Charly Schwarz: La politique, une affaire de sentiments

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Charly Schwarz: La politique, une affaire de sentiments (...) Nous devons travailler à une reformulation de l'offre politique au plus près des besoins de la population en la mettant en mouvement pour lui permettre de mesurer le chemin à parcourir. Nous devons régénérer notre démocratie en mettant à plat les désirs, les visions individuelles et ensuite à essayer de les intégrer dans une construction collective qui débouche sur un projet commun. Ceux qui détiennent un mandat représentatif doivent créer les conditions d'une réflexion et d'une participation réelle des habitants. Cela devrait être le corolaire naturel de toute véritable démocratie. Les élus doivent apprendre à écouter, dialoguer, agir de concert pour réussir à faire partager leurs valeurs, leurs histoires et leurs projets. Ils ont même la possibilité des les enrichir et de les faire évoluer. (...)

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Marie-France de Meuron: La médecine à deux vitesses (...) La médecine à deux vitesses est une notion très réduite car la réalité concrète montre qu'il existe déjà plusieurs vitesses. Restons sur le plan financier: bien des personnes hésitent avant de se rendre chez le médecin car il leur faut payer une franchise puis une quote-part. Par conséquent, ils ne prennent pas la vitesse rapide, ce qui peut intensifier la maladie donc coûter plus cher. Egalement le fait de tarder à consulter conduit aussi à attendre la fin de semaine et de se rendre aux urgences. Le coût augmente alors tant pour le patient que pour les prestations car l'hôpital coûte plus cher qu'un cabinet de consultation. La médecine à deux vitesses, c'est aussi de commencer par un traitement simple et de dire au patient "revenez me voir si ça ne va pas mieux". C'est là le reflet de vouloir faire l'économie d'une démarche de compréhension du mécanisme pathologique global du patient. Ainsi, nous constatons un parallélisme entre un acte médical et une prestation pratique, ce qui est réductif alors qu'un être humain est une vaste entité! La médecine à deux vitesse se perçoit aussi quand on distingue le "grave" du "pas grave". (...)

 

John Goetelen: L’Amazonie n’est pas le poumon de la Terre (...) Mais est-ce vrai? La forêt amazonienne fournit-elle bien environ 20% de l’oxygène que nous respirons? Si oui, quelles seraient les conséquences de la réduction de cet O2 sur l’atmosphère et sur notre santé? La réponse est en deux temps. Je l’ai trouvé à plusieurs endroits. J’ai choisi un document émanant de l’Ifé, Institut français de l’Éducation. Cet institut est en charge de la formation des enseignants de l’Éducation Nationale française. Autant dire que c’est la parole officielle du gouvernement et des scientifiques. Selon l'Ifé: 1. Oui, la forêt amazonienne contribue à produire du dioxygène par le processus de la photosynthèse. 2. Non, elle n’apporte rien de plus que ce qu’elle consomme ensuite lors de sa décomposition. (...)

 

Bernard Comoli: Les incendies en Amazonie, le Président crée la controverse (...) Interrogé à ce sujet, et sans citer de noms, Jair Bolsonaro a émis l’hypothèse, qu’en Amazonie, des ONGs pouvaient être derrière ces incendies pour nuire au gouvernement. Cette assertion a suscité des réactions, notamment de la part des ONGs brésiliennes. Le 21 août plus d’une centaine d’entre elles, dont la Coordination des Organisations Indigènes de l’Amazonie Brésilienne – COIAB et l’Articulation des Peuples Indigènes du Brésil – APIB, ont publié un communiqué dans lequel elles rappellent que « L'augmentation des incendies n'est pas un fait isolé… la déforestation, l’invasion de parcs et des terres indigènes, l’exploitation illégale et prédatrice des ressources naturelles et l’assassinat de dirigeants de communautés traditionnelles, autochtones et écologistes ont également augmenté… (...)

 

Daniel Warner: Algerians Patiently Protest (...) How much longer will the peaceful protests last? While a country like Belgium can function without a government - it claims the world record for a democracy without an elected government, 589 days in 2010-2011 - Algeria has no history of a democratic culture. And while there has been no known foreign interference, it is worth noting that Algeria has the 16th largest oil reserves in the world and the 9th largest reserves of natural gas. The current impasse cannot go on. The demand for freedom in Algeria, much like the Hong Kong protesters, began with simple requests. Hong Kong protesters were against the extradition bill, Algerian protesters were for a free and fair election and the end of Bouteflika’s reign. Both have increased their demands. The Hong Kong protests, and their repression have turned violent, with Chinese troops exercising on the border. In Algeria, the demands have multiplied while the protests have remained peaceful. Demanding “freedom now” has become a global slogan. Joan Baez is still singing 60s protest songs, even at age 78, on her farewell tour. Algerians have lived through the horrific civil war and the pitiful end of Bouteflika’s presidency. While Algeria’s peaceful transition remains tenuous, freedom now is clearly long overdue. “They” have not yet been all thrown out.

