Ze chaud meuste gohonne

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plr appel à candidature.jpg"Des nombreuses raisons qu'il y avait de souhaiter le départ de Mark Muller du Conseil d'Etat, c'est la plus mauvaise (au point de n'en pas être une) qui semble s'être imposée. Au gouvernement, l'homme était le commis de régie des milieux immobiliers", assène Pascal Holenweg. Chaque internaute commente la démission du magistrat PLR  en fonction de sa posture politique. Le libéral Jacques-Simon Eggly y voit un gâchis. Philippe Morel, candidat PDC à la succession Pierre-François Unger, brode sur le mode "Les politiciens sont aussi des hommes".

A propos de l'autre affaire qui défraye la chronique, celle du verre d'eau lancé par le candidat Eric Stauffer à Pierre Weiss, Jean-Noël Cuénod, de son promontoire de correspondant à Paris, constate: "La politique genevoise se noie dans un verre d'eau".

A noter la suite de la série de Pierre Béguin sur féminisme et littérature. Et ce matin Morning Bull alias Thomas Veillet est content.

Thomas Veillet Psychologie de marché J'hésite entre : « Yepppeeeeeeeeee !!!!!!!! » ou « Yeahhhhhhh » ou encore avec le très populaire « Oh Putain c'est génial, I love you »... Bref, je n'arrive pas à me décider, toujours est-il que nous sommes au-dessus des 13'000. Enfin. Ouf. Quel soulagement, depuis le temps que l'on titillait la zone, finalement après des semaines de thérapie, nous avons réussi à passer l'épaule et le Dow Jones est revenu au-dessus des 13'000. Presque au niveau de mai 2008, juste avant que tout parte en vrille...

Pascal HOLENWEG Ze chaud meuste gohonne Des nombreuses raisons qu'il y avait de souhaiter le départ de Mark Muller du Conseil d'Etat, c'est la plus mauvaise (au point de n'en pas être une) qui semble s'être imposée. Au moment le plus absurde, un an et demi avant le renouvellement complet de l'exécutif cantonal. Au gouvernement, l'homme était le commis de régie des milieux immobiliers : c'est pour cela, et pour la politique qu'il menait, que la gauche le combattait. Et que la droite, qui l'a finalement poussé dehors comme on largue du lest pour éviter le naufrage, l'a soutenu tant qu'elle a pu, malgré les promesses non tenues (« 2500 nouveaux logements par an » ? on n'en est même pas à la moitié), les gestions hasardeuses de son propre département et du projet PAV, les copinages, les incohérences du plan directeur cantonal, et  malgré (ou à cause) de l'irrespect de l'«accord sur le logement».

Béatrice DESLARZES On a eu sa peau Il ne peut d'en prendre qu'à lui-même car si dés le début il avait reconnu avoir agressé le barman je suis pratiquement sûre que la faute aurait été pardonnée. Mais il a menti et c'est ce comportement qui a fait perdre la confiance en sa parole de la part de tout le monde. On dit "faute avouée, à moitié pardonnée" mais cet aveu a été trop tardif et il s'est empêtré dans des versions très différentes...

Jacques-Simon Eggly  Quel gâchis ! Les excuses ayant été présentées l'affaire justifiait-elle une démission ? Tout le travail politique du magistrat devait-il être invalidé ainsi, d'un coup à cause d'un événement qui n'avait tout de même rien de tragique ? L'exploitation médiatique de cette médiocre prise de bec et un peu de corps a été excessive. Toutefois, le maintien du magistrat exigeait que la question de la confiance politique soit abordée dans la plus grande clarté, sans arrière pensée, sans ambiguïté. Or, là force est de constater que le Conseil d'Etat, singulièrement son Président, n'a pas été à la hauteur, n'a pas été dans le registre voulu...

Philippe Morel Real politique : circulez, rien à voir ! (...) Le politique devrait aussi rayonner par des valeurs morales essentielles, par une conduite digne, par une ligne politique claire, par son dévouement évident à la cause et au bien de la communauté. En même temps le citoyen veut que les élus comprennent leurs problèmes, partagent leurs soucis, vivent un peu leur vie et soient proches de la réalité et des problèmes quotidiens ! C'est juste, c'est indispensable, c'est bien ! Il veut que l'élu reste un des siens: fini le temps des roitelets, des intouchables, des privilégiés ! C'est bien, mais il faut alors aussi accepter que l'élu reste humain !

