Norvège, le débat s'anime dans les blogs

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norvège hommage après la tuerie.jpg"La Suisse, comme la Norvège, est multiculturelle" remarque Pascal Décaillet. "Il aura fallu cet horrible drame norvégien pour qu'on découvre que l'acte terroriste est propre à l'être humain et pas seulement à des musulmans fanatiques", écrit Marie-France de Meuron. "Quel exemple leur donnons-nous, collectivement et personnellement, pour que l'un d'entre eux aie tant envie de tuer?" se demande Danéle Bianchi.

Votre serviteur pose deux questions Vu du Salève: "la société peut-elle se prémunir contre de telles dérives et la Norvège n'a-t-elle pas péché par angélisme en ne surveillant pas ce fanatique, que même le parti du progrès (droite populiste), auquel il avait adhéré, avait fini par expulser?" Haykel Ezzeddine renchérit: "Le poseur de bombe vous ressemble, s'habille comme vous, fréquente comme vous l'église, parle la même langue que vous, vote pour vous, lit vos livres, adhère à votre parti, épouse vos thèses..."

Tuer le messager ! par Pierre Weiss Face au destin adverse, José Manuel Barroso et Angela Merkel puisent leur inspiration en Sophocle. Alors que l'agence de notation Moody's vient de déclasser de quatre rangs, à Ba2, son pays, le Portugal, le président de la Commission européenne pousse la critique jusqu'à prétendre que « nos institutions connaissent un petit peu mieux le Portugal ». Sous quel angle ? Les intentions politiques ? Peut-être. Les progrès en cours ? Probablement. Mais l'état de la dette actuelle ? En aucun cas. Quant à la chancelière allemande, elle n'hésite pas à jeter le discrédit : « Moody's, Futch et Standard & Poor's « ne sont pas à l'abri des conflits d'intérêt ». Pour preuve, a contrario, l'excellent classement des USA malgré un endettement stratosphérique. On croirait entendre d'Antigone le vers « Personne n'aime le messager porteur de mauvaises nouvelles ».

La Suisse, comme la Norvège, est multiculturelle par Pascal Décaillet La Norvège est en deuil, nous sommes tous en pensée avec elle. L'attentat d'Oslo est inqualifiable, les motivations de son auteur, aussi. À partir de là, que dire de plus, qui soit sensé, éclairant sur cette horreur, ne relève pas du remplissage, ni du traditionnel cortège « d'experts », l'un sur l'extrême droite en Europe, l'autre sur les néo-nazis en Scandinavie, un troisième sur le « fondamentalisme chrétien » ? Cette volonté de remplir, tout de suite étiqueter, révèle notre ignorance...

Lettre ouverte à Charles Beer par Michèle Roullet Le succès phénoménal du référendum « Non à l'école le mercredi matin » doit vous servir d'électrochoc pour comprendre qu'il ne sert à rien de vouloir imposer, dans la précipitation, des réformes scolaires.  Les Réseaux d'enseignement prioritaire (REP), l'introduction d'un directeur dans chaque établissement scolaire primaire, les Conseils d'établissement, les projets d'établissement... subiront des changements et adaptations, peut-être même avant votre départ...

Aide d'urgence par Ueli Leuenberger (...) Quand on sait que l'argent manque pour sauver les enfants avec des ampoules de nourriture intraveineuse, quand on sait que les biscuits vitaminés ne sont pas acheminés par  manque de payeurs, nonobstant les problématiques d'acheminement sur le terrain,  on ne peut que crier au scandale !

Le terroriste norvégien par Marie-France de Meuron Il aura fallu cet horrible drame norvégien pour qu'on découvre que l'acte terroriste est propre à l'être humain et pas seulement à des musulmans fanatiques. (...) Ce qui influence les esprits fragiles ou immatures, ce sont les modèles. Surtout les modèles du type de celui de l'assassinat de Ben Laden,  préparé avec une méthodicité glaciale et la logique implacable d'un certain système, où les protagonistes se donnent bonne conscience avec des arguments béton qui cachent d'autant plus leurs mauvaises consciences et des preuves précieuses de leurs propres actes. (...)

