John Goetelen: L’appât carbone

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John Goetelen: L’appât carbone et l'effet Borotalco

Alain Moeri. Doha:le scandale

Guy Mettan: Clopin-clopant entre les Porsche Cayenne

Mireille Vallette: La RTS milite pour le retour des «damnés de Daech»

Vincent Strobach: Allez les... jeunes !

JF Mabut Faut-il sauver le PDC?

John Goetelen: L’appât carbone et l'effet Borotalco Les pays émergents qui émettent peu encaissent une partie des taxes. On espère que cet argent sera utilisé à bon escient par des personnes sages et soucieuses du bien commun, qui développeront leur pays dans une voie propre et durable. On peut rêver… (...) La surveillance est largement déléguée à des ONG qui se paient aussi au passage. C’est normal, des gens y travaillent. Al Gore par exemple, celui qui promettait la fin de la banquise arctique estivale pour 2013, amasse un tas d’or grâce au négoce du crédit carbone. OK, business is business. Il est seulement regrettable, à mon avis, de ne pas pouvoir faire confiance à certains pays. La tutelle d’une ONG est une forme douce de néo-colonialisme. Pour revenir à la compensation des votes PLR, n’y aurait-il pas comme un vice caché? Un vice qui, si l’on cherche les poux dans une mare de DDT, pourrait être une forme de « paiement » du vote? Une manière de blanchir un acte citoyen polluant, de blanchir les votes de leur noir de carbone? Vu sous un angle moins vertueux, le PLR « achèterait » des votes grâce à la promesse d’un bienfait qui reviendrait au citoyen par la bonne conscience et le mérite que ce dernier s’attribuerait par ce vote vertueux. Je vois d’ici un slogan révolutionnaire: (...)

 

Alain Moeri. Doha:le scandale Même si je suis fier, comme tous les Suisses j’imagine, des exploits fantastiques de Léa Sprunger (4ème du 400 mètres haies, record de Suisse battu) et de Mujinga Kambundji (médaillée de bronze sur 200 mètres), les Championnats du monde d’athlétisme à Doha me laissent un goût amer : celui du scandale. (...) Ne comptez cependant pas sur les dirigeants sportifs pour faire leur autocritique ou dresser un véritable bilan de cette farce. Comme l’a si bien dessiné Chapatte, la semaine dernière, la chaleur ambiante devenait bien plus supportable à la réception de l’argent. Tout le respect porté longtemps à des champions d’exception comme le Britannique Sebastian Coe, désormais président de l’IAAF, s’est envolé d’un seul coup. Il ne devrait pourtant pas avoir oublié qu’il avait sué sang et eau pour se forger un palmarès des plus enviables qui soit. Quant à l’impact social dont il parle pour balayer toutes les critiques, les spécialistes les plus affûtés et pertinents le cherchent encore. Dans trois ans, comme chacun le sait, c’est la Coupe du monde de football qui aura lieu au Qatar. (...)

 

Guy Mettan: Clopin-clopant entre les Porsche Cayenne 9e étape du tour des communes genevoises : Thônex – Puplinge – Presinge – Choulex – Vandoeuvres - Cologny. Aujourd’hui, plus d’arrêts bistrot ni de pause pour les caméras de la RTS : c’est la journée cloques et boiteries. Parti le matin de Thônex, tout s’annonçait pourtant au mieux. Au café de départ, je fais la connaissance d’un hôtelier-restaurateur de Chancy qui a longtemps travaillé en Afrique et qui a notamment géré l’hôtel d’Ouagadougou à l’époque où l’ancien patron de la Poste Jean-Noël Rey et le député valaisan Georgie Lamon ont trouvé l’a mort dans l’attentat islamiste de janvier 2016. Mais très vite, la route qui mène à Puplinge devient pénible, à cause du bruit, du trafic et des chantiers. (...) Je commence à avoir mal à un pied en traversant la Seymaz. J’arrive donc aux Amis clopin-clopant. Coup de chance, trois connaissances viennent de se mettre à table : il y a là Janine Hagmann, ancienne députée, Alain Peyrot, ancien patron de la régie Naef, et Christophe Dulex, candidat au Municipal de Vernier. On rajoute un quatrième couvert et c’est parti pour refaire le monde (un peu) et la République (beaucoup), en éreintant au passage quelques caciques, on ne se refait pas ! La conversation est aussi animée qu’amusante. (...)

