional. (...)

Portevoix de Saint Julien en Genevois par Antoine Vielliard
Quand les socialistes du genevois français remercient Genève de ne pas construire les logements promis!

Une agriculture BIO - OGM ? par Jean-Pierre Zrÿd
La prolongation du moratoire anti-OGM est au menu de la session de printemps du Conseil national. Cette prolongation est sans doute acquise  vu les forces en présence ; cela ne devrait pas empêcher nos élus de se poser des questions et de regarder un peu plus loin que la ligne bleue des Alpes. Le succès des plantes OGM dans les pays en voie de développement déstabilise fortement le discours des milieux anti-OGM. Le cas des variétés de coton Bt résistantes au vers de la capsule qui causent des pertes considérables dans les cultures conventionnelles et biologiques est particulièrement frappant. Le coton OGM constituait en 2009 un tiers de la production du Burkina Faso, soit 115'000 hectares. En Inde c'est 87% de la production de coton qui est de type Bt, avec comme conséquence une réduction de moitié de l'usage des insecticides.

Carouge: où l'on reparle du CEVA... par Bertrand Buchs
C'est super d'être bien informé ! A Carouge, si vous voulez faire correctement votre boulot de conseiller municipal, il faut lire avec attention la presse et la feuille d’avis.  Sinon vous pataugez dans le yogourt. Prenons au hasard, le CEVA. J’apprends que le Conseil d’Etat propose de déménager la fourrière à Lancy durant la durée des travaux. OK, mais au détour d’une phrase je m’aperçois que Carouge va déménager provisoirement son service de la voirie sur ce site. Il faudra en partir le détruire pour le reconstruire. Mais il me semblait que l’affaire n’était pas aussi limpide et que l’Etat avait accepté un arbitrage pour décider du tracé définitif du CEVA à cet endroit. Cet arbitrage faisant partie de l’accord passé entre le canton et la commune, permettant à Carouge de retirer son opposition. Donc la décision est tombée sans que les élus soient informés ! Et puis dernier petit détail, il me semblait qu’au terme des travaux, les terrains du service des automobiles et de la navigation et la fourrière étaient cédés à la ville sarde.

Scène d'urgence ordinaire par Jean-Michel Olivier
Jeudi matin, ma mère se plaint d'une douleur dans le bras gauche, puis dans la poitrine. Elle a 84 ans. Elle vient de se faire opérer de l'appendicite une semaine plus tôt (!). Et, faute de lits disponibles, elle a été mise à la porte de l'hôpital la veille. Or donc, elle téléphone à son médecin. Lequel est en vacances, comme le repète son répondeur automatique. (...) Va pour le 144. Cinq minutes plus tard, brane-bas de combat. Trois malabars débarquent, toute sirène hurlante, dans l'appartement de ma mère avec leur matériel hightech. (...) Il faut faire une radio. Autrement dit, aller à l'hôpital. Re-sirène hurlante. Ma mère, dont la douleur à la poitrine a disparu comme par miracle, est emmenée sur un brancard, devant ses voisins affolés. Alors commence le vrai calvaire. Ma mère arrive aux urgences du HUG à 12h30. (...)

Au PS il manque le courage; comme au PLR et au PDC par Pierre Kunz
(...) Le renoncement au Conseil fédéral redonnerait pourtant au PS l’honnêteté intellectuelle et la crédibilité perdues, donc un poids politique accru. Il apporterait aussi à la Suisse ce qui lui manque depuis longtemps, à savoir une opposition sérieuse, cohérente et capable de peser efficacement sur la vie politique du pays. Mais surtout cette démarche spectaculaire obligerait enfin les radicaux-libéraux et les démo-chrétiens à prendre les responsabilités qu’ils fuient avec une constance affligeante. Ce serait en effet l’heure de vérité pour les deux partis « historiques » qui, trop faibles pour gouverner seuls, ne pourraient plus échapper à la question politique essentielle : pour résoudre les problèmes qui se posent au pays, pour construire l’avenir de la Suisse, allons-nous nous entendre avec l’UDC ou avec le PS ?

L'Allemagne ose punir les agresseurs violents par Antoine Bachmann
Quelles agressions? Vous savez, c'était en juin 2009, trois apprentis zurichois, pour "s'amuser", sont allés violemment démolir des passantes, lors d'un voyage de classe à Munich.  Très violemment, très gratuitement, et au hasard. A Genève on nous dirait, oh ils sont si jeunes, et ils partiraient en vacances à la montagne, disons à la clinique Montana. Mais heureusement, on est en Allemagne, et on parle de 10 ans de prison. (...) Que manque-t-il?  A mon sens, il manque d'abord que la Suisse se mette à elle aussi oser punir.

Après le diagnostic, il faut de l'aide! par Béatrix
(...) Nous avons connu des parents, découragés au départ, qui on buché sur cette route avec d'autant plus de ténacité que les problèmes nouveaux surgissaient devant eux. Ils ont senti grandir en eux un amour et une affection profonde envers leur enfant autiste. Ils puisaient en eux un capital énorme et insoupçonné de courage pour affronter les difficultés : l'incompréhension de certains éducateurs, le mépris combien pénible de la part de membres de leur famille ou d'amis, les critiques et les reproches à leur égard de la part de leurs proches. Tout cela existe, hélas ; mais on parvient aussi à découvrir des vrais amis, des mains tendues pour aider, de regards de confiance, des oreilles attentives, et des coeurs compréhensifs.
Constituons l'avenir ensemble par Howard Nobs
Les procès-verbaux des commissions, un nouvel outil de communication entre les constituants et la population ?

Genève, un monde en soi, 200'000.- pour changer de robe... par Charly Schwarz
Celle de Genève est bleue et grise… L'office du tourisme à choisi ces deux couleur pour mettre en évidence la personnalité de Genève qui doit être tout à la fois  traditionnelle, moderne, naturelle, sophistiquée, multiculturelle, et cosmopolite. Le résultat vous convient-il ? Sur le même sujet Haykel Ezzeddine écrit Genève Tourisme nous coûte cher!: N’en déplaise aux râleurs de tous bords, Genève est avant tout  internationale et tant pis si les deux tiers de la population ne comprennent pas un mot d’anglais. Genève tourisme qui roule pour les genevois ne peut s’adresser au reste du monde en parlant uniquement le français! Pour le logo: les couleurs (gris et bleu), la police de caractère et le Jet d’eau (malmené) qui continue à squatter l’identité de Genève tourisme ça ne vole pas très haut.

Meurtre à Dubaï par Justino da Oliveira Bango
Le cadre du Hamas, Al-Mabhouh, drogué puis étouffé

 

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