Daniel Warner: Sadako Ogata: A Deceptively Tough Lady

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Sadako Ogata.jpgDaniel Warner: Sadako Ogata: A Deceptively Tough Lady

Edmée Cuttat: ”Au nom de la terre”

Jean-Noël Cuénod: Ce stupéfiant capitalisme qui met le feu aux banlieues

Maurice-Ruben Hayoun: La RDA le pays disparu...

Esther Alder: ”Jamais trop petit pour exprimer son avis!”

Philippe Souaille: 1945 : Guerre Froide à Hollywood

René Longet: quels choix pour notre territoire?

Pierre Jeanneret: «A la garde. Lettre à mon père pasteur»

Pascal Gavillet: GIFF 2019 - Jean Dujardin

Daniel Warner: Sadako Ogata: A Deceptively Tough Lady Tributes are pouring in for Sadako Ogata, who died on October 22 at age 92. The first woman and Japanese to be United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR), she was also the former president of the Japan International Cooperation Agency as well as Japan’s first representative to the United Nations Commission on Human Rights. Although less than five feet tall, she earned the nickname “the diminutive giant” in fighting for refugees, the internally displaced, and even for standing up to the UN Secretary-General during the Bosnian war. A small story can reveal what a determined person she was. A small story can reveal what a determined person she was. I received a phone call one day from her secretary. “Dr. Warner,” she began, “we have learned that you are an expert tennis player and Mrs. Ogata would like to play with you. (...) Sadako Ogata is remembered as an inspired advocate for refugees, the internally displaced and the world’s most vulnerable. She was an extraordinary woman who was a true internationalist. I was always remember her determination: “Let’s play a match,” indeed.

 

Edmée Cuttat: ”Au nom de la terre” Avec Au nom de la terre, son premier long métrage, le réalisateur Edouard Bergeon, 37 ans, rend compte de sa vie, en racontant avec réalisme, émotion, sensibilité, mais sans pathos, l’histoire de Christian, son propre père, mort à 45 ans en ingérant des pesticides. Comme dans le film. La fin tragique de cet agriculteur, épuisé moralement et physiquement, dit toute la difficulté, les problèmes, les transformations, les contraintes et surtout la souffrance, la détresse d’un monde en grand danger. Celui des paysans français vulnérables, sous pression, broyés par le système. En 2019, chaque jour, l’un d’eux se suicide. (...)

 

Jean-Noël Cuénod: Ce stupéfiant capitalisme qui met le feu aux banlieues Sous les cendres de L’Arche, cette école du cirque à Chanteloup-les-Vignes, le capitalisme stupéfiant continue à couver. La violence qui éclate régulièrement dans ces cités – dont le nom bucolique tient de la cruelle ironie – a souvent pour cause la seule économie qui tourne à plein régime. Mais en France, qui prendra la première décision qui devrait s’imposer, à savoir légaliser les drogues? (...) La prohibition de l’alcool aux Etats-Unis a pourtant démontré l’inanité d’une telle mesure ; elle n’avait fait que donner au gangstérisme un essor nouveau. Chaque fois que le niveau de répression s’élève, les trafiquants doivent trouver la parade, ce qui donne un pouvoir accru aux gangs de plus en plus organisés et de plus en plus installés au sein de l’économie à ciel ouvert. Si la légalisation des drogues se révèle indispensable pour commencer un démantèlement massif des trafics, elle ne saurait suffire. (...)

 

Maurice-Ruben Hayoun: La RDA le pays disparu... Voici un livre assez original puisqu’il traite des traces d’un pays qui a sombré dans les poubelles de l’histoire mais qui n’en constitue pas moins un cas de recherche, un objet d’analyse, en raison d’une seule problématique qui concentre en elle tant et tant de questions : comment un pays qui a existé (et la RDA a tenu quatre décennies, emprisonnant dans ses frontières un peu moins de vingt millions d’individus !) a-t-il pu disparaître sans laisser de traces ? Ceci est physiquement et matériellement impossible puisqu’il reste des séquelles de ses bâtiments publiques, de ses combinats, de ses usines, de ses noms de rues, et dernier mais non moindre, les traces laissées dans le vécu et le penser des êtres humains qui s’y trouvaient. C’est la chasse à toutes ces traces laissées parfois dans un piteux état, à laquelle nous convie Nicolas Offenstadt ; il s’est armé d’une grande patience et a réussi à contacter d’anciens citoyens de la RDA afin de recueillir leur témoignage de première main. Le résultat est absolument passionnant (...)