 

Mireille Vallette: La RTS milite pour le retour des «damnés de Daech» Le 3 octobre, la RTS nous a offert un reportage sur les ressortissants suisses djihadistes emprisonnés en Syrie. Un modèle de propagande émotionnelle. Je me demande qui peut bien avoir supporté de regarder jusqu’au bout. Moi, je n’ai pas pu faire autrement que de quitter mon canapé. Et j’ai fait le ménage dans mon salon pour me passer les nerfs. Car voyez-vous, il s’agit aujourd’hui de faire pression sur le Conseil fédéral pour qu’il s’engage à rapatrier les djihadistes, comme de nous préparer à accepter le retour de ces criminels qu’il faudrait avant tout faire sortir de «l’enfer des camps» et de cette «situation dramatique» dans laquelle ils se trouvent. (...) La question subliminale qui nous est posée est la suivante: n’aurions-nous pas tous pu élever ces adeptes de l’État islamique, désireux «seulement» de pouvoir «vivre pleinement leur religion»? D’ailleurs, on nous dit qu’ils viennent «de chez nous», et que nous les avons «peut-être fréquentés à l’école ou au travail». Être adepte de l’Etat islamique ce serait si naturel et si fréquent, Mme Michu. Allons-y, identifions-nous, et avec la RTS et leurs parents, réclamons qu’ils soient «sortis de cet enfer» au plus vite! (...)

 

Vincent Strobach: Allez les... jeunes ! Alors oui, notre jeunesse a besoin d’une voir même de plusieurs Greta, oui elle doit absolument se mobiliser pour se faire entendre par le plus grand nombre, oui elle doit savoir que celles et ceux qu’elle va élire dans quelques jours auront la terrible responsabilité de prendre des décisions qui, demain, lui permettront, ou non, à d’avoir également l’opportunité de ... se reproduire. Quant à nous, les baby-boomers, il va falloir choisir entre rester dans l’histoire comme une génération qui aura contribué à l’évolution de l’humanité en sachant relever ce terrible défi environnemental auquel nous sommes confrontés ou, au contraire, marquer ce 21ème siècle (et probablement dernier du coup) par une passivité fatale aussi égoïste qu’irresponsable. D’autant, qu’en fonction des appels aux secours toujours plus audibles de notre jeunesse, on ne pourra pas dire qu’on ne savait pas. (...)

 

JF Mabut Faut-il sauver le PDC? Faut-il sauver le PDC? Le journal Le Temps pose ce jour la question. Ce n'est pas le premier ni le dernier à la poser. Mais il est vrai que les Verts sont en passe de devenir le quatrième parti de Suisse. La question est donc existentielle pour ce parti, dont je fus président des jeunesses suisses dans les années 70, au temps de Kurt Furgler. Un autre siècle, un autre monde. (...) Plus personne n'évoque le personnalisme de Mounier ni la doctrine sociale de l'église ni une hypothétique et introuvable troisième voie entre le capitalisme et le communisme d'Etat, troisième voie qu'on a cru voir un temps - un peu - dans le modèle rhénan du capitalisme - un capitalisme de participation, régulé - que l'Europe tente bien difficilement de pérenniser derrière ses frontières (...) Sur le front des révolutions sociétales, le PDC est déchiré radicalement entre les tenants d'une famille formée d'un père et d'une mère, mariés pour la vie, et les réalistes qui, comme en France, et ailleurs avant, considèrent qu'une femme seule peut enfanter sans connaître un homme (...) Sur le front de la numérisation, le PDC est muet (il n'est pas le seul). (...) En un mot, le PDC est le parti du ppdc, le parti du plus petit dénominateur commun. Et ça ne suffit plus pour peser ni peut-être pour exister. (...)

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