Pascal Gavillet: Bologne 2019, le cinéma d'il y a cent ans

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Pascal Gavillet: Bologne 2019, le cinéma d'il y a cent ans Bologne a l'âge du Christ. Le festival "Il Cinema ritrovato", qui a eu lieu du 22 au 30 juin 2019, a fêté ses 33 ans. Ni plus ni moins pléthorique que d'habitude - l'euphémisme n'est jamais loin -, il continue à tirer sa force de sa densité, de la cohabitation anarchique de grands classiques restaurés avec les raretés les plus absolues, d'une prolifération de sections sans commune mesure, et d'invités souvent prestigieux - citons Francis Ford Coppola, Jane Campion, Nicolas Winding Refn -, venus présenter des films ou animer des master class sans qu'il soit besoin de sortir le tapis rouge. Parmi toutes ces entrées, la section "Cento anni fa" (littéralement "il y a cent ans"), dévolue cette année en toute logique à 1919, reste celle qui m'intéresse au premier chef. Sortie ébranlée du conflit mondial, la planète cinéma n'a pas attendu pour se reconstruire. (...) Bologne 2019, ce fut aussi un bel hommage à Jean Gabin, la traditionnelle section "Retrouvés et restaurés", l'apparition de la couleur dans les films, une rétrospective Henry King, une autre dédiée à Felix E. Feist, petit maître du film noir dont on ne connaissait quasi rien, une autre encore consacrée à Eduardo De Filippo…

 

Aurélie Friedli: Les quotas, ce mal nécessaire Je suis convaincue que notre Parlement doit nous ressembler. La représentativité des régions est ainsi le cœur de notre système bicaméral. Or, au niveau des sexes, avec 31,7% de femmes au Conseil national et 13% au Conseil des Etats[2], les femmes qui représentent plus de la moitié de la population suisse ne sont donc pas représentées de manière proportionnelle au sein du Parlement fédéral. Le niveau d’instruction des femmes est supérieur à celui des hommes ; le débat des compétences n’a donc pas lieu d’être. Des femmes compétentes et engagées, il y en a dans tous les cantons ! Dans un monde idéal, sans discriminations, les quotas ne devraient pas exister. Le monde dans lequel nous vivons est néanmoins tout autre. Les quotas y sont nécessaires pour en finir avec une représentativité biaisée. Ils sont un mal nécessaire afin d’atteindre l’égalité. (...)

 

Xavier Comtesse: Le point sur la guerre du poignet L'Apple Watch a été commercialisée il y a 4 ans et 4 mois Son impact sur l'industrie horlogère suisse fait encore l’objet de controverse. Mais voici ce que nous savons jusqu'à présent : les ventes de montres suisses - en entrée de gamme (moins de 200 CHF prix export) - ont chuté au détriment notamment de la flambée des ventes des montres connectées tandis que le segment du luxe a été largement épargnée. Est-ce que cette tendance va se poursuivre ? Oui et non ! Car on peut s’attendre à l'avenir : disons au cours des 5-10 prochaines années que les ventes de montres suisses d’entrée de gamme vont continuer à diminuer au profit des smart watches. (...) Edmée Cuttat:Dupieux filme un fou dans ”Le daim”. Avec un excellent Dujardin Dans ce film de fêlés, le Français Quentin Dupieux, qui inaugurait en mai dernier avec succès la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes, fait à nouveau d’un objet banal un personnage de cinéma. Après le pneu tueur de Rubber, on découvre un blouson diabolique que déniche Georges (Jean Dujardin). Au bout du rouleau, ce quadra dépressif a tout plaqué du jour au lendemain pour l’acquérir et se retrouve dans un bled de montagne qui fout les boules…. (...) Réaliste peut-être, mais surtout un métrage absurde et jubilatoire à l’humour noir. Il repose presque intégralement sur la performance de Jean Dujardin. Il excelle dans son rôle (l’un de ses meilleurs) de sociopathe fétichiste autodestructeur, se prétendant metteur en scène, le vendeur du blouson lui ayant par la même occasion refilé une caméscope. Chacun y a mis ses névroses et ils sont tous givrés, à l’image d’Adèle Haenel en serveuse de bar cinéphile (...)

 

Maurice-Ruben Hayoun: Qu’est ce que le sacrifice ? (...) Le terme majeur, le maître-mot pour désigner le sacrifice (que ce soit à ou pour) est QUORBANE. Mais il y a un autre vocable qui prend en quelque sorte la relève, c’est MINCHAH, qui connaît une remarquable occurrence dans le livre de la Genèse (4 ; 2-5), au moment où les deux frères Caïn et Abel présentent une offrande à la divinité : l’un offre une bête prélevée sur son menu bétail tandis que l’autre présente des céréales. Donc l’un offre un sacrifice sanguinolent et l’autre des végétaux, des produits de la terre… L’un est agréé par la divinité et l’autre pas. Nous ignorons la motivation d’un tel verdict. Tout comme nous ignorons par quel moyen la divinité a fait connaître son choix et son verdict…. (...) Les fidèles d’une religion pratiquent le sacrifice afin de se concilier les bonnes grâces de la divinité. Il y a donc un binôme entre le culte sacrificiel et la notion de crainte, de peur d’un châtiment divin. Pourtant, le sacrifice le plus emblématique (même s’il ne fut jamais consommé) n’est autre que celui d’Isaac que son père, le patriarche Abraham, se dit prêt à effectuer par … amour du Créateur : afin de prouver son amour inconditionnel de Dieu, Abraham se dit prêt à renoncer à ce qui compte le plus pour lui, bien plus que sa vie : sa progéniture, sa descendance… C’est dire combien cette notion de sacrifice est complexe.

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