 

Esther Alder: ”Jamais trop petit pour exprimer son avis!” En cette année de célébration du 30ème anniversaire de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant, Greta Thunberg nous offre un bel exemple de l’efficacité de la parole et de l’engagement des jeunes dans la société. Le droit des enfants et des jeunes de s’exprimer librement sur toute question qui les intéresse et de voir leurs opinions prises en considération est d’ailleurs consacré à l’article 12 de la Convention. (...) Les enfants veulent être des citoyens d’aujourd’hui, pas de demain ! La participation leur permet de faire l’apprentissage de la citoyenneté. Ils ont de bonnes idées et sont capables de réveiller les adultes, à l’image de Greta Thunberg. Ecoutons-les !

 

Philippe Souaille: 1945 : Guerre Froide à Hollywood La fin de la guerre voit se multiplier les initiatives pour mettre en place une gouvernance mondiale qui empêche à l'avenir de recourrir à la guerre pour régler les problèmes. A Bretton Woods, on s'active à inventer les institutions financières et à San Francisco, on crée l'ONU devant les micros dissimulés par le FBI. Mais à Hollywood, on ne va pas tarder à foncer tête baissée dans la guerre froide, avec le Macarthisme qui va chasser vers l'Europe les plus grands talents américains, qui continueront à tourner des films "de gauche" grâce… au secret bancaire helvétique.

 

René Longet: quels choix pour notre territoire? (...) L’initiative met en avant le caractère désormais urbain de l’aéroport, entouré au fil des décennies de zones d’habitation et d’activités. Il faut avoir vu les avions en phase d’atterrissage survoler à peu de mètres de hauteur un stade de foot, un atelier ou une route pour voir qu’une intensification des vols n’est pas tenable. Le contreprojet n’évoque rien de tout cela, mais parle des « besoins » en desserte aérienne de la population, des entreprises et de la Genève internationale. L’opposition bien connue entre le local et le global, l’individu et l’économie ? Vraiment ? A l’heure du changement climatique qui s’accélère, qui oserait accrocher l’avenir de toute une économie, de tout un canton à un mode de transport qui devra tôt ou tard être strictement rationné pour qu’il puisse encore être utilisé quand on en a vraiment besoin ? En réalité, l’intérêt des riverains et l’intérêt de tout le canton convergent (...)

 

Pierre Jeanneret: «A la garde. Lettre à mon père pasteur» De Daniel de Roulet, nous avions beaucoup aimé la grande saga «nucléaire» qui nous mène de Los Alamos à Tchernobyl, ainsi que la belle histoire des Dix petites anarchistes de Saint-Imier allant chercher fortune et surtout leur liberté de femmes en Amérique du Sud. Mais sa dernière publication, qui revêt la forme d’une lettre à son père pasteur décédé, est sans doute la plus intime et la plus poignante. Elle se déroule du 4 au 19 juillet. C’est le laps de temps nécessaire pour que s’accomplisse la volonté de sa mère…

 

Pascal Gavillet: GIFF 2019 - Jean Dujardin Je ne pensais pas qu’il accepterait. Mais il a lui aussi joué le jeu. Au terme d’une interview classique et sérieuse (à lire dans la TdG du 4 novembre, ainsi que sur le site tdg.ch) à propos de son travail dans le formidable J’accuse de Roman Polanski, qui traite de l’affaire Dreyfus et dans lequel il incarne le rôle de Picquart, l’homme qui a voulu réhabiliter Dreyfus, Jean Dujardin, qui est venu au GIFF le week end dernier, a pris quelques minutes pour répondre à une courte interview cash, tutoiement obligatoire à l’appui. Je l’en remercie. Tu n’en as pas marre de ne plus pouvoir faire un mètre dans la rue sans te faire continuellement harceler ? (...)

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