Entre Vernier et Ouagadougou

Imprimer

Lusiku Solange sourit voir Cornu Louvain.jpgSélection délicate aujourd'hui. De nombreux blogs intéressants. Je retiens bien sür le retour de Stéphane VALENTE dans la blogosphère de la Tribune. L'ancien président du conseil municipal de Vernier fait la grève de la faim pour que l'Etat décide enfin de déplacer les citernes de Blandonnet. Un combat qui ne laisse pas indifférent, même si peu, tel Eric BERTINAT, partage l'action entreprise. D'Afrique Pascal HOLENWEG revient. Il nous livre un billet de son cru. A méditer. Daniel CORNU a rencontré à Louvain une journaliste magnifique, qui dit: «Mon espérance de vie est de 24 heures, renouvelables!».

Un mot encore pour remarquer l'analyse de Philippe SOUAILLE sur l'agglo. Le publiciste qui présente son docu-film Genevois Pluriels écrit: "A ce stade, au niveau suisse en tout cas, l'organisation d'une votation sur le futur de l'agglo parait souhaitable." A commenter?

 

Daniel CORNU Solange Lusiku, militante de l'information Vous connaissez Aung San Suu Kyi, symbole vivant de l'opposition non-violente à la dictature militaire en Birmanie, prix Nobel de la paix en 1991. Vous connaissez Taslima Nasreen, gynécologue et femme de lettres d'origine bangladaise, par ses luttes pour l'émancipation des femmes et contre l'obscurantisme religieux. Avez-vous déjà entendu parler de Solange Lusiku? Ces trois femmes partagent l'honneur d'avoir reçu un doctorat honoris causa de l'Université catholique de Louvain, en Belgique. Solange Lusiku est l'éditrice et rédactrice en chef du Souverain, une publication périodique de Bukavu, dans la province du Sud-Kivu. Elle a repris en 2007 ce journal créé quinze ans plus tôt par Emmanuel Barhayiga, qui l'a voué à l'information libre. (...) Elle est mère de six enfants, elle est épaulée par un mari engagé. Elle est remplie de foi dans son combat pour une information libre. Elle se veut « une ouvrière de la plume indépendante ». Elle avoue pourtant dans un sourire: «Mon espérance de vie est de 24 heures, renouvelables!».

Djemâa CHRAÏTI Eros malmené (...) Faudra-t-il rendre à la prostitution ses lettres de noblesses, ce métier cité dans tous les ouvrages religieux et qui marque sa présence dans les textes sacrés ? L'accepter comme un vrai métier évitera toutes les dérives, les formes d'esclavage à  Genève même où on prostitue des jeunes filles sur la banquette arrière de la voiture pour 50 francs et cela sans protection. On a réduit Eros à la chose la plus vulgaire qui soit en laissant les vulgaires reprendre un marché qui autrefois appartenaient aux Dieux de l'Amour et de la Beauté, marché prolifique où la pornographie a largement empiété sur l'érotisme et à ne pas confondre. Les professionnels de l'Amour devraient être traités avec le plus grand respect et s'ils continuent à pratiquer leur métier c'est bien parce qu'il y a de la demande  issue de toute classe sociale confondue. Une exposition aux Bains des Pâquis qui a eu lieu entre le 1 er et 25 décembre, toutes cabines ouvertes et  organisée par l'ASPASIE, un effeuillage érotique  qui donne à réfléchir.

Jean-Philippe ACCART 260 portraits filmés de personnalités romandes à visionner L'association Films Plan-Fixes produit et propose des entretiens filmés avec 260 personnalités romandes dont Alain Tanner, Philippe Jaccottet, Anne-Lise Grobéty, Georges Simenon.... Les films sont réalisés en cinq plans fixes tournés sans reprises ni coupures sur pellicule 16 mm noir et blanc, en un seul lieu et en une seule journée. Ils durent 50 minutes. Les originaux image et son sont déposés au Centre d'archivage de la Cinémathèque suisse. L'association «Une Mémoire suisse romande» avec l'appui de l'UNIL et de l'EPFL a participé à ce projet lancé par le journaliste Michel Boryen en 1977. Pourquoi s'en priver !  ¨

