Federer, comme dans un film de Wender

Imprimer

tennis balle.jpg"En principe c'est simple, note Edmée CUTTAT. Nole va boulotter sa ration de gluten, s'hyperbariser un max et on le reverra sur le terrain frais comme un gardon..."

Simple? Plus rien n'est simple. La démocratie libérale tolère ou est complice voire alimente la barbarie proteste Adrien FAURE. Les bons les mauvais, le communautarisme menace-t-il la Suisse, chacun dans ses certitudes sinon ses convictions? Pas très Net les révolutions? C'est un constat de Daniel CORNU dans son dernier billet. Le médiateur des journaux Tamedia/Edipresse et grand déontologue de la presse, recevra le titre de docteur honoris causa de l'université de Louvain la semaine prochaine.

Pierre WEISS s'interroge sur cette laïcité crispée et crispante qui s'exprime à Genève. Un écho au billet de Patrick LUSSI: "Genève tolérante ? Que la Honte nous submerge"? Sommes-nous déterminés par nos sources d'information, semble se demander Charly SCHWARZ? Sans doute un peu.

Excellent week-end à tous!

Edmée CUTTAT Melbourne: Federer, comme dans un film de Wender (...) En principe c'est simple. Nole va boulotter sa ration de gluten, s'hyperbariser un max et on le reverra sur le terrain frais comme un gardon. Sans oublier de jouer de temps à autre le Sioux à l'extrême bord du précipice, histoire de voir si ça déboussole un chouïa l'adversaire. Et puisque je vous parle de cinéma, c'est l'occasion de revenir sur la défaite cinglante de Federer en demi-finale. En effet je trouve que ses matches contre les super-pointures ressemblent de plus en plus au film de Wim Wenders, Si loin si proche ou vice-versa. Toujours sur le point de l'emporter mais caramba encore raté...

Pascal DECAILLET Les amis du barman Drôle d'affaire. D'un côté, un homme avec un nom et un prénom, « Mark Muller ». De l'autre, juste une fonction : « le barman ». La règle, certes, est parfaitement respectée : on décline l'identité lorsque le personnage est public, ce qu'est un conseiller d'Etat, pas un barman. Mais enfin, l'effet est là : l'un jouit de la protection de sa sphère privée, l'autre est livré en pâture à la vindicte. Première injustice. (...) Les recenser ne changera rien à l'affaire. Le vent s'est levé. Nous sommes dans le pouvoir de l'opinion, pas celle qui argumente, juste celle qui rampe. Nous sommes, aussi, dans la logique de la politique : lâcher d'un côté, pour se cramponner de l'autre. Soit. Mais rien ne prouve, dans cette curée, que nous soyons dans une quelconque logique de justice.

Adrien FAURE De la démocratie libérale à la barbarie (...) J'apprends, dans le Courrier International, que en Grèce des parents sont si pauvres qu'ils se retrouvent à devoir abandonner leurs enfants ! Au XXIème siècle, en Europe, des couples doivent donc abandonner leurs enfants à cause de la pauvreté ! N'est-ce pas la preuve flagrante de la décadence morale des démocraties libérales en Europe ? N'est-ce pas la démonstration parfaite de la barbarie capitaliste ?..

Andreas DEKANY L'ASLOCA ne peut pas bloquer une surélévation d'immeuble selon la justice genevoise L'année dernière, la Chambre administrative de la Cour de justice a rendu un arrêt selon lequel l'Association genevoise de défense des locataires (ASLOCA) n'a pas la capacité de recourir contre les surélévations d'immeubles. Le raisonnement du Tribunal administratif de première instance est le suivant. (...) Il serait intéressant de savoir si les membres de l'ASLOCA, qui sont locataires, savent que l'association qui est censée défendre leurs intérêts, s'oppose à la construction de nouveaux logements, en période de crise du logement et ce pour des motifs qui n'ont rien à voir avec les buts statutaires de l'association.

Pierre WEISS Genève: une laïcité crispée et crispante Semaine de l'unité des chrétiens. Sur France 2, chaîne publique française, des représentants religieux chrétiens se présentaient ensemble, dimanche passé, à l'heure des émissions où d'habitude ils se succèdent. Réformés, chrétiens orientaux, orthodoxes et catholiques romains s'exprimaient même depuis le salon d'apparat de l'Hôtel-de-Ville de Lyon. Et pourtant la France vit un régime de séparation de l'Eglise et de l'Etat depuis 1905 qui se traduit par la non intervention de la première dans le domaine de compétences de l'autre, et réciproquement. Non intervention, mais pas hostilité, contrairement aux débuts houleux qu'avait connus cette relation, imposée par les anticléricaux, entre l'Eglise catholique et la République. A Genève, il en va tout autrement...

Jean-Marc GUINCHARD Assurance maladie, ça dérape Ainsi, les commissions santé et sécurité sociale des deux Chambre fédérales viennent d'adopter, avant que cela ne passe au prochain plenum, une disposition de modification de la LAMal plutôt étonnante, et le mot est faible. Selon le texte proposé, les assureurs ne rembourseraient plus les coûts engendrés par des interventions motivées par un excès d'alcool ou de stupéfiants...

Charly SCHWARZ Sources autorisées, sources protégées ou sources officielles ? (...) Quand les sources d'information explosent et gagnent du terrain, le réflexe de survie des professionnels de l'information va souvent être de se tourner en dernier ressort vers les sources officielles. Mais l'une des qualités essentielles du « veilleur » n'est-elle pas justement l'impertinence, qui va l'entraîner vers des points du vue différents ?

 

 

Les commentaires sont fermés.