"Je rejoins les gens sympa, le peuple!"

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velen.jpg"Personnellement, je pense que Le Genevois est le terme à la fois le plus simple et le plus fidèle à l'histoire", écrit Antoine Vielliard à propos du nom que les autorités invitent à donner au projet d'agglomération franco-valdo-genevois. Quel est votre avis?

Un coup de chapeau avec Gorgui Ndoye aux Sénégalais qui semblent s'engager sur une passation de pouvoir selon les règles. Ce qui n'est hélas pas évidement au sud de la Méditerranée. Faire bouger les lignes, c'est au fond difficile. Il y faut des révolutions sinon le jeux des intérêts transforment vite la politique en jeu de go.

 

A l'UDC, on a franchi la ligne. Eric Stauffer pavoise. Antoine Bertschy non. Comme à Berne où le retrait de Blocher marque le recul du plus grand parti de Suisse, il faudra attendre que le tribun d'Onex quitte la scène genevoise pour voir refluer son mouvement poujadiste qui détient un bon quart du Grand Conseil. Symptomatique, le nouveau secrétaire de l'UDC, l'ancien PDC carougeois, François Velen (photo) écrivait dimanche "Je rejoins les gens sympa, le peuple!"

Ueli Leuenberger Prix « Femme exilée, Femme engagée 2012 » Chère Fatmira, Chère Patricia, Chère Silvia, je me permets de vous appeler par vos prénoms étant donné que nos chemins se sont croisés ces dernières années dans l'engagement commun pour les droits des migrantes et migrants. Vous avez pris votre destin en main dès l'arrivée dans notre pays, dans votre pays d'accueil qui n'est malheureusement pas si accueillant que cela. Vous vous êtes battues dans des conditions souvent très difficiles. Vous avez, chacune, réussi personnellement dans votre domaine en prenant votre place et en vous engageant pour les autres. Vous êtes de vrais modèles, de vrais exemples à suivre pour d'autres femmes migrantes, mais aussi pour d'autres femmes et hommes dans notre pays. Vous faites aussi partie de celles et ceux qui nous rappellent constamment, non seulement par leur présence et leur regard, mais par leur parole et leur action, qu'il faut changer des choses, même énormément de choses dans le monde, dans notre pays et dans notre Cité. Un jour, il y a fort longtemps, un ami originaire d'un pays vivant sous la dictature, m'a dit : « tu sais, de savoir qu'il y a des femmes et des hommes dans ton pays qui nous soutiennent nous rend les nuits terribles plus courtes ». J'ai compris, à ce moment- là, à quel point la solidarité, l'engagement personnel n'ont pas seulement une dimension d'aide et de soutien concrets, mais également une dimension beaucoup plus humaine et profonde qu'on ne pourrait le penser...

Haykel Ezzeddine Des graffitis pour masquer la laideur du béton! Quand la Ville de Genève donne les moyens et l'espace aux graffeurs pour s'exprimer on ne peut que louer ce genre d'initiative. Dans les 2 passages du pont Saint-Georges côté Bâtie et côté Jonction le Service de la jeunesse (SDEJ) a permis l'automne dernier à plusieurs graffeurs de décorer et de belle manière ces deux lieux très fréquentés par les habitants du quartier...

Olivier Bot Le plouc reçoit des palmes canardesques On ne sait pas si "Sarkonaparte" s'en remettra. Mais dans sa chronique d'un quinquennat de correspondant de La Tribune de Genève à Paris, Jean-Noël Cuénod aura accompagné de sa verve critique et moqueuse, le petit président, sa Carla et toute la smala parisienne pour le plus pur bonheur de ses lecteurs suisses et français. Un choix de ses meilleures chroniques paraît en volume pour nous rappeler les grandes et les petites heures d'un pays avec lequel le Genevois a bien des accointances. Son bon sens, qu'on aurait dit autrefois "paysan", lui vaut l'incontestable titre de "plouc". Car le bougre ne manque jamais de souligner les travers de la France des bobos. Dans les allées du pouvoir ou les couloirs du métro, le journaliste furète et débusque ces petits faits qui nourrissent la chronique, dans une langue toujours pleine de néologismes souriants et d'érudition bienvenue...

