Michèle Roullet: Ouverture à l’Autre et reniement de soi !

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fete des morts crane mexique.jpgMichèle Roullet: Ouverture à l’Autre et reniement de soi !

Claude Bonard: 1932, un drame évitable à en croire le sage Albert Picot

Bruno Hubacher: Connivence médiatique

Adrien Faure: Les causes de la pauvreté et les causes de l’enrichissement

Pascal Décaillet: UDC romande : un frisson d'affranchissement

Rémi Mogenet: Mon ami Steph

Hélène Richard-Favre_ 2 novembre, entre lumières et ombres

David Frenkel: Sus aux titres trompeusement tapageurs !

Michèle Roullet: Ouverture à l’Autre et reniement de soi ! es membres du Conseil municipal en Ville de Genève ont reçu une invitation au cimetière des Rois pour participer, aujourd’hui (ce samedi 2 novembre), à « la présentation de la tradition de la "Fiesta de Dia de Muertos" » ainsi qu’à la réception qui suivra. Cet événement suscite de nombreuses réactions dont l’excellente Lettre du jour du Courrier des lecteurs (in TdG du 28 octobre 2019) « Fête mexicaine conviée aux Rois », rédigée par Isabelle Brunier. Cette historienne dénonce l’effet pervers de ces fêtes imposées par les autorités de la Ville de Genève qui est « d’implanter dans des lieux généralement dédiés au silence, à la contemplation, au recueillement et d’en faire des lieux de fiestas obligatoires ». Madame Brunier a raison ! Comment nos autorités ont-elles pu prendre une décision aussi ahurissante d’organiser cette fête à l’issue de laquelle un buffet de petits canapés, biscuits et boisson sera offert aux participants ? (...)

 

Claude Bonard: 1932, un drame évitable à en croire le sage Albert Picot Dans ses "Souvenirs" publiés en 1963, chez Jullien à Genève, l'ancien Conseiller d'Etat Albert Picot ( parti libéral démocratique, 1882-1966) s'exprimait ainsi à propos des événements tragiques du 9 novembre 1932 : "On peut se poser cette question : dans la journée du 9 novembre devant la menace de la violence, n'aurions-nous pas pu employer tel procédé politique et humain qui, même hors des lois, aurait détourné le cours des événements : convocation des chefs des deux camps hostiles ? démarches en accord avec des syndicalistes ou des Udéistes raisonnables ? arrestations préventives ? je ne sais. L'atmosphère créée par Nicole, la tension des esprits était-elle que tout cela n'était ni possible, ni capable d'efficacité ? On ne peut pas refaire l'histoire à coup d'hypothèses. J'étais alors conseiller depuis treize mois. Peut-être que dix ans plus tard comme lors de l'émeute du 26 avril 1946 vécue aux côtés de Charles Rosselet, et conjurée assez rapidement, j'aurais agi un peu autrement. (...) François Picot eut alors la chance d'avoir comme interlocuteur Charles Rosselet que l''écrivain et historien Luc Weibel a qualifié dans l'ouvrage qu'il lui a consacré "d'homme de raison au temps des passions”. (...)

 

Bruno Hubacher: Connivence médiatique Alors que Detlef Karsten Rohwedder est sur le point d’aller se coucher, un lundi de Pâques 1991, peu avant minuit, une balle, tirée à travers la fenêtre de sa chambre, lui tranche la colonne vertébrale. Le tireur n’a jamais pu être identifié mais l’acte fut revendiqué par une cellule terroriste de la RAF « Rote Armee Fraktion ». Le meurtre du premier directeur de la « Treuhandanstalt », l’agence, chargée de la privatisation de l’économie de la défunte « République démocratique allemande » suite à la réunification, fut peut-être un des derniers actes du terrorisme de gauche dans une tentative irrationnelle d’éviter un tournant vers une société capitaliste néolibérale. Toujours est-il, l’Allemagne d’aujourd’hui n’a pas gagné au change. Le terrorisme de gauche s’est mué en fascisme. (...) Les racines de la montée du fascisme en Allemagne sont peut-être à chercher dans les séquelles du hold-up mal digéré de l’ancienne RDA. En tout cas, historiquement la peur du déclassement social favorise la xénophobie. Les régimes autoritaires ont toujours su capitaliser sur la peur, une des raisons de là la popularité de l’AFD, parti avec lequel le capital saura s’arranger comme il avait su le faire avec le NSDAP. La responsabilité des médias serait lourde à porter.

