Est-il permis ou simplement conseillé de gifler les enfants?

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gifle.jpg"Est-il permis ou simplement conseillé de gifler les enfants?" demande Maurice-Ruben Hayoun qui rebondit sur un de ces débats dont la France a le secret . A Genève, c'est le déclassement des Cherpines et la mobilité douce qui déchaînent les passions. En vrac: Pierre Béguin, Alain Rouiller, René Longet,

Dans les sujets plus "Salon du livre", on retiendra le billet de Pascal Décaillet (Mai-juin 40, vus par Julien Gracq), Gilbert Salem (Romain Bovy, un Tatar à Chexbres), Micheline Pace (Des rencontres en chair en os au Salon international du livre et de la presse), (Vertigineuses confidences d'un juge de la Wehrmacht), Jean-Noël CuénodViola Nevers (Le Salon du livre et le livre du futur).

Jean-Paul II le bienheureux vivant par François Velen Quelle émotion, quelle joie de vivre, quelle amour du Christ, que de frissons sur la place Saint-Pierre, Jean-Paul II le bienheureux toujours et sera toujours vivant. Le soleil brille sur le monde des Chrétiens. Merci à ce Pape Polonais qui a dit « N'ayez pas peur ». Ce Pape Polonais qui est au coeur, très certainement, de la chute du mur de Berlin, de la réconciliation entre l'est et l'ouest. Merci Jean-Paul II, tu as été, tu es, tu resteras un Grand Homme de ce monde.

Romain Bovy, un Tatar à Chexbres par Gilbert Salem (...) Il naît à Genève, dans le quartier des Délices. Son père, linguiste et traducteur, a épousé sa mère caucasienne encore soviétique à Moscou, au Palais des Mariages, non loin de l'ambassade de Suisse où, 30 ans plus tard, leur premier né sera employé comme «homme à tout faire» culturel. A Romain, tout comme à son frère Maxime et à ses sœurs Natacha et Sophie (une des neuf espiègles Colombines de la Fête des vignerons de 1999), les Bovy imposent le russe comme première langue maternelle. Le français ne suivra qu'après un séjour mémorable à Montréal. Depuis qu'il n'y a plus d'URSS et qu'il devient stratégiquement important de dialoguer avec la Russie, la brillante fratrie Bovy est sollicitée souvent par plusieurs instances culturelles et diplomatiques. Ces beaux hybrides aux yeux bridés sont plus que bilingues: ils pensent en russe, aussi vite et bien qu'en la langue de Voltaire. Or voici que leur aîné, Romain, doit réapprendre à penser en chexbrien, en ce caveau «Au Cœur d'Or» des vignerons de Chexbres, le tout premier de la région.  Un beau défi!

Tabou : pas touche aux dépêches d'agences ! par Daniel Schöni Bartoli Dans "Le Temps" du 27 avril 2011 : Le déficit de la Grèce a atteint 10,5 % en 2010. C'est manifestement un tabou journalistique : on ne remet pas en cause le contenu ou la forme d'une dépêche d'agence. Cela m'a déjà été expliqué à peu près comme cela par deux journalistes et je ne vois guère que les journaux gratuits pour faire de légères exceptions, lorsqu'ils réduisent ces textes parce qu'ils sont trop longs. Même une grosse faute d'orthographe est conservée généralement intacte par l'ensemble des médias ! Parfois, il vaudrait pourtant mieux qu'un rédacteur reprenne complètement le texte et le réécrive. L'exemple d'une dépêche de l'AFP (Agence France Presse) parue le 27 avril dernier est à cet égard assez navrant. Voici quelques extraits significatifs...

La Belgique interdit le voile intégral par Tristan Zimmermann Vendredi 28 avril 2011, la Chambre basse du Parlement belge a voté en faveur d'une interdiction du voile intégral dans l'espace public. Elle en avait fait de même il y a un an, mais la loi n'a pu entrer en vigueur faute d'approbation par le Sénat, en raison de la crise politique que connaît le Royaume de Baudoin.  (...)  Il y a de fortes chances que cette loi soit sujette à un contrôle par la Cour constitutionnelle belge et in fine par la Cour EDH. Les Français doivent à présent se sentir un peu moins seuls dans leur rejet de l'altérité. La question de savoir si une interdiction favorise l'intégration de ces femmes au sein de la société et celle de savoir si pareille prohibition contribue à la liberté de ces dernières demeurent en suspens...

Vertigineuses confidences d'un juge de la Wehrmacht par Jean-Noël Cuénod Haïssant Hitler et ses brutes brunes, Werner Otto Müller-Hill (ci-contre son portrait dessiné par son fils) occupait la charge de juge militaire à la Wehrmacht durant toute la Deuxième Guerre mondiale. De 1944 jusqu'à la défaite allemande de mai 1945, cet officier et magistrat a confié à son journal personnel ses sentiments et ses ressentiments. Ces chroniques d'une débâcle annoncée sont désormais accessibles à tous et en français grâce aux Editions Michalon qui viennent de publier ce « Journal de guerre d'un juge militaire allemand 1944-1945 », traduit et annoté par Jean-Paul Colin. Ce vertigineux témoignage nous offre, au moins, trois leçons.

