Claude Bonard: Une Escalade oubliée, La nuit des échelles de mars 1529

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chateau de bursinel.jpgClaude Bonard: Une Escalade oubliée, La nuit des échelles de mars 1529

Arnaud Cerutti: Köbi Kuhn, l’adieu du bon «papa»

Pascal Holenweg: La « neutralité vestimentaire » des parlementaires

Catherine Armand: Réalités associatives

Marian Stepczynski: Le canton de Genève n'a pas besoin de LUP

Jean-S. Gowrié: Treize militaires français tués au Mali

Cédric Sepulveda:Nicolas Feuz

Jacques Davier: Stop mondialisation!

 

Claude Bonard: Une Escalade oubliée, La nuit des échelles de mars 1529 Le 6 février 1519, un premier traité de combourgeoisie est signé entre Genève et Fribourg au grand déplaisir du duc de Savoie. A dater de cette période, deux partis s'affrontent à Genève, celui des Eidguenots, partisans de l'alliance avec les Suisses, et celui des Mammelus, fidèles soutiens de la maison de Savoie (...) Plusieurs gentilshommes fidèles à la Savoie se regroupent au sein de la Confrérie des Gentilshommes de la Cuiller ayant pour chef François de Pontverre, sieur de Ternier. Les troupes de la Cuiller détroussent les marchands et causent de grands dommages aux paysans. Depuis le château de Peney, la ville de Genève est soumise à un dur blocus économique. En 1529, François de Pontverre venu secrètement à Genève fut reconnu et assassiné. En guise de représailles, les gens de la Cuiller décident de s'emparer de la cité en organisant une attaque surprise prévue par une nuit de mars. Plusieurs centaines d'hommes munis d’échelles et de cordes pour escalader les murailles ont pour mission de s'emparer de la ville par surprise. (...)

 

Arnaud Cerutti: Köbi Kuhn, l’adieu du bon «papa» (...) Köbi a d’abord été ce joueur magique, malin, intelligent, élégant, que les récits du mythique Jacques Ducret ont permis de faire connaître même aux plus jeunes. Kuhn a ensuite été ce formateur puis ce sélectionneur qui a marqué son époque en bâtissant l’une des deux plus belles équipes de Suisse de ces cinquante dernières années, avec la volée 1994-1995 de Roy Hodgson. Derrière son air de père tranquille, de grand-papa peut-être même, «KK» a su s’y prendre avec les ego, il a su jongler avec les caractères, les susceptibilités, les ambitions. Rares sont ceux qui, comme lui, ont pu gérer les frères Yakin ou un Alexander Frei, tout en obtenant des résultats. Et pas n’importe lesquels, puisqu’il avait notamment contribué à ce que la Suisse se sorte de l’enfer d’Istanbul, en 2005. Il y avait, chez lui, bien plus que son image ne le montrait. (...)

 

Pascal Holenweg: La « neutralité vestimentaire » des parlementaires (...) La « neutralité vestimentaire » des parlementaires exigée par la loi cantonale et qu’on propose d’exiger par le règlement relève du fétichisme : on interdirait à une députée ou une conseillère municipale de porter un signe religieux, mais pas de tenir des propos intégristes ou de proposer le remplacement du code civil par la loi religieuse ? Une conseillère municipale siège enfoulardée... quel est le problème ? Qu’elle porte foulard ou qu'elle ait été élue en le portant pendant sa campagne électorale, et élue en toute connaissance de ses convictions choix par ses électrices et électeurs ? Et si problème il y a, disparaît-il avec le foulard ? Si elle est islamiste, l'est-elle moins tête nue qu'enfoulardée ? Il y aurait à le prétendre autant d'hypocrisie qu’il y en a à vouloir interdire l’exposition vestimentaire de convictions affirmées par de multiples autres moyens. On est dans un parlement pour défendre des convictions (du moins pour celles et ceux qui en ont et les défendent)... Pour pouvoir siéger au Conseil Municipal ou au Grand Conseil, il faut prêter serment en levant la main droite. L’auteur du présent rapport a prêté serment en levant la main droite. Poing fermé.... d'autres ont prêté serment en levant la main droite et en levant trois doigts, comme dans le mythe du serment du Grütli. Faut-il désormais nous l'interdire ? (...)

