Le réveil des blogueurs

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parapluie orange ouvert.jpgLe mauvais temps est propice à l'internet. Et les blogueurs retrouvent le chemin de leur carnet de route. Enfin pas encore tous, mais d'anciens chroniqueurs et chroniqueuses Aurore Bui , Benjamin Ligier , Gérard Meyer , Walter Schlechten , Marianne Grosjean réapparaissent. On en trouvera une sélection non exhaustive dans cette revue de presse. A vos plumes!

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Cette semaine, nous rentrons dans le « gros morceau »  par Thomas Veillet (...) On va faire très simple. Soit je prends 5 pages à vous expliquer éventuellement peut-être ce qui pourrait se passer, soit on admet que l'on ne sait rien, pas plus que l'on sait où sera le pétrole dans 15 jours, six moins ou en 2056 et on se dit qu'il faut vivre le moment présent et que tout le reste n'est que spéculation. A moins que vous ayez le numéro de téléphone portable d'Obama (ce dont je doute) et qu'il vous tienne au courant en temps et en heure de l'avancée des débats et de ses espoirs et déceptions, nous ne pouvons qu'attendre et subir les conséquences. (...) Reste encore les résultats trimestriels et c'est peut-être la seule chose de tangible que nous allons avoir dans nos mains. Cette semaine, nous rentrons dans le « gros morceau ». Bank of America, Goldman Sachs , Wells Fargo, Halliburton, Johnson et Jonhnson, Apple, Altria, EMC, Microsoft, At&t, Ford, GM et j'en passe et des meilleurs. En gros, vous l'aurez compris, si les résultats trimestriels sont censés nous faire un électrochoc, c'est cette semaine ou jamais, c'est donc LA grosse semaine du mois....

Un entretien... comme il ne devrait pas en exister par Aurore Bui Retour vers le passé: je vais vous raconter deux entretiens que j'ai fait il y a une quinzaine d'années de cela. Mais je suis persuadée que ce type de méthodes existe encore, donc... A  la fin de mes études, après une année passée à Londres dans le cadre d'un échange (Erasmus), j'avais deux diplômes en poche: un diplôme d'ingénieur français et un master de telecommunications du King's College. Plutôt confiante donc en mes chances de trouver un job, j'ai envoyé différentes candidatures, et un beau jour, j'avais rendez-vous pour deux entretiens dans la région parisienne le même jour...

Affaire Muller : information ou polémique partisane ? par Benjamin Ligier (...) C'est à ses actes politiques qu'il convient de regarder un élu, à ce qu'il fait pour la chose publique et non à sa vie privée, à sa famille ou à l'intimité de son logement ; s'il a l'opportunité et le privilège d'un avantage acquis sans faire usage de son autorité ni transgresser aucune règle, que nous en chaut donc aussi longtemps que son action adroite profite à la collectivité qu'est l'Etat, soit aux citoyens...

Bientôt l'heure de vérité ? par Gérard Meyer Plus l'économie privée investit en Chine et plus elle renforce ce pays économiquement, politiquement et militairement. Moins elle investit en Occident, et plus elle affaiblit nos Etats sur tous ces plans. C'est un système de vases communicants qui finira très mal et tout cela à cause du monstrueux égoïsme de nos ultras riches...

Un renard peut en cacher un hôte par Marianne Grosjean Je traîne ma valise jusqu'au sommet de la colline où se trouve la maison d'hôte. Une autrichienne d'un certain âge m'accueille. J'entre, et là, c'est la panique: un renard me fixe, les yeux injectés de sang, gueule ouverte, prêt à bondir, quoique fixé au mur comme ses amis empaillés (à savoir, la fouine, la tête de chamois et une collection de minis-chiens en peau de lapin). Ma première pensée: "Mais qu'est-ce que je fais là? C'est quoi cette idée d'aller dormir chez l'habitant? C'est un truc de vieux, ça, j'en ai la preuve devant moi. Quand j'aurais atteins l'âge de décorer mon appartement avec les animaux des bois de Quat'sous et des tableaux de gentianes, je retenterai l'aventure".

"Le miroir brisé" par Walter Schlechten « Je m'appelle Max, je suis né et j'ai vécu dans le quartier de Saint-Jean, mais actuellement je passe toutes mes journées devant la gare de Cornavin. A 63 ans je n'ai plus aucun revenu, je me suis retrouvé au chômage il y a huit ans, puis à l'aide sociale. Il y a deux ans j'ai eu honte de n'être qu'un assisté, j'ai tout laissé tomber, mais depuis j'ai aussi tout perdu. Une histoire qui peut vous arriver demain, tel un cancer, même si on n'ose y croire au quotidien... J'ai bien dormi durant quelques semaine dans un foyer d'accueil ou à l'asile de nuit, mais cette vie communautaire n'est pas saine, elle nous noie dans la masse, elle engendre l'habitude et l'effet miroir qui se doit de nous bousculer disparaît à son tour. L'indépendance d'une couche, dans un parc, dans une cave ou un parking reste une des rares libertés où nous nous donnons le choix, celui de garder un peu d'intimité et de dignité. Manger un peu, trouver de l'argent pour acheter le liquide divin, un brin de toilette alors même que les wc publics disparaissent tour à tour, tel est mon quotidien... Hélène Richard-Favre commente Cette histoire, qu'elle soit la vôtre ou non, rien ne l'indique vraiment. Car je vous ai lu dans d'autres blogs qui ressemblent peu à celui-ci.  Le fait est que les propos que vous tenez sonnent juste et qu'ils décrivent la situation de bien des gens que l'on peut rencontrer dans les rues de Genève, de Paris, de Moscou ou d'ailleurs...