 

Rémi Mogenet: Rudolf Steiner: cultures et Évolution (...) Ce qu'il faut bien admettre, c'est qu'il n'a accordé aucun droit particulier aux groupes en tant que tels, parce qu'il ne pensait pas que les traditions culturelles, prises à un moment donné, étaient dans le même état de perfection. Il pensait que, selon les temps, chaque culture apportait sa spécificité, et enrichissait l'humanité. Au bout du compte – à la fin des temps –, les courants culturels sont donc parfaitement égaux. Mais pris à des moments précis, certains sont plus actifs et riches que d'autres. Par exemple, la culture latine, à l'époque de l'empereur Auguste, était particulièrement riche, et l'humanité gagnait à se laisser pénétrer par elle. À l'époque d'Alexandre, c'était la culture grecque. Pendant longtemps, cela a été la culture française. Et puis, oui, Steiner le pensait, à son époque, c'était la culture allemande, avec Goethe, Novalis, Fichte. Non pas toute la culture telle qu'elle se faisait en Allemagne, mais le classicisme et le romantisme allemands, dont tous les gens sensés admettent qu'ils ont réellement ravivé la culture européenne et même mondiale. Car jusqu'au cinéma américain contemporain émane de Wagner – et de Goethe et Novalis, par-delà. Qu'il soit beaucoup attaqué en France se comprend aussi par ceci, que beaucoup de Français n'admettent pas que leur culture classique, jadis si rayonnante, n'ait plus le même rayonnement (...)

 

Pascal Décaillet: Mercosur : NON ! Une fois de plus, la paysannerie suisse, notamment les producteurs de viande bovine, se trouve sacrifiée sur l'autel de l'idéologie du libre-échange. En compensation, les sacro-saints exportateurs de machines obtiennent, une nouvelle fois, des facilités. Tant mieux pour ces derniers, et on va revenir nous répéter "qu'un franc sur deux se gagne à l'étranger", ce qui est vrai. Mais à force de tout miser sur ce mantra, on en vient à oublier les intérêts vitaux supérieurs de notre pays. Au premier plan d'entre eux, la survie de notre agriculture. Les intérêts vitaux de la Suisse, ce sont les équilibres. Notre pays, depuis 1848, s'est construit sur eux. (...)

 

Stéphane Valente: L'hypocrisie des Verts n'est plus à démontrer... (...) Aux Avanchets, Vernier, l'abattage d'arbres a lui aussi commencé. Là aussi, il est question d'aménagement. Oui, Mesdames et Messieurs, d'aménagement "d'écopoints", histoire d'être des bons bobos écolos avec une bonne conscience. Mais pas seulement, ils veulent aménager des trottoirs. Oui, Mesdames et Messieurs, les Avanchets étant un chef d'oeuvre architectural pour une "cité suspendue", l'absolue nécessité de disposer de trottoir est sinon ridicule. Absurde. Et devinez quel est le point commun entre ces deux déboisements ? Aller, un petit effort, qui sont les Magistrats en charge pour ces deux lieux ? De quel parti proviennent-ils ? Votre langue au chat ? Les deux Magistrats responsables de ce massacre appartiennent au parti : Les Verts. Résumons, les Verts passent l'année à nous bassiner avec le CO2, la déforestation, et que font ils lorsqu'ils sont aux affaires ? Ils déboisent pour bétonner. (...)

 

Maurice-Ruben Hayoun: Israël, terre des contrastes On l’a souvent dit et répété à satiété : Israël se compose d’une infinie diversité de populations, issues de plus de cent vingt nationalités. On a aussi expliqué que si le système éducatif est un peu tribal, chaque clan ayant sa propre organisation scolaire où l’accent sera mis sur telle matière plutôt que sur telle autre, l’armée nationale, Tsahal, joue un rôle centripète, c’est-à-dire va vers le centre et se veut unificateur Tsahal est le véritable creuset du pays, il apprend à tous les citoyens à être des Israéliens. Mais je voudrais examiner ici de très près ce qu’est cette véritable cohabitation, car c’en est une où des juifs venus des quatre coins du globe sont obligés ou simplement désireux de vivre en semble, de fusionner et de réaliser une sorte d’harmonie sociale qui n’a peut-être jamais existé, pas même aux temps les plus anciens, comme par exemple, cette monarchie unifiée, plaçant sous un même sceptre Juda et Israël… (...)

 

Didier Bonny: « Patients », du grand au petit écran (...) Sympathique, c’est le premier mot qui vient à l’esprit pour qualifier ce film qui traite pourtant d’un sujet difficile, le handicap. Suite à un grave accident, Ben est devenu tétraplégique et va devoir réapprendre les gestes simples du quotidien, sans garantie d’y parvenir, dans un centre de rééducation. Il va faire la connaissance d’autres patients, certains encore plus mal en point que lui. Ils vont ensemble tenter de se donner de l’espoir en affrontant des bons et mauvais moments qui ne seront pas sans conséquence dans leurs relations. Basé sur l’histoire vraie de Grand Corps Malade, co-réalisateur du film, « Patients » possède deux grandes qualités : sa distribution et ses dialogues. Les acteurs, à commencer par Pablo Pauly, dans le rôle de Ben, dont le charisme fait mouche à chaque plan, sont excellents. Ils font vivre avec justesse et humanité leur personnage. Quant aux dialogues, ils sont percutants, drôles, touchants, vachards et font souvent appel au second degré et à la dérision, un moyen de se protéger dans un milieu aussi complexe que celui-ci. Mais « Patients » a aussi un défaut : il s’essouffle sur la longueur. La dernière demi-heure n’apporte pas grand-chose de plus et par conséquent le film piétine. Dommage, car il n’était pas nécessaire qu’il dure 1h50. Ceci étant dit, l’impression finale reste positive à l’image d’un film résolument optimiste malgré son sujet. 3 étoiles. « Patients ». RTS UN, jeudi 29 août, 23h40.

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