Maville: "Mettez de l'ordre dans les blogs!"

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masque.jpgMaville est un pseudo. Il cache les initiales BM, guère plus informatives. Je reproduis pourtant son commentaire reçu cet après-midi sous un billet récent, car il me permet - une fois de plus - de préciser ce qu'est un blog, un commentaire et quelle est la responsabilité des blogueurs, des commentateurs et de la Tribune.

Demain, vous lirez d'ailleurs dans la Tribune et sur son site internet un article relatif à une récente condamnation de la Tribune dans une procédure civile, une condamnation - une première suisse - qui, si elle devait être confirmée par les instances de recours, aura sans doute pour conséquence la fin des blogs et des commentaires dans leurs forme actuelle et marquera aussi une certaine fin de la liberté d'expression dans ce pays.

Voici tout d'abord le commentaire posté par Maville cet après-midi à 15h58:

"Cher Monsieur, Je vous envoie ce message pour vous dire le dégoût que j'éprouve en lisant certains blogs. Je ne parle pas des rédacteurs de blogs, courageux et parfois inventifs. Mais de ceux qui les commentent. D'aucuns, il suffit de lire la liste Commentaires récents que vous affichez à droite de la page d'accueil, se permettent tout et n'importe quoi. A rebours du processus de civilisation qu'on a parcouru, ils insultent, diffament, mentent, déversent leur haine de la représentation et des institutions. Surtout en temps d'élections, c'est impardonnable de la part d'un journal comme le votre, qui sait raison garder sous sa version papier. Le lecteur assidu de la Julie que je fais avoue être déconcerté par l'esprit qui règne sur certains blogs. Sans en appeler à Arendt, vous devriez revoir votre façon de diriger cette plate-forme, avant qu'elle ne pourrisse. Je suis libéral, mais il y a des lignes jaunes à ne pas franchir. Je pense particulièrement au "tous pourris" qui fleurit sous les articles concernant le Président du gouvernement cantonal et sa gestion du parc immobilier cantonal. Merci de prendre des mesures. Le Tages Anzeiger, votre alter ego alémanique l'a fait. Bien à vous. BM"

Et ma réponse

Cher Monsieur ou chère Madame BM,

Sans doute avez-vous de bonnes raisons de rester anonyme. J'ai constaté en effet, en bientôt quatre ans de gestion du forum des blogs de la Tribune de Genève, que la liberté d'expression, tant portée aux nues par notre société libérale avancée, n'est pas aussi également pratiquée qu'on le dit. Bien des gens tout à fait comme il faut craignent d'être importunés d'une manière ou d'une autre en raison de leurs dires et de leurs écrits. Ils préfèrent donc se taire ou s'exprimer derrière un masque comme des acteurs antiques.

Vous réclamez de la Tribune qu'elle fasse le ménage et ne tolère plus sur le portail des blogs des commentaires discourtois ou pires.

Je précise donc qu'un blog n'est pas un commentaire et un commentaire n'est pas un blog.

Un blog est un journal personnel, un carnet de bord, un carnet de notes. Son auteur en est l'éditeur. En ce sens, il assume la responsabilité pleine et entière de ce qu'il publie, y compris les commentaires qu'ils acceptent de tiers anonymes ou non. C'est donc à chaque blogueur de faire le ménage chez lui. Je n'interviens personnellement qu'en cas de plainte ou lorsque je découvre un billet à caractère manifestement illicite. J'ajoute que les blogueurs disposent de la possibilité de fermer les commentaires, de modérer les commentaires a priori (comme le font les journaux pour le courrier des lecteurs) ou a posteriori comme c'est l'usage dans la plupart des sites internet.

Je remarque enfin que les douaniers et les policiers exercent la plupart du temps leur contrôle des marchandises et des personnes qui circulent dans un territoire par voie d'échantillon et toujours a posteriori. J'attends donc qu'on m'explique pourquoi, lorsqu'il s'agit du trafic des mots, il faudrait exercer une censure a priori.

