Déjà le 11 septembre...

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gendarmerie prestation de serment.jpgDeux blogueurs ouvrent les feux. Daniel Warner se demande ce que nous avons appris en dix ans. Sans négliger la menace terroriste toujours présente, le politologue se demande si l'ennemi n'est pas notre propre incapacité à gouverner correctement... Olivier Bot chronique lui le dernier livre de Richard Labevière "Vérités et mythologies". L'auteur n'est guère optimiste pour l'avenir puisqu'il promet au printemps arabe, note le journaliste à la rubrique Monde de la Tribune.

Mais l'essentiel de l'actualité tient en deux informations que la Tribune développe ce mercredi. Et qui ne sont sans doute pas étrangère l'une avec l'autre. La première vient du grand prêtre de la criminologie suisse, le professeur Killias qui nous dit que la Suisse est sur ce point (comme sur bien d'autres ) parfaitement eurocompatible. L'autre constate à la une que des écoliers "se dopent" aux boissons énergisantes. Le cola ne suffit plus.

A propos de sécurité, la lecture du blog de Pierre Weiss intitulé La nuit la plupart de nos gardiens dorment alimente un joli débat.

 

La nuit, la plupart de nos gardiens dorment par Pierre Weiss Selon les données extraites au chalumeau du coffre-fort..., il y aurait le jour, sauf circonstances extraordinaires, 264 policiers (gendarmes, inspecteurs de la police judiciaire, policiers relevant de la sécurité internationale), 205 agents municipaux (dont 98 en Ville de Genève) et 60 gardes-frontière (dont 25 en patrouille sur le territoire cantonal). Soit un second total allant de 494 à 529 personnes que nous arrondissons à 500 personnes. Sauf que les agents municipaux ne sont pas armés et ont des compétences qu'on qualifiera de gardiens de la paix, ce qui est déjà une noble mission. Mais, pour faire face à la violence, à la criminalité, pour faire régner l'ordre, il ne reste que les policiers et les gardes-frontière. Soit un premier total opérationnel de 300 personnes...

La police genevoise est-elle menottée ? le blog vidéo de Hank Vogel J'ai envie de dire: la police genevoise est-elle menottée ?... parce que j'ai l'impression qu'elle n'est pas libre d'agir...

Remembering September 11. By Daniel Warner The enemy, as it were, seems no longer to be Al Qaeda or similar groups, although certainly similar threats to security are still there and should not be ignored. We must remain vigilant. However, in another sense, the enemy, if we need to use such language, is our own Western incapacity to properly govern...

US Open: la légende et le pitbull m'inquiètent par Edmée Cuttat Alors que le foot suisse navigue entre le flou et le folklore avec Christian Constantin, le matamore de Sion qui défie dédaigneusement les hautes instances du crampon et Bulat Chagaev, le potentat de Xamax qui licencie comme il respire quand il ne tape pas sur les gens, les fines lames du tamis ont commencé à en découdre à New York. En principe entre gentlemen...

Two NICE late easyJet flights: why? By Mike Gerard On 29 July the last easyJet return flight from Nice ought to have been redirected to Lyon, instead of landing in Geneva at 01h04. Last night the reverse happened. The explanation and a question!

La poésie ? par Hélène Richard-Favre La poésie? Effleure la réalité. L'effeuille et la déflore. Qui a dit qu'elle n'était pas sa vérité, elle aussi?  « Tout revit » un poème de Jean-Noël Cuénod tiré de « Circonstances »

Cäsar Ritz - La Légende d'un Valaisan à Paris (3) par Djemâa Chraïti "Le Roi des hôteliers, et l'hôtelier des Rois" ainsi surnommait-on César Ritz  qui est au faîte de sa gloire en 1902.  Il dirige le Ritz de Paris depuis 1898, tout semble lui réussir. Son talent d'artiste transforme tout en chef-d'œuvre comme d'un coup de baguette magique. Mais il supporte de moins en moins la pression,  son besoin de perfection exacerbé l'épuise peu à peu, l'angoisse... En 1902 le diagnostic détecte une profonde dépression nerveuse. Son épouse et Escoffier prennent en main l'entreprise.  La descente aux enfers atteint son point culminant en 1906, il a alors 52 ans...

Surendettement des jeunes; maintenant, il faut agir! Par Andeas Dekany Le surendettement des jeunes est un problème de plus en plus fréquent dans la société de consommation dans laquelle nous vivons. En 2007, la Commission fédérale de l'enfance et de la jeunesse, a publié un rapport intitulé « Jeune et pauvre, un tabou à briser » qui mentionne les statistiques suivantes : un quart des jeunes de 16 ans à 25 ans dépensent plus d'argent qu'ils n'en ont, 80% des personnes surendettées contractent leurs dettes avant l'âge de 25 ans...  Le consommateur suisse est actuellement le parent pauvre d'Europe, il est en effet celui qui a le moins de droits.

Des femmes entrepreneurs sociaux par Aurore Bui Lorsqu'il y a quelques années de cela, un collègue m'a demandé si j'avais l'intention de faire un "MBA", je lui ai répondu que s'il existait un MBA en développement durable, alors peut-être. Lui a pris cela pour une plaisanterie, car à ses yeux, un diplôme de management ne pouvait pas s'appliquer à un contexte hors de l'entreprise. Pourtant j'ai finalement trouvé mon bonheur il y a quelques années de cela en intégrant l'une des premières promotions du "International Organizations MBA", ou comment gérer des organisations à but non lucratif...

Pascale Kramer à la Compagnie des Mots! Par Serge Bimpage Pour cette première soirée littéraire de rentrée, la Compagnie des Mots reçoit Pascale Kramer. Cette remarquable écrivaine, qui vit à Paris, vient de publier au Mercure de France « Un homme ébranlé », histoire de vie des plus poignantes qui s'inspire de son expérience personnelle. Lundi 5 septembre, à 18h30, restaurant de la Mère Royaume.

Le paradoxe américano-saoudien du 11septembre par Olivier Bot Le déferlement a commencé. Les livres sur le 11 septembre, dix ans après, ne vont pas manquer. Dans "Vérités et mythologies (en référence à Barthes, mais sans l'appareil structuraliste derrière) du 11 septembre", notre confrère Richard Labevière, ex de la TSR et de bien d'autres médias, reconverti dans le conseil, se repasse le film, sans nostalgie.  (...) L'auteur n'est guère optimiste pour l'avenir puisqu'il promet au printemps arabe le destin d'un mai 68 générant une contre-révolution libérale, avec une purification ethnico-religieuse en plus. S'égarant parfois au proche-orient ou en France, qui n'ont guère à voir avec le sujet central, Richard Labevière livre beaucoup d'éléments nourrissant sa thèse et rendant compte des dessous de l'événement.

L'effet Fukushima, c'est fini par  Pascal Décaillet L'espace d'un printemps : c'est ce qu'aura duré, en Suisse, l'effet Fukushima. (...)Du haut de leur sagesse, les sénateurs (légendairement moins rêveurs que leurs cousins de la Chambre du peuple) veulent bien laisser tomber, à terme, les centrales de la génération actuelle. Mais en aucun cas les technologies du futur. C'est la voie de la sagesse, celle qui refuse de se laisser impressionner par les transes tellement électoralistes des Cassandres de ce printemps. C'est la voie du réalisme...

 

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