Le journal satirique tient le coup. Bravo pour la performance

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vigousse.jpgLe blog des blogs qui sert au jour le jour de tam tam des blogs de la Tribune accueille un papier de Jean-Claude Ferrier. A la retraite, mais toujours présent et apprécié, Jean-Claude s'en est allé ce midi écouter comment tente - car les temps sont durs - de se réinventer la presse au club éponyme. Il en a ramené une petite note personnalisée...

«Vigousse», le journal satirique qui manquait en Suisse romande, a fêté ses deux ans jeudi au Club de la presse. Thierry Barrigue et sa garde rapprochée étaient présents.

Il faut du courage ou de l'inconscience pour se lancer dans  une entreprise aussi hasardeuse. Mais Barrigue et son équipe tiennent bon la barre et l'aventure continue. Le premier numéro de décembre présente sur la couverture «Le calendrier de l'Avent le 14» très réussi.

Pour bien vendre un canard, « il faut une jolie fille sur la couverture et pas de couverture sur la jolie fille». Cela ne sort pas tout cru de ma torride imagination mais, surprise, de celle d'André Maurois. Bien sûr, on a évoqué des tentatives précédentes, comme «La Pilule», où sévissait notre collègue Jean-Noël Cuénod.

Ou encore, en regardant très loin dans le rétro, Jack Rollan et son «Bonjours de Jack Rollan», chaque mardi sur Radio Sottens à 13 heures, souvent un peu plus tard, car le fantaisiste arrivait parfois en retard au studio. Vidé de la radio, il s'était rendu célèbre dans son journal en agressant un régisseur d'immeubles proche de l'Eglise catholique avec cette l'expression. «Dieu soit loué meublé».

D'autres aventuriers étaient présents au Club de la presse, comme Fabio Lo Verso, rédacteur en chef du bimensuel « La Cité ». Dans ce cas, il s'agit d'un journal sérieux auquel on souhaite plein succès.

Jean-Claude Ferrier

 

Commentaires

  • Merci pour ce clin d'oeil. C'est un vrai bonheur de voir que Vigousse tienne la secousse, mais je reste un peu pessimiste pour ces aventuriers de la presse. Pour Fabio Lo Verso, par exemple, ce sont 1200 abonnés qui soutiennent la démarche alors qu'il en faudrait 5000 pour être viable. Combien de temps va-t-il tenir ? Comment pourrait-il faire connaitre son journal ?
    Et tous ces journalistes qui rêveraient de voir leur métier revalorisé plutôt que de devoir pondre au mètre des articles sans fond qui contribuent à nous désinformer. Saviez-vous qu'ils sont obligés d'écrire sous pseudo lorsqu'ils envoient un texte à Vigousse ? Sinon ils risquent tout simplement de perdre leur place au sein du dernier groupe suisse qui ne le sera vraisemblablement plus prochainement.
    Je suis pessimiste aussi lorsque je vois que personne ne prend la parole sur votre note. Où sont les curieux, les gourmands, les exigeants, ceux qui en ont assez de se faire conter la messe ?
    Comment les toucher, comment leur dire qu'il existe de belles aventures qui sortent des chemins battus et qui seraient susceptible de les combler ?
    Heureusement, il y en a qui rigolent encore, comme Roger Nordmann, qui ne prononce pas un mot sans un sourire et qui me rappelle que rien n'est vraiment sérieux en fin de compte.

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