Je signale que si j'appliquais la règle en vigueur au Tages Anzeiger, votre commentaire, cher(e) BM, n'aurait tout simplement pas été publié, car le Tagi comme la plupart des journaux alémaniques ne publie que des commentaires signés et n'héberge pas de blogs.

J'en appelle donc aux blogueurs à faire le ménage dans leur blog. L'insulte n'est pas tolérable. Elle doit être effacée le plus vite possible. A l'exemple des villes qui, à défaut de pouvoir surveiller tous les murs d'immeubles par des agents, demandent aux propriétaires d'effacer les tags rapidement.

Commentaires

  • Cher Monsieur,

    Merci pour votre réponse.

    J’avais raison de ne pas indiquer ma véritable identité vu le traitement général que vous portez à mon commentaire.

    Je regrette que la moitié de votre réponse de tente balayer l’argument que je développe en arguant de ma fausse identité – ligne de défense classique de toute décrédibilisation. De même que vous restez bloqué sur le fait de savoir si je suis un homme ou un femme, alors qu’un élève de troisième primaire est en mesure de le comprendre. Passons. Je ne vais pas faire le siège de vos arguments, bien qu’il y aurait fort à redire sur les analogies boiteuses que vous esquissez.

    Depuis que j’ai quinze ans, j’entre dans ma journée avec la lecture de Tribune de Genève, que j'appelle affectueusement la Julie. Les articles publiés sont honnêtes et rédigés correctement. Tribune de Genève, version papier, tient une ligne respectable, l’espace des blogs s'en écarte. Et c’est tout le « média genevois » qui dérive.

    Contrairement à ce qu’indique votre réponse focalisée autour de mon identité, il n’y a pas de piège tendu dans mon commentaire, mais de l’indignation!

    Si j’en crois la dernière étude REMP, l’espace blog de Tribune de Genève n’a pas un effet dopant sur les ventes de la version papier. Et analyse faite, il n’est pas un signe de rénovation du système démocratique non plus.

    C’est à vous d’en faire quelque chose, d’inventer. Vous en avez les moyens. Mais dans votre réponse la question du fonctionnement de la surveillance de l'espace des blogs se substitue à celles de son motif et de sa portée. Vers l’inconnu, vous vous envolez avec des idées simples : surveiller et nettoyer.

    Que le ciel vous tienne en joie toute la journée, cher Monsieur.

    BM

    PS1 : Libre à vous de ne pas publiez mon commentaire ou d'en faire le siège, je ne reviendrai pas sur cet espace.

    PS2 : Certains articles du TAZ sont ouverts aux commentaires, avec deux réserves, que vous connaissez : Die Redaktion behält sich vor, Kommentare nicht zu publizieren. Dies gilt insbesondere für ehrverletzende, rassistische, unsachliche, themenfremde Kommentare oder solche in Mundart oder Fremdsprachen. Kommentare mit Fantasienamen oder mit ganz offensichtlich falschen Namen werden ebenfalls nicht veröffentlicht.

  • Cher Monsieur BM,
    Votre commentaire a été instantanément publié. je vous en remercie. je rappelle que le Tages Anzeiger de Zurich qui semble être votre référence ne l'aurait pas publié puisqu'il considère les commentaires comme des lettres de lecteurs et les traite comme telles.
    Sur le fond, vous me reprochez d'esquiver votre argument principal. je ne crois pas l'avoir esquivé. J'ai clairement posé la différence entre les blogs que la Tribune héberge et les articles qu'elle publie.
    Vous avez cependant raison sur un point et apportez de l'eau à mon moulin. L'espace des blogs devrait être mieux balisé. L'entête devrait signaler clairement que les propos contenus dans les blogs sont publiés sous l'entière responsabilité des blogueurs et qu'ils n'engagent pas la rédaction. Cette réserve importante figure dans les conditions générales d'utilisation de la plateforme.
    Le forum des blogs n'a pas pour vertu de doper la vente de l'édition imprimée de la Tribune de Genève. en revanche, avec plus de trois cent mille visiteurs uniques par mois, les blogs contribuent pour 5% du trafic du site www.tdg.ch et se situent en quatrième position derrière la page Accueil, la page Genève et la page Actu (qui à elles trois font la moitié des pages visitées). Je signale au passage que les extraits publiés en page courrier répondent aux mêmes règles que celles qui président au traitement des lettres de lecteurs.
    Je comprends parfaitement votre indignation et la partage. Mais je le répète, il appartient aux blogueurs de respecter les règles de la courtoisie dans leur billet et faire le ménage lorsqu'un commentaire viole ces règles.
    Au fait pourquoi ne relevriez-vous pas vous aussi le défi d'éditer un blog?
    Bien à vous

