Minute de silence

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compassion accident car valais.jpgIl est des blogueurs rares. Et que l'émotion submerge. Tel Patrice Gras qui écrit Minute de silence. Une compassion sélective? C'est l'avis de Grégoire Barbey blogueur indigné, à qui je rappelle cette cruelle règle de l'actualité: l'émotion décroît avec l'éloignement. Bref 28 morts en Valais font des pages événements. Autant aux antipodes ne mérite même pas une brève.

D'autres blogueurs font part de leur émotion: Olivier Perroux signe "Indécence". Walter Schlechten "Injustice". Djemâa Chraïti "La minute de silence pour les enfants en Suisse et en Syrie":

Michèle Roullet Journaliste bête et méchant Combien de gens auront voté pour l'école le mercredi matin juste animés de ces sentiments mesquins ? Difficile à évaluer. Mais, j'en ai rencontrés !  (...) « Etre mis au pas »  (l'affiche de la Tribune) est précisément ce qui tue la presse d'aujourd'hui. Trop de journalistes rentrent dans l'ordre édicté par les dirigeants et ne deviennent ainsi plus que les porte-paroles d'opinions formatées par le pouvoir. C'est peut-être un confort pour la presse, car en se calfeutrant dans des opinions, la presse ne coûte pas cher, évite bien des procès, et ça peut rapporter gros, surtout si elle met à la une des gros titres qui aiguisent les plus bas instincts des lecteurs...

Mauro Poggia Pour une Banque Nationale indépendante Alors que certains, profitant des dysfonctionnements récents imputables à la direction de la Banque Nationale suisse, voudraient mettre notre établissement central sous la tutelle du pouvoir politique ; alors que d'autres, tentés par un dirigisme économique et financier, souhaiteraient faire de la Banque nationale un instrument de ce même pouvoir politique ; les uns et les autres appelant de leurs vœux une règlementation plus stricte de l'activité de la BNS, il est impératif de répéter qu'il est urgent de ne rien faire, afin que notre établissement central reste indépendant, condition essentielle à son efficacité et à sa crédibilité...

Grégoire Barbey De la compassion sélective Ils sont nombreux, aujourd'hui, a s'être endeuillés suite à un tragique accident qui a causé la mort de vingt-huit personnes, dont vingt-deux enfants. Mes pensées vont aux familles qui vivent cette effroyable tragédie, bien évidemment. Toutefois, je remarque, comme toujours, à quel point les événements compassionnels sont sélectifs. Je ne critiquerai personne, ce n'est pas mon objectif. Mais je me sens mal à l'aise en de telles circonstances de lire des dizaines de publications, toutes plus belles et poignantes les unes des autres, que lorsqu'il se passe des catastrophes géographiquement proches de nous. Le devoir de mémoire, disent-ils ? Que faisons-nous de ces dizaines de milliers d'enfants qui meurent de faim chaque mois, amaigris, appauvris, affamés, malades, abandonnés et seuls ? Et des adultes qui subissent le même sort ? Cette réalité est quotidienne. Elle existe aussi dans les abattoirs, où les animaux sont parqués comme des marchandises, sans égard aucun pour leur sensibilité. Cette réalité, elle est occultée. Les médias n'en parlent jamais, ou alors uniquement lorsqu'une épidémie a décimé des milliers de bêtes, voire d'enfants humains à l'autre côté du monde...

Gabriel Doublet Saint-Cergues sur Europe 1 A écouter l'émission "Bonjour M. le maire"du 14 mars 2012, consacré à la démarche de Saint-Cergues en matière de logement dans le contexte franco-valdo-genevois.

Marie-Jeanne Nerfin Penser les faits religieux A voir les églises se vider, on a pu croire en la fin du religieux. Or, les enquêtes sociologiques montrent que plutôt que d'un moins de religieux, il faut parler d'un religieux autrement, sous l'effet d'une forte désinstitutionalisation et privatisation de ce domaine. L'école genevoise est laïque depuis le milieu du XIXe siècle et elle le restera. Pourtant, la laïcité aussi se redéfinit. A preuve : depuis quelque temps, le gouvernement incite les enseignants genevois à enseigner des faits religieux. Mais avant d'enseigner de tels faits, il faut les penser...

