Bernard Comoli: Davi Kopenawa « Prix Nobel alternatif »

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davi kopenawa.jpgBernard Comoli: Davi Kopenawa « Prix Nobel alternatif »

Christina Kitsos: Justice sociale, égalité, culture et transition écologique

Marc Schindler: Les fantômes de l'Opéra

Pascal Décaillet: Boris, Donald, et les Pharisiens de la presse romande

Marie-France de Meuron: Le geste adéquat au moment opportun

Bernard Comoli: Davi Kopenawa « Prix Nobel alternatif » Ce 4 décembre à Stockholm, Davi Kopenawa, leader et chaman yanomami a été l’un des récipiendaires* du « Prix Nobel alternatif » délivré par la Rigth Livelihood Foundation. Une distinction qui arrive au moment où la Terre Indigène Yanomami – TI Y est envahie par des milliers d’orpailleurs illégaux qui polluent les sols et les rivières. Davi a mené de nombreux combats en faveur de son peuple. L’un des plus singuliers a été son action en faveur du retour en terre yanomami d’échantillons de sang prélevés sur les Yanomami dans les années 60 par des chercheurs américains. (...) Avant de se rendre à Stokholm, Davi était à Genève où il est intervenu lors d’une manifestation qui a eu lieu le 28 novembre à la Maison de la Paix. En mars 2012, il était déjà dans la Cité de Calvin lors de la présentation du film de Daniel Schweizer « Indiens d’Amazonie en sursis » (...) Toujours à Genève, le Mouvement pour la Coopération Internationale – MCI et l’Association Appui aux indiens Yanomami d’Amazonie - AYA apportent un appui aux Yanomami du rio Marauiá par l’intermédiaire du Service et Coopération avec le peuple Yanomami – SECOYA dont le siège est à Manaus. Les deux ONG reçoivent le soutien de plusieurs collectivités publiques genevoises. Une modeste solidarité qui a le mérite d’exister !

 

Christina Kitsos: Justice sociale, égalité, culture et transition écologique Profitons des taux d’intérêt négatifs pour financer des investissements permettant à la Ville de Genève d’être à la hauteur des enjeux climatiques. Cette motion, que j'ai présentée au Conseil municipal avec le Parti socialiste et qui a été signée également par les Vert.e.s et Ensemble à gauche, demande que la Ville de Genève augmente ses investissements d’au minimum 70 millions de francs par année, pour arriver à un total de 200 millions de francs. Ce surplus devrait être entièrement dédié à la transition écologique. Concrètement, elle invite le Conseil administratif à présenter au plus vite un plan complémentaire au Quinzième plan financier d’investissement 2020-2031 intégrant cette augmentation et à présenter les crédits d’investissement y relatifs. (...) Le vieillissement de la population est une réalité qui a déjà et continuera d’avoir de forts impacts sur les collectivités publiques. L’augmentation de l’espérance de vie est bien sûr un progrès fantastique, mais nous ne saurions nous en contenter: il ne faut pas simplement vivre plus longtemps, il faut vivre mieux, y compris une fois l’âge de la retraite atteint. (...)

 

Marc Schindler: Les fantômes de l'Opéra Le régime de retraite de l’Opéra de Paris, c’est la caricature des régimes spéciaux auxquels s’accrochent les syndicats. Vous vous souvenez sûrement de la célèbre comédie musicale « Le fantôme de l’Opéra ». Eh bien, je l’ai retrouvé, dans les souterrains de l’Opéra de Paris : il danse sur scène, il installe les décors, il règle les éclairages, il place les spectateurs. Tous ces estimables fonctionnaires bénéficient d’un privilège exorbitant : ils prennent leur retraite à 42 ans pour les danseurs, à 57 pour les autres agents de la culture. Qui leur a octroyé ce privilège ? Louis XIV, le « Roi-Soleil », fou de ballet et danseur lui-même, en 1698 ! (...) Evidemment, personne ne saute de joie quand le gouvernement propose de supprimer tous les régimes spéciaux. Mais, comme on est en France, on fait grève, on bloque les trains, les métros, les raffineries, pour faire plier le gouvernement. Le regretté Coluche disait férocement : « Les syndicalistes ont tellement l’habitude de ne rien faire que lorsqu’ils font grève, ils appellent ça une journée d’action ».

 

Pascal Décaillet: Boris, Donald, et les Pharisiens de la presse romande (...) Depuis des années, dire du mal de Johnson, parce qu'il faut dire du mal du Brexit. Depuis des années, la presse romande fait de la présence - ou non - du Royaume-Uni dans l'Union européenne, une question morale. S'il y demeure, c'est bien. S'il s'en retire, c'est mal. L'idée que puissent exister d'autres grilles de lecture, liées aux rapports de forces séculaires entre France, Angleterre et Allemagne, et aux variations internes à cette triangulation (cf. mon dernier blog, ici même), ne semble pas effleurer nos puissants éditorialistes. Non, on se cantonne au Bien, et au Mal. Boris Johnson, Donald Trump. On les attaque sur leur chevelure, autant dire le degré zéro de l'analyse politique. (...) Cela n'a pas changé depuis 1974. J'avais seize ans, je suivais la politique avec passion. Dans la tourmente du Watergate, il fallait déjà, dans notre bonne vieille presse romande, embrasser les thèses démocrates, répéter fidèlement les griefs des journaux de la Côte-Est. Noircir à tout prix Nixon, diaboliser l'infâme. 45 ans plus tard, rien n'a changé. (...)

 

Didier Bonny: Du grand au petit écran : « Jalouse » (...) Cette femme dans la cinquantaine rongée par la jalousie a les traits de Karin Viard qui excelle dans ce rôle où elle est à la fois drôle, émouvante et souvent odieuse. Elle est très à l’aise dans des situations aussi bien comiques que tragicomiques qui se succèdent à un bon rythme, malgré quelques répétitions inutiles. Elle arrive à rendre crédible un personnage caricatural, condition nécessaire pour faire rire, mais également touchant. Les dialogues sont le plus souvent incisifs et percutants. Malgré le fait que Karin Viard soit de pratiquement tous les plans, les seconds rôles existent bel et bien grâce à un scénario qui les met à un moment ou à un autre en valeur et grâce également à leurs interprètes tous à la hauteur. 3 étoiles, « Jalouse ». RTS 1, mardi 17 décembre, 21h00. (...)

 

Marie-France de Meuron: Le geste adéquat au moment opportun Ainsi donc, des pathologies s'installent toujours plus profondément avec le temps qui passe et que le geste adéquat est reporté voire escamoté. Je viens d'être témoin du cas d'une femme qui présente un état de santé juste équilibré - donc avec menace de rechute - et qui attend que l'année 2019 passe pour changer d'assurance complémentaire afin de se faire rembourser un certain traitement. On voit là que la priorité a été déviée vers le côté financier, au détriment d'une amélioration de certaines douleurs et surtout de l'état général, ce qui diminuerait les menaces de rechute ou, à un niveau plus général, le risque d'attraper une grippe! Les exemples sont multiples : (...) Ce qui est déplorable, c'est à quel point on cherche à imposer des techniques médicales à partir de calculs mathématiques et statistiques au lieu d'enseigner aux individus à réveiller le médecin qui sommeille en eux, plutôt que de les inciter à surveiller la tire-lire qui trône dans leur environnement.

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