Antoine Vielliard: Si le PLR Genevois était encore libéral ou radical...

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vielliard 2020.jpgAntoine Vielliard: Si le PLR Genevois était encore libéral ou radical...

Rémi Mogenet: L'anneau de Tolkien et l'énergie nucléaire

Simon Brandt: Opération Cumulus

Jean-Noël Cuénod: Après le coronaviru, quelles souverainetés ?

Abbé Alain-René Arbez: Saint Valentin devient saint cupidon

Pascal Décaillet: Des hommes et des femmes libres

John Goetelen: Tempêtes, des médias au bord de l’hystérie

Pascal Holenweg: Le ”cas Trump” : insubmersible ?

Antoine Vielliard: Si le PLR Genevois était encore libéral ou radical... Si le PLR Genevois était encore libéral ou radical, il défendrait sa vision d'un hyper-développement économique en ayant la cohérence d'assumer le développement urbain qui va avec les taux records d'imposition des entreprises de RFFA... mais le PLR est devenu seulement conservateur et il ne défend plus que les intérêts étriqués et contradictoires des propriétaires de villa d'une part et des actionnaires d'autre part. Ses incohérences créent chaque année des milliers de pendulaires supplémentaires qui saturent les infrastructures de notre agglomération. Si le PLR Genevois était encore libéral ou radical, il n'aurait jamais voté l'attribution d'un 14ième mois de salaire aux seuls haut-fonctionnaires résidant dans le canton de Genève. S'il était encore libéral ou radical, il se moquerait des lieux de résidence et n'accorderait de l'importance qu'aux compétences, au travail et aux réalisation. (...) Si le PLR Genevois était encore libéral ou radical, il ne défendrait pas non plus les forfaits fiscaux mais défendrait l'idée que chacun doit être traité avec égalité pour une concurrence pure et parfaite. (...)

 

Rémi Mogenet: L'anneau de Tolkien et l'énergie nucléaire Dans sa correspondance, J. R. R. Tolkien a énergiquement nié que son Seigneur des anneaux fût une allégorie de la Seconde Guerre mondiale – notamment parce qu'il affirmait que s'il avait voulu faire une telle allégorie, il aurait montré le camp du bien utilisant l'anneau de Sauron! Il faisait allusion à la bombe atomique. Lui aussi (comme David Lynch et Rudolf Steiner) liait l'énergie atomique à la magie d'un ange déchu, et susceptible de libérer sa puissance. Charles Duits faisait à son tour d'Hiroshima l'expression suprême du mal tel que le matérialisme l'avait créé, avec Auschwitz. Et c'était un grand homme – mon auteur francophone préféré, sans doute. Pour jeter l'Anneau au feu qui peut le détruire, il faut des trésors de moralité, nous rappelle Tolkien, dont seuls de petits êtres, des gens humbles peuvent donner l'exemple – et encore faut-il qu'ils comptent comme Frodo sur la Providence, le mal incarné par Gollum et qui accomplit sans le vouloir les desseins du Très Haut. Car on se souvient qu'au bord de l'abîme de feu, le hobbit refuse de laisser tomber l'anneau, et qu'il faut que Gollum l'attaque et lui coupe le doigt avec les dents pour qu'il s'en empare et tombe avec lui dans le volcan. (...)

 

Simon Brandt: Opération Cumulus Deux mois après l’opération « Cumulus », qui est le nom de code (si, si vous avez bien lu…) donnée par certains éléments de la Police Judiciaire à la mascarade dont j’ai été la victime le vendredi 13 décembre 2019, je suis heureux de constater que certains médias commencent à prendre un peu de recul sur cette affaire. Notamment en soulignant la disproportion totale entre la violence de l’action policière et les faits qui me sont reprochés (violation du secret de fonction), lesquels ne reposent sur rien. Jugez plutôt. (....) Avec l'accord de son auteur, vous trouverez ci-dessous l'article d'Antipresse par Slobodan Despot sur mon affaire. “Un scandale peut en cacher un autre. On découvre ici comment un espoir de la politique genevoise est devenu un dégât collatéral de la chute de son mentor, Pierre Maudet. Mais la persécution du lanceur d’alerte Simon Brandt par le procureur Jornot est bien plus choquante. Elle nous montre comment nous sommes médiatiquement dressés à voir l’accessoire plutôt que l’essentiel et comment l’intimidation morale l’emporte de plus en plus sur le langage des faits.” (...)

