Avec Superman, le gouvernement mondial est en route

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superman.jpgJe ne suis pas personnellement un accro de BD, je le fus, et c'est le commentaire de Philippe Souaille qui m'a fait lire en entier le dernier billet de John Goetelen, le blogueur le plus bavard et le plus commenté de la blogosphère Tribune. Avec Superman, le gouvernement mondial est en route, rebondissant sur la polémique qu'a déclenché le dernier épisode du héros américain et ses critiques par le tea party. Jean-Marie Gumy crhonique sur le même sujet. Et le médiateur Edipresse Daniel Cornu revient sur l'anti-héros du jour et l'usage par les médias de son image trafiquée. Qui sera le ben Laden de Sarkozy demande Thomas Veillet, alias Morning Bull qui reprend sa chronique boursière.

La disparition de Ben Laden réduira-t-elle la tension dans le monde? Pour Jeremy Rifkin qui publie un nouvel ouvrage, nous allons grâce vers une humanité plus empathique explique Jean-Philippe Accart.

Dans les références américaines, je recommande ce billet d'Eric Bertinat: "Schwarzenegger à Versoix et Confucius à Rives-Belles. Sans référence américaine, mais fortement imprégné de francophilie le billet de Pascal Décaillet "A l'approche du 10 mai. Il y a juste trente ans, « l'homme du passif »".

A l'approche du 10 mai. Il y a juste trente ans, « l'homme du passif »  par Pascal Décaillet Deux hommes, face à face. Deux fauves. Deux calibres. C'était il y a, jour pour jour, trente ans. C'était Giscard face à Mitterrand, épisode 2. Leur première rencontre, sept ans auparavant, avait été gagnée par le Giscard du « Monopole du cœur ». La revanche, ce mardi 5 mai 1981, sera clairement remportée par Mitterrand. Je viens, ce matin, de visionner l'intégralité de ce duel sur le site de l'INA. Je ne l'avais plus revu depuis trente ans. C'était hier. Ma jeunesse. Printemps d'exception. Dont j'ai souvent parlé, sur ce blog. Et que je revis intérieurement, au fil de mes lectures, au fur et à mesure qu'approche l'anniversaire du 10 mai. L'occasion, comme promis, de vous dire quelques mots du livre de Moati. C'est un ouvrage attachant...

Avec Superman, le gouvernement mondial est en route par John Goetelen Dans le dernier épisode de ses aventures dessinées, Superman n'y va pas de main morte. L'auteur le fait défiler à Téhéran lors d'une manifestation pacifiste contre Ahmadinejad. (...) Un vaste débat s'est engagé aux States sur l'opportunité ou non de cette sortie. (...) D'autres trouvent simplement inconvenant l'idée que le super héros puisse ne plus incarner la nation de la liberté. Futilités? Pas tellement. On est en pleine période des symboles, comme on l'a vu avec Kate, Bin Laden et consorts. Et pour un symbole Superman en est un fort. C'est LE super héros par excellence. Le débat est donc loin d'être anodin. Imaginons un instant Astérix vouloir abandonner la nationalité française, ou Gaston Lagaffe renoncer à la Belgique. Ou pire: Guillaume Tell déclare que la Suisse est trop petite pour lui. On verrait probablement autant de commentateurs monter au créneau qu'aux Etats-Unis. Mais que veut donc l'homme à la cape rouge et aux habits de schtroumpf? Devenir citoyen du monde, ni plus ni moins...  Philippe Souaille commente: « Je crois que je vais me mettre à aimer Superman. C'est bien la première fois :-) » Sur le même sujet on lira aussi la note de Jean-Marie Gumy : Superman a fait la connaissance de Canary Bay.

Plus de prison pour les sans-papiers? Par Alex Dépraz La Cour de Luxembourg juge contraires au droit européen les condamnations pour séjour irrégulier. Cela touche aussi la Suisse. Un arrêt rendu par  la Cour de justice de Luxembourg le 28 avril 2011 pourrait avoir des conséquences importantes. S''il n'a pas encore à notre connaissance suscité de commentaires en Suisse, il fait déjà pas mal de bruit chez nos voisins.

