Didier Bonny: « J'accuse » : un peu trop sage

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dreyfuss dujardin.jpgDidier Bonny: « J'accuse » : un peu trop sage

Jean-Noël Cuénod: La retraite sonnée par Macron relance les syndicats

Maurice-Ruben Hayoun: Pour mieux comprendre la Franc-Maçonnerie

Alfonso Gomez: Elections fédérales : un espoir pour la mobilité douce

André Thomann: Qu’est-ce qui leur prend?

Colette Museur: Ils brisent le mythe de la mort

John Goetelen: Félix Vallotton, peintre pré-féministe ? Pas exactement.

Demir Sönmez: De Lausanne à Genève pour l’unité nationale Kurde  

Didier Bonny: « J'accuse » : un peu trop sage Le film démarre très fort avec la scène magistrale de la dégradation du capitaine Dreyfus qui fait froid dans le dos. Mais après cette entrée en matière époustouflante, « J’accuse » ne trouve pas son rythme en raison d’un traitement trop scolaire, trop sage. Et l’ennui n’est pas loin. Mais, dans sa seconde partie, au moment où le colonel Picquart découvre que le capitaine Dreyfus a été condamné à tort pour trahison, le film s’accélère et devient bien plus passionnant. Les rebondissements sont nombreux et le sort du colonel Picquart et du capitaine Dreyfus, victimes d’une armée qui est prête à tout pour ne pas se remettre en question, tiennent en haleine jusqu’à la fin. Très bien joué, Jean Dujardin est notamment excellent dans le rôle du colonel Picquart, soigneusement reconstitué, les décors et les costumes sont superbes, parfaitement mis en scène et en lumière, « J’accuse » est incontestablement un bon film. Il lui manque toutefois un peu de folie et de l’émotion pour en faire un tout grand film. (3 étoiles)

 

Jean-Noël Cuénod: La retraite sonnée par Macron relance les syndicats (...) Emmanuel Macron s’est sans doute rappelé l’échec de l’alors premier ministre Alain Juppé en 1995. Le mentor d’un certain Edouard Philippe avait énoncé en détails sa réforme des retraites concentrant ainsi les attaques de tous ses opposants. Juppé avait dû battre… en retraite ! Dès lors, l’actuel président français a choisi la stratégie inverse avec sa « diagonale du flou » : en dire un peu mais pas trop, lâcher des ballons d’essai aussitôt crevés, pousser un ministre à dire blanc, un autre, noir et un troisième, gris, pédaler dans un sens puis rétropédaler… Dès lors, tout un peuple a eu le tournis. Les résosociaux ont affirmé, comme d’habitude, tout et n’importe quoi. Sur des sites bidons ou sérieux (pas facile de trier le bon grain de l’ivraie ou plutôt de l’ivresse), chaque futur retraité essayait de faire des projections pour tenter de se former une petite idée du sort qui lui serait réservé. Comme les données sont imprécises et lacunaires, les résultats ont souvent sombré dans des prévisions angoissantes. (...)

 

Maurice-Ruben Hayoun: Pour mieux comprendre la Franc-Maçonnerie C’est donc à un fascinant voyage au sein de ce symbolisme que nous convie cet ouvrage dont la lecture se veut aisée et captivante à la fois. Il est difficile de s’attarder, comme il conviendrait, sur chaque entrée de ce petit dictionnaire de la franc-Maçonnerie mais on se limitera donc aux points les plus importants, dont le tout premier est la roche ou la pierre, véritable entrée en matière de cette société philosophique. On part de la roche brune que le novice ou apprenti doit tailler, ayant conscience que c’est son propre être, son soi, son être intérieur qu’il veut peaufiner : et cette entreprise de toute une vie devrait lui permettre, s’il tient la distance, de gravir les échelons et d’aboutir à ce qu’on nomme la pierre de couronnement. (...) Comme le travail sur soi est au fond la pierre angulaire de la franc-Maçonnerie et donc de ce livre, la référence à la fameuse maxime delphique (Connais toi toi-même) ne pouvait pas en être absente. Ce qui est aussi intéressant, c’est que même les religions révélées, en l’occurrence l’islam philosophique, ont récupéré cette idée, la transformant légèrement afin de l’adapter à leur propre milieu religieux : O homme ! Connais ton âme et tu connaîtras ton Dieu. Toujours cette référence à la dualité de la constitution humaine en corps et en esprit… Je m’arrête un instant sur le symbole de la truelle, outil par excellence du bâtisseur (...)