Antoine Bertschy UDC,  je ne peux pas voter Stauffer Je l'avoue : je n'étais pas à l'assemblée générale UDC de lundi soir. Pourquoi ? Les jeux étaient fait, Stauffer adoubé d'avance et, de mon côté, aucune envie d'ouvrir les hostilités contre les quatre cinquièmes de mon parti. Frondeur ? Non, conséquent. En 2005, l'immense majorité des membres refusaient de voir le prince d'Onex sur la liste UDC pour le Grand Conseil, au motif du peu de fiabilité qu'il inspire. Sept ans plus tard, il devient notre champion pour le Conseil d'Etat... Cherchez l'erreur ! J'étais dans la minorité en 2005, car j'étais convaincu qu'Eric Stauffer avait sa place au sein du groupe UDC au Grand Conseil. Et je suis toujours dans la minorité en 2012, non pour la qualité de son travail de Député qui est reconnue, mais pour sa personnalité qui est, à mon sens, incompatible avec la charge de Conseiller d'Etat...

Guy Mettan La qualité de la presse... Commençons par la bonne nouvelle. Pour la première fois depuis des années, les chiffres de la REMP sur le lectorat des journaux ne sont pas systématiquement négatifs.  C'est un soulagement pour l'ensemble de la corporation des journalistes et pour les lecteurs qui sentaient le sol se dérober sous leurs pieds sans la moindre branche à laquelle s'agripper. (...) Sur le plan qualitatif en revanche, le pire est encore à l'ordre du jour et je crains qu'il n'y ait, dans ce domaine, aucun fond à partir duquel rebondir. Je relisais l'autre jour dans le Monde les beaux textes de Camus sur la presse et la liberté de la presse : « Une société qui supporte d'être distraite par une presse déshonorée et par un millier d'amuseurs cyniques court à l'esclavage malgré les protestations de ceux-là mêmes qui contribuent à sa dégradation. » écrivait-il en 1951. Soixante-et-un ans après, comment lui donner tort ?..

François Velen Je rejoins les gens sympa, le peuple ! (...) Aujourd'hui, pour faire passer une idée, un projet, il faut 10 ans car les politiques sont bien trop compliqués et procéduriers. Après mes 34 séjours dans les hôpitaux en raison de mon imbécile de genou, quel con celui-ci !, j'ai eu le temps de réfléchir. Je vois la vie bien autrement, plus simple, plus rigolote, car demain, je ne sais ce que je serai, où je serai. Après ce que j'ai vu dans les hôpitaux, je n'ai vraiment plus envie de me casser la tête, j'ai vais à l'essentiel. J'en ai marre de ces guignols animés du trop compliqué et qui n'ont de cesse que de nourrir leur petit nombril ! Sur ce, je vais rejoindre des gens sympa, le peuple.

Jean-Noël Cuénod Nicolas Sarkozy et les « musulmans d'apparence » Le candidat-président Nicolas Sarkozy aime la France qui se lève tôt. Cette affection est d'autant plus méritoire que lui-même n'est pas « du matin » comme le démontre sa dernière balourdise. En prenant leur petit-déjeuner ce lundi, les auditeurs de France-Info ont pu ouïr l'Hyperomni bredouiller à propos des militaires assassinés par le terroriste Mohamed Merah : « Je rappelle que deux de nos soldats étaient - comment dire ? - musulmans, en tout cas d'apparence, puisque l'un était catholique. D'apparence... Comme on dit : de la diversité visible. »...

Pascal Holenweg Radesoque au printemps 2011, radelibe au printemps 2012 (...) La candidature de Stauffer ratisse le quart ou le tiers de l'électorat qu'elle peut raisonnablement espérer, Maudet se retrouverait avec les seules voix du PLR et du PDC assez loin derrière la candidate socialiste. D'où les appels du pied (botté) du capitaine à la droite libérale (et un petit discours sur les baisses d'impôts, un...) et à la droite autoritaire (et un petit laïus sur « le goût du travail et de l'effort »). Les bulletins de vote n'ont pas d'odeur, susurre aujourd'hui Maudet, qu'on avait connu doté d'un odorat un peu plus sélectif : candidat au Conseil administratif de la Ville, il savait qu'il ne pouvait y être réélu qu'avec un apport de voix de gauche : son discours était donc radical-socialiste. Candidat au Conseil d'Etat, il sait qu'il ne peut y être élu qu'avec un maximum de voix de la droite de la droite : son discours est donc radical-libéral-sécuritaire. Radesoque au printemps 2011, radelibe au printemps 2012...