 

Adrien Faure: Les causes de la pauvreté et les causes de l’enrichissement (...) Le premier réflexe des contractants, dans la position originelle sous le voile d’ignorance, est évidemment de souhaiter la suppression de la pauvreté absolue dans la société dans laquelle ils vivront, car, rationnellement, ils souhaiteraient dans l’idéal vivre dans une société où ils sont certains de jouir d’un certain degré de confort matériel. Ce faisant, ils en viennent naturellement à souhaiter la suppression de ce qui cause l’existence de cette pauvreté absolue. Or, Peter Bauer nous dit que « la pauvreté n’a pas de causes, c’est la richesse qui a des causes[1] ». Autrement dit, ce qui supprime la pauvreté absolue c’est évidemment l’enrichissement d’une société. Ce sont donc les mécanismes à l’origine de l’enrichissement que souhaitent adopter les contractants. Ces mécanismes causant l’enrichissement sont nombreux, mais on peut, selon Steven Pinker, les regrouper au sein de trois grandes catégories : (...)

 

Pascal Décaillet: UDC romande : un frisson d'affranchissement Jérôme Desmeules à Forum : excellente prise de parole, qui sonne comme un affranchissement de l'UDC latine face aux ukases de Zurich. Avec une fibre sociale, un souci des vraies préoccupations des gens, une attention aux souffrances de nos compatriotes. Je reviendrai sur ce moment, qui m'apparaît comme important dans l'Histoire complexe, entrelacée de paradoxes, des droites, en Suisse romande. Une Histoire qu'il convient évidemment de connaître à fond, canton par canton, pour porter sur elle un jugement qui soit celui du recul et de la perspective. Juste dommage que M. Desmeules se défende d'être "étatiste" : ce mot, dans l'univers politique romand, n'est pas une insulte ! Dommage, aussi, qu'il se cramponne à l'étiquette de "libéral". Il y a une grande place, en Suisse romande, pour une droite nationale, souverainiste, mais aussi sociale, humaniste, et n'ayant nulle peur de l'Etat comme instrument de sa politique. Une droite anti-libérale. (...)

 

Rémi Mogenet: Mon ami Steph Mon ami Stéphane Littoz-Baritel est mort, il y a quelques jours, et il était assez jeune. Il avait le cœur fragile, et il ne se ménageait pas. C'est avec lui que mon père et moi avons fait les livres des éditions Le Tour car, ancien publicitaire, il était un infographiste et un photographe excellent. Il nous prêtait son talent, et nous a permis de créer – sans dépenser trop – des livres qui avaient un air professionnel, et étaient de beaux objets. J'ai en particulier travaillé avec lui pour l'ouvrage De Bonneville au mont-Blanc, qui rassemblait des extraits d'auteurs célèbres consacrés au chemin qui, de la porte d'entrée de la haute vallée de l'Arve, mène au pilier blanc de l'Europe. (...) Il était une figure majeure d'Annecy, un des hommes les plus sympathiques que j'y ai rencontrés, un des hommes les plus ouverts d'esprit qui y habitaient. (...)

 

Hélène Richard-Favre_ 2 novembre, entre lumières et ombres (...) Selon telle ou telle croyance, ce qui suit la vie terrestre devrait réjouir. Comment en être certain sinon en ayant, peut-être, reçu de quoi s’en convaincre? Heureux soient celles et ceux qui ont vu ou entendu leurs défunts leur dire que « tout allait bien »! Cela existe, paraît-il. Mais le contraire aussi, manifesté par autant d’apparitions de « revenant(e)s ». Quoi qu’il en soit et pour ma part, j’ignore où sont partis tant d’êtres qui m’étaient chers. Je pense à eux.

 

David Frenkel: Sus aux titres trompeusement tapageurs ! De « Une victoire en Trump l’œil sur l’islamisme » à « Ça chauffe pour Trump », en passant par bien d’autres titres aussi trompeurs, certains éructent leur fiel contre un président américain qu'ils ne portent pas dans leur cœur. Si l'on prend l'intégralité de la déclaration de Donald Trump, on s'aperçoit que celui-ci n’a JAMAIS affirmé ou ni même sous entendu que la mort d’Abou Bakr al-Baghdadi était une victoire sur l’islamisme. Alors pourquoi vouloir le faire laisser croire ? Par ailleurs, titrer que cela chauffe pour Trump, est fondamentalement trompeur. En effet, le vote de la Chambre des représentants qui s’est prononcé D’UNE MANIÈRE FORMELLE en faveur d'une enquête en vue d'une procédure pouvant amener à la destitution du président américain ne prend en rien une tournure défavorable. (...)

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