  • Comment un auto-proclamé "libéral" peut-il appeler implicitement de ses voeux le retour à "l'imprimatur" et au "nihil obstat" sur les blogs, précieux nouveaux instruments de la démocratie: cf. la Tunisie et l'Egypte...

    En Italie, on exige la production d'une carte d'identité pour avoir le droit de pianoter sur les claviers de PC dans les cyber-cafés Voulons-nous, par contagion mentale et mimétisme pathologique, imiter ce vicieux précédent ?

    Ne vaut-il pas mieux prendre le risque de quelques dérapages de temps à autres (vite rectifiés ou zappés) qu'une sinistre "police des blogs" (après la "police des fumées" !) ?

    N'oublions pas que Montesquieu, marquis de la Brède, fit imprimer son Esprit des Lois clandestinement à Genève, à la barbe du monarque. Que reste-t-il de ses "Républiques fondées sur la vertu" ?

    Notre association des DDG, fondée en juin 2008, défend TOUTES celles des libertés de plus en plus menacées:

    http://www.lesdissidentsdegeneve.ch/DDG%20docs/Content_infos/telechargements/statuts.pdf

    BM serait bien inspiré, pour sa propre édification, de lire notre commentaire sur notre propre espace de liberté, ici, après la surprenante et inadmissible sanction judiciaire qui frappe La Tribune de Genève:

    http://www.lesdissidentsdegeneve.ch/index.php?option=com_content&view=article&id=1633:la-tribune-de-geneve-censuree-et-punie-pour-un-blog-&catid=1:nouvelles-quotidiennes

  • Il faudrait donc censurer sans que personne ne soit en mesure de dire où se trouve la "frontière" entre le *"publiable" et "l'impubliable".

    Cela me rappelle mon activité d'acheteur dans une société de distribution de la place à qui l'on demandait de ne pas mettre en vente les revues qui pouvaient choquer la morale mais à qui on ne donnait aucun critère d'appréciation. Belle hypocrisie en vérité.

    Il n'y a pas de milieu : ou vous êtes le censeur ou vous êtes coupable de ne pas l'être !

    C'est toujours après qu'il faudrait savoir ce qu'il fallait faire avant. Le seul bémol - pour moi - c'est le "pseudo". Mais quand on lit les propos de votre correspondant BM - bien polis mais anonymes - on se demande pourquoi il faudrait refuser l'anonymat à certains et pas à d'autres.

    Pourquoi BM ne signe-t-il pas ses propos ? Peur ? Manque de courage ? A entendre ce dernier mot, mon père me disait toujours que ce n'était pas le courage qui manquait aux gens, mais la place pour le mettre...

    Bien cordialement

  • @ J.-A. Widmer: Merci de votre commentaire. Au passage, n'éditeriez-vous pas un blog sur le site de la Tribune?

  • Tout à fait: mon blog sur la TDG (hélas, peu alimenté, faute de temps) s'appelle SriptaVolant et mon nom de plume est "Whimsical".