Davi Kopenawa avec les chamans de la Terre Yanomami par Bernard Comoli C'est une première chez les Yanomami : du 22 au 24 mars, dans sa communauté de Watoriki (la maison de la montagne du grand vent), Davi Kopenawa, le président de Hutukara Association Yanomami - HAY, et lui-même chaman, a réuni une quarantaine de ses "confrères" de la Terre Indigène Yanomami - TI Y. (...) Il s'agit de réaffirmer la tradition chamanique en réponse à l'offensive croissante des missionnaires évangélistes présents dans la TI Y et de susciter une réflexion cosmologique des chamans sur la crise écologique mondiale et la nécessaire mobilisation pour la protection de l'Amazonie contre le développement prédateur des Blancs.

Qu'attend-on pour mettre fin à la loi du plus fort sur nos routes par René Longet , à l'écrasement au sens littéral des plus faibles, des sans-armure et sans-carcasse? N'est-il pas invraisemblable d'entendre les partis se réclamant le plus du libre choix du mode de transport s'opposer à un juste partage de la surface routière entre tous les usagers et en fonction des besoins vitaux de sécurité de chacun? N'est-il pas incroyable que les partis qui ont constamment le mot sécurité dans la bouche s'opposent à une mesure qui ne coûte pas grand chose ... Bref je vise PLR (fusionné ou en voie de fusion ou d'implosion peu importe), l'UDC, son grand (et faux) frère MCG. Pas crédibles pour deux sous, ces formations...

Cherpines le petit oui de la Coordination Economique et Sociale Transfrontalière - CEST par Alain Rouiller (...) L'examen des données relatives au logement et à la sécurité alimentaire tendent à montrer que, dans l'ensemble de l'agglomération, la pénurie de logements cause beaucoup plus de problèmes, à un niveau plus élevé, et à davantage de personnes que la sécurité alimentaire. Les organisations membres de la CEST, à l'exception de l'Association transport environnement - ATE, sont favorables au déclassement de la zone agricole dite des "Cherpines". Dans un document de douze pages, la CEST pose ses conditions...

Du côté des Cherpines, ces hectares soustraits sans opposition... Par Pierre Béguin Entre dogmatisme, ignorance, mesquinerie et intérêt, on entend beaucoup d'âneries sur la zone des Cherpines-Charrottons qui fera, le 15 mai prochain, l'enjeu d'une votation sur son déclassement. Celui qui a pris le temps d'aller voir sur place pour effectuer un véritable état des lieux devra remiser l'argument qui repose sur la préservation de «terres maraîchères uniques dans le canton»... Cette zone fut le terrain de jeu de mon enfance. Il me semblait que j'en connaissais chaque motte de terre. Car il n'y avait alors, à part quelques fermes ou maisons, que des terres cultivées sur lesquelles, il faut bien le dire, les enfants n'étaient pas vraiment les bienvenus. On a d'abord déclassé en zone industrielle la partie entre route de Base et route de Saint-Julien (eh oui! la plaine de l'Aire et ses «merveilleuses terres agricoles» ne s'arrête pas à la route de Base). Pendant des années, seuls l'usine l'Oréal et le garage Renault sont venus s'y implanter. Puis, dans les tristes années 80, dans l'indifférence générale pour ces fameuses «terres maraîchères exceptionnelles», on y a spéculé, on a bétonné tous azimuts, on y a laissé des surfaces commerciales vides et des trous énormes à l'abandon dès le début de la crise immobilière. Pas un cri, pas une indignation contre ce saccage! (Certes, ces industries font maintenant la richesse de la commune, qui s'en plaindrait?) Côté sud-est de la route de Base, tout a été construit en immeubles et villas. Idem côté Grand-Lancy dans le prolongement des Fraisiers. A ma connaissance, sans opposition, pour le moins sans votations. Pendant ce temps, dans la zone Cherpines-Charrottons précisément, on a aménagé des terrains de sport, de tennis, sans que personne ne s'élève contre la perte de terres cultivables. Même chose tout récemment avec les écoles de Commerce et de Culture générale.

Mai-juin 40, vus par Julien Gracq par Pascal Décaillet Reste la grande question : qui écrit ? Louis Poirier, Julien Gracq ? En 1940, l'ancien élève, brillantissime, du Lycée Georges-Clemenceau de Nantes est déjà entré en écriture, notamment avec Au château d'Argol, remarqué par Breton. Il faut voir, dans ces souvenirs de guerre, comme le style évolue selon que le narrateur nous décrit l'attente, ou la furie des derniers jours, lorsque la section se trouve encerclée près d'un canal, dans la région de Dunkerque, et sent l'étau allemand, par une apocalypse d'artillerie, se refermer sur elle. Saisissantes, ces pages : on y retrouve le style du Balcon en forêt, la proximité de la guerre, le chemin de lisière, qui finit par devenir présence. (...)Poirier, c'est Gracq. À en croire Bernhild Boie, dans l'avant-propos, ces souvenirs de guerre, jetés là, au jour le jour, sur un cahier d'écolier intitulé « Le Conquérant » ( !) n'étaient pas destinés à sortir d'un tiroir privé.