Schwarzenegger à Versoix et Confucius à Rives-Belles par Eric Bertinat Alors qu'Arnold Schwarzenegger choisit Genève pour installer une nouvelle organisation internationale, Rive-Belle refait surface.  (...) Nous apprenons ces jours que ce bâtiment sera mis à disposition à l'Institut Confucius (succursale de l'Université de Pékin) pour que ce dernier puisse faire connaître la culture chinoise. Nous connaissons l'amour parfois excessif que voue le Conseil d'Etat pour tout ce qui compose la Genève Internationale. D'où les craintes de l'UDC qui s'entête à vouloir que la plage de Rive-Belle soit mise à disposition du public. Quelles conditions offrent notre gouvernement à cet institut? Et quelles sont les garanties d'utilisation des bords du lac pour la population genevoise? Une interpellation urgente écrite nous éclairera sur les intentions de l'exécutif genevois....

Les recettes du "meilleur restaurant du monde" subliment le Nord par David Moginier Rene Redzepi, dans son Noma de Copenhague, enthousiasme les critiques avec sa cuisine hommage à la rudesse du pays, et sort son livre en français. Décidément, la Scandinavie cartonne en cuisine ces derniers temps. Après le Bocuse d'Or remporté par un Norvégien en 2009 et par un Danois en 2011, voici Rene Redzepi, 32 ans (!), consacré pour la deuxième année consécutive «meilleur restaurant du monde». Le jeune chef danois enthousiasme par une approche très authentique, basée sur son terroir et ses racines scandinaves. Et le superbe livre qu'il vient de publier en français donne quelques clés pour comprendre sa cuisine.

La fausse image de ben Laden mort par Daniel Cornu (...) S'il fallait une nouvelle preuve planétaire de la vulnérabilité des médias aux manipulations par l'image, depuis le simulacre du prétendu charnier de Timisoara (Roumanie) de 1989, la voici donc. Au fond, c'est une bonne chose, puisqu'elle entretient le sens critique du lecteur et du téléspectateur. Malgré les apparences, elle n'est pas non plus si funeste à la réputation des médias eux-mêmes: ils ont été très nombreux à se laisser abuser, mais la supercherie n'a duré sous nos latitudes que le temps d'une petite matinée. Les médias travaillent depuis toujours à ciel ouvert et désormais, par l'effet d'Internet, dans l'instant. Les erreurs sont vite commises, vite repérées. L'essentiel est qu'elles soient vite corrigées. Le constat ne tient pas lieu d'excuse; la recherche de la vérité de fait reste impérative, dès le début des opérations.

Lausanne ne ressemble à rien par Jean-Louis Kuffer Ce n'est pas vraiment une ville, bien qu'à certains égards l'on y soit moins provincial qu'en certaines cités plus considérables, et pas un village non plus en dépit du fait que tout le monde s'y connaît plus ou moins, ou peu s'en faut. (...)  Il ya donc de l'indécision dans l'air, de l'insouciance lacustre et son contraire calviniste, de la nonchalance méditerranéenne et un vieux fonds d'angoisse nordique qui s'exacerbe jusqu'à de noirs désespoirs, de la rondeur truculente et de cette timidité rusée teintée d'hypocrisie se perpétuant comme un rappel des temps d'occupation. Les Alémaniques se figurent, parfois, que les Vaudois sont de joyeux noceurs prenant la vie du bon côté. Or s'il y a de ça chez eux lorsque, par les beaux jours d'été, ils trinquent sous les platanes ou sur les terrasses que caressent des brises, en célébrant leur vin subtil aux transparences dorées, ils ont aussi leurs pentes mélancoliques et leurs abrupts dépressifs. (...)Lausanne n'a jamais été bien belle dans sa partie construite, si l'on excepte sa cathédrale et ce qu'il reste de sa partie médiévale ou de ses fleurons du XVIIIe siècle, souvent sacrifiés par l'incurie privée ou publique ressortissant au même esprit philistin d'une moyenne bourgeoisie pragmatique et sans goût sûr. Parce que la ville n'a jamais eu de patriciat, comme à Fribourg ou Genève, Berne ou Zurich, ses choix architecturaux ou urbanistiques ont toujours été mal équilibrés ou patauds, comme en témoignent, je me répète, ses monuments publics et jusqu'aux statues de ses jardins....  Géo commente : « Très bon texte. Lisbonne est la ville que je préfère et je ne connaissais pas "La ville qui a mal tourné". Cette idée me parait profondèment juste. On pourrait peut-être raser ces banques pour voir les montagnes ? Cela me paraîtrait plus réaliste que de raser les dites montagnes pour voir la mer. »

Pour que s'allument des lumières d'espérances au Cuernica du Pakistan, de la Syrie, de la Libye... par Claire-Marie Jeannotat J'ai écouté Infrarouge au sujet d'Oussama Ben Laden. L'un des participants a dit : « On ne donne pas les morts en spectacle.» Cuernica n'est pas un spectacle, c'est une réalité qui nous concerne. Elle m'oblige à prier avec Jésus. Mais c'est un CRI. « C'est une transcendance par en-bas. C'est tout. Dieu s'est rendu proche ! » (J.B. Metz) Ah! J'oubliais autre chose que celui/celle qui mettrait les pieds dans mon petit bureau trouverait: C'est une belle famille de chevaux des Franches-Montagnes photographiée par mon ami Pierre, c'est le Doubs et son enclos et c'est la mer agitée de Van Gogh et ce sont les photos de petits enfants qui font leur apparition dans ce qui ne devrait jamais être, pour eux, Cuernica !