    Je saisis cette occasion pour rappeler qu'il existe mille raisons légitimes pour écrire sous pseudonyme. Journaliste libre à Londres (1963-1967), j'alimentais notamment 5 rédactions parisiennes (dont l'ORTF). A l'époque, le contrôle des changes imposé par de Gaulle provoquait un délai de paiement de 3 mois et demi au moins pour un virement d'un pays à l'autre. A condition qu'il n'y eût point de grève dans la fonction publique... D'autres lois interdisaient à des journalistes étrangers d'écrire dans la presse française, que ce soit comme "pigiste", "vacataire" (?) ou "contractuel". Ce verbiage couvrait une politique hyper-protectionniste de part et l'autre de la Manche. On procédait donc par "achat de documents" (cash) pour la vente d'articles illustrés et de remboursement de notes de frais (comme si j'avais vendu une marchandise).

    Il en allait de même pour la presse britannique: interdit aux correspondants étrangers d'y écrire et interdit aux photographes de presse britanniques d'écrire des textes autres que celui des légendes de leurs clichés ! Il était interdit aussi aux journalistes de publier des photos ! (J'en ai parlé dans mon dernier "post" consacré à Zsa Zsa Gabor...):

    http://humoresques.blog.tdg.ch/archive/2011/02/04/ma-chere-zsa-zsa-gabor-te-souvient-il.html

    Une longue expérience m'a montré (et j'aurai 70 ans en avril prochain) que sur le chemin de ceux qui tiennent une plume et en vivent, il y a toujours une armée d'empêcheurs-de-s'exprimer-en-rond, tapis dans le fourré, prêts à vous arracher votre encrier ou le clavier de votre PC, par principe de précaution :-) !

    J'ai bien l'intention de raconter sur SriptaVolant les trésors d'ingéniosité et de psychologie qu'il fallait déployer pour briser les tabous. A l'époque où je dessinais et concevais seul, typomètre, règle et crayon à la main, (édition nationale du lundi, fabriquée le dimanche soir) la Une de... La Tribune de Genève. Les tabous étaient différents de ceux d'aujourd'hui... J'entends encore les réticences et cris d'orfraie poussés par les dirigeants de votre journal alors que j'avais proposé une interview d'une doctoresse genevoise qui se vantait, dans un livre, d'avoir pratiqué 9000 avortements. A l'époque, c'était aussi tabou que "la fumée passive mortelle" contre laquelle votre quotidien milite activement. Malgré la crainte des "désabonnements" invoquée, j'ai réussi à publier ladite interview de "l'avorteuse", contre vents et marées. Aujourd'hui ladite Drsse Perret-Gentil à une rue à son nom dans notre ville !

    Commme quoi les "dissidents" contribuent parfois à faire avancer les causes légitimes, dût-on briser les tabous pour cela.

    Le pseudo était donc nécessaire pour survivre comme journaliste suisse à l'étranger, notamment pour échapper à la curiosité des Renseignements généraux, très intéressés par des "fuites" du Quai d'Orsay à une époque où les rapports franco-britanniques étaient tendus... Je puis vous assurer que l'hebdomadaire parisien Le Nouveau Candide (disparu) était particulièrement bien tuyauté:-)

    En outre, il eût été contre-productif que le magazine A sache que le magazine B recourait aussi aux services du même et identique correspondant, chacun imaginant avoir l'exclusivité de son "envoyé spécial permanent" à Londres...
    Merci aux pseudos là aussi.

    Cela me donne l'idée d'alimenter mon blog précité sur la TDG d'un "post" intitulé: "Eloge du pseudo".

    Je vais m'y mettre dès que j'en aurai le loisir.

    Et bonne chance pour votre appel contre le jugement qui vous frappe.

    Avec mes salutations confraternelles

    jaw

  • Dans ce débat qui ne fait que commencer, je prie instamment la Tribune de Genève de publier intégralement l'arrêt du Tribunal qui la condamne.

    L'argumentation utilisée par les juges est de première importance elle doit absolument être rendue publique afin que le peuple puisse en prendre connaissance.

    Le peuple doit également être informé de la composition du Tribunal et de l'appartenance politique du ou des juges qui ont rendu cette décision.

