Charly Schwarz: Une démocratie à réinventer

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democratie ch.ch.jpgCharly Schwarz: Une démocratie à réinventer

Abbé Alain René Herbez: Jésus enfant d'Israël

Marc Schindler: Artiste, pas pédophile !

Adrien Faure: Le prioritarisme chez Rawls et Amartya Sen

Didier Bonny: « Charlie’s Angels »

JF Mabut: Une messe chez les parpaillots

Mireille Vallette: L’«anamnèse spirituelle»: une menace pour les mécréants

Charly Schwarz: Une démocratie à réinventer Il y a plusieurs façons de faire de la politique. Il n’y a pas que le lobbying, les campagnes électorales ou l’engagement dans les partis politiques qui intéressent les citoyens, il y a aussi la démocratie en ligne. On a le droit de demander des informations à nos autorités et ceux-ci ont le devoir de nous répondre (ce qu’ils ne font pas toujours), mais nous avons besoin de relations avec eux pour bâtir de bons services. Ce sont les services transparents qui sont les plus efficaces. Mais force est de reconnaître qu’en tant que citoyens, nous naviguons dans le noir sur la manière dont fonctionnent nos gouvernements, nous avons besoin d’informations lisibles par les ordinateurs et pas seulement par les humains. Il faut créer un site Internet permettant aux citoyens de faire part, très simplement, des problèmes locaux, dans leur rue, dans leur quartier. Des problèmes qu’ils voudraient bien voir résoudre par leurs élus (...)

 

Abbé Alain René Herbez: Jésus enfant d'Israël Au début du 2ème siècle de notre ère, un certain Marcion avait décidé que les Ecrits du Premier testament n’avaient plus rien à faire dans la vie des chrétiens. Pour cet hérésiarque amnésique et antisémite, tout commençait de zéro avec Jésus Christ et il mettait la Bible hébraïque aux oubliettes. La réaction de l’Eglise catholique fut immédiate et radicale : Marcion fut excommunié et sa communauté, pourtant importante au départ, disparut peu à peu. Mais l’esprit marcionite continua de travailler les consciences croyantes au cours des siècles et aujourd’hui encore, certains esprits, non sans illogisme, s’évertuent toujours à affirmer que le judaïsme n’a rien à faire dans les questions de la foi des chrétiens. Or, sans même évoquer le courant philosémite minoritaire mais toujours présent dans l’Eglise au cours du temps, malgré l’éloignement majoritaire, l’après-guerre a vu apparaître des initiatives telles que la rencontre de Seelisberg, où protestants, catholiques et juifs firent le point sur les errances idéologiques ayant conduit à la Shoah. Le christianisme retrouvait sa matrice originelle et ouvrait de nouveaux horizons de compréhension de la foi. Ainsi, après de trop longues périodes d’antijudaïsme et de déviances doctrinales, un nouvel avenir des relations judéo-chrétiennes se dessinait sur les bases retrouvées d’un héritage spirituel commun. (...)

 

Marc Schindler: Artiste, pas pédophile ! (...) Le monde politique et littéraire s’enthousiasme pour son talent : il reçoit un prix de l’Académie française et le Renaudot essai, il est fait officier de Arts et des Lettres. Il touche même une allocation du Centre national de Livre et bénéficie d’un appartement de la Ville de Paris depuis 1994. Un artiste, « l’homme cultivé qui ose briser les tabous, choquer le bourgeois. Un héritier de Gide, de Byron et de Casanova »! Matzneff, un pédophile ! Pas du tout, c’est un artiste ! Aujourd’hui, le monde a changé, les yeux se sont ouverts sur la liberté sexuelle prônée par les prédateurs. La fascination des intellectuels pour la pédophilie remonte loin. Nabokov, Gide citent la Grèce antique pour promouvoir la pédo-sexualité contre l‘ordre moral. Même le mouvement gay veut abolir l’âge minimum pour des relations sexuelles. Il a fallu que des associations de protection de l’enfance relayées par les réseaux sociaux donnent enfin la parole aux victimes des pédophiles. (...) Le monde a changé, c’est fini, tout çà ! Vous croyez vraiment ? Aujourd’hui, les prédateurs sexuels ne prennent plus de risque, ils préfèrent chasser dans les paradis touristiques trop heureux d’encaisser leurs devises sonnantes et trébuchantes.

