31 mars: Ah, Zurich! Ah, Basel! Oh Genève!

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cart Julien large.jpgHier c'est Aurore Bui (qui livre ce jeudi la formule magique de Babette Keller) qui s'alarmait du burnout des mamans. Aujourd'hui c'est son collègue de parti Julien Cart qui réclame à papa Etat plus de soutien pour les parents (non pas défaillants mais sans moyens). Conforme à l'idéologie de la droite que dénonce l'objecteur de croissance, Pierre Weiss affirme lui sur "Par amour de la liberté": "Noter le comportement de l'élève: un symbole nécessaire de l'autorité".

Après avoir donc donné une fessée à la Constituante - saluée par Boris Calame, Danielle Bertola et hier déjà par Pascal Décaillet -, notre Conseil d'Etat est donc retourné ce jeudi sur les bancs de l'école à Chamonix ce qui suscite l'ire d'Henry Rappaz. Les professeurs étaient l'ancien maire de Zurich, le théoricien du soft power Xavier Comtesse d'Avenir Suisse et un professeur de l'EPFL...  Je note dans Vu du Salève, que les géographes, urbanistes, futurologues et autres juristes de notre bonne Alma Mater apprécieront sans doute de n'avoir pas été invités. Jürg Bissegger, qui n'est hélas pas (encore?) blogueur, commente la duperie constitutionnelle.

Bertrand Buchs revient sur la nomination de René Prêtre  qui a échappé à Genève: "ça grenouille, bd de la Cluse", paraît-il. Pascal Décaillet nous apprend que "Le patronat vote Bertinat". Philippe Souaille se demande: "Peut-on être royaliste en Suisse ?" Interviewée par David Rochat, Esther Alder déclare vouloir en priorité des logements d'urgence pour les plus démunis et appelle à la manifestation de samedi.

Alexandra Cohen par Pascal Décaillet Alexandra Cohen m'a succédé, l'automne dernier, aux Matinales de Radio Cité, que j'avais assumées de 2008 à 2010. Elle vient de présenter, ce matin, sa dernière émission, et s'en va voler vers de nouveaux horizons, qu'on lui souhaite les meilleurs. Avec sa motivation, la clarté cristalline de son jugement, sa puissance de travail, Alexandra est l'un des espoirs du journalisme radiophonique en Suisse romande. Presque tous les matins, avec Alexandra Cohen et un autre grand espoir du micro, Olivier Francey, devant un café, nous refaisons le monde. Ces deux-là ont prodigieusement envie d'en découdre, dans les années qui viennent, avec ce métier passionnant et difficile, au cœur de la Cité. Ces deux-là se battent et, déjà, ne demandent rien à personne. Déjà, ils ne craignent plus guère les ennemis, les pressions. J'ai beaucoup apprécié les Matinales d'Alexandra. Et me réjouis de découvrir celles d'Olivier....

A quand une politique de soutien à la parentalité digne de ce nom ? par Julien Cart (...) Ce ne sont pas   la réfection des ascenseurs ou les formations à la violence (pas inutiles en soi au contraire) qui vont changer quoi que ce soit quant au fond de la politique de prise en charge des difficultés des familles et mineurs à Genève et répondre aux demandes des employés du Service de protection des mineurs. (...) Faut-il responsabiliser les familles en disqualifiant un peu plus les parents défaillants, en cherchant à leur imposer l'usage d'une autorité qu'ils n'assument plus ou faut-il, à l'inverse, soutenir la fonction parentale et accompagner et restaurer plutôt que de stigmatiser les défaillances ? C'est donc bien deux idéologies qui s'affrontent. D'un côté la gauche, pour qui entre les individus il n'y a pas de différences d'ordre psychologique, mais bien une différence dans les supports sur lesquels chaque individu peut se reposer, et qu'il s'agit justement pour le politique d'agir là-dessus. Et une droite qui stigmatise les personnes en difficulté, quand elle ne provoque pas des coupures budgétaire en matière de soutien à la parentalité...

