23 octobre: la nuit... du court métrage,... de la justice

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rappaz pauline.jpgLa Nuit du Court Métrage a ravi Genève pour la 8ème fois écrit une Pauline Rappaz un peu trop rare à mon goût sur son  blog A la découverte de la vie culturelle genevoise. Elle nous livre un long reportage sur la manifestation Genevoise: 19h30, le foule ne se presse pas encore devant le cinéma Les Scala. Quelques personnes, par peur de ne pas avoir de billet peut-être, sont tout de même là, sur le parvis, souvent une clope au bec. Il faut prendre un abonnement, mais lequel choisir?... Il est minuit largement passé, c'est l'heure de la dernière séance. La salle s'est considérablement vidée, seuls les combattants et passionnés restent...

Autre nuit, mais vraie nuit, celle que dénonce le constituant socialiste Tristan Zimmermann Quand les juges suisses ignorent la CEDH.

Mais une pluie de bons blogs.

Les dieux de l'argent / Los dioses des dinero par Colette Museur, professeur de langue et littérature française et de langue espagnole. Quittons aujourd’hui la poésie, l’humeur des nuages et allons faire un tour dans les hautes sphères économico-politiques. Juan José Millás (Valencia, 1952), écrivain, publie tous les vendredis une colonne dans le journal El País ; une colonne subtile, originale, attendue par des tas de lecteurs, dont moi. Il y traite des thèmes d’actualité et celle de vendredi dernier est particulièrement réussie.  En voici la traduction.

A force de crier au loup… par Nicolas Walder C'est devenu une habitude. A chaque séance du Conseil municipal des élus relatent des incidents sécuritaires, réels ou imaginaires. Une simple rumeur dans Carouge et hop, on profite d'une séance publique pour questionner le Conseil administratif. Histoire de bien montrer à la population qu'on est vigilant sur ce sujet hautement sensible. Dernière en date, une rumeur sur six individus supposés avoir attaqué la clinique de Carouge la veille. Interpellé par le groupe PDC, le Conseil Administratif n'a pas pu ni confirmer ni infirmer cette information. Il n'avait en effet reçu aucune information sur cet événement. En fait, aucune attaque n'avait eu lieu à la Clinique de Carouge. Il s'agissait simplement d'un patient mal luné qui avait du être maitrisé par la police.

Le Village de la Francophonie en 1 heure! par Haykel Ezzeddine Visite éclair aujourd’hui en tout 1 heure pour faire le tour du Village Francophone. Pas vraiment intéressant ce village!

Le Pont de l'Arabe par Jill Szekely La traversée de la rade... la traversée de l'Arabe, titre - très ancien - d'un sketche de la Revue. Et on voudrait faire payer la traversée ? Quelle idée ! Si l'on veut désengorger la ville, il faut faire payer la traversée de Genève, et rendre le pont gratuit... on fait souffler le centre et on facilite le transport. Une ville ouverte: aux piétons, aux rencontres, aux bonheurs... et un pont de voitures pour traverser. Genève, la ville de rêve. Flânez ! et embrassez qui vous voudrez ...

La R'vue 2010: un cabarethique et toc par JF Mabut Mais, mais, mais... Mais que manque-t-il donc au cru 2010 de la Revue de Genève? (Un peu) de francs éclats rires que dégoupillent les blagues cracra, du mordant à l'égard des élites, qui flatte le peuple et le console de sa condition? Sans doute (...) Ce qui fait l'originalité et l'audace de la cuvée 2010, c'est qu'on a affaire à une pièce morale, un cabaret éthique. On rit, mais on rit jaune parfois à la rue de Carouge. (...) Trois sketchs au moins font du spectateur, l'acteur dont on moque les dérives.

Afrique : l'Angola, sauveur humanitaire du Portugal par Justino da Oliveira Bango
Un grand bravo au journaliste suisse du journal romand Le Temps, M. François Musseau pour son article sur le Portugal et l'Angola. Depuis trois ans, des milliers de Portugais fuient la crise et tentent l’aventure dans leur ancienne colonie africaine, en forte croissance. Un exode qui rappelle celui des années 1960...

La langue française, décadente? par André Duval Ainsi donc selon Jérôme Meizoz (l'invité de la Tribune de vendredi), notre langue n’est pas du tout en mauvaise santé. Et d’argumenter que ceux qui le pensent sont « myopes ». A ses yeux, le français s’est simplement « démocratisé » ce qui représente « un progrès social ».L’adaptabilité des jeunes à l’apparition de nouveaux codes tels les SMS est un apport très riche, ils deviennent ainsi « multicodes ». (...) Si j’en juge par ce que je connais, à savoir l’école primaire genevoise, nul doute que lors de ces 40 dernières années, les exigences en français ont très largement baissé.

Quand le silence n'est plus d'or par Hank Vogel
Comme une horloge vivante, il frappe, il frappe... et fabrique des feuilles d'or. Une vidéo à voir sur soyonsnet.blog.tdg.ch

Union européenne : les poids lourds supporteront le coût de la pollution atmosphérique et sonore par Alain Rouiller Les ministres de l'UE se sont prononcés il y a quelques jours en faveur de nouvelles règles européennes qui autoriseraient les États membres à taxer les poids lourds afin de couvrir le coût de la pollution atmosphérique et sonore.

Benoît, le candidat le plus « gai » gagne la finale de Secret Story 4 par Ill Mama
C'est fait ! Le dénouement est arrivé et le nom du gagnant est Benoît ! Il gagne 150'000 euros au bout de quinze semaines d'aventure. Il aura fait rigoler par son attitude comique et gaie et a montré ses capacités d'amuseur à plusieurs téléspectateurs. La majorité des pronostics comme toujours se sont avérés faux.

Quand les juges suisses ignorent la CEDH par Tristan Zimmermann Le jeudi 7 octobre 2010, le tribunal d’arrondissement de Weinfelden, dans le canton de Thurgovie, a condamné un suisse âgé de 43 ans à l’internement à vie. Il s’agit de la première condamnation à une telle peine, fruit d’une initiative populaire votée en 2004 et ancrée dans le Code pénal en 2008. L’individu a été reconnu coupable de contrainte sexuelle et de meurtre sur une prostituée thaïlandaise de 30 ans. De plus, ses antécédents judiciaires ne parlent pas en sa faveur, puisqu’il avait déjà fait l’objet de condamnations pour viols, lésions corporelles et mise en danger de la vie d’autrui.

France malade de ses deux jeunesses par JN Cuénod Le manifestant lycéen se saisit de la réforme des retraites comme il en prendrait d’autres. La manif est pour lui — et pour elle, car les filles sont les plus déterminées dans les cortèges — une sorte de rite de passage vers l’âge adulte. Toutes les générations ont connu cette phase. Durant l’entre-deux-guerres, la jeunesse contestataire descendait dans la rue pour ou contre le fascisme. Dans les manifs actuelles, les lycéens et les étudiants apprennent à gérer les rapports de force politiques et sociaux, comme leurs aînés. Cela fait partie de leur apprentissage de femmes et d’hommes.

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