Arnaud Cerutti: Plaidoyer pour la Laver Cup

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laver cup nadal federer reuters.jpgArnaud Cerutti: Plaidoyer pour la Laver Cup (...) Pour en revenir à ce qui nous intéresse, la Laver Cup donc, elle a d’abord été un sujet de curiosité. Puis elle s’est vite installée comme un enjeu de divisions. Il y a en effet ceux qui adorent et ceux qui détestent. Pas de demi-mesure. Ceux qui adorent parce que les matches sont disputés, parce que les gars prennent le week-end au sérieux, parce que quelques-uns des meilleurs joueurs s’affrontent et parce que Roger Federer est derrière l’événement. Et ceux qui détestent parce qu’ils trouvent que c’est surjoué, qu’ils estiment que les matches sont truqués, qu’ils trouvent qu’il y a un gros déséquilibre entre la Team Europe et la Team Monde. Et qui détestent justement parce que le (toujours) plus grand joueur de l’histoire est derrière l’événement. (...) A l’heure de l’analyse, il ne faut surtout pas oublier que ces mecs-là, ces jeunes-là, n’ont aucune envie de se ridiculiser devant leurs idoles (Federer, Nadal...), n’ont aucune envie de se prendre une gifle en mondovision (il n’y a pas que Léman Bleu qui diffuse l’événement). Non, au contraire ces gars-là sont en quête d’une notoriété, d’un futur, en quête d’un public susceptible de les adopter dans ce qui sera tout bientôt l’ère post Federer-Nadal. Ils se doivent de réussir. De marquer les esprits. Il n’y a rien de truqué dans cette détermination, dans cette envie. Qui, d’ailleurs, n’a pas un jour rêvé d’évoluer sous les yeux et/ou aux côtés de son idole? Soyons sérieux… Plus loin, oui il y a effectivement un déséquilibre entre l’Europe et le Monde. Mais qu’y peuvent les organisateurs sachant qu’actuellement le tennis hors Europe est à la traîne? (...)

Olivier Perroux: Le problème de la RTS avec le Lignon Le Lignon est un ensemble architectural qui ne passe pas inaperçu. Le moins que l’on puisse dire, est qu’il se remarque. En quelques dixièmes de seconde, le bâtiment agressif visuellement est identifié. Autant dire que pour un média télévisé, les images du quartier sont utiles et utilisées. Hélas, parce que la télévision est vecteur d’émotions et que le Lignon soulève des émotions plutôt négatives, cette image est utilisée à sens unique pour n’illustrer que des malheurs. Ainsi donc, le jeune suisse arrêté en Syrie et interviewé par la RTS est présenté comme venant du Lignon. A l’appui, une vue aérienne du quartier. Génial, il ne manquait plus que cela. Un terroriste. En quelques mois, le Lignon a fait plusieurs fois la une de l’actualité pour l’incendie de son église (et surtout les commentaires déplacés de deux jeunes depuis leur balcon), une série d’incendies intentionnels, un Temps Présent sur les nouveaux machos et maintenant un terroriste. Déjà en juin dernier avec Temps Présent, la RTS nous avait gratifié d’un culte du stéréotype comme on en voit rarement. (...)

 

Jean-Philippe Accart: L'histoire de Genève sous le prisme de ses bibliothèques Peu de Genevois le savent, mais leur ville est une des plus riches au monde en terme documentaire : les collections de ses bibliothèques, et ce depuis au moins de deux siècles, comptabilisent le plus grand nombre d'ouvrages par habitant, constituant un patrimoine documentaire, littéraire et scientifique inégalé. A l'heure où l'on parle de numérique, ces collections papier existent toujours, et occupent un grand nombre de professionnels : doit-on voir dans cette richesse documentaire une des clés de la réussite de Genève puisqu'elle nourrit les milliers d'étudiants et de professeurs ? Certainement. L'habitant lambda n'est pas exclu puisque le réseau des bibliothèques municipales de Genève est lui aussi très dynamique. La maison d'édition genevoise L'Esprit de la lettre publie un ouvrage à quatre mains intitulé "Histoire d’une (r)évolution | L’informatisation des bibliothèques à Genève 1963 – 2018 (...)