 

Alfonso Gomez: Elections fédérales : un espoir pour la mobilité douce (...) A Genève, comme chaque cycliste le sait, les enjeux sont particulièrement importants, voire vitaux en ce qui concerne la sécurité. Le nouveau Plan d’aménagement de la mobilité douce (PAMD) présenté dernièrement par le Conseil d’Etat est décevant et manque de choix clairs et d’ambition en faveur de la mobilité douce. Pro Vélo attend des autorités cantonales qu’elles prennent acte du résultat des élections et améliorent leurs propositions. Les résultats des élections fédérales devront également être confirmés lors des élections municipales du printemps 2020. Le faible taux de participation au niveau fédéral nous montre qu’il y a encore du chemin à faire pour sensibiliser la population à l’urgence de nos propositions. (...)

 

André Thomann: Qu’est-ce qui leur prend? (...) On nous a infligé une nouvelle loi sur la laïcité bien inutile. La laïcité telle qu’elle existait depuis des décennies ne posait aucun problème, au point qu’on n’en parlait même pas tellement elle nous était normale. Si sœurs il y avait, on ne les voyait pas déambuler, même chose pour les curés, vêtus en civil. Les instits et les profs étaient laïcs. Les écoles privées confessionnelles devaient s’en tenir au programme officiel et tout était pour le mieux. Mais il a fallu que l’islam s’en mêle et continue à s’en mêler. Car il faut que ça soit clair, la décision de la Cour de justice est uniquement destinée à des musulmanes fagotées pieuses qui ne sauraient enlever le voile sous aucun motif. Leur destination enfer est en jeu. (...) Devant l’islam conquérant, nous ne devons avoir aucune faiblesse. Nous avons déjà échappé aux prières de rue et leur grotesque spectacle, ça n’est pas pour laisser l’islam s’infiltrer par un autre moyen. (...) Et pour ma coda, une citation du Coran : Combattez [les incrédules] jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de sédition et que le culte d’Allah soit rétabli.

 

Colette Museur: Ils brisent le mythe de la mort Ils disent qu'ils furent heureux, bien que les preuves démontrent le contraire, parlent des enfants comme s'ils les voyaient tous les jours, commencent un tricot et apprennent l'informatique. En eux pas de signaux d'alarme ni de mauvais rêves qui les poursuivent, ils ne se sentent pas harcelés et ne demandent pas d'aide, à moins de se rompre, leurs montres ne marquent pas les heures. (...)

 

John Goetelen: Félix Vallotton, peintre pré-féministe ? Pas exactement. La question illustre un biais de société dans lequel nous sommes entrés comme des éléphants. Elle m’est venue en lisant le récent billet d’Anne Cendre. J’apprécie le ton et le regard de cette journaliste, qui tient blog ici. Pourtant un passage m’a interpellé. Un bon désaccord valant parfois mieux qu’un mauvais accord, je réagis ici à ce passage. (...) À lire ces quatre derniers mots du commentaire, « la revendication de la femme », on imagine un Vallotton pré-féministe ayant anticipé la condamnation généralisée du mâle par la femelle vengeresse et triomphante. Le crime châtié? Mais de quel crime parle-t-on? Le commentaire de la journaliste renvoie directement au féminisme, soit au statut victimaire universel de toutes les femmes. En effet le propos et essentialisé à l’extrême. C’est un aspect fort du sexisme misogyne qu’Anne Cendre endosse ici: suggérer que toutes les femmes sont une seule femme, victime et revendicatrice. (...) Le biais féministe est non seulement de réécrire le passé et de lui appliquer une grille d’analyse orienté selon les théories modernes. Il est aussi de réduire les individus à un objet idéologique. On lui ôte sa dimension personnelle, avec son ressenti, sa bonne foi, ses craintes des femmes en même temps que sa passion pour elles, ses contradictions. On lui ôte son histoire. Alors non, le tableau Le crime châtié ne fait pas référence à la revendication de la femme. (...)

 

Demir Sönmez: De Lausanne à Genève pour l’unité nationale Kurde   2ème jour de la marche Lausanne à Genève pour l'unité nationale kurde, plus de cents personnes, les représentants-es d'institutions, de partis, d'intellectuels, d'écrivains, d'artistes, des journalistes, d'universitaires, de Kurdes, de Syriaques, Chaldéens, Assyriens, d'Arméniens, de Turkmènes, de chrétiens, d'Alevi, de Musulmans, de Yezidis, de femmes et de jeune de différents horizons et perspectives politiques, de quatre régions du Kurdistan se sont rassemblée sur la place Neuve pour ont lancé l'unité nationale kurde . (...)

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