Philippe SOUAILLE Contrat d'agglo: tous coupables ! Le contrat d'agglo, qui tente de fédérer les habitants du Genevois par-delà les frontières, a du plomb dans l'aile. (...) En France, Etienne Blanc, député maire de Divonne, chargé de mission présidentielle sur la question,  a bien proposé d'instaurer des zones franches. Le droit du travail et la fiscalité en vigueur y auraient été basées sur le modèle suisse. Bruxelles en acceptait l'idée, mais pas la gauche locale, qui s'est dressée comme un seul homme contre le projet: pas touche à nos acquis sociaux. Un procès sur la zone franche de l'aéroport Bâle-Mulhouse, prototype en la matière, a mis le feu aux poudres. Un arrêt du Conseil d'Etat (l'équivalent de notre TF) a rappelé que le droit devait s'appliquer de manière uniforme sur tout le territoire hexagonal. Fin de partie, entérinée par le Président Sarkozy, d'autant que même le syndicat des frontaliers s'y opposait, bien que ses membres bénéficient tous les jours des avantages du droit suisse du travail. (...) A ce stade, au niveau suisse en tout cas, l'organisation d'une votation sur le futur de l'agglo parait souhaitable. (...) Jusqu'à présent, il n'y a eu aucun effort de communication de fait pour expliquer aux gens la nature des problèmes. Il y a pourtant une vraie demande : les projections des films Genevois Pluriels, suivies de débat sur l'avenir de la région, rencontrent un joli succès dans les communes où elles se déroulent. Salle comble à Saint-Julien, bien remplie à Versoix, avec le Maire de Ferney

Aurore BUI Burnout des entrepreneurs sociaux Du côté des entrepreneurs sociaux, nombre de créateurs placent une forte importance a la valorisation de leur personne (parfois au détriment de l'organisation qu'ils soutiennent). De plus, la complexité de leur travail (lire par exemple les articles récemment parus sur la difficulté comparée de créer une entreprise sociale vs une startup classique ou encore l'article sur le burnout des entrepreneurs sociaux) rend le quotidien des organisations difficile, parfois conflictuel...

Stéphane VALENTE Non, les citernes ne valent pas ma vie... Ma démarche de grève de la faim est la résultante de deux années de combat politique contre les citernes présentes à Vernier. Un site en particulier : celui qu'exploite la société Petrostock S.A. à Blandonnet. Ce n'est pas cette société que je vise, mais le site où sont stockés 115'000 mètres cubes d'hydrocarbures. (...) A Buncefield en 2005, il n'y a eu aucun mort par chance c'était un dimanche matin à 6h, et cette installation n'était pas à 40 mètres de la population... par chance... Il y a un dernier point qui n'est évalué nulle part... en cas de catastrophe, à cet endroit précis... les routes, autoroutes, le chemin de fer, et même l'aéroport par son axe sud seront impraticables... c'est donc Genève, du moins une très importante partie du Canton qui seront de fait... bloqués. Non, décidément ces citernes ne valent pas nos VIES.

André DUVAL L'aveu...nous y voilà! Il y a bien longtemps que je dénonce la formation genevoise des futurs instituteurs. Une formation qui laisse très peu de place à la pratique pourtant essentielle pour qui veut enseigner au primaire. Aujourd'hui, j'ai malheureusement la confirmation de ce que j'avance. Cette fois, la critique vient de l'intérieur puisque c'est un étudiant de 3ème année du dit institut qui, peut-être malgré lui, dresse le constat lamentable de l'IUFE genevois. Un article de la TdG du 13 février intitulé "Les futurs enseignants se prennent en main" nous informe que cet étudiant a monté un projet pour ajouter un outil pratique à sa formation universitaire. Il s'agit d'une série de tables rondes qui ont pour but de rencontrer des enseignants du primaire afin de partager avec les étudiants leurs expériences, leurs difficultés, leurs conseils. Une initiative pleine de bon sens, fort louable, mais qui dénonce néanmoins tragiquement l'échec de cet institut de formation tant glorifié par Monsieur Beer!