 

Jean-Noël Cuénod: Après le coronaviru, quelles souverainetés ? Après les décennies au cours desquelles l’ultracapitalisme, incarné par Reagan-Thatcher, s’est imposé sur toute la terre, le dérèglement climatique fait prendre conscience à une part croissante des populations que cette machine infernale va nous projeter contre le mur. Cependant, même si le temps presse, le dérèglement climatique n’est pas encore perçu comme relevant de l’urgence absolue, immédiate. Aujourd’hui, cette urgence absolue, immédiate, c’est l’actuelle épidémie du nCov qui nous l’impose. (...) Dès lors, se pose la question des souverainetés. (...) La souveraineté nationale n’est donc pas la seule à considérer. La souveraineté locale devrait être respectée en premier lieu afin de privilégier les échanges de proximité. Elle ne l’est pas suffisamment, surtout en France. Acheter des objets à l’autre bout du monde, alors qu’ils peuvent être manufacturés dans l’immeuble d’à côté, n’est peut-être pas la solution la plus intelligente. (...) Cette structure est archiconnue, il s’agit du bon vieux fédéralisme (...) L’Union européenne a choisi un curieux mode d’organisation ni centraliste ni fédéraliste qui n’aboutit qu’à l’impuissance. (...)

 

Abbé Alain-René Arbez: Saint Valentin devient saint cupidon Valentin était un évêque romain. Il fut décapité sur ordre de l’empereur Claude en 268. Il avait osé transgresser les décisions impériales en célébrant un mariage chrétien entre Serapia et Sabin. (...) la Saint Valentin, initialement dédiée à une union loyale et durable, est devenue la fête des amoureux pour partenaires provisoires. Au contraire des idées reçues, la société a donc paganisé et popularisé une fête aux motivations spirituelles en occultant les dimensions éthiques qui l’accompagnaient. C’est au XIV° siècle que la Grande Bretagne a popularisé la St Valentin pour les amoureux. Mais le promoteur de la célébration était un Vaudois établi outre-Manche, le capitaine Othon de Grandson, qui dans ses poèmes mettait en valeur les serments d’avenir que se font les véritables âmes sœurs (« Le souhait de Saint Valentin »). (...)

 

Pascal Décaillet: Des hommes et des femmes libres (...) Le 17 mai, le peuple et les cantons se prononceront sur cette question essentielle. Ils le feront en toute liberté, prenant en compte tout autant les arguments des initiants que la machine de guerre des opposants, lancée hier par Karin Keller-Sutter. Comme le 9 février 2014, les Suisses se prononceront en hommes et femmes libres, citoyens mûrs et vaccinés, n'ayant de leçon, pour chacun d'entre eux, à recevoir que de leur conscience individuelle, leur intime conviction de l'intérêt supérieur de leur pays. Le droit de vote de chacun d'entre nous est intouchable, indivisible, inviolable. Il est une part infinitésimale, mais sacrée, de la souveraineté nationale.

 

John Goetelen: Tempêtes, des médias au bord de l’hystérie (...) Visiblement peu de journalistes ont étudié l’histoire du climat. Ils vivent sans passé, dans un éternel présent médiatique où tout est toujours « plus » qu’avant, puisqu’on a oublié avant. Il vivent dans le saisissement du moment et dans l’attente de la prochaine sidération. Tout cela est excessif, abusif et généralement faux. Emmanuel Garnier le démontre dans un document intitulé: « Histoire des tempêtes ». Emmanuel Garnier est une pointure qui a la confiance de ses pairs. Il est historien, membre senior de l’Institut universitaire de France, directeur de recherche CNRS et historien du climat et des risques au Laboratoire Littoral, Environnement et Sociétés. (...)

 

Pascal Holenweg: Le ”cas Trump” : insubmersible ? (...) En attendant quoi l'opposition à Trump se retrouve avec le vieux dilemme de toute élection au scrutin majoritaire (même indirect, comme aux USA), dilemme que la gauche française a connu pendant tout le temps, révolu, où elle pouvait espérer emporter l'"élection suprême", celle de la présidence de la République : quelle candidature est la mieux à même de rassembler derrière elle une majorité de l'électorat (et, aux USA, dans une majorité d'Etats) ? Une candidature de combat ou une candidature de consensus, capable d'attirer à elle une partie de l'électorat centriste et de l'électorat sans préférence politique ? Trump a été élu sur le mode de la candidature de combat. Face à lui, Bernie Sanders se présenterait le même mode. Mais Clinton avait, lui, été élu sur le mode de la candidature de consensus -et là, c'est Buttigieg qui serait le candidat idéal, plus que Joe Biden. Et on a beau assurer au sein de la base du parti qu'on va "faire bloc" contre Trump, dans les "primaires" le "bloc" tient plutôt de la mosaïque, Sanders et Warren assurant que seul un programme de gauche mobilisera la base, Buttiglieg et Biden qu' un tel programme repoussera vers Trump tous ceux pour qui toute étiquette de gauche est un repoussoir. (...)

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