28 février: Les soins pâlis et hâtifs - épisode 1 "La sonde"

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piwi livre.jpgNous n'avions plus de nouvelles de Per Amann alias Blondesen. Qui lutte contre la mort dans son lit du Cesco, rebaptisé hôpital de Bellerive. Et voilà qu'après un mois de silence, Pascale s'est remise au clavier. Son billet s'intitule: Les soins pâlis et hâtifs - épisode 1 "La sonde" et paraît sur PiWi. journal d'un vilain papillon de nuit.

J'ai faim!
- Oui, mais vous ne devez pas manger.
- Mais j'ai faim! Pourquoi ne me mettez-vous pas la sonde alimentaire alors?
- Nous allons voir, nous en discuterons lors du colloque. De toute façon, la sensation de faim va passer au bout de quelques jours...

A lire une boule dans la gorge. Plusieurs messages déjà lui souhaitent du courage... Une autre boule dans la gorge à l'évocation de ce billet de Stéphane Valente qui relaie cet appel pour Max

Un appel pour Max par Stéphane Valente
Plus que jamais, Max a besoin du soutien de chacun d'entre nous pour recouvrer sa liberté. Vous aussi vous pouvez aider et soutenir Max qui en a bien besoin. Max a déjà passé 589 jours loin des siens... 589 jours qu'un innocent paye pour une affaire qu'il n'a ni voulue, ni provoquée... Alors si vous aussi vous réalisez que cela aurait pu arriver à n'importe lequel d'entre nous, simplement parce que nous avons commis le crime d'être porteur du passeport à croix blanche... alors signez, vous aussi, l'appel à la libération de Max...

Jean Cocteau, un cocktail qui dérange par Djemâa Chraïti
Un après-midi pas comme les autres au Palais des Lumières à Evian, les eaux des fontaines bruissent discrètement et rappellent la belle époque de la ville thermale avec un je-ne-sais-quoi de suranné. On y  découvre  à travers une riche exposition  un Cocteau qui vous enivre tant il y à admirer. L'homme et son oeuvre immense. Poésie, roman, cinéma, théâtre, danse, plastique, une vie qui se conjugue au pluriel sur les pas d'un magicien.  450 pièces exposées dont un tiers de livres rares. (Jusqu'au 23 mai au Palais Lumière Evian)

... les "Poisons" par Myriam Blal
Quand le « New Look » de Christian Dior fait son apparition dans le monde de la parfumerie, il étonne et détonne. Sa saga des « Poisons » est un hymne à chacune des séductrices qui sommeillent en nous. De la femme fatale et diabolique à la jeune fille naïve et effarouchée. Leur point commun reste la séduction à outrance, ce pouvoir d’attraction dangereux, qui empoisonne.

Clandestins (suite) par Eric Bertinat qui répond à Boris Drahusak...
Je ne m’oppose pas à la présence d’enfants de clandestins dans nos écoles. L’accepter comme le font nos autorités, c’est évidemment prendre en compte leur statut, celui de leurs parents. Donc, parlons d’eux. Toutes ces personnes vivent une situation sans avenir. Si ce n’est celle d’être utilisé comme de la chair à patron jusqu’au moment où elles seront obligées de rentrer chez elles. C’est leur situation actuelle, que cela plaise ou non. Le marché de l’emploi étant ce qu’il est, elles sont corvéables à merci tant qu’elles resteront dans la clandestinité. Comment fermer les yeux sur un statut proche de l’esclavage ? Elles doivent donc se régulariser. Et accepter que les autorités suisses ne puissent peut-être pas leur répondre favorablement. Cette réflexion me semble être celle du bon sens. A moins que vous n’acceptiez le travail au noir.

...mais pas à Jean-François Huguelet qui estime qu'il faut aller encore un peu plus loin
Et c’est là que l’idée de la municipalité de Lausanne déploie la bonne question : si le droit n’est pas en mesure de régler le statut d’un jeune sans-papiers dans des délais humainement supportables, peut-être que l’économie peut le faire. Lui offrir l’opportunité d’entrer en apprentissage pour tenter d’obtenir un CFC est peut-être le meilleur moyen de protéger un jeune sans-papiers contre l’exploitation ou les réseaux délinquants. De plus, cela lui donnerait de meilleures chances d’intégration sociale. Pour ma part, je souhaiterais même qu’on aille plus loin pour les jeunes concernés.

