Christian Brunier: Défendons et surtout écoutons la parole libérée des femmes

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femme queue de cheval.jpgChristian Brunier: Défendons et surtout écoutons la parole libérée des femmes

Djemaâ Chraïti: ”Prendre la mer ou une femme blanche?”

Jean-François Druz: Inde du Nord, sacrée et magique!

John Goetelen: Le méga-feu est sous contrôle

Jean-Noël Cuénod: Macron ne désarme pas !

Marie Barbey-Chappuis: Une Ville pensée aussi pour les aînes!

David Frenkel: Femmes d'ici et d'ailleurs

Christian Brunier: Défendons et surtout écoutons la parole libérée des femmes (...) Certains de mes congénères se sentent meurtris, comme s’ils étaient complices de ces salauds. Certains prétendent même ne plus oser sourire à une connaissance féminine ou éprouvent des craintes à monter seul dans un ascenseur avec une femme. Mais pourquoi ont-ils besoin d’être solidaires avec ces gros salauds qui ont abusé de leur pouvoir ? A quoi sert cette complaisance malsaine ? (...) Comme écrivait Simone de Beauvoir : « Personne n’est plus arrogant envers les femmes, plus agressif ou méprisant, qu’un homme inquiet pour sa virilité. » Moi, en tant qu’homme, je suis heureux de voir des femmes courageuses condamner leurs bourreaux. (...) C’est un devoir de tout humaniste pour que le machisme crève, promptement, dans la poubelle de l’histoire. (...)

 

Djemaâ Chraïti: ”Prendre la mer ou une femme blanche?” (...) Arrivé à Zinguinchor, je le convie à partager rapidement mon déjeuner, un riz au poisson au bord du fleuve Casamance avant de filer à l'aéroport. (...) Il regarde le fleuve, parfois je pense à prendre la mer, soupire-t-il. Sais-tu nager ? lui demandai-je. - Tu vois, je peux nager du bord à la barque ! ce qui fait environ 3 mètres. - Mais tu ne te rends pas compte, si tu tombes à l'eau , lui dis-je, ce n'est pas trois mètres mais des heures de nage dans des vagues et dans le froid. Et le permis international que tu m'as montré, il sera inutilisable et tes papiers aussi. Il inspire profondément, il est vrai que si me je noyais, mes parents mourraient de chagrin. Il y a un six mois, un gars du village est parti, on attendait de ses nouvelles. On attendait, attendait…. et un jour on apprend qu'il est mort. Sa mère est devenue folle puis est morte de chagrin, elle disait un monstre dans la mer a dévoré mon fils! (...) On peut avoir confiance en moi. Tu es d'accord Tata ? Tu vas m'aider ? Si tu penses que c'est mieux que je reste alors il faut juste que je puisse vivre dans mon pays et avoir de quoi manger et rester près de ma mère dont je suis le seul fils !

 

Jean-François Druz: Inde du Nord, sacrée et magique! Le Taj Mahal reste le monument qui me séduit encore et toujours. Comme l'Inde d'ailleurs! Je n'y suis allé que 6 ou 7 fois mais je ressens toujours attraction et étourdissement. L´Inde est magique et complexe. 33 millions de Dieux! Des castes à l'infini! On ne peut que se perdre et questionner! (...) Ce dernier voyage était en relation avec le Gange. Une petite croisière sur le fleuve au départ de Kolkata. Capitale impressionnante. On sent le passé colonial de cette ancienne capitale de l'Inde. (...)

 

John Goetelen: Le méga-feu est sous contrôle Dans l’édition papier de la Tribune de Genève de ce jour, la page 15 se trouve à l’intérieur du deuxième cahier. Et la bonne nouvelle, tout en bas à droite. En ligne, une fois sur le site TdG il faut chercher la page Monde, puis un article général sur la nourriture larguée pour les animaux, et dessous, un petit lien bleu: « Australie: le méga-feu est sous contrôle ». (...) Et alors? Alors depuis des semaines nous avons droit à des unes toujours plus dramatiques sur les incendies qui ravagent certaines régions d’Australie. On utilise ces feux aux fins de valider l’idéologie apocalyptique. On en fait (à tort) un enjeu mondial. On instille doucement l’idée que la planète brûle. Et quand ce feu est annoncé sous contrôle, on lâche avec parcimonie une brève ou un article introuvable. (...) Le site des climato-réalistes a publié ici une synthèse des causes de ces récents feux.

 

Jean-Noël Cuénod: Macron ne désarme pas ! En pleine crise des Gilets Jaunes, Emmanuel Macron avait sans doute jugé opportun de ne pas ouvrir un nouveau front de mécontentement. D’où sa promesse de ne plus toucher à la Loi de 1905. Promesse de Gascon, apprend-on maintenant. Désormais, les Gilets Jaunes ont pâli et l’attention publique se fixe sur la question compliquée des retraites. Alors, pourquoi ne pas se lancer dans une nouvelle tentative pour réécrire la Loi de 1905 ? Initiative dangereuse et malsaine pour plusieurs raisons. Tout d’abord, le texte séparant l’Etat des institutions confessionnelles n’a pas pris une ride (on peut en juger en cliquant ici : (...) Pourquoi inclure dans la loi de séparation des mesures pour assurer la transparence des fonds destinés aux institutions cultuelles ? Non seulement elles n’ont rien à y faire mais surtout, il existe, ici et maintenant, tous les dispositifs nécessaires pour assurer cette transparence. C’est à Tracfin d’assurer cette tâche (...)

 

Marie Barbey-Chappuis: Une Ville pensée aussi pour les aînes! En novembre dernier, j'ai partagé pendant 24 heures le quotidien des pompiers professionnels du Service d'incendie et de secours (SIS) de la Ville de Genève. (...) Ce qui m'a le plus frappée lors de cette immersion, c'est de constater que les pompiers ne sont pas "seulement" ceux qui éteignent le feu: ce sont aussi des confidents et des "anges gardiens" témoins de l'isolement et de la solitude des personnes âgées. Il y a 15 ans, les sapeurs-pompiers se rendaient quelques dizaines de fois par année au domicile de personnes âgées isolées pour les aider à se relever après une chute. Aujourd'hui, c'est plus de 800 "relevages de personnes" par année qu'ils effectuent, soit plus de deux par jour! Nos pompiers sont devenus des acteurs-clés dans une société qui oublie trop souvent le lien social. La population suisse vieillit. En 2040, près d'une personne sur quatre résidente en Ville de Genève (23%) aura plus de 65 ans, et le nombre de celles ayant plus de 80 ans aura doublé. (...)

 

David Frenkel: Femmes d'ici et d'ailleurs (...) Quinze jours s’écoulèrent. L’oncologue en examinant le scanner que Loïc venait de passer était estomaqué : il n’y avait aucune trace de tumeur. Il était en proie à un terrible pressentiment car la douleur continuait à torturer la pauvre Francine. Il la pria de se soumettre à un nouvel examen médical. (...) Le malheur de Francine libéra le sentiment qu’elle avait pour Océane. Elle l’aimait depuis le premier jour où leurs yeux s’étaient croisés. Les mirettes de sa collègue, d’un noir si profondément humain, l’attiraient irrésistiblement par leur bienveillance consolatrice. Vendredi, avant la Toussaint, elle colla un baiser sur la bouche d’Océane. Loïc, lui qui avait pourtant si peu embrassé, en fit de même ; la joie d’être bien-portant avait ouvert l’écluse. Océane prit ces effusions avec détachement ; elle s’imagina cependant que la France avait baisé sa négritude. Loïc était content, il avait réussi à programmer une fiction sur son ordinateur.

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