 

John Goetelen: La chute de Mélenchon, Le Pen en force tranquille Trop c’est trop. Trop d’excès de langage et de comportement. Le tribun populiste, dont la marque de fabrique semble être la crise permanente, chute dans l’opinion. Le socle contestataire qu’il a alimenté de sa personnalité colérique et autoritaire s’effrite sous l’effet de ses propres rodomontades. (...) Sa personne n’est plus symbole d’une révolte ancrée dans la culture française, dont il se voyait l’héritier. Elle n’est plus représentative que de lui-même, clownesque, nu et caractériel, embourbé dans un égocentrisme mal maîtrisé. Peut-il encore une fois rebondir? Je crains que ses anciens alliés, trop piétinés par un JLM autoritaire et incapable de dialoguer, ne le lâchent à la défaveur des sondages qui chroniquent sa chute. Avec La France Insoumise il joue à gauche une partition compatible avec celle du Rassemblement National à droite. (...)

 

Pascal Décaillet: Crever l'abcès Le collège gouvernemental présente de tels dysfonctionnements internes, dévastateurs de son autorité, qu'il devrait, dans l'intérêt supérieur de l’État, remettre son mandat dans les mains du peuple. Cela sereinement, sans psychodrame, ni précipitation. Libre à chacun de se représenter, le souverain saura faire la part des choses. Confirmer sa confiance, ou non. Cette réflexion citoyenne d'un homme libre et indépendant s'adresse à l'exécutif, pas au Grand Conseil, ce dernier n'ayant pas failli à sa tâche, et pouvant servir le Canton jusqu'au printemps 2023.

 

Guy Mettan: Défilé de 40 chamois au bord d’un lac 17e étape - Refuge de Louvie-Col de Louvie-Grand Désert-Col de Prafleuri-Cabane de Prafleuri – Jeudi 23 août 2019 (...) A peine le temps ai-je le temps de sortir de l’eau qu’un couple de chamois avec leur petit déboule sur la crête. Je ne sais lequel des quatre est le plus surpris. Le mâle scrute l’intrus pendant de longues minutes avant de décider qu’il n’y a pas de danger. Le trio se met donc à brouter entre les rochers en descendant la pente. Quinze minutes plus tard, c’est une invasion. (...) La cabane de Prafleuri vient de rouvrir après avoir dû fermer tout le mois de juillet à cause d’une désolante affaire de punaises de lit. L’hygiène y est désormais très stricte, pas question de récidiver. Il faut dire que le passage y est intense, en provenance du monde entier, Etats-Unis, Canada, Asie, et Europe naturellement. Sur la quarantaine de pensionnaires du jour, je suis à nouveau le seul Suisse, le premier autochtone qu’ils rencontrent depuis le début de leur périple, me confiera d’ailleurs un groupe de Canadiens qui fait la route Chamonix-Zermatt…

 

Didier Bonny: « Ça : chapitre 2 » : ça le fait (et 8 films à l'affiche) Et ça recommence ! 27 ans plus tard, le Clown qui fait peur, mais pas seulement, aux enfants est de retour pour semer la terreur dans les rues de Derry. Désormais quadragénaires, les ados du Club des Ratés, fidèles à la promesse faite dans leur jeunesse, vont se retrouver pour combattre « Ça » lorsque de nouvelles disparitions d’enfants sont signalées. Les suites riment souvent avec déception, mais tel n’est pas le cas cette fois-ci. Alors, certes, il y a une surenchère pas toujours utile dans les effets spéciaux pour palier à l’effet de surprise qui, logiquement, n’est plus vraiment au rendez-vous. Mais malgré cela, ce deuxième chapitre, tiré du livre de 1100 (!) pages de Stephen King, tient tout à fait la route. Le passage de la fin des années 80 à celles d’aujourd’hui se fait tout en douceur, (...) A noter que la fin tire plus du côté psychologique que de celui de l’horreur et qu’elle pourrait par conséquent en décevoir quelques-uns. Au final, si « Ça » ne fait plus vraiment peur dans cette seconde partie, sa présence continue d’assurer le spectacle : exactement ce qui est demandé à ce genre de film. (3 étoiles)

 

(Photo Reuters)

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