Pierre Scherb: Elections: on prend les mêmes et on continue (de perdre)

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hirsch mazzone second tour 2019.jpgPierre Scherb: Elections: on prend les mêmes et on continue (de perdre)

Anne Cendre: Rhin serein

Demir Sönmez: La jeunesse enchaînés devant le Palais des Nations pour Rojava

Pascal Gavillet: Céline Sciamma: ”J'aime travailler dans la joie”

Claude Bonard: ”On ne fait pas la guerre pour se débarrasser de la guerre”. (Jaurès)

Pierre Kunz: Alice et le maire

Philippe Souaille: 1938,La Taupe Suisse au QG de Hitler

Stephane Valente: A-t-on voulu me faire taire ? Si oui, c’est raté

Pierre Scherb: Elections: on prend les mêmes et on continue (de perdre) Gilbert Couteau est toujours le dernier Genevois de la droite à avoir été élu au conseil des Etats. Depuis qu’il a perdu son siège en 1995, plus aucun candidat n’a réussi à se faire élire et damner le pion à la gauche. Et cela ne risque pas de changer de sitôt. (...) Il y aurait cependant une possibilité de gagner au moins un des deux sièges, mais probablement même les deux sièges en même temps. En vérité, Céline Amaudruz, partie seule, se trouve à la cinquième place avec 20’267 voix. A la sixième place est le candidat du MCG François Bärtschi qui a renoncé au deuxième tour (11’051 voix). Etant proche de l’UDC, ses voix profiteront ainsi à Céline Amaudruz qui, du coup, obtiendrait 31’318 voix, c’est-à-dire plus que Hugues Hiltpold et Béatrice Hirsch qui, eux, devraient stagner à la hauteur du résultat du premier tour. En se prononçant clairement pour une alliance avec UDC, le PLR Hugues Hiltpold, quant à lui, pourrait engranger 54’722 voix et se mettre à la première place des élus. Mais ne dit-on pas que Genève a la droite la plus bête du monde?

 

Anne Cendre: Rhin serein De Bâle à Amsterdam et retour, j’ai navigué sur le Rhin, majestueux et serein, découvrant des paysages paisibles, des zones industrielles, des villes pleines d’Histoire et des icônes. L’équipage du bateau à pavillon suisse ne comptait pas un Helvète – le capitaine était hongrois et la moitié du personnel, indonésien. Mais les passagers venaient tous de Suisse, heureusement quelques-uns de cantons romands, car vraiment, les dialectes alémaniques me sont incompréhensibles. Pour vous faire partager mon voyage, je choisirai des échantillons, sans aucune prétention à l’exhaustivité. Des images qui m’ont surprise, qui m’ont fascinée. (...) A Rotterdam, on arrive au km 1000. Les tours contemporaines vous coupent le souffle, particulièrement dans le quartier appelé Kop van Zuid (Tête du Sud) qui réunit les ténors de l'urbanisme contemporain. De Rotterdam, conçu par le Néerlandais Rem Koolhaas, le plus grand bâtiment des Pays-Bas, a tant d’angles de vision que j’ai renoncé à le photographier. Côte à côte, les immeubles de l’Anglais Norman Foster et de la Néerlandaise Francine Heuben brillent par leur pureté architecturale. (...)

 

Demir Sönmez: La jeunesse enchaînés devant le Palais des Nations pour Rojava En solidarité avec la population Kurde, plus d’une centaine de femmes et d’hommes kurdes et de sympathisants se sont rassemblés mercredi soir, 30 octobre, sur la Place des Nations à Genève. Mes photos Edmée Cuttat: le GIFF célèbre ses 25 ans (...) Parmi les films très attendus, J’accuse, de Roman Polanski, Le traître de Marco Bellochio Motherless Brooklyn d’Edward Norton, la spectaculaire œuvre immersive The Deserted de Tsai Ming-liang ou encore Proxima d’Alice Winocour, avec notamment Eva Green et Matt Dillon, qui ouvrira le festival. Les amateurs seront enfin ravis de retrouver les deux humoristes Marina Rollman et Yvan Marguet qui après s’être attaqués à la poupée Chucky l’an passé, commenteront dans leur style décalé un monument du cinéma muet Le cuirassé Potemkine . A noter qu’en parallèle avec le festival, se tiendra du 4 au 8 novembre le Geneva Digital Market (GDM), désormais organisé en association avec Virtual Switzerland. (...)

