Le maire de Genève vise-t-il le Conseil fédéral?

Imprimer

maudet en campagne haykel.pngHaykel Ezzeddine a posé six questions Pierre Maudet. "A 33 ans, vous serez le plus jeune maire de notre ville. C'est quoi la prochaine étape, le Conseil Fédéral?" Ce blogueur est l'exemple type de ce que l'on qualifie souvent de journaliste citoyen. Des gens qui adorent leur ville ou leur quartier et qui racontent la vie qui va ou ne va pas dans un blog qui devient un journal. Un temps Dejmâa Chraïti chroniquait la vie des Pâquisards dans Pâquis J'adore.

La Tribune accueille volontiers des blogs "macadam", des blogs de la rue. Je milite aussi pour des blogs de classe.

Dans l'actualité, on retiendra la galère deauvilienne de Jean-Noël Cuénod au G8. L'opération police de l'amour dégotée par Cécile Xambeu. Le "Happy Birthday Mister Dow Jones !" par Thomas Veillet. Le coup de chapeau aux Femmes qui ont des "couilles"! de et par Bertrand Buchs. L'hommage à L'Homme debout... par Pascal Décaillet

 

Happy Birthday Mister Dow Jones ! par Thomas Veillet Le 26 mai 1896, le fameux indice américain voyait le jour dans le Wall Street Journal, sous la plume de Charles Dow. A l'époque il y avait 12 titres dans l'indice, aujourd'hui, 30. Si vous aviez investit 1'000$ dans le Dow Jones en 1896, eh bien ça ferait beaucoup d'argent en ce mois de mai 2011, mais vous seriez mort, alors à quoi bon...

Les Femmes ont des "couilles"! par Bertrand Buchs Historique et symbolique. Hier les femmes ont fait pencher la balance. Le Conseil fédéral a décidé de sortir du nucléaire. 4 femmes contre 3 hommes. 4 femmes représentant la droite et la gauche. Aucun clivage politique. Un vrai acte de gouvernement. Une décision faite avec « ses tripes ». Pas de philosophie, de poignées de main à rendre, de calculs électoraux. On décide que l'on veut autre chose et on entraîne la Suisse sur un chemin difficile mais passionnant.

PlLR : belle naissance malgré les grincements de dents par Jacques-Simon Eggly On ne change pas de peau si facilement. Il y a des histoires, des racines différentes. Aujourd'hui encore, le pli radical est plus étatiste que le pli libéral. Mais l'évolution du paysage politique suisse et genevois a changé la donne. En regard d'une UDC si forte à l'échelon national, dont la section genevoise est une branche bien attachée mais débordée sur la droite par un MCG agressif, il faut une force libérale au sens large qui soit un repère clair et solide. Ce qui a conduit les deux formations au mariage est infiniment plus décisif que ce qui pouvait les en empêcher....

Un blog de classe: une première, une suite? Par JF Mabut «Un travail tout à fait remarquable!» Jean-Didier Loretan a chaudement félicité merdreci après-midi les élèves de la classe d'italien de Daniela Rossi.  Le directeur du collège de Staël a même demandé à projeter, ce jeudi, dans le cadre de la conférence annuelle des professeurs, le diaporama réalisé par une élève. Quatre minutes, le temps du making of d'un projet pédagogique original,  imaginé et réalisé par l'écrivaine Viola Nevers. L'expérience a été éditée tout au long de ce printemps dans un blog de classe hébergé par la Tribune de Genève andante.blog.tdg.ch. Une première qui répond à une idée lancée dans le blog des blogs en 2009 déjà. Aura-t-il une suite?...

UDC: après Austerlitz, la Berezina par Philippe Souaille J'ai bien aimé l'image utilisée par Ivan Perrin pour qualifier Blocher et son travail en vue des prochaines élections fédérales : "Napoléon à Austerlitz, l'Empereur au sommet de sa stratégie, etc..."  Car il s'agit bien de celà: une guerre, des batailles, de la stratégie, des egos qui s'affrontent et tous les coups permis... On est là loin, très loin, de ce que devrait être la démocratie et le respect des choix du peuple.  (...)Cette stratégie implique des investissements à longs terme, humains et financiers, pour occuper le terrain, les médias et les espaces publicitaires. L'idée de fond, c'est de casser la concordance helvétique, pour gouverner le pays à droite toute, une droite où bien sûr l'UDC aurait la première place. Une stratégie dangereuse. ..