Antoine Vielliard Le Genevois (...)  Personnellement, je pense que Le Genevois est le terme à la fois le plus simple et le plus fidèle à l'histoire. Ce terme historique me semble essentiel pour que tous les habitants de notre agglomération se souviennent que voilà des siècles que Genève vit étroitement avec sa région malgré les frontières des duchés, des états et des cantons. Evidemment, le Genevois désignait surtout la partie sud de l'agglomération. Mais voilà maintenant plusieurs décennies que les lois françaises désignent du terme "Genevois français" tous les territoires français qui sont dans l'agglomération genevoise notamment dans les lois liées au logement. De fait, le district de Nyon est aujourd'hui aussi pleinement dans l'agglomération genevoise comme le sont Ferney ou Divonne...

Gorgui Ndoye Je suis fier de mon peuple? Merci avant tout rapport à mon peuple, aux Sénégalaises et aux Sénégalais pour votre civilité. Peuple oui c'est à toi que je m'adresse car c'est toi qui a su sauvegarder la grandeur de mon pays: le Sénégal éternel. Merci également au Président Wade d'avoir accepté sa défaite afin que les Sénégalaises et les Sénégalais puissent dormir en toute quiétude en ce jour du 25 mars 2012, anniversaire du rappel à Dieu du Cheikh et Calife de la tidjania sénégalaise Serigne Babacar Sy...

Philippe Souaille  Quand les intérêts électoraux sont un frein au mieux-vivre ensemble La dernière genferei en date sera donc prochainement tranchée par le TF. Énième épisode de la stupide guéguerre opposant la Ville et l'Etat depuis des lustres. On résume: le Canton, actionnaire majoritaire des SIG, a décidé de ponctionner 125 millions dans les caisses de nos services industriels ces prochaines années pour renflouer les siennes et résorber un peu de son déficit. Mais la Ville de Genève, emmenant 2/3 des communes, avec elles se plaignent avec deux types d'arguments, à priori contradictoires... Genève, ville de concertation et de consensus, sombre dans l'affrontement le plus vain qui soit, des conservatismes de droite et de gauche qui s'opposent en tout pour ne s'entendre que sur une chose: surtout ne rien changer.

Jean-Michel Olivier Antonio Tabucchi, écrivain du monde L'Italie vient de perdre l'un de ses plus grands écrivains, Antonio Tabucchi, décédé à Lisbonne, sa ville d'adoption. Je l'avais rencontré il y a plusieurs années, lors de la parution de son roman sans doute le plus connu, Pereira prétend (porté au cinéma, avec Marcello Mastroianni dans le rôle-titre). C'était un homme d'une grande douceur, d'une intelligence aiguë et d'une ironie mordante. Voici l'entretien qu'il m'a accordé...

Bertrand Buchs Il faut sauver le soldat "médecin de famille" Brusquement, il y a urgence. Le médecin de famille est en train de disparaître. Il faut le sauver. Mais, n'est-ce pas trop tard ? On a tout fait pour arriver à cette situation. Absence de formation crédible. Diminution de son revenu. Manque de visibilité. Concurrence avec des « eurodocs » (3 ans de formation après le diplôme contre plus de 5 ans en Suisse), moins bien formés. Désintérêt des patients qui ne font plus confiance et qui préfèrent voir le « spécialiste ». Il faut repenser tout le système...

André Duval Décidément l'UDC ne fait pas dans la dentelle! Plus besoin de faire de "longues" études pour devenir instituteur, un apprentissage suffit.  L'UDC dénonce la formation en HEP. Elle la juge beaucoup trop théorique, essentiellement basée sur un apport universitaire, au détriment de la pratique sur le terrain.  Ce en quoi elle n'a sûrement pas tort...mais de là à passer à l'extrême et prôner un "simple" apprentissage...l'UDC ne manque pas de souffle! La critique des HEP est virulente, que dire alors de la formation genevoise à l'IUFE qui, au niveau de l'enseignement universitaire plutôt que pratique, surpasse de loin les HEP des autres cantons...

 

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