Merci, Monsieur le Conseiller d'Etat Mark Muller !

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Muller foot jet d'eau.jpgIl en fallait un. C'est Murat Julian Alder qui l'a fait: l'hommage au conseiller d'Etat déchu qui a quitté ses fonctions ce 29 février 2012. Un jour noir pour le PLR dont on se souviendra que tous les quatre ans.

Autre jour noir que ce 29 février aux yeux de l'UDC: Eric Bertinat dénonce la décision du parlement d'empêcher les Suisses d'amender leur Constitution si le projet heurte la Convention européenne des droits de l'homme. La réaction du député UDC nous inquiète, car le contrat social qu'est la Constitution ne saurait violer des droits humains sans se saborder elle-même. Bref la ceinture de sécurité que représente la convention européenne des droits de l'homme est aussi essentielle que l'obligation de la boucler faite aux passagers d'un véhicule automobile...

Antoine Vielliard François Bayrou, tel que je le connais (…) Contrairement aux autres candidats, François Bayrou n’étale pas son intimité personnelle à pleine page d’hebdomadaires en papier glacé. A quoi bon, puisque 2007 avait montré à quel point ces intimités étalées n’étaient que des mascarades : Royal et Hollande aussi bien que Cécilia et Nicolas étaient en réalité séparés lorsque les journaux racontaient leurs contes de fée. (…) J’ai rencontré François Bayrou au début des années 90. Etudiant à Paris après un bac à Annemasse… François Bayrou vit la semaine dans un petit studio de 50m2 à Paris et le week end en Béarn. Son train de vie est modeste. Pour moi c’est une preuve d’indépendance supplémentaire face aux pouvoirs économiques. Les candidats qui aiment l’argent et le matérialisme sont de fait sous son influence. Ce n’est clairement pas le cas de François Bayrou...

Pierre Béguin Un déferlement d’amour maternel Les années 80 marquent la véritable entrée en politique de la femme. Mais attention! Comme s’il fallait justifier ontologiquement ce qui n’est finalement qu’une justice républicaine, elle fait de la politique «autrement», c’est-à-dire «mieux» que les hommes. (…) Un déferlement d’amour maternel envahit les instances de l’Etat avec d’autant plus d’intensité niaise que nos sociétés vont mal. L’homme a échoué. Puisqu’on n’a rien trouvé de mieux pour sauver le monde, essayons la femme! Et voilà nos politiciennes aux ovaires salvatrices soudainement investies de travaux dignes d’Hercule: supprimer les guerres, instaurer la concorde entre les peuples ou, plus difficile encore, gérer les problèmes de la police genevoise. Et gare à elles en cas d’échec! La campagne présidentielle de Ségolène Royale fut le point d’orgue de cette guimauve matricielle.

Herbert Ehrsam printemps arabes et dégâts collatéraux (…) Il faut que nos Autorités fédérales se bougent .  Comme les USA, nous avons besoin d'une vraie police fédérale et bien sûr, des pénitenciers fédéraux qui soulageraient les Cantons. Les frais de la délinquance étrangère doit être supportés par la Confédération et à cette dernière de faire pression sur certains pays pour qu'ils reprennent leurs délinquants ou payent le coût de ceux-ci sur notre territoire.

Murat Julian Alder Merci, Monsieur le Conseiller d'Etat Mark Muller ! Nous sommes le 29 février 2012. Pour Mark Muller, c'est sa dernière journée de travail en qualité de Conseiller d'Etat. Oui, journée de travail. Parce que ce je retiens du passage de Mark Muller au gouvernement genevois, ce ne sont pas les affaires qui ont pitoyablement défrayé la chronique, mais bien son engagement au service des habitants de notre canton. Le plein succès du déroulement de l'Eurofoot 2008 à Genève, c'est lui. Le lancement du chantier du CEVA, c'est lui. Le déclassement du site Praille-Acacias-Vernets (PAV) et le lancement du projet Pont-Rouge, c’est lui. La nomination d’un architecte cantonal, c’est lui. La création d'un écoquartier aux Cherpines-Charotton, c'est lui. La réalisation des surélévations d'immeubles pour créer du logement en ville, c'est lui…

Eric Bertinat Le Parlement écorne notre démocratie ! Dès qu'une initiative populaire ignore l’essence même des droits fondamentaux inscrits dans la Constitution fédérale ou les droits inscrits dans la convention des droits de l'homme, le Parlement doit pouvoir à l’avenir les invalider. Après le Conseil national, le Conseil des Etats vient à son tour de donner son aval à cette restriction des droits populaires. Cette décision du Parlement, parfaitement antidémocratique, signifie que les citoyens ne seront désormais plus libre de remettre en question tous les articles de la Constitution. C'est une remise en question d'une gravité inouïe du rôle historique du peuple suisse, de l'essence même de sa souveraineté, qui lui laisse le dernier mot dans les affaires de l'Etat!

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