Homme debout... Hommage par Pascal Décaillet Christian Grobet est un homme debout. A 70 ans, il se bat comme au premier jour. Rude, rugueux, insupportable. Détesté. C'est sa grandeur. Un homme qui cherche à être aimé est déjà mort. Il vivra une autre vie, sans doute agréable, qui ne m'intéresse pas. Pierre-Yves Maillard est un homme debout. (...) Jean-François Duchosal, qui chemine en pèlerin, est, avec une inimaginable puissance, un homme debout. Alberto Velasco est un homme debout. Il y a tant d'hommes et de femmes debout, dont il faudrait parler. Dans les marges. Marge de gauche (Salika est une femme debout), marge de droite, irrédentistes préconciliaires, vieux fous, imprécateurs, défenseurs des pauvres et des malades, infirmières d'EMS, tant d'anonymes à qui je veux, ici, rendre hommage.

L'union de la gauche ou l'union de la droite n'enfante pas de programme commun par Pascal Holenweg Si les différentes composantes d'«  Ensemble à gauche » ne rejoignent pas le PS pour créer (ou plutôt recréer, puisqu'il existait dans les années trente) un grand parti de gauche pesant 40 % des suffrages, c'est que ces forces et le PS diffèrent suffisamment pour que leur réunion soit (encore) improbable. Le même raisonnement vaut pour la droite : «un parti doit proposer quelque chose de neuf; or là (dans la fusion radelibe), on ne voit rien de novateur, ni les hommes, ni les idées », observe l'historien (radical) Bernard Lescaze. Si réellement il n'y avait plus de différence, à Genève ou ailleurs, entre les radicaux et les libéraux, les maintenir dans l'état de deux partis séparés conduirait certainement à la disparition du plus faible des deux (les radicaux à Genève, les libéraux au plan suisse). Mais est-on sûr que ces différences, ces contradictions même, entre des radicaux issus d'une révolution (celle de 1847) et des libéraux issus d'une contre-révolution (celle de 1814)  se soient estompées au point d'avoir disparu, et qu'il n'en reste pas quelque chose, qui tient de la différence entre deux cultures politiques, la jacobine et la girondine, qu'il serait hasardeux de penser pouvoir dissoudre dans le marais ?

La Suisse et l'accaparement des terres Par Federico Franchini Des sociétés basées en Suisse possèdent et gèrent des surfaces considérables dans les pays en développement Depuis la crise de 2008, le phénomène du landgrabbing - l'accaparement de terres dans les pays en développement - a pris de l'ampleur, surtout à cause de l'intérêt de plus en plus marqué du secteur financier pour les investissements agricoles. Les terres fertiles font désormais partie des portefeuilles d'investissement et hedge founds proposés par les banques. Ces achats peuvent être purement spéculatifs, dans l'attente d'une augmentation de la valeur des terrains. Ou l'acheteur investit pour tirer profit d'une production agricole.

FMI : c'est un Chinois qu'il nous faut par Jean-Marie Brandt (...) Le FMI n'est pas là pour se faire le garant de la politique financière de l'Euro, ni du refinancement des Nations européennes nanties par trop dépensières et à l'administration largement corrompue (la Grèce), ou hôtes encombrés de banques françaises par trop spéculatives sur l'immobilier (l'Irlande), ou allemandes (le Portugal), mais bien pour donner du crédit et de la confiance à des Nations en voie de construction. C'est un Chinois qu'il nous faut maintenant à la DG du FMI : une vision à long terme, une approche pragmatique, une économie de l'épargne, l'attitude puritaine d'une ploutocratie éclairée, qui fait l'impasse sur l'hypocrisie d'un socialisme caviar et pseudo-démocratique, pour qu'éclate enfin la vérité sur la Tour de Babel financière européenne et américaine.

