Rodolphe Weibel: J’ai présenté la boucle CFF genevoise

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boucle weibel.jpgRodolphe Weibel: J’ai présenté la boucle CFF genevoise

Marie-France de Meuron: Deviendrons-nous tous myopes?

Christian Brunier: Souris ! Respire ! Ralentis !

Edmée Cuttat: Golshifteh Faharani, psy hors du commun dans ”Un divan à Tunis”

Joseph Daher: Une nouvelle tentative de liquidation de la question palestinienne

Didier: Bonny: « Les Traducteurs » : raté

Danielle Bertola: Une petite idée

Rodolphe Weibel: J’ai présenté la boucle CFF genevoise Mardi dernier, j’ai été entendu par les deux Commissions des travaux et des transports du Grand Conseil, réunies, dans le cadre de leur étude du projet de loi PL 12525 ouvrant un crédit d’étude pour la prolongation des voies CFF de l’Aéroport de Genève en direction de Lausanne (dite « la boucle ». https://ge.ch/grandconseil/data/texte/PL12525.pdf Pour exposer le projet de la boucle, le confronter au concept de ses adversaires, j’ai distribué à chaque commissaire un document de 27 pages. 2020.02.04 Audition GrandConseil DocDistribue.pdf Ce document se termine par une conclusion, fractionnée sur deux horizons : 1. à l’achèvement du concept des administrations et des CFF, pas avant 2045, comprenant d’une part 4 voies et deux quais supplémentaires à Cornavin, d’autre part une nouvelle gare à l’aéroport, desservie pas sa propre ligne de desserte depuis Cornavin via Les Nations. A cet horizon, la boucle existerait depuis 2030, et 2. à l’achèvement en 2031 de la seule 1ère étape d’extension de Cornavin, celle convenue en décembre 2015 par la Convention-cadre engageant la Confédération, le Canton, la Ville et les CFF. A cet horizon, la boucle serait déjà achevée. Voici cette conclusion. (...)

 

Marie-France de Meuron: Deviendrons-nous tous myopes? (...) Pas étonnant que la myopie s'amplifie dans notre civilisation dans la mesure où nous imposons à nos yeux des heures sur des téléphones portables ou sur des écrans d'ordinateurs. C'est comme si nous vissions le regard sur une certaine distance, à quoi s'ajoute le fait que nous en oublions de cligner des yeux. Ainsi, ils manquent de gymnastique pour les entretenir, ce qu'ont compris ceux qui pratiquent le yoga des yeux ou la méthode Bates. Mais la myopie est aussi une vue courte sur la matière condensée et l'infiniment petit. Depuis quelques semaines, une attention énorme se porte et se concentre sur le coronavirus et tous les moyens pour le contenir, si possible le maîtriser. Comment se fait-il que l'être humain, micro-univers possédant des pouvoirs énormes, se laisse envahir pareillement par une entité porteuse de quelques gènes, entité physique certes mais qui suscite tant de réactions sur plusieurs plans, psychiques, affectifs et rationnels? (...)

 

Christian Brunier: Souris ! Respire ! Ralentis ! Je suis plutôt distant envers les religions et ne suis pas bouddhiste, même si quelques-unes de ses valeurs sont proches des miennes. Tchich Nhat Hanh, Moine bouddhiste, énonce un beau programme : Souris ! Respire ! Ralentis ! Souris ! Le sourire est un appel à l’échange positif. Plus tu l’utilises, plus tu te sens bien et plus les autres sont ouverts à toi. En souriant, ton cerveau libère des endorphines, stimulatrices d’un moral au beau fixe. Bonheur assuré et anxiété anéantie. Respire ! Respirer consciemment, en mettant en action notre abdomen, détoxifie notre corps. L’augmentation de l’oxygène dans notre sang, dope notre vitalité et fait chuter notre stress. Notre souffle profond renforce notre système immunitaire. Ralentis ! La mode est à l’urgence. (...)

 

Edmée Cuttat: Golshifteh Faharani, psy hors du commun dans ”Un divan à Tunis” Psychanalyste à Paris pendant dix ans, Selma (magnifique Golshifteh Faharani) décide de rentrer à Tunis et ouvre un cabinet dans une banlieue populaire. Après des décennies d’une dictature qui avait plongé le pays dans le chaos entre crise économique, islamisme et terrorisme, la révolution a rendu le pays bavard. Et la demande de libérer la parole est désormais forte. La réussite du film tient surtout à son interprète principale, cette psy hors du commun incarnée par la sublime et solaire Golshifteh Faharani. La charismatique Iranienne exilée en France porte non seulement le divan sur ses épaules si l’on ose dire, mais alimente et enrichit son personnage par son propre parcours de vie.(...)

 

Joseph Daher: Une nouvelle tentative de liquidation de la question palestinienne (...) A bien des égards, ce plan de paix vise à réaliser le Plan Allon (du nom du général israélien Yigal Allon à l’époque où il était Vice-Premier ministre) mis en place tout de suite après la guerre des Six jours en 1967. Ce plan prévoyait la construction des colonies et de bases militaires, de manière à s’assurer le contrôle stratégique des territoires, sans annexer les zones où la population palestinienne est concentrée (villages, villes, etc.), qui seraient sous le contrôle d’une autorité arabe collaborationniste. Initialement, le plan prévoyait de rendre ces zones à la monarchie jordanienne, ensuite avec les accords d’Oslo signées en 1993, l’Autorité Palestinienne a joué ce rôle. A bien des égards, les accords d’Oslo, morts avec le déclenchement de l’intifada de 2000, s’inscrivaient également dans les dynamiques du plan Allon. Ce n’est donc pas une surprise de voir l’ensemble de l’élite politique israélienne de l’extrême droite de Netanyahu du dit centriste Benny Gantz soutenir le plan de paix états unien. Gantz a demandé au Parlement de voter en sa faveur et a qualifié Trump de « véritable ami » d’Israël. Cela démontre qu’aucune partie de l’élite politique israélienne sioniste ne peut être considérée comme « modérée » ou pire un allié dans la lutte pour la libération du peuple palestinien. (...)

 

Didier: Bonny: « Les Traducteurs » : raté C’est en lisant des articles sur la traduction du livre de Dan Brown « Inferno », qui relataient que douze traducteurs internationaux avaient été enfermés dans un bunker en Italie pour traduire le roman, que Régis Roinsard, le réalisateur, a eu l’idée d’en faire un film. (...) Débutant comme un roman d’Aghata Christie, « Les Traducteurs » se transforme en film d’arnaque pour se finir en film de vengeance. Ce mélange des genres assumé par le réalisateur qui « aime bien l’idée de changer de genre dans le même film, mais à condition de jouer avec les codes » est la grande faiblesse du film qui souffre d’un scénario complètement invraisemblable. Et pour tout dire, plus le film progresse, plus c’est du grand n’importe quoi, à l’image du personnage joué par Lambert Wilson qui part en vrille. Les rebondissements s’enchainent les uns après les autres jusqu’à vider complètement de son sens l’intrigue de départ pourtant intéressante sur le papier. Raté. (1 étoile) Toujours à l'affiche 5 étoiles. « 1917 ». (...)

 

Danielle Bertola: Une petite idée Pour augmenter le nombre de logements, on pourrait commencer par transformer une partie de ce magnifique parc de bureaux vides qui représente 337'818 m2 (selon ge.ch/statistiques du 1.6.2018). La LDTR a bien été votée en juin 2015 et pourtant selon la rts.ch du 17.8.2018, le résultat des transformations de bureaux en logements demeure insignifiant. Dommage. Sûr qu'on commencerait par les bâtiments construits pour des logements et qui ont été transformés en bureau. Pour les propriétaires qui souhaiteraient sauter le pas, les nombreux écueils administratifs existants ne pourraient-ils pas être aplanis?

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