Claudine SCHMID Pourquoi voter Sarkozy en 2012 ? « Comment pouvez-vous encore croire en Sarkozy ? » me demanda ma voisine de gauche lors d'un récent dîner à Lausanne en apprenant que j'étais la candidate investie par l'UMP dans la course à la députation des Français de Suisse et du Liechtenstein. Il me semble important d'y répondre aussi publiquement, par le biais de ce blog ayant pour vocation d'alimenter le débat politique français dans notre circonscription. Ce sera même ma première contribution dans la foulée de l'entrée en campagne du Président de la République. Il est temps de faire entendre la voix de la droite française dans la blogosphère suisse...

Olivier PERROUX Un faisceau d'indices (...) Enfin, posez votre champion au milieu de ce décorum. Mettez dans sa bouche un discours patriotique qui dénonce: L'autre candidat n'aime pas la patrie. Lui oui. Tout le monde le sait proche des puissants, il se prétend peuple. Tout le monde le sait bouillant, il se présente humble. Tout le monde l'a vu à l'oeuvre pendant 5 ans, mais il s'affirme comme la seule alternative à lui-même. La France souffre, il y a une crise. Cette crise vient d'ailleurs, elle n'est pas française. D'ailleurs la France résiste bien. Elle forte. Elle ne le restera qu'avec lui comme président. Tiens... tout ceci me rappelle quelque chose tiré des livres d'histoire. Démocratie ou première étape d'une dérive fasciste?

Demir SÖNMEZ "Genève, ville vivante" (...) Le téléphone portable a rapidement évolué en un outil qui nous accompagne dans tous nos déplacements quotidiens. Les antennes-relais sont devenues en quelque sorte le nouveau fil d'Ariane censé nous maintenir connecté à un monde. La Ville de Genève a pris le pari audacieux de visualiser les empreintes numériques laissées par nos téléphones portables...

Pascal HOLENWEG Retour d'Afrique : Décalages horaires politiques Une fois relevé que la ville de Ouagadougou disposait du budget de celle d'Onex pour une population dépassant celle de la Suisse romande toute entière et s'accroissant chaque année de l'équivalent de la population de Lausanne, que tout le canton de Genève tient dans un seul arrondissement de Ouaga, que le budget national du Burkina Faso ne dépasse pas la moitié de celui du canton du Valais et que le salaire mensuel d'un instituteur burkinabé est inférieur au montant des indemnités touchés par un Conseiller municipal de la Ville de Genève pour deux heures de séance, qu'a-t-on réellement dit de ce ce qu'il convenait de faire  ? des classes de 130 élèves dans nos écoles primaires ? L'égalité peut se faire vers le haut ou vers le bas : Que gagneraient les Burkinabés à ce que nous cessions de nous battre, ici, pour la défense des droits conquis ici, tant que ces droits ne sont pas des privilèges acquis sur le dos des pauvres d'ailleurs ? Ils n'y gagneraient rien...

Eric BERTINAT Stéphane Valente: Citernes et saisonniers Stéphane Valente est pour le dossier des citernes de Vernier ce qu'est le MCG pour les frontaliers: le dénonciateur et le représentant d'une partie de la population excédée par une situation qui n'a pas à être. Stéphane Valente va perdre beaucoup de poids avant que les autorités ne trouvent le courage de régler vite fait bien fait ce problème. Du courage politique comme celui trouvé en envisageant que le MCG pouvait rassembler encore plus d'électeurs sous sa bannière pour les prochaines élections. Stéphane Valente, lui, va gagner à sa cause, chaque jour, un peu plus d'amis jusqu'à ce qu'il y en ait suffisamment pour forcer le Conseil d'Etat à déplacer les 145'000 litres d'essence et de kérosène qui sont stockées à 40 mètres des premières habitations. Courage Stéphane !

Les commentaires sont fermés.