Les baha'is crucifiés par le pouvoir iranien

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sönmez fleurs.jpgPlusieurs blogs qui remuent en cet après Pâques, où le ciel rattrape les giboulées de mars, tandis que le printemps éclatant en mille fleurs que saisit l'objectif de Demir Sönmez impose le cycle de la vie. Un cycle que contestent le christianisme et l'homme moderne. Aux textes sur Pâques promus dans un dernier billet, Jacques-André Widmer croit dépister une nouvelle religion.

La religion qui est la meilleure et la pire des choses. Jean-Noël Cuénod rappelle le sacrifice des baha'is, Djemâa Chraïti celui des Tutsi.

Danie Warner: WRS: Why should we listen to English? The Head of the Swiss Broadcasting Corporation recently announced that he was seriously considering stopping the English radio channel or putting it up for sale. (...) At the same time the Geneva tourism office is restructuring because of falling revenues, at the same time the Geneva economic office is struggling to lure new companies and keep those already here, the Swiss Broadcasting Corporation is announcing that outreach to the English-speaking community is not a priority. Forget that Zurich schools have English as the first foreign language, forget that much of Switzerland's foreign relations are carried out in English, the official Swiss Radio and Television Corporation is announcing that English is no longer on its radar screen. How does Roger de Weck expect the English-speaking community to react?..

Jean-Michel Olivier : La mort de Rousseau (...) Elle donne des grands coups de balais, comme pour chasser des ombres qui l'entourent. - Oui, tout mettre en ordre avant l'arrivée des rapaces, les gens de la radio, du câble, de la télévision, tous les amateurs de cadavres, je vois d'ici les titres : LE PHILOSOPHE EST MORT. Ou encore LE DERNIER MAÎTRE-PENSEUR ! Ou encore LA BOTANIQUE EN DEUIL. Je vois d'ici toutes ces foutaises, où vont-ils chercher ça, je vous demande, des fois ça me donne des frissons, et là encore ça va barder, j'en suis sûre, ça va faire un scandale, parce que la mort est le plus grand scandale, et le seul au fond sur la terre, oui les gazettes vont se déchaîner l'une après l'autre, et CNN et CBS et ABC et TF1 et TSR et Radio-Lac...  Soudain, elle s'est laissée tomber sur une chaise.  - Oh la la quelle histoire ! Et puis les téléphones, et le fax, et le télex... Il faudra que j'engage quelqu'un, car ça va faire du bruit, je vous dis pas, plus de bruit que tous les livres du monde, et moi toute seule je n'arriverai pas à m'en sortir...

Maurice-Ruben Hayoun : La Turquie et la Syrie : enjeux et arrière-pensées... (...) Laissons M. Anan à ses illusions et revenons vers M. Erdogan : la Turquie a une armée mal équipée et des effectifs pléthoriques. Elle a besoin de l'arrière-pays syrien pour parachever sa pénétration en Irak, pays riche en pétrole et où tout est à reconstruire. L'économie turque est l'une des rares cartes dans la main des islamistes au pouvoir à Ankara. Par ailleurs, l'accession au rang de puissance régionale par la Turquie exigeait une entente avec Damas sous quelque force que ce fût... Ceci pari s'avère très aléatoire ! C'est pourquoi le régime turc actuel n'est peut-être pas si solide que cela. Que va faire M. Erdogan, à part attendre une hypothétique victoire des insurgés en Syrie ? Probablement laisser passer plus d'armes lourdes en provenance du Qatar et de l'Arabie saoudite, à destination des insurgés. Mais aussi, même si cela est inavouable, renouer (d'abord) en sous main avec Israël, ce que demandent avec insistance les milieux laïques turcs et des pans entiers de l'armée, équipée de drones et de puissants matériels israéliens...

Jean-Noël Cuénod Les baha'is crucifiés par le pouvoir iranien Depuis une semaine à Paris et dans d'autres grandes villes du globe les portraits géants de sept dirigeants baha'is - emprisonnés en Iran dans des conditions épouvantables - ont été placardés par l'organisation de défense des droits de l'homme «United4Iran». Donnons leur identité, puisque le régime de Téhéran fait tout pour que le monde les oublie:  Fariba Kamalabadi, Jamaloddin Khanjani, Atif Naeimi, Saied Rezaie, Mahvash Sabet, Behrouz Tavakkoli et Vahid Tizfam...