    En vous remrciant pas avance, je vous prie de croire à l'expression de ma considération distinguée.

  • Permettez-moi de relever, préalablement et anonymement, que la liberté d'expression n'existe pas en Europe, ou si peu, comparé au "Freedom of speech" connu aux Etats-unis. A ce sujet je vous renvoie à l'ouvrage de Marcela Jacub, qui malgré son titre est plus consacré à la liberté d'expression qu'à la pornographie.

    http://www.amazon.fr/gp/product/images/2213644373/ref=dp_image_0?ie=UTF8&n=301061&s=books

    Votre anonyme contributeur, BM, déclare vouloir censurer la critique des politiciens qui, selon lui, est excessive en période électorale et dérive par trop vers le "tous pourris". Voilà ce qui est bien la négation même de la liberté d'expression politique.

    S'agissant de votre thèse juridique selon lequel l'auteur du blog est éditeur, elle mérite qu'on lui torde le coup une bonne foi pour toute et que l'on relève qu'elle n'a de toute façon pas la portée, tant sur le plan pénal que sur le plan civil, que vous lui donnez.

    Sur le plan pénal, il convient de distinguer les délits de presse (diffamation, calomnie,injure) des autres infractions. S'agissant des délits de presse le principe est celui de la responsabilité en cascade, l'auteur des écrits incriminés est seul responsable, pour autant qu'il soit identifiable, sinon l'éditeur est responsable. La responsabilité de l'auteur du blog pour ses écrits propres est donc établie s'il est identifiable, sinon il s'agira à l'éditeur de la TDG d'en répondre. S'agissant des commentaires, si les auteurs de ceux-ci ne sont pas identifiables, l'auteur du blog ne sera pas tenu responsable faute pour lui d'être un éditeur car il est seulement un informateur comme l'a récemment reconnu le Tribunal fédéral, seul la responsabilité pénale de l'éditeur de la TDG entrant en ligne de compte. Il est vrai que sur ce point l'on est pas à l'abri d'une précision de jurisprudence.

    Toujours sur le plan pénal cette protection n'a aucun effet s'agissant d'autres infractions (incitation à la haine raciale, par exemple) qui ne sont pas des délits de presse. Tous les diffuseurs impliqués sont punissables.

    Enfin, sur le plan civil la responsabilité de tous les intervenants est donnée. Certes, certains auront agit illicitement et fautivement et devront dommage et intérêt et, d'autre seulement illicitement, et se verront condamner par une constatation en caractère illicite de leur comportement, faute de de faute de leur part. Il suffirait d'ailleurs qu'ils reconnaisse ce caractère illicite en conciliation pour que les frais de justice tombe à peu près complètement et que la victime triomphante brandisse un beau papier lui reconnaissant le statut de victime, comme dans l'ancien droit du divorce où certains se battaient pour obtenir le statut judiciairement reconnu de cocu.

    Au vu de ce qui précède, peut-être faut-il domicilier ses blogs outre atlantique ?

    Je relève d'ailleurs, Monsieur Mabut, que la censure ne vous est pas étrangère. Je n'ai jamais compris pourquoi vous avez censuré le Dr. Aldeeb. Si les commentaires étaient excessifs, il suffisait de les bloquer. Tout au plus peut-on vous soupçonner d'être un organe de presse inféodé aux zélateurs musulmans.

    http://blogdesamialdeeb.blog.tdg.ch/

    Enfin, je ne comprends pas BM qui s'offusque des critiques politiques et ne trouvent rien à dire aux annonces commerciales de la TDG vantant la prostitution et les bordels genevois et de France voisine, ce d'autant plus que ce journal est diffusé en France où il s'agit de proxénétisme passible, selon l'interpétation que l'on donne, de 7 à 10 ans de prison. A ce sujet les ressortissant français agissant en la matière en Suisse pour le compte d'édipresse devraient étudier leur situation juridique d'un peu plus près.

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