Après les scandales Salerno, Sommaruga, Cramer, Dandres, etc. par Pierre Kunz Dans les faits l'Asloca et la LDTR ont créé artificiellement un dramatique rationnement de la construction de logements à Genève. Obsédés par la « rente foncière et les soi-disant gains spéculatifs des propriétaires » les Grobet, Sommaruga, Dandrès et Cie, renforcés par les phobies des Verts, ont rendu quasiment impossibles les déclassements de terrains nécessaires à la création de logements. Sans honte, tout ce beau monde a de surcroît entrepris récemment de lutter contre les surélévations d'immeubles. Ainsi donc, au prétexte de « lutter contre la spéculation immobilière et protéger les locataires », les politiciens proches de l'Asloca  ont organisé la pénurie, l'injustice et les inégalités les plus scandaleuses entre les locataires.

La quête des cliniques vers l'argent public par Jean-Christophe Schwaab (...) Même face à deux prestations équivalentes, le «choix» du patient devra se porter non pas sur la «meilleur marché», mais sur la plus proche de chez lui et qui est disponible au moment où il en a besoin, surtout en cas d'urgence. En outre, l'expérience montre qu'en matière de santé publique la concurrence ne fait pas baisser les coûts, même si c'est ce que dit le modèle théorique. Ainsi, le système de santé le plus «concurrentiel» au monde, celui des USA, est aussi le plus inefficace. Et aussi le plus injuste.  Plus de concurrence entre hôpitaux publics et privés, c'est pourtant l'objectif de la révision du financement hospitalier dans la LAMAL, que la Confédération vient d'imposer aux cantons, en restreignant leur marge de manœuvre en matière de planification hospitalière...

Se retrouver en prison... par Pascal Holenweg Je retrouve dans mes archives un texte que j'avais rédigé en octobre et novembre 1999 à Champ-Dollon (Genève). Je n'y apporte que peu de modifications. Je n'en retranche rien. : "Se retrouver en prison, ce n'est pas se retrouver hors du monde, mais en son centre..." Sommes-nous si libres dans la rue, au travail, en famille, dans nos organisations, qu'il nous faudrait prendre la prison pour l'ombre de cette lumière ? De quoi la prison nous ampute-t-elle politiquement ? Au fond, de rien, sinon de l'illusion d'agir.

L'amour au temps de Twitter par Jean-Philippe Accart Les réseaux sociaux change la donne, même en terme d'amour. Auparavant - autant dire à un âge anté-diluvien - un amoureux pouvait être jaloux de 3 personnes, maintenant il s'agit de 300 voire de 300 000 personnes... Un message envoyé sur Twitter et remerciant votre amoureux-se de la merveilleuse soirée passée ensemble la veille, est reproduit suivant votre réseau de followers des centaines ou millier de fois... et tous vos amis peuvent savoir que vous êtes amoureux...ce qui finalement est peut-être le but !

Dieu est dans le bois par Jacques-André Widmer Superbes photos de bois en clair-obscur en Une et en Der de La Vie protestante (VP). De quoi inciter à se promener dans la Forêt de Jussy (GE) dont les essences ont hélas des troncs étiques... Mieux vaut fréquenter les forêts de chênes de Rambouillet, de Fontainebleau, du Massif du Taunus ou de Thuringe pour trouver de l'ombre. Et, en prime, avec un peu de chance, l'occasion d'y rencontrer Dieu. C'est du moins le message à peine voilé que propose le numéro spécial de l'organe de l'Eglise protestante de Genève. Adieu au Sola Scriptura de Calvin. Bienvenue au néo-paganisme !

Violence domestique: nouveaux chiffres français par John Goetelen L'Observatoire National de la Délinquance (ONDRP) a pour but d'évaluer et de chiffrer les crimes et délits commis, dont la violence domestique, année par année. Il vient de rendre ses conclusions pour les années 2008 à 2010. Il établit ses rapports sur deux bases: d'une part sur les chiffres officiels obtenus auprès de la police et de la gendarmerie ou de la justice (mains courantes, plaintes déposées, mises en causes, condamnations), d'autre part sur des enquêtes auprès de la population, enquêtes dites de victimation ou de victimisation. Questionnement sur les enquêtes

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