Noter le comportement de l'élève: un symbole nécessaire de l'autorité par Pierre Weiss (...) Relation. C'est en l'occurrence le mot-clé. Car deux autres acteurs au moins sont impliqués par l'existence de l'élève : l'enseignant et le parent. Le premier fait l'objet d'une évaluation périodique par ses supérieurs. Il va donc de soi que la note de l'élève ne pourra être donnée par un enseignant en bermuda, marcel et santiag dès le retour du printemps ! Mais le parent - de préférence les parents - est aussi placé face à sa responsabilité de montrer à son enfant la valeur qu'il accorde au savoir et à l'école, modèle réduit de la société. Et donc le respect qu'elle mérite. A noter - c'est le cas de l'écrire... - que le comportement défaillant des parents doit aussi être sanctionné. (...)

A Carouge : tambourin pour la Tambourine par Nicolas Walder Festivités du 225ème, aménagements urbains « hyper-design », concours pour le centre communal, subventions à la réfection des bâtiments, la ville de Carouge prend soin de son centre historique et c'est tant mieux.  Mais ce n'est pas une raison pour délaisser les quartiers périphériques. Certains semblent presque « abandonnés » de nos autorités. On pense bien sûr à la Tambourine qui a frôlé la sur-densification...

Le patronat vote Bertinat par Pascal Décaillet La Fédération des Entreprises Romandes vient d'adresser à ses membres ses recommandations de vote pour l'élection à l'exécutif de la Ville de Genève. A l'issue d'une lettre d'une page, qui condamne au vitriol le bilan politique de la gauche, le patronat appelle à voter, comme on s'en doute, pour Pierre Maudet, Florence Kraft-Babel et Michel Chevrolet. Mais aussi, pour Eric Bertinat.

Logements d'urgence pour les plus démunis par Esther Alder interviewée par David Rochat On reproche parfois aux Verts de ne s'occuper que de notre avenir sur le long terme, alors que les citoyens ont des préoccupations immédiates. Quelles actions mettrez-vous en œuvre pour répondre aux besoins actuels des genevois si vous êtes élue? E. A. : Du logement d'urgence pour les plus démuni-e-s : pour les personnes qui vivent dans la rue ! Voilà ma priorité... C'est une Esther Alder énergique, motivée et convaincante qui me fait l'honneur de répondre à trois questions. A vous de juger !

Ah, Zurich! Ah, Basel! Oh Genève! Par JF Mabut Notre Conseil d'Etat est retourné ce jeudi sur les bancs de l'école. Les professeurs étaient l'ancien maire de Zurich, le socialiste Elmar Ledergerber (...), le théoricien du soft power Xavier Comtesse d'Avenir Suisse et le professeur Jacques Lévy, professeur ordinaire de géographie et d'aménagement de l'espace à l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne...  Les géographes, urbanistes, futurologues et autres juristes de notre bonne Alma Mater apprécieront sans doute de n'être pas invités. Le Conseil d'Etat aurait pu également inviter l'architecte genevois Charles Pictet à qui l'on doit le premier concours sur le quartier La Praille Acacias et qui propose une vision pour Genève d'une belle ambition en délocalisant la gare de La Praille à Colovrex. Il aurait pu aussi inviter Harry Gugger, ex-membre du bureau Herzog & de Meuron (à qui l'on doit MetroBasel), qui, à l'invitation de la Chambre de commerce et d'industrie de Genève, pense qu'on peut largement loger 100'000 nouveaux Genevois dans un cercle de 3 km à partir du centre ville. On n'est, il est vrai, jamais prophète en son pays... Jürg Bissegger commente : «Vous me faites rire avec votre "assemblée voulue par 80% des Genevois"... Qui aurait osé dire "non" en février 2008 ? Ce vote n'engage personne à rien du tout. Sauf qu'il offre la chance à un savoureux mélange d'anciens et de (possibles) futurs politiques d'organiser un vaste débat qui intéresse surtout ses protagonistes. Ainsi, le corps électoral genevois s'est prêté de bonne grâce à un exercice "grandeur nature": sans doute l'expérience va-t-elle nourrir de nombreux travaux de droit constitutionnel. Le but sera atteint, et pour le reste, la république ne s'en portera pas plus mal. Au terme de la procédure, il suffira de voter "non", cette fois en connaissance de cause. La Constituante ne sera plus qu'un agréable souvenir, un peu comme le parfum des cervelats grillés qui suscite la nostalgie des participants d'un camp de scouts. Alors je vous laisse deviner qui, du Conseil d'Etat et de la Constituante, mérite le qualificatif de "puéril". »