Surpopulation carcérale... par Martine Roset (...) Je trouve tout simplement scandaleux qu'un ex-détenu pour brigandage ose engager une action en justice parce qu'il estime ses conditions de détention non-conformes, poussant le culot jusqu'à déposer une demande de dommages et intérêts financiers ! En restant honnête et en respectant les règles de notre société, on ne risque pas d'effectuer un séjour à Champ Dollon ! N'apprend-on pas depuis notre enfance à assumer les conséquences de nos actes ?!

Qui sera le ben Laden de Sarkozy par Thomas Veillet (...) OBL doit bien se marrer de là-haut, puisque depuis que les Navy Seals ont fait leur carton au stand de tir, le marché ne fait que baisser. Bien sûr, il y a des raisons qui n'ont rien à voir avec l'ex-patron d'Al-qu'aille d'à, mais tout de même, quand on voit les scène de joie aux USA et la manière avec laquelle Obama est redevenu un Président parfait en l'espace de 14 minutes, ça laisse songeur et Nicolas Sarkozy doit être en train de de chercher un chef terroriste à descendre, puisque c'est visiblement sa seule chance d'être réélu en 2012. Bref, je vous avoue que, bêtement j'aurais pensé que les résultats de la chasse du week-end nous aurait permis de casser enfin les niveaux atteint avant les évènement du Japon, car pour ceux qui ont oublié, il s'est tout de même passé un truc au Japon et ce n'est pas fini, puisqu'apparemment la radioactivité à 15 kilomètres des côtes est 600 fois supérieure à la normale. Mais que font les Navy Seals ?...

L'affaire du Watergate ne sortirait pas aujourd'hui par Pascal Carlier (...) Si les gens se tournent vers des sources d'information alternatives, c'est que le journalisme "officiel" est devenu un organe de propagande d'état, qui ne cherche en aucun cas à vérifier les informations qui lui sont transmises. Pire, les journalistes se détournent systématiquement de ces sources alternatives, les considérant par défaut comme des gens pas sérieux dans le meilleur des cas ou comme des manipulateurs ayant des idées derrière la tête dans le pire. D'ailleurs si le scandale du Watergate s'était déroulé aujourd'hui, je ne crois pas un instant que le Washington Post aurait laissé Woodward et Bernstein enquêter. Ils auraient étouffé l'affaire pour privilégier l'intérêt général, qui se confond forcément avec l'intérêt du gouvernement...

Jeremy Rifkin: une humanité plus empathique par Jean-Philippe Accart Jeremy Rifkin est un auteur qui ne laisse pas indifférent. Son ouvrage "L'Age de l"accès" en 2000 est devenu pour moi une bible que je cite très souvent où il est question des conséquences sociales d'Internet. Son nouvel ouvrage "Une nouvelle conscience pour un monde en crise. Civilisation de l'empathie" publié aux Editions Les liens qui libèrent (ce qui ne s'invente pas), apporte une bouffée d'optimisme dans une époque plutôt grise. La thèse qu'il soutient est qu'un des effets de la mondialisation est l'information en temps réel, qui implique tout un chacun un peu plus dans la réalité du monde et des évènements dramatiques ou joyeux qui surviennent d'un bout à l'autre de la planète... D'où également les élans de solidarité que l'on peut constater.

Dire non au déclassement des Cherpines, c'est être irresponsable ! par Fabienne Gautier (...) S'opposer au déclassement des Cherpines n'est, à n'en point douter, ni écologique, ni conforme au respect du développement durable. Comment de nos jours peut-on refuser un déclassement de zone qui permettra de créer 3'000 logements, de surcroît dans un éco quartier, à 20 minutes du centre ville car complètement desservi par les transports publics. Pour moi, c'est irresponsable, pire, c'est faire fi des jeunes couples qui veulent fonder des familles, rester proches des leurs et ne pas s'expatrier pour se loger...

 

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