 

Pascal Gavillet: Céline Sciamma: ”J'aime travailler dans la joie” Il y a quelques semaines, Céline Sciamma est passée à Genève présenter son film, Portrait de la jeune fille en feu, devant une salle comble. Il était alors déjà sorti depuis quelques jours mais j'en ai profité pour rencontrer la cinéaste, plus disponible qu'à Cannes où elle n'a fait que des tables rondes. Voici enfin la synthèse de notre rencontre, mélange de questions sérieuses et cash. Et son film est encore à l'affiche. Dans quelle mesure ta mise en scène s'appuyait sur de vrais tableaux en s'efforçant à la picturalité? (...) Lorsque tu n'es que scénariste, par exemple sur Ma vie de courgette de Claude Barras ou Quand on a 17 ans d'André Téchiné, tu ne souffres pas d'être en retrait? Au contraire, j'en suis très heureuse, même si les scénaristes sont souvent un peu maltraités. Il faut dire que je choisis les scénarios en fonction des metteurs en scène. Sur Ma vie de courgette, c'était un peu différent. J'ai été mandatée et j'ai écrit le film sans connaître Barras. Portrait de la jeune fille en feu, est-ce une sorte d'accomplissement pour toi? (...)

 

Claude Bonard: ”On ne fait pas la guerre pour se débarrasser de la guerre”. (Jaurès) Novembre est traditionnellement, notamment chez les Anglo-Saxons le mois qui incite à ne pas oublier celles et ceux qui ont donné leur jeunesse sur les champs de bataille pour que nous ayons pu vivre la nôtre. Et pourtant, notre monde est loin d'être en paix. On recense aujourd'hui sur notre globe près de 30 guerres ouvertes ou larvées, insurrections et rébellions de tous ordres, sans compter le terrorisme qui tisse sa toile un peu partout. Des conflits qui entraînent leur lot de destructions de déplacements de populations et de souffrances pour les victimes, et notamment pour les enfants, les femmes et les personnes âgées. Alors, aux va-t-en guerre de tous horizons, au Kurdistan, en Syrie, au Yemen, en Ukraine , au Sahel, en Afghanistan ou ailleurs, je dédie en ce début novembre 2019 cette maxime de Jean Jaurès : "On ne fait pas la guerre pour se débarrasser de la guerre". C'est pourtant simple à comprendre ... non ?

 

Pierre Kunz: Alice et le maire Dans un récent et excellent article, Michel Balestra faisait via Facebook le procès des technocrates qui, de Bruxelles, administrent l’Union Européenne. Il mettait en évidence le fossé séparant les citoyens de ces eurocrates qui conditionnent la vie des peuples du Vieux Continent à coups de règlements nébuleux et de normes souvent insensées. Les maux causés par Bruxelles ne constituent pas une exclusivité. Les Etats, les collectivités locales et les villes de l’Union enfantent elles aussi des fonctions publiques et des services technocratiques démesurés et au fonctionnement douteux. En Suisse, au plan fédéral comme à celui des cantons et des communes, on assiste au même phénomène. A ceux qui ressentent les effets de cette dérive technocratique sans pouvoir toujours la cerner et en apprécier l’ampleur, on ne peut que conseiller d’aller voir le dernier film de Nicolas Pariser, Alice et le maire. Lyon est expressément mentionnée comme lieu de l’action mais pour des raisons évidentes le metteur en scène a choisi le mode de la fiction. (...) P

 

hilippe Souaille: 1938,La Taupe Suisse au QG de Hitler Qui était la "gorge profonde" au QG de Hitler qui alimentait en infos de première main les services suisses, soviétiques et britanniques ? 80 ans plus tard, on l'ignore toujours et les spécualtions vont bon train de l'Amiral Canaris lui-même à Enigma en passant par un officier protestant anti-nazi... La seule certitude, c'est que sans elle, la guerre eût été encore plus difficile à gagner ...

 

Stephane Valente: A-t-on voulu me faire taire ? Si oui, c’est raté Le 23 octobre 2018, je m’exprimais au sein du Club de Radio Lac, emmené par la brillante journaliste, Béatrice Rul. Hasard du calendrier, ce soir là, nous avons abordé le sujet de la radicalisation en Suisse. Vous pouvez l’écouter ici (...) Avec le franc parler qui me caractérise, j’ai dit exactement ce que je pensais, démystifié les voyageurs du Djihad qui seraient partis pour défendre une noble cause, au nom d’une religion. Or, ce que peu de gens savent, c’est que ces gens, dans leur grande majorité ne sont pas partis pour la grandeur d’une idée, mais parce que guerroyer ça paie. (...)

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