La stratégie du réduit par Pierre Scherb Il n'y a pas eu de bataille du cacao en Andanganman-Kaha. Disons plutôt une promenade des rebelles mués en « Forces républicaines ». Après avoir pris hier la capitale de la Côte d'Ivoire, Yamoussoukro, ils sont arrivés, dans la nuit, à San Pedro, à temps pour la date fatidique du 31 mars afin d'empêcher la confiscation du cacao stocké dans le port de cette ville. A temps aussi pour l'arrivée du bateau amenant les armes estampillées « ONUCI », saisies par des douaniers au Cameroun en provenance du Tchad, il y a quelques semaines, et qui ont été libérées la semaine dernière. L'armée ivoirienne semble avoir choisi une stratégie du réduit, à l'instar du général Guisan...

René Prêtre échappe à Genève : ça grenouille, bd de la Cluse  par Bertrand Buchs Bruissements, petites phrases, billets d'humeur à la RSR, coup de gueule de notre Leader Maximo, Super Gominé. La nomination de René Prêtre,  à Lausanne, a provoqué un sacré cheni dans le landernau médical et politique genevois.  Cet épiphénomène révèle la fragilité du fonctionnement d'un hôpital universitaire.  Il faut être visible, people. Il faut bouffer l'adversaire, qui est l'hôpital universitaire d'à côté. Il faut se réserver des compétences qui rapportent. Il fait drainer un bassin de population de plus en plus grand. Et bigre, la Suisse romande est toute petite...

Peut-on être royaliste en Suisse ? par Philippe Souaille Il est fasciné par la politique, sans la comprendre vraiment. Il l'analyse à la lumière de ses lectures, qui de Machiavel à Maurras, du pet du prince au nationalisme intégral, n'ont rien à voir avec la Suisse et pas davantage avec la démocratie. Sa passion vénérante pour les grands hommes est tout sauf helvétique. Entre Alpes et Jura, on coupe les têtes qui dépassent en guise de révérence. Pour le pire et le meilleur. Mais lui n'a toujours pas compris, et admis, qu'on ait brandi celle de Christoph au bout d'une pique. Il n'a surtout aucune idée de la manière dont fonctionne réellement le peuple des électeurs. En bon croyant qu'il est, éduqué par la rigide austérité des bons pères de Saint-Maurice, il s'imagine volontiers le peuple se contenter de se prosterner devant les idoles qu'on lui dresse. Et que lui, éclairé par son talent, désigne d'un doigt salvateur. Doigt qu'il promène un peu partout, de la Tribune de Genève à Léman Bleu, en passant par One FM et le Nouvelliste... Etonnant pour quelqu'un qu'on pourrait qualifier "d'anti-suisse" tant ses valeurs sont étrangères à ce pays. Lire la suite dans  philippesouaille.blog.tdg.ch

Causes perdues et amours impossibles par Pascal Holenweg (...) S'il fallait un programme à une révolution encore à naître, un programme qui la précédât, nous pourrions nous contenter de celui que nous offre la déclaration des droits de l'homme de 1948 : qu'on la relise, et qu'on nous dise si un seul de ses articles est compatible avec le respect de l'ordre établi, et avec le capitalisme... et qu'on ose nous dise aussi que ce n'est pas au nom des droits qu'elle proclame que se soulèvent les peuples d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient, aujourd'hui... La cause révolutionnaire est peut-être une cause perdue, mais les causes perdues, comme les amours impossibles, sont bien les seules qui vaillent que l'on se battent pour elles. (...) Lire l'intégralité de ce discours lyricorévolutionnaire dans causetoujours.blog.tdg.ch

Je ne paierai pas la vignette à 100 francs par Patrice Gras ... tant qu'il n'y aura pas de 3ème voie entre Genève et Lausanne! Dans 4 ans, le CF propose de nous faire payer plus. Le rail et la route sont saturés. On est plus rapidement à Annecy qu'à Morges, ce n'est pas normal. Et si l'avenir se nommait swissmetro?