 

Adrien Faure: Le prioritarisme chez Rawls et Amartya Sen Le prioritarisme de Rawls est un des composants de sa théorie de la justice. (...) Les deux principes sont les suivants : « (1) Chaque personne a une même prétention indéfectible à un système pleinement adéquat de libertés de base égales, qui soit compatible avec le même système de libertés pour tous. (2) Les inégalités économiques et sociales doivent remplir deux conditions : elles doivent d’abord être attachées à des fonctions et des positions ouvertes à tous dans des conditions d’égalité équitable des chances ; ensuite, elles doivent procurer le plus grand bénéfice aux membres les plus défavorisés de la société (le principe de différence) (...)

 

Didier Bonny: « Charlie’s Angels » « Charlie’s Angels est la troisième adaptation après 2000 et 2003 sur grand écran de la série télévisée des années 70 « Drôles de dames ». Il y est d’ailleurs fait allusion, de manière malheureusement trop rapide, dans le film. Réalisé par Elisabeth Banks qui tient également un des rôles principaux, ce troisième opus est résolument féminin, puisque même le fameux Bosley de la série est une femme. (...) Le film se laisse en effet voir grâce à ses actrices convaincantes, ses scènes d’action dans des lieux divers et variés qui s’enchainent à un bon rythme soutenues une bande originale efficace. (...)

 

JF Mabut: Une messe chez les parpaillots Paix aux hommes de bonne volonté! Ce sera peut-être, je l'espère, l' "Ite missa est" de la messe des catholiques genevois en la cathédrale Saint-Pierre de Genève, le samedi 29 février prochain. Une première depuis 1536. Souhaitons a minima qu'il contredira le dicton du jour:"Quand février prend un jour, souvent de catastrophes il est lourd" (...) Est-ce un chemin de pénitence de l'Eglise catholique qui n'a pas su garder les murs de Saint-Pierre en son sein et Genève dans le giron romain, alors que la messe y a été dite pendant plus de mille ans, du IVe au XVIe siècle?... Ce qui pose une autre question plus redoutable: la Réforme a-t-elle été une révolution religieuse ou une opportunité politique instrumentalisée par des bourgeois désireux de secouer le joug qui freinait la liberté de pensée et de commerce et le prêt à intérêt? (...)

 

Mireille Vallette: L’«anamnèse spirituelle»: une menace pour les mécréants (...) Ce lien entre foi et santé mentale est le thème d’un «dossier» de la Tribune de Genève publié le 23 décembre. Pour être bien dans ses baskets, devenons musulman! La TG confirme ce nouvel adage par la photo d’un adorateur d’Allah en prière. J’approuve: c’est bien parmi eux qu’on trouve le plus haut taux de bigoterie, mais j’ignorais qu’elle était le gage d’un extrême bien-être, voire d’une «plus grande longévité.» Qui aurait à la lecture de ce dossier le cœur de refuser ces catalyseurs de félicité que sont le foulard, le niqab, les halal, et le fait de faire soigner les musulmanes par des femmes (bientôt musulmanes elles aussi), ou de s’abstenir de prendre ses médicaments durant le ramadan? Foi, croyance, spiritualité… On déduit de cette découverte qu’inversement, refuser de gober les absurdités religieuses est très mauvais pour notre équilibre. (...) Je propose aux possesseurs de directives anticipées d’ajouter un paragraphe: «Sauf demande expresse de ma part, je refuse absolument que des soignants ou des aumôniers se préoccupent de ma spiritualité.» Cette idée a peu d’avenir: 80% des cliqueurs du dossier l’ont apprécié. (...)

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