Le principe de la présomption d'innocence de l'accusé est reconnu par le droit américain par Alex Dépraz ... et plus particulièrement la procédure new-yorkaise applicable en l'espèce. Je suis loin d'être un spécialiste de droit américain. Mais, il m'arrive de regarder comme tout le monde les séries américaines. Vous savez celles dans lesquelles les policiers réunissent des preuves pour convaincre un tribunal mais où il arrive que la personne mise en cause soit libérée parce que le doute profite à l'accusé. Celles où lorsqu'une personne est arrêté - et comme ce fut le cas pour DSK - on lui lit ses droits en l'informant que tout ce qu'il dira pourra être retenu contre lui, qu'il a droit à garder le silence, qu'il peut faire appel à l'avocat de son choix (que l'on appelle droits Miranda en référence au nom de l'arrêt de la Cour suprême qui les a consacrés). Ce sont des applications du principe de la présomption d'innocence. CEDH commente : « Cependant la procédure est accusatoire. Le procureur ou le juge ne recherchent pas la vérité. Le éléments à décharge doivent être rapporté par l'accusé qui bénéficie de droits importants en ce domaine. Ce qui nécessite un avocat actif et compétent et, désolé, mais à l'AJ il se bouge moins sauf y trouver un autre avantage que l'argent.. c'est comme chez nous. »

Les Romands ont leurs mots pour médire par Gilbert Salem En Suisse francophone, on serait plus inspiré à dire du mal d'autrui que du bien. Cette observation est de Christine Barras, une philologue de haut vol qui, après s'être intéressée à la sagesse de nos proverbes, vient de publier un recueil de «locutions du corps et de l'esprit»*. Comment désigne-t-on familièrement chez nous - entre Vaud et Genève, le Jura et le Valais, Neuchâtel et Fribourg - la peur, la colère, l'ennui? Quelles tournures langagières décrivent notre rapport à autrui? A notre propre corps? En liant une gerbe d'expressions vernaculaires, inspirées parfois des patois et où la sexualité n'a pas été oubliée, la dialectologue (qui est accessoirement psychopédagogue à Bruxelles) s'étonne que la majorité d'entre elles soient négatives: «Celles qui concernent la bêtise, la méchanceté et les soucis sont bien plus nombreuses que celles qui vantent l'intelligence, la bonté et la sérénité. Et lorsqu'une locution donne une note positive, la critique ou la jalousie ne sont jamais loin.»

A la santé des caves ouvertes! Par Edouard Cuendet A la veille de l'édition 2011 des « Caves ouvertes », j'ai déposé mon rapport sur le Projet de loi 10805 qui vise à faciliter la vie des producteurs de vin du canton et à diminuer la bureaucratie. En substance, ce texte prévoit de ne plus soumettre les producteurs en question à autorisation pour la vente à l'emporter des boissons alcoolisées issues de leur récolte et vendues sur l'exploitation et sur les marchés. Par conséquent, les émoluments précédemment perçus pour la délivrance des autorisations seront supprimés.

G8: Le Plouc galère à Deauville par Jean-Noël Cuénod A Deauville, cité maritime s'il en est, galérer fait partie de l'ordre des choses. Et Le Plouc a souqué ferme, car l'organisation de ce G8 par l'Elysée se révèle à la fois tatillonne et brouillonne. Le Plouc, avec l'aide d'un officiel local, déniche une chambre chez un particulier à Deauville. Mais comment s'y rendre ? La ville est complètement bouclée par l'armée et la police. Pour y pénétrer ne serait-ce que d'un orteil, il faut un badge distribué à Trouville. Dûment accrédité, Le Plouc reçoit son badge. Mais La Plouquette n'en possède pas, elle. Dès lors, Le Plouc peut dormir à Deauville mais pas sa moitié. (...) Pour gagner - le mot n'est pas trop fort - le centre de presse installé à l'hippodrome de Deauville, quel trajet! De l'utilité absolue des artistes.

Voilà une vidéo géniale ! par Cécile Xambeu « Ici la police de l'amour, l'escouade secrète contre la Terreur... » beugle un antiterroriste dans le métro de New York. Quand L'Art, mine de rien, est subversif. Personnellement ça me rend heureuse rien qu'à regarder...

Les commentaires sont fermés.