Des raisons d'exiger la fin immédiate de l'intervention impérialiste en Libye  Par Paolo Gilardi (...) De la Somalie au Kosovo, le recours à une phraséologie humanitaire au service des guerres n'est pas une nouveauté. Et il est probablement vrai que, dans certains cas, ces interventions ont permis de sauver des vies. Mais, surtout, elles ont permis l'installation durable de bases militaires, voire de forces d'occupation, dans les pays «sauvés». (...)Remettre les pieds en Libye, tout en divergeant sur l'ampleur des opérations et aussi sur leurs objectifs -on n'exclut même pas une partition du pays avec maintien de Kadhafi-, comporte pour la coalition et les anciennes puissances coloniales plusieurs avantages. (...)Ainsi, s'implanter militairement entre Tunisie et Egypte pourrait être un atout de taille. D'autant que, sur un autre plan, contrôler la Libye, avec ou sans Kadhafi, revient aussi à contrôler l'approvisionnement en pétrole de la Russie et de la Chine. Deux concurrents sur le plan économique global fortement implantés en Libye. Autant de raisons d'exiger la fin immédiate de l'intervention impérialiste en Libye.

La formule magique de Babette Keller: maman et cheffe d'entreprise par Aurore Bui Dans le cadre d'une étude réalisée sur les mamans actives fin 2010, j'ai interviewé Babette Keller sur sa manière à elle d'être femme, maman et... cheffe d'entreprise. Qu'est-elle selon vous la formule magique qui vous permet de concilier votre activité professionnelle avec votre rôle de maman? http://aurorebui.blog.tdg.ch/archive/2011/03/31/interview-de-babette-keller.html

The Libyan Crisis and the European Union as a Major Actor in the World by Daniel Warner (...)  The European Union has contributed to peace and stability on the Continent so much the better. However, to talk of the European Union as a major actor on the world stage is very far from a reality. At the same time deep divisions within Europe were shown during the financial crisis, Europe was supposed to be moving forward with a common foreign and security policy. The selection of Lady Ashton to head foreign affairs activities, the beginning of the establishment of a common diplomatic corps were supposed to demonstrate how the customs union was developing into a political reality. The current crisis in Libya has demonstrated the weakness of European unity...

Bertrand Buchs 800 notes, Pascal Décaillet 6000 commentaires par JF Mabut Bertrand Buchs signe ce matin sa 800e notes. Pascal Décaillet me signale qu'il a reçu 6000 commentaires. Bravo à tous les deux! Pascal Décaillet se hisse ce mois parmi les trois top blogueurs de la Tribune, derrière John Goetelen et Thomas Veillet, avec, selon Xiti, plus de 14'000 visiteurs uniques durant le mois de mars. Durant ce mois les blogs hébergés par la Tribune ont enregistré plus de 325'000 visiteurs uniques.  Bertrand Buchs qui coédite le blog du PDC de Carouge annonce le 200e ... Et oui, notre 200ème billet. Flonflons, majorettes, cotillons et bises. Une année de blog.  Marie Seiler commente : « Vraiment on espère vous entendre encore quatre ans, bravo m Buchs et Co »

Lettre ouverte à M. Soli Pardo  par Pierre Losio Cher Soli, Outre le fait que nous avons en commun plusieurs choses (non je ne parle pas de valeurs), tenez par exemple : une tradition solidaire de guitariste basse, des Ipod qui affichent probablement quelque syntonie (priez pour nous) musicale, un préhistorique attachement à UGS et un goût pour l'épicurisme liquide et solide, je me permets de vous interpeller au sujet de votre prise de position dans la TG où vous avez déclaré votre profession de foi  . "des coupes sombres dans les subventions attribuées aux entités camarades". Je me méfie de ce qu'on lit dans les journaux, car des fois ça risque d'être vrai...

Scandaleux déplacement pour le séminaire du Conseil d'Etat genevois par Henry Rappaz (...) Le MCG s'interroge sur ce déplacement en France, mal venu, quand on connait les difficultés que rencontre notre hôtellerie nationale. On est en droit de se demander pourquoi ni Zurich, ni Lausanne ni Zermatt ne suffisent à satisfaire les visées mégalomaniaques de nos édiles. Imaginons un instant que ce séjour soit offert par l'office du tourisme de Chamonix à notre exécutif cantonal, comme cela ! gratuitement ! On commence à comprendre alors comment la France arrive à convaincre nos politiciens de poursuivre ses subventionnements des infrastructures versées par millions aux comptes des communes frontalières... Ne me traitez pas de mauvaise langue, je me posais juste la question!

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