André Thomann: J’ai chez moi un immigré de Roumanie

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benjamin biolay.jpgAndré Thomann: J’ai chez moi un immigré de Roumanie J’ai chez moi un immigré de Roumanie avec sa mère. Il a dix-sept ans, il y a deux ans, il ne parlait pas un mot de français et il va dans deux ans passer sa matu avec déjà des bonnes notes partout. J’ai avec lui des conversations d’adultes. Pour lui faire connaître encore mieux la culture française, je lui propose une nouvelle incursion dans la chanson française, la bonne et la moins bonne. J’ai une autre raison. Premier exemple, je lui passe Gréco, ‘si tu t’imagines, fillette,fillette...’ avec en prime une photo de la belle Juliette. Très belle chanson, s’exclame-t-il. Par contraste, je lui passe du Benjamin Borborygme Biolay. J’ai dit chanson moins bonne, j’aurais pu dire chanson nulle. Ce qui m’est confirmé par mon jeune ami : je ne comprends pas un mot. (Et moi qui croyais que j’étais dur de la feuille !). BBB est annoncé comme le surdoué de la chanson. (...)

 

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Alain Meury: Moutier le symbole La bataille politique et juridique qui se livre depuis de nombreux mois au sujet de la ville de Moutier suscite en Suisse romande et, notamment à Genève, des haussements d’épaules quand ce n’est pas de l’agacement. Ces Jurassiens n’en auront donc jamais fini avec leurs revendications ? Dans les années soixante et septante déjà, avant que le Jura ne devienne un canton, les séparatistes étaient même très mal vus. Il faut pourtant rappeler l’enjeu principal de la question jurassienne. Il n’est pas d’ordre religieux. Certes, les districts du sud étaient à majorité protestante alors que le nord était catholique. Mais nous, jeunes Jurassiens, militants du groupe Bélier, nous moquions totalement de cet aspect. Il y avait déjà belle lurette que la majorité d’entre nous ne mettions plus les pieds dans une église. (...)

 

Rémi Mogenet: Le Mammouth bleu roi du monde Mon ami Philippe Marlin m'a donné un roman qu'il a édité, et qui est en rapport avec le programme du Lycée dont je dois désormais m'occuper, puisqu'il est question d'une catabase sur le modèle du Voyage au centre de la Terre de Jules Verne – c'est-à-dire d'un voyage dans l'inframonde, sous la surface, comme en faisaient déjà les héros antiques lorsqu'ils se rendaient en Enfer. Mais le plus beau est que ce roman, intitulé Le Mammouth bleu, et écrit par Edmond Astruc sous le pseudonyme de Luc Alberny, se situe dans la région que j'habite à présent, tout du moins on parvient à l'empire souterrain par des grottes occitanes. Edmond Astruc était né en 1890 à Narbonne et vivait à Carcassonne – et l'éditeur intellectuel, Joseph Altairac, n'a pas laissé de lier son livre très imaginatif à la blanquette de Limoux et aux mystères de Bugarach, montagne aussi creusée de grottes dont certaines par leur nomenclature font justement allusion à Jules Verne. Mais Luc Alberny évoque davantage une région plus au nord, les Grands Causses, en tout cas c'est par là que son héros entre dans le monde souterrain. (...) Bref, l'Occitanie, après Joseph Delteil, est remplie d'imaginations fabuleuses qui fonctionnent, ses auteurs sont souvent plus efficaces que ceux de Paris trop mêlés de scientisme, et je suis heureux de les découvrir, moi aussi avec eux je découvre un monde souterrain et lunaire fabuleux (...)

 

Pascal Holenweg: Martyrs larigot Mardi, au Conseil municipal de la Ville de Genève, en fin de soirée, alors que nous peinions quelque peu à prendre au sérieux les règlements de compte pré-électoraux auxquels nous assistions, notre esprit se mit à vagabonder. Et nous imaginions l'état dans lequel pouvait se trouver un téléspectateur égaré devant la retransmission de nos ébats, se souvenant avoir suivi sur une chaîne d'info les manifestations d'opposition à Hong Kong, à Moscou, à Alger, et se retrouvant devant des élus locaux genevois se posant en résistants à une dictature (celle, évidemment, du Conseil administratif, posé en réincarnation du Politburo soviétique de la grande époque). En rit-il ou en pleure-t-il, notre téléspectateur égaré ? (...)

 

Edmée Cuttat: ”Deux Moi”, ou la solitude de l'humain moderne vue par Cédric Klapisch (...) C’est ainsi, comme l’indique le titre Deux Moi, que l’individu prime sur le couple, loin de l’utopie communautaire et de ses vertus. Par ailleurs, contrairement à ce qu’il a développé dans sa trilogie L’Auberge espagnole, Les poupées russes et Casse-tête chinois, le cinéaste ne se penche pas sur le premier rendez-vous entre un garçon et une fille avec ce qu’il va entraîner entre séduction, crise et passion, mais à ce qui se passe avant une éventuelle histoire d’amour. Et du coup, bien qu'on s'y attende, termine son film là où en principe tout commence dans une comédie romantique classique. Ana Girardot et François Civil, déjà frère et sœur dans Ce qui nous lie, fonctionnent bien chacun de leur côté dans ce récit à deux voies où le réalisateur, évitant de trop dramatiser, laisse parfois place à un humour qui ne fait pas toujours mouche. (...)

 

Marie-Jeanne Bertinat: Pas de chichi ! Pas de chichi ! Cette expression familière, que l’on s’autorise plus volontiers entre amis, correspond bien à ma façon d’appréhender la politique. J’aime le contact facile, la discussion franche et l’échange d’idées décomplexé. Sans chichi. Je veux défendre les projets qui me tiennent à cœur, dans une simplicité constructive. Sans chichi. Ne dit-on pas que les simagrées sont bonnes pour cacher une certaine médiocrité ou un manque de confiance en soi ? Cette campagne je la veux sans artifice, au plus près des électeurs, quelque soit leur condition, leur revenu, leur croyance. Tant que cela sera possible. Cela s’appelle la liberté. (...)

 

Guy Mettan: Convent de bouquetins au col d’Emaney 7e étape - Salanfe-Col d’Emaney-Emaney-Col de Barberine-Emosson-Châtelard - Lundi 29 juillet La brume peine à se dissiper sur l’ex « plus grandiose pâturage de Suisse, la Merveille » comme disaient les écrivains du début du XXe siècle. (...) Avant d’arriver au col, je devance un trio de Coréens harnachés comme des sherpas. Ils ne parlent pas un mot de français ou d’anglais et s’expriment uniquement par onomatopées ou avec leurs applications smartphone. Au col, surprise! A travers la brume qui va et vient, un troupeau d’une vingtaine de bouquetins est en train de brouter, à quinze mètres, peu farouches. Certains sont couchés, les autres broutent en me surveillant d’un œil. Deux mâles se battent en se jetant l’un sur l'autre avec leurs cornes. Les Coréens approchent et je les prie de faire silence. (...)

 

John Goetelen: Augmentation des chaleurs océanes : peu d’effet sur les ouragans Dans un récent article en anglais résumé en français sur le site des climato-réalistes, Roy Spencer analyse et compare les chiffres des ouragans avec ceux de l’augmentation de température de la surface de la mer (SST, Sea Surface Temperature). Roy Spencer est « chercheur principal à l’Université de Alabama à Huntsville (UAH) et chef de l’équipe scientifique américaine du radiomètre à balayage hyperfréquence avancