Le sexe et l'argent

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masque théatre grèce antique.jpgJe sais qu'avec un titre pareil, ce billet sera lu davantage que si je l'avais titré  "Femmes socialistes et euro". Pascal Décaillet le sait bien lui qui vient de publier un billet intitulé "Le sexe, le sexe, le sexe".

C'est ainsi, l'humain est un peu pavlovien. Nous réagissons différemment aux nouvelles qu'on nous sert. On n'attrape pas les poissons sans leurre. Cette règle vaut pour les médias comme pour la blogosphère.

C'est donc un conseil aux blogueurs. Emballez vos notes d'un joli titre. Malgré cela, certains blogueurs se trouvent un peu délaissés. J'ai beau observer tous les jours les blogs hébergés par la Tribune, des billets m'échappent et ne sont pas cités dans la revue des blogs. On m'en fait parfois le reproche.

D'autres ne le sont pas ou rarement volontairement, car ils ont choisi de rester cacher derrière un masque. C'est un droit. Auquel s'oppose un devoir. Un devoir qui est un des fondements de la crédibilité de la presse: la connaissance de la source participe de la fiabilité de la nouvelle. Les journalistes citent en principe toujours les sources. S'ils ne le font pas, c'est pour protéger la source. C'est précisément le rôle essentiel d'un média que d'être cette interface critique entre des sources et des citoyens.

Les blogs comme les livres ne sont pas des médias au sens journalistique du terme. Puisqu'il n'y a pas d'interface critique entre l'auteur et le lecteur (Le gestionnaires de la blogosphère Tribune que je suis n'exerce pas la même tâche que mon confrère préposé au courriel des lecteurs). Néanmoins le lecteur a besoin de connaître l'auteur et de trouver au fil de sa lecture des éléments qui vont l'aider à étayer une relation de confiance. Ce n'est donc pas par pure volonté d'arracher les masques des blogueurs que je mène depuis quatre ans une campagne contre l'anonymat, mais bien au nom de la qualité de l'information. Il en va de même évidemment des commentaires...

Un autre par Hélène Richard-Favre Las de lui-même, il était devenu autre. Retiré dans le rêve, il a été démasqué. Pendu à l'espoir, sans discernement. Et sans vie.

Des jardins potagers à la place des gazons par Sylvia Leuenberger Lorsque je vois toutes les surfaces gazonnées urbaines inutiles, nécessitant beaucoup de frais d'entretien, de pollution et de gaspillage d'eau potable, je me dis qu'il serait grand temps qu'elles soient transformées en jardin potager. C'était une grande idée de Guy Loutan et elle a été défendue par Michèle Kunzler. Alors par ces temps économiquement difficiles, dépêchons-nous de transformer la meilleure partie de nos zones vertes stériles en terres cultivables, d'y planter des légumes et des arbres fruitiers. Bien sûr que cela ne sera pas tout de suite simple et applicable, mais nous devrions être capable d'y arriver....Moins de tracas administratifs et plus de place à la créativité active de la population. En Italie le moindre petit lopin de terre est cultivé, dans les cantons voisins en suisse-allemande c'est aussi le cas.

Camarades Indigné-e-s par La Jeunesse Socialiste Genevoise Alors que le capitalisme libéral précarise chaque jour davantage la population suisse et mondiale, alors que les plus riches s'engraissent sans partage, et alors que la biosphère vacille sous les coups du productivisme, vous vous êtes levés contre un système inégalitaire, injuste et exploiteur. Enthousiasmée par votre mobilisation, la Jeunesse Socialiste Genevoise vous écrit pour vous assurer de son profond soutien dans votre lutte pour une société plus juste et plus heureuse. (...) Car un autre monde est non seulement possible, mais nécessaire ! Salutations militantes.

Le sexe, le sexe, le sexe ! par Pascal Décaillet Les femmes socialistes veulent absolument que Marina Carobbio figure sur le ticket pour le Conseil fédéral. Longue vie à Mme Carobbio, contre laquelle je n'ai rien, que je me réjouis de recevoir sur un plateau en Suisse romande. Mais par pitié, qu'on nous délivre des "femmes socialistes", avec leur idéologie d'il y a vingt ans. L'eau a coulé sous les ponts, il y a aujourd'hui quatre femmes au Conseil fédéral, très bien. Mais de grâce, la question du sexe sempiternellement en revendication, c'est définitivement insupportable.

Berlusconi : c'est fini les gars par Danielle Bertola La revue "The Economist" titre "That's it folks!" (- c'est fini les gars - la fameuse phrase de fin de multiples dessins animés) et présente l'image de M. Berlusconi qu'on pourrait imaginer debout à sa "Tribune du Parlement", rajustant sa cravate. Est-ce à dire qu'il n'a été qu'un mickey? J'ai cherché vainement une réponse dans laquelle on pouvait apprécier les accomplissements de ce chef d'Etat qui a administré l'Italie depuis si longtemps. Voici ce que Pierre Musso en dit: Sa longévité étonnante résulte "de la combinaison de trois facteurs

La Suisse ... (dans ?) l'euro... par Alec Feuz Pourquoi ne se pose-t-on jamais la question qui est la plus évidente qui soit: pourquoi la Suisse n'adhérerait-elle pas à l'euro ? Fini les problèmes de franc  trop haut, de baisse des exportations, de salaires des frontaliers...de consommateurs suisses qui passent la frontière. Il faudrait payer pour les grecs ? Et alors, cela couterait-il plus cher que le chômage que l'on nous annonce ? Je ne sais pas si c'est une solution, personne ne le sait vraiment...mais au moins parlons-en.   Salegueule répond : « Tant qu'ils avaient l'ECU, les ajustements étaient possibles, depuis l'Euro, ça ne l'est plus. Cela veut simplement dire que pour une monnaie unique, il faut une économie unique...et surtout une politique économique unique, peut-être même un seul budget.
Bonne chance pour faire voter et respecter un même budget par des allemands et des grecs par exemple... »

La solution aux problèmes de la région: un Franc indexé à l'euro à 1.60 par Philippe Souaille Le débat suscité par l'avant première de mes deux films Genevois Pluriels est passionnant. Comment faire pour résoudre les problèmes de bon voisinage et améliorer la cohabitation des deux côtés de la frontière? (...) Il serait dommage que l'accord créant la métropole lémanique ne soit qu'un énième abandon par Genève de son arrière pays, comme ce fut le cas déjà en 1815 et 1860, pierre d'achoppement à l'époque entre radicaux régionalistes et libéraux isolationnistes... Si Berne voulait bien, il y aurait aujourd'hui, une solution simple pour remettre les pendules à l'heure. Pas bon marché, à priori, mais à moyen terme, il est probable que tout le monde y gagnerait. Il suffit de revenir au taux de change en vigueur à l'époque de la création de l'euro, soit environ 1,60 CHF pour 1 € (1.61 en fait) et de s'y tenir...

Ces stars qui ne jouent pas pour les sous... par Edmée Cuttat Tout ça pour préciser qu'il a une morale le Spice Boy. A l'image de Djokovic, victime d'un mauvais procès assorti d'un buzz sur le net, au prétexte qu'il se serait inscrit à l'Open de Bercy uniquement pour toucher une prime. Après l'avoir vu grimacer de douleur à Bâle, puis perdre lamentablement contre un second couteau japonais, j'avoue m'être demandé deux secondes s'il s'alignerait à Paris. Toutefois, cultivant quelques doutes sur la gravité de sa blessure, le retrouver en tête de meute ne m'avait qu'à moitié surprise. En revanche j'ignorais que si Dracula zappait le tournoi, il ne toucherait pas son bonus, lequel s'élève à la bagatelle de 1,6 million de dollars. Il est vrai qu'il n'en a pas franchement besoin pour finir son mois. En même temps, plus on en a...

Pas de photos en Transnitrie !  par Sacha hébergé par Djemâa Chraïti (...) Sergeï est en colère contre la dislocation de l'URSS : « avant, c'était mieux, les Capitalistes ont volé ma femme ...». Sergeï est seul dans une petite République non reconnue, dans laquelle il avait fondé tous ses espoirs et qui semble copier les idéaux des sociétés occidentales, surtout au niveau de la consommation. Il devient violent et n'aime pas les étrangers. Alors que personne ne l'écoute plus, le « Sherpa » qui ne ch'ert pas, finit par se confier à une Française qui vient juste d'arriver dans la « Ulitsa Tryda ». Elle est descendue de la « Marshrutka  N°10» (taxi-bus) à 18 heures et va habiter 2 semaines dans un « kvartira » (appartement) du « blok 3 ». Elle rédige un ouvrage sur le « Patrimoine historique et culturel de la République de Moldavie » et est invitée dans une école de l'Etat transnistrien grâce à des relations qu'elle avait eu 18 mois auparavant lors d'un premier séjour. Elle aussi, semble seule et un peu perdue dans tous ces « stéréotypes » à texture « soviétique ». Elle est là debout, cherchant sa direction. Le quartier est désert et elle n'a qu'un trousseau de clefs en guise de boussole. (...) Sergeï, 43 ans,  est Ukraino-Moldave et vit à Tiraspol, capitale de la Transnistrie [Notes de voyage d'un baroudeur, Sacha,  qui préfère la discrétion, on lui a confisqué  son appareil photo à l'entrée du territoire. Pas de photos en Transnitrie ! Alors on publie ce texte en toute discrétion sur mon blog...]

Conversations en terre d'islam (3 et fin) par John Goetelen Parler de religion est délicat, surtout quand c'est la religion des autres. Et plus encore de l'islam. On ne peut faire l'économie des tensions. Exprimer un point de vue est périlleux: il s'agit de ne pas blesser les personnes que l'on aime tout en gardant le droit de ne pas adhérer à leur foi, de respecter intégralement la vie et le choix des gens tout en gardant nos questionnements...

Bilan de la campagne socialiste par Christian Brunier (...) L'une des clés principales a été de construire une liste de fortes personnalités, capables de conserver trois sièges, ce qui représente une bonne performance. Aller chercher des femmes et des hommes, impliqués dans le tissu associatif et syndical, représentatifs de la pluralité des socialistes a été le premier boulot du comité de pilotage.  Les acteur-trice-s de cette liste solide ont su, de surcroît, construire un esprit d'équipe, malgré la saine concurrence existant entre des personnes visant légitimement un siège. Au registre des points négatifs, nous pouvons noter un excès du nombre de stands encourageant les candidat-e-s à la bougeotte et parfois à une présence trop fugace. Un code de déontologie plus précis, notamment sur les publications médias et les comités de soutien, aurait évité quelques tensions. Il est aussi consternant de voir la gauche stagner et l'abstentionnisme atteindre un niveau inquiétant, alors même que la crise financière sévit et que le développement durable et équitable est mis à sac par nos adversaires. Évidemment, le manque d'argent n'a pas été un avantage pour le PSG. Nous avons mené une campagne avec 100'000 CHF de moins qu'il y a 4 ans, sans tenir compte, de plus, de l'inflation...

L'Eglise n'est pas le Titanic... par Charles Hussy Ma foi me dit que l'Eglise n'est pas le Titanic, si je puis utiliser cette parabole. La défaillance des officiers a fait sombrer le Titanic avec des milliers de personnes en plein désarroi. Or, si l'Eglise est bien, comme le dit la Tradition en latin, un vaisseau agité, mais insubmersible, c'est parce qu'elle compte aussi des passagers responsables, je veux parler des laïcs qui ne sont pas seulement des « fidèles » au sens où les considère généralement le clergé. Laïc veut dire « du peuple, personne ordinaire » donc citoyens porteurs de leur foi personnelle et de leurs qualités. Tout comme le Christ abordait des gens ordinaires, il est temps de faire appel à cette foule de gens responsables, pour qu'ils fassent vivre leurs communautés avec l'aide de leur curé.

 

Commentaires

  • C'est rare que vous citiez Dominique Jordan ou François Velen dans votre webzine.

  • Pourquoi le blog de Philippe Souaille a une place réservée en permanence en première page ?

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