Est-il permis ou simplement conseillé de gifler les enfants ? par Maurice-Ruben Hayoun Notre époque détient un record, celui de passer du coq à l'âne ! On est passé d'un mariage prétendument princier à un authentique procès en béatification. Du profane au sacré ! C'est un indéniable progrès, mais voici que le débat qui retient l'attention, du moins en France, roule sur tout autre chose : est-il permis d'user de châtiments corporels à l'égard des enfants ? C'est une publicité à la télévision qui a déclenché ce débat : on y voit une enfant assise à table et qui renverse par inattention un gobelet. Sa mère, hors de ses gonds, se précipite sur elle et la gifle à toute volée. La grand mère, assise à l'arrière-plan, se lève et, le visage triste, prend sa fille (l'auteur de la gifle) dans ses bras et lui demande pardon... L'intention est claire : pour gifler, il faut avoir été soi-même giflé : la grand-mère reconnaît par là que si sa fille a giflé sa propre fille, c'est en raison des gifles qu'elle avait elle-même reçues ! Cette campagne vise à mettre un terme à toutes les maltraitances, qu'elles soient domestiques ou d'autres provenances.  Mais en France, le débat s'est focalisé sur les enfants. D'où la question : est-il permis de battre les enfants pour les éduquer et leur inculquer une bonne conduite ? La réponse est évidemment non, mais se pose alors la question de savoir par quel autre moyen éduquer les enfants.

Des rencontres en chair en os au Salon international du livre et de la presse par Micheline Pace Grâce aux rencontres en chair et en os avec les auteurs et leurs commentateurs, on peut y découvrir les écrivains togolais Sami Tchak, haïtien Louis-Philippe Dalembert, franco-sénégalais Mahoud N'Dongo, ivoirien Venance Konan, avec ses Chroniques afro-sarcastiques, qui animera un débat mardi 3 mai à 13 h 00 aux côtés de Jean-Michel Olivier, grand auteur suisse primé en France avec son Amour nègre. Mardi 3 mai, à 13h, au café Littéraire, l'écrivain genevois et fondateur de l'Académie Romande, Pierre Alain, offrira un tour de chant racontant ses folies de jeunesse parisienne, en présentant son dernier ouvrage paru tout récemment : les Tribulations de Père la Lune...

Le Salon du livre et le livre du futur par Viola Nevers A la fin du XVIème siècle, le dominicain vénitien Filippo di Strata considérait que le monde n'avait pas eu besoin de presse à imprimer durant près de six millénaires alors pourquoi changer? Il exprimait son aversion envers l'invention de Gutenberg: "est virgo hec penna, meretrix est stampificata". Le livre, instrument par excellence de la diffusion du savoir, est aujourd'hui encore au centre d'un débat sur son évolution technologique. En effet, la fusion entre électronique et imprimerie donne naissance au livre du futur dont les pages s'entre-ouvrent aujourd'hui aux nouveaux vecteurs de communication tel qu'internet. Le e-lecteur du XXIème siècle interagit avec le texte en association à la lecture non seulement le visuel mais également l'écoute. Le livre de demain sort du cadre figé et imprimé pour dialoguer avec d'autres formes de création artistique, y compris celle du lecteur. Le Salon international du livre et de la presse de Genève met cette année à l'honneur les nouvelles technologies de l'édition et pose les pistes de recherche sur le futur du livre. Le travail des élèves du Collège de Staël, qui fait l'objet de ce blog, s'ancre ainsi dans l'actualité. Ils vous offriront leur interprétation du livre de demain.

 

Commentaires

  • que de tapage inutile,donner une tape sur le fessier n'est pas un acte répréhensible,la fameuse giffle elle, était réservée aux cancres et données très souvent par les instits qui eux pour beaucoup avaient été battus du temps de leur enseignement par des directeurs vrais despotes,cependant la grand-maman écartée permet de constater les maux actuels c'est normal la gratuité de tout, dont leur amour était garant autant pour l'enfant que pour ses parents ,ce monde de recomposés dissociés séparés et re- associés vit l'abandon du gardiennage des grands parent ,mais éjectés eux ont compris qu'en tournant le dos au passé celui-ci de toutes manières se retournerait contre ceux se croyant plus malins,voilà l'origine des drames actuels; sans ancêtre aucune civilisation ne peut plus évoluer et tout ceci grâce à deux mots,rentabilité et rendement oblige quels progrès vous avouerez,d'ou tant de cogitations pour une giffle sans doute!

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