Sylvie Neidinger Femmes infidèles, oreilles coupées ! Dépendant de l'Ordre de Cluny, le prieuré de Saint Victor installé  aux portes de la   ville, faisait exécuter les sentences au loin,  au cœur de la campagne genevoise par le châtelain séculier du baillage de Ternier. Deux blocs subsistent  de nos jours : l'un  à Norcier (F)  pour l'éradication des organes auditifs et l'autre distant de  400 mètres  à Soral (CH) pour les exécutions capitales...

Pascal Décaillet Le Bureau des Poids et Mesures Un simple blâme pour Pierre Weiss, cinq mois d'exclusion des commissions pour Eric Stauffer. La disproportion est énorme. Flagrante. Par le déséquilibre de cette sanction, le Bureau du Grand Conseil ne veut voir que les effets, ignore les causes. Tout au moins, les atténue exagérément. Il s'offusque de l'impolitesse d'un geste, mais sous-estime la violence verbale - et totalement déplacée dans le contexte du débat - de la provocation. C'est son droit...

Jean-Noël Cuénod La politique genevoise se noie dans un verre d'eau Doux Jésus, quel barouf ! (...) Certes, il aurait mieux valu que nos deux députés dépités vidassent leur querelle à la buvette en éclusant quelques décis de blanc, de rouge ou de rosé. Mais enfin l'important est que l'enthousiasme pour la chose politique ne soit pas douché par ces feux de bouche. Après tout, ce n'est pas la première fois que la politique de Piogre-les-Bains se noie dans un verre d'eau.

Aurore Bui A l'Avenir, plus de sécurité? Il nous a semblé qu'en dehors des aspects répressifs et des infrastructures de sécurité, ce qui était important était de rappeler aux gens que des personnes habitent ici: des enfants, des parents, des animaux... Et quelqu'un nous a aidé dans cette belle aventure: Tom Tirabosco a accepté de réaliser un dessin qui je l'espère attirera le regard des automobilistes et les incitera à ralentir?!

Jean-Marc Guichard Caisse maladie EGK: la preuve que cela ne peut marcher La solution: une meilleure surveillance des caisses, conformément au projet de loi déposé par les services du Conseiller fédéral Alain Berset. Mais ce n'est qu'un premier pas : le deuxième serait que les réserves, logiquement, suivent l'assuré ou qu'elles soient constituées dans un fond fédéral, comme celui gérant la compensation des risques. Et la troisième, que l'on voit arriver à grands pas, serait l'institution d'une seule caisse publique gérant l'assurance obligatoire de base, les autres assurances complémentaires étant gérées par des caisses privées. Et ce, en dépit des cris d'orfraie poussés par les milieux de droite qui refusent de voir l'évidence d'un système qui a montré ses limites et qui continuent à diaboliser l'étatisation du  système d'assurance maladie, alors que cette même étatisation fonctionne très bien en matière d'accident.

Pierre Béguin Féminisme et littérature (...) La tendance à féminiser les termes épicènes n'est pas la moindre. Au prix d'affreuses distorsions lexicales et d'absurdités étymologiques, quelques féministes se sont employées à écorcher la langue pour la faire coller à l'idéologie du moment. L'administration étatique, sous l'impulsion de quelque magistrate, s'est immédiatement mise au goût du jour. Et l'on a vu alors passer en salle des maître(sse)s des formulaires «politiquement corrects» qui étaient des monuments de drôlerie... ou de stupidité, selon l'humeur du lecteur (trice). Heureusement, le vent épicène semble faiblir et le courant décliner! De même les vaticinations sur le féminin ou le masculin des mots. Ridicule débat qui oublie que les genres ne véhiculent aucun symbole ni idéologie subversive, qu'ils sont le fruit d'une pure convention, que tout développement, par exemple, sur les valeurs féminines de la lune et celles masculines du soleil ne résistent pas à la barrière de roestis où les genres s'inversent (der Mond et die Sonne). Sans parler du neutre qui domine outre Manche...

 

 

 

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