Patrice Gras  Minute de silence Le "drame de Sierre" nous concerne tous. Les voyages en bus dans le cadre de courses d'écoles, de semaine de ski et autres voyages d'études: on est tous passés par là. Mais quelle horreur! Ces accidents nous rappellent que nous sommes peu de chose. Que faire? A l'heure où j'écris, il ne semble pas qu'il y ait eu de négligences du type temps de repos des chauffeurs, alcool, vétusté du véhicule... Mais quoi alors? La fatalité? C'est trop dur, on n'arrive pas à accepter et c'est normal. On pense aux parents, aux familles, aux copains d'école, aux rescapés, aux sauveteurs... Paix à leur âme.

PDC Carouge Alléluia... Grâce à la Julie de lundi, nous apprenons que Lancy nous a piqué notre idée d'un chèque de 200 frs (pour des activités sportives ou culturelles) pour chaque enfant de la commune. Bon à Lancy, ils sont à 100 francs, mais l'effort est méritoire. Et comme les bonnes idées doivent être reprises, nous sommes enchantés. Nous devenons vieux et chenus, mais notre proposition doit dater d'au moins quatre ans. Quatre ans durant lesquels rien n'a été fait, ou si peu...

François Velen Eric Stauffer... En lisant les 28 voyageurs, dont 22 enfants, qui ont perdu la vie dans l'accident d'un autocar hier soir à Sierre, j'ai la boule au ventre. Je suis vraiment mal. Des enfants... pour une erreur humaine. En pensant à ceux qui restent j'en ai l'arme à l'oeil. Quel cauchemar pour les parents et les familles. Humblement, toute ma sympathie. (...) J'ai un peu de peine à aborder le sujet du jour, mais bon la vie continue... Mardi soir, à la répétition de la Musique Municipale de Carouge un cops me dit « Tu sais François, Stauffer c'est peut être un ours, mai il n'est pas si mauvais que ça, je voterai pour lui ». Depuis son annonce de candidature, bien des gens pensent voter pour le tribun du MCG. Ont-ils raison ?..

Adrien Faure News socialistes (...) Ce weekend, nous nous rendrons à Berne pour participer à l'assemblée annuelle de la Jeunesse Socialiste Suisse. Le très intéressant et enthousiasmant document « Démocratie Radicale » y sera notamment discuté. Pour rappel, ce dernier prévoit (dans sa version actuelle) la socialisation des moyens de production, l'abolition du salariat, et l'autogestion dans l'organisation du travail. Bref, le dépassement du capitalisme.

Charly Schwarz l'Esprit de Genève "Le printemps c'est quand la neige fond et qu'elle repousse en gazon." Parole d'un enfant.

Guy Mettan C'est la faute aux Français ! Les Français, je n'en disconviens pas, ne sont pas des saints et sont incontestablement bourrés de défauts. Tandis que les Genevois, eux, c'est bien connu, n'ont que des qualités et leur canton est la Huitième Merveille du monde. Toutefois, sous l'influence de 35 années d'un calvinisme pesant qui a fini par dompter ce qui me restait de mon éducation catholique, je me hasarde à tenter d'appliquer la recommandation biblique qui consiste à examiner si la paille qui est dans l'œil des Français ne cacherait pas la poutre qui est dans celui des Genevois. Car est-ce vraiment la faute des Français si Genève est incapable de construire des logements en nombre suffisant pour ses travailleurs ?..

Philippe Souaille En tant qu'ancien manifestant... , au cours de mes années étudiantes françaises, j'ai toujours appris qu'un service d'ordre était une nécessité absolue. Pour ne pas se faire déborder, pour ne pas laisser commettre des dégâts préjudiciables à la cause, pour se défendre aussi, le cas échéant et défendre les manifestants contre les incursions diverses et variées.  Genève n'est plus un village, depuis quelques temps déjà. Il est inadmissible de laisser la violence s'exprimer sans contrôle. Et pour les commerçants ou les simples badauds subissant des dégats suite à une manif, il est légitime d'obtenir réparation. Quitte à ce que les organisateurs concluent des assurances spéciales...

 

Commentaires

  • "cette cruelle règle de l'actualité: l'émotion décroît avec l'éloignement."

    Une règle ? Elle est notée où cette règle s'il vous plaît parce que je ne la connaissais pas ? Pour ma part, que ce soit mon voisin ou un indonésien, c'est pareil. Donc votre règle vous pouvez la revoir je pense.
    C'est l'instrumentalisation que font les médias puis les politiques de ce types d'actualités qui est cruelle, odieuse même.

  • "Autant aux antipodes ne mérite même pas une brève."

    C'est faux. Quand des occidentaux sont concernés, comme lors du tsunami de Sumatra, ce ne fut pas une brève. Quant au verbe "mériter", il en dit long.

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