 

Catherine Armand: Réalités associatives A l’heure du vote des budgets communaux et cantonaux, dans lesquels les lignes de subventions aux associations sont toujours fragiles et parfois remises en question, il me semble utile de faire part de mon témoignage, pour tenter de contrer certains a-priori concernant ce milieu. (...) Cela fait donc 18 ans que je suis seule responsable de mon petit salaire, par la recherche de fonds, de mandats, de sponsors, d’annonceurs, de dons, etc. Ce n’est pas facile tous les jours, et comme tout indépendant ou patron de petite PME, la sécurité de l’emploi et la sécurité financière ne sont jamais assurés. Cette réalité est vécue par toutes les petites associations genevoises... (...) On entend parfois que nous, monde associatif, vivons sous perfusion des subventions et nous y complaisons. Je n’en connais aucune, parmi celles avec qui je collabore, qui se paie grassement ou nage dans l’opulence. Nous nous en sortons en renonçant souvent à s'attribuer des salaires en relation avec nos compétences et notre expérience, ou grâce au soutien de bénévoles.

 

Marian Stepczynski: Le canton de Genève n'a pas besoin de LUP (...) N’en déplaise à la gauche, la preuve est faite qu’il existe dans ce pays, et singulièrement à Genève, une très large demande insatisfaite de logements en pleine propriété, bien au-delà de celle émanant des seules classes aisées. Au motif complètement détaché des réalités de «répondre aux besoins de la classe moyenne», on ne ferait, en augmentant encore la part des logements locatifs au détriment de celle des logements en PPE, qu’aggraver le déséquilibre existant. Ce dont ce canton a besoin, ce ne sont pas des LUP, mais des appartements, qu’ils soient petits, moyens ou grands, à la portée des bourses de nombreuses familles souhaitant accéder à la propriété. La fenêtre des taux hypothécaires historiquement bas se refermera un jour, et si l’on n’en profite pas à présent, on aura laissé passer une occasion unique de répondre, sans douleur, à l’un des principaux besoins sociaux.

 

Jean-S. Gowrié: Treize militaires français tués au Mali Seule pensée à avoir, celle due aux famille de ces militaires : leurs parents, conjoints et enfants. Ils n'ont rien fait pour mériter cela. Eux, rien. Ceux qui les gouvernent, tout. Ces derniers sont les responsables directs de la mort de ces pauvres soldats qui, paraît-il, sont là-bas pour combattre le terrorisme. Rappelons juste que tout ce terrorisme n'a pour origine qu'un seul évènement direct : la chute de Kadhafi (aussi dictateur soit-il) dont on ne connaît toujours pas la raison, à moins que ce ne soit une petite fiole d'on ne sait quoi, ressemblant à celle que tenait Colin Powell en son temps à la réunion du Conseil de Sécurité pour justifier l'invasion de l'Irak avec les conséquences qu'on sait, y compris indirectes, sur ce qui se passe aujourd'hui au Mali et ailleurs dans le Sahel. (...)

 

Cédric Sepulveda:Nicolas Feuz A n’en pas douter, Nicolas Feuz peut désormais revêtir son manteau de gloire, lui qui caracole en tête des ventes en Suisse romande en partageant cette consécration avec son camarade Marc Voltenauer, tout deux endossant ainsi dans la région le concept de l'écrivain 2.0 emprunté à Camilla Läckberg, Bernard Minier, Maxime Chattam, Franck Thilliez et autres auteurs à succès dont le marketing éprouvé devient un modèle du genre. Mais il en aura fallu du travail et des efforts pour parvenir à une telle consécration au rythme d’un agenda surchargé pour aller à la rencontre de ses lecteurs afin d’écouler sa marchandise en alternant des dédicaces dans les supermarchés, les librairies indépendantes, les chaînes de librairie, les kiosques à journaux et les salons de littérature noire où il se tient debout derrière des piles de livre en haranguant le passant tel un camelot de foire. Toutes les techniques de vente sont bonnes à prendre (...)

 

Jacques Davier: Stop mondialisation! (...) La prochaine étape sera de flinguer les projets de Cointrin en 2020. Aux armes citoyens, car nous sommes en guerre! Genève est faite pour qu'on y vive, au milieu de jardins, d'arbres et de vieilles maisons belles et accueillantes! Je n'irai jamais me promener, ni rêver, dans le béton... et, personnellement, je me passerais totalement d'aéroport. Rêvons, pourquoi ne pas mettre à sa place un nouveau village, avec fermes, maisons rustiques (oui, je hais les immeubles "de rapport" modernes et délétères), église, champs, bétail, vignes, prés, granges, basse-cours, village qu'on appellerait Cointrin…

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