Edmée Cuttat: John Isner, too big to play... Après celle des Rouges, le géant Isner a précipité comme prévu la chute des Bleus en quarts de finale de la Coupe Davis sur le Rocher. Avec une fin en eau de boudin pour le malheureux Guy Forget, qui ne pensait pas livrer des adieux aussi misérables après quatorze ans plutôt fringants au service de l'équipe.  Jeudi dernier pourtant, les spécialistes français de la raquette y croyaient vaguement encore, espérant voir Tsonga et Simon faire mieux face au colosse américain que Federer au tour précédent à Fribourg. Je ne parle à dessein pas de Wawrinka, dont un nain serait venu à bout en l'occurrence...

Catherine Armand : Censures et dérapages Présente depuis quelques mois seulement sur les blogs de la Tribune de Genève, j'y ai découvert un monde fascinant, riche, mais aussi parfois d'une grande violence. A l'approche de mon 70e billet, vous êtes environ 4000 lecteurs uniques par mois à me suivre, en consultant environ 25'000 pages. Dès lors, j'ai une responsabilité. Car dès le premier billet, il faut faire un choix. Celui des limites que l'on souhaite poser entre la liberté d'expression de ses lecteurs, et sa propre liberté de gérer à sa guise cet espace personnel, sur lequel on s'expose, se confie, se met en danger, aussi. Donner publiquement son opinion sur des sujets sensibles n'est pas anodin, sachant que les blogs de la TdG sont extrêmement bien référencés sur Google, et qu'ils sont toujours, malgré leur relégation dans les bas fonds de la page d'accueil du site du journal, finalement très lus. Premier choix: Ne pas autoriser les commentaires sur certains billets sensibles...

Paolo Gilardi :  Question de fil à plomb... On pourrait considérer la conversion de Pierre Vanek, le secrétaire de solidaritéS, à l'élévation de l'âge de la retraite comme une manifestation ultérieure d'une gauche radicale qui perd la boule. Elle la perd quand, à Lausanne elle négocie le prêt d'un député socialiste pour pouvoir constituer un groupe parlementaire et toucher 25'000 francs de jetons de présence. Elle la perd quand elle prétend après un vote populaire qui bâillonne le droit de manifester que la campagne qui l'a précédé «a permis un début de mobilisation significative pour reconquérir des droits démocratiques fondamentaux»[1]! Sauf que perdre la boule face à un monde complexe, c'est une chose; se muer en propagandiste zélé de l'allongement de la durée des cotisations et de l'élévation de l'âge de la retraite c'en est une toute autre. A l'heure où, à Genève, le syndicat des services publics, le SSP essaie d'organiser l'opposition à ces mêmes mesures dans le cadre de la fusion des caisses de l'Etat, c'est dans le domaine du coup de couteau dans le dos que l'on se retrouve!

Djemâa Chraïti : Commémoration du génocide des Tutsi au Rwanda Samedi à Onex -  L'Association Ibuka qui œuvre pour la mémoire et la justice a choisi pour thème « Sortir du génocide et témoigner pour réapprendre à vivre " . Un génocide qui a touché  1 million de personnes tuées en 100 jours, dès le 7 avril 1994. Dans une salle comble où les participants venaient principalement de la Suisse et de la Belgique et de la France,  ce fut un instant empli de dignité et de douleur. (...) Pardonner certes ! Mais faudrait-il encore que les bourreaux, que les tortionnaires fassent un travail sur eux. (...)Pardonner oui, mais que chacun, au préalable,  reconnaisse ses responsabilités, que les pays impliqués reconnaissent leur participation active dans ces massacres. Le pardon  a un prix, celui de la reconnaissance des actes des bourreaux  et du silence complice du monde.

Jacques-André Widmer  L'hygiénisme propitiatoire Les religions traditionnelles à l'étiage ou désertées,  l'hygiénisme du XIXe siècle est de retour et prend leur place. Le magique syncrétiste et la plongée dans l'occulte supplantent la foi chrétienne dans une Suisse de tradition chrétienne, donc tolérante aux autres croyances et cultures. Sous forme de religion dominante et acceptée,  ce nouveau courant de pensée "purificateur"  s'appuye sur son fils plus ou moins légitime: le "principe de précaution". Omniprésente,  cette profession de foi envahissante se décline sous milles formes au rythme de moulins à prières dès le berceau. On ne lutte plus désormais contre le diable et le "péché" mais bien contre les graisses "trans", le formaldehyde dans les meubles IKEA, l'hyper-consommation du sucre, les fruits hors saison, le gaz radon dans nos caves, les ondes des I-Phone et, comme sous le IIIe Reich, contre la prétendue "fumée passive létale" régie par une loi fédérale et quinze lois cantonales ! L'hygiénisme propitiatoire a supplanté les prières, les macérations et auto-flagellations rédemptrices...

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