Quand Philippe Djian s’égare par Jean-Louis Kuffer qui nous offre aussi 32 -excusez du peu - zappings de lecture
L’œuvre de Philippe Djian, auteur «culte» révélé en 1985 par 37°2 le matin et quelques autres romans «djeunes», a été marquée par une évolution remarquable et la constitution d’un véritable univers, dans les marges déglingués de la société, où la famille éclatée se recompose en tribus plus ou moins sauvages. Romancier d’instinct fortement influencé par les Américains, l’auteur, passé chez Gallimard avec Sotos, en 1993, puis dans Assassins, Sainte-Bob ou Impuretés, entre autres, a développé une observation rappelant parfois Simenon, ou Patricia Highsmith, sur les destinées de l’humanité moyenne. Recherchant parfois l’effet (le succès ?), Djian fut souvent inégal, comme dans le pénible Vers chez les Blanc se la jouant « hard », ou dans sa série laborieuse de Doggy Bag. Avec Incidences, Philippe Djian se voudrait un percutant satiriste, gorillant la cuistrerie académique et le politiquement correct. N’est pas hélas Philip Roth qui veut.

Comment passer du crocus à Satie par Gilbert Salem
Les gens sont impatients… Il leur suffit de quelques embellies trouant la grisaille de février, d’une variation inhabituelle des baromètres, pour qu’ils sentent venir le printemps. Ils miment le devin de l’Antiquité grecque en léchant leur index pour le pointer vers le ciel.

Recettes de grand-mère par Albert Rodrik
Voici, à l’usage des partis politiques genevois qui doivent renouveler leur présidence, une recette extraite du livre de ma grand-mère.

«Katutura», la transfiguration et le Mont Tabor par Claire Marie Jeannotat
Hier matin, au petit déjeuner conventuel, je mentionne l'évangile du jour « la Transfiguration » lu dans les églises catholiques aujourd'hui, et ma consœur, ayant fait un pèlerinage en Terre sainte, me dit avec un rire en sol majeur: « Quand nous sommes arrivés au Tabor, il y avait un énorme orage! » Jean, le seul des quatre évangélistes ayant été au Tabor ce matin-là n'en dira pas un mot dans son évangile alors que c'est Mathieu, Luc et Marc, qui n'étaient pas là, mais  qui rapportent ce qu'on leur a dit. (...) «Katutura» signifie «nous n'avons pas ici bas de cité, ni de temple ni d'église qui durent » selon l'expérience des migrants sur terre dont nous sommes.

M est plus frais que C par Antoine Bachmann
Qui que quoi? Il s'agit de deux chaînes de supermarchés qui dominent le paysage helvétique, mais la déontologie du blogueur lui interdit de mentionner des marques, ce qui leur ferait de la publicité. Est-ce que M est plus frais que C? Oui, sur la base de l'exemple que je vais donner ci-dessous.  Je ne sais s'il est représentatif, ou non, du reste de l'offre, et donc que C ne viennent pas me reprocher ce récit s'il vous plaît.

Je hais l’argent ... par Daniele Bianchi
"Je hais l’argent ..." C’est une phrase sprayée sur le mur d’une maison genevoise que je découvre en me promenant et qui m’interpelle. Est-ce qu’on déteste l’argent quand on en a ou quand il manque ? Je pense à la phrase de Nadine de Rothschild dans une récente interview : “J’ai été pauvre, j’ai été riche. Riche c’est quand même mieux!”

La différence d’âge dans les couples par John Goetelen
Madonna, Demi Moore, Claire Chazal et bien d’autres femmes sont en couple avec un homme parfois beaucoup plus jeune qu’elles. Si l’on dit des hommes qu’ils cherchent de la chair fraîche, que faudrait-il dire des femmes qui prennent des hommes plus jeunes? Qu’elles veulent juste des sex toys, des objets sexuels? La différence dérange souvent: que n'a-t-on pas dit il y a une vingtaine d'année sur les couples de couleur ou de religion différentes?

Eau en bouteilles autorisée par Carol Scheller, une Genevoise qui traduit les nouvelles en anglais de Gaza, rapportées pour Maan News par Raed Fattouh, responsable pour les passages de frontière ouverts ou fermés d’accès aux gens et aux importations dans la bande de Gaza...

La viande Halal dans des restaurants exclusivement dédiés à une certaine clientèle… par Maurice-ruben Hayoun
(...) D’aucuns trouveront paradoxal qu’un homme comme moi défende la consommation de viande de porc (que je n’ai jamais goûtée). Non, ce que je défends, c’est le droit de chacun d’en manger ou de ne pas en manger. Or, en décidant que tels établissements ne serviraient plus jamais de viande porcine, on crée une sorte de ghetto alimentaire, on contribue au repli communautaire, on segmente la population et on exclut la cohabitation, règle fondamentale de toute société civile. (...) Le pire des rejets, la pire des exclusions, sont ceux que l’on s’impose à soi-même.

Le paraître par Marie-France de Meuron, John Goetelen, Philippe Souaille, Djemâa Chraïti, Philémon Bissig, Aurore Bui et Haykel Ezzeddine publié dans Billets collectifs autour des choses de la vie

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