Michel Corboz à Paleo par Fred Oberson J'ai eu le bonheur de le rencontrer il y a près de 60 ans lorsque j'étais soprano et soliste dans un chœur d'enfants ! J'ai conservé pour ce grand musicien l'estime d'un cœur d'enfant...

Plus en sécurité nulle part ... par Danéle Bianchi Qu'apprenons-nous à nos enfants, à nos jeunes, quel exemple leur donnons-nous, collectivement et personnellement, pour que l'un d'entre eux aie tant envie de tuer ? De quels soins n'a-t-il pas été entouré ? Etait-ce inévitable ? Bien des questions qui vont être sans doute débattues et reprises dans la presse...

Le suspens est insoutenable et fatiguant et pénible et...  Par Thomas Veillet (...) Suite à 834ème déception et à la nouvelle prolongation de la situation de statu-quo, les marchés commencent à stresser un tout petit peu. D'un coté les futures américains sont déjà sérieusement dans le rouge en ce lundi matin très très tôt et d'un autre on se dit que « quand même, ils vont trouver une solution  et que ce n'est quand même pas si difficile de se mettre d'accord, si c'est pour éviter de mettre les USA en défaut !!! »... Sauf que plus les jours passent, plus on a l'impression que les impératifs de chacun des acteurs de ce film à suspens vont bien au-delà de la santé mentale et du bien être des marchés financiers. Et que, de ce fait, la soif de pouvoir de chacun fait peur et laisse penser qu'ils sont capables de tout si c'est pour avoir 1% de chance de plus de devenir Président l'an prochain.

La Suisse doit entrer dans le mur.. par Antoine Vielliard Même si tous les partis politiques suisses sont conscients que cette politique n'est pas tenable, aucun n'est en situation de le dire publiquement et de mettre en œuvre les solutions alternatives : le premier parti suisse qui aura le courage de le faire sera dénoncé par ses partenaires et sanctionné immédiatement par une votation. Certains députés font même de la surenchère pour donner l'illusion aux Suisses que derrières les montagnes ils vivent sur une autre planète. Faute d'élus courageux, le peuple souverain suisse n'est pas dans la capacité d'anticiper les crises. Il ne peut réagir que lorsque la crise est là. Côté avantage cela garanti une stabilité juridique qui nous fait tant défaut en France. Côté inconvénient, la Suisse doit rentrer dans les murs pour commencer à les contourner. On observe le même phénomène sur la question du logement à Genève.

De la décroissance à la sauvagerie  Par Pierre Kunz (... ) La décroissance, si elle nous frappait, marquerait, comme à la fin de l'empire romain, le retour de la sauvagerie. Elle rendrait les Etats impotents, réduirait rapidement le niveau de vie d'une grande majorité des individus et conduirait immanquablement au renforcement des inégalités entre les peuples et au sein des sociétés. Plusieurs états européens rencontrent en ce moment de graves difficultés sociales, économiques et politiques. Conséquences essentiellement de la gestion antérieure débridée de ces pays, elles n'en illustrent pas moins éloquemment ce qui attendrait le monde s'il succombait au discours des promoteurs de la « frugalité »

Simplement de l'humanité pour lutter contre l'insécurité par Christian Brunier En sortant de table, à Ostende, sur la côte flamande, nous voyons au loin deux jeunes se bagarrant sauvagement. La foule regarde béatement. Cette lâcheté, mêlée à un égoïsme poussé à son paroxysme, me scandalise.

Les grands chimpanzés au pouvoir ! par André Langaney (...) Bien que les humains soient également parents des chimpanzés et des bonobos, nos sociétés actuelles ressemblent beaucoup plus à celles des grands chimpanzés qu'à celles des bonobos : organisation sociale patrilocale et machiste, conflits de pouvoir permanents entre les mâles, puis entre prétendants au pouvoir des deux sexes en cas de « libération des femmes ». Avec un effet pervers : si une société décide de promouvoir les femmes au pouvoir, elle tend à sélectionner, pour régater avec les machos, une minorité de femelles parfois plus agressives que la moyenne des mâles dominants. Plutôt que de promouvoir les femmes, il vaudrait mieux dégrader les super machos et surtout dévaloriser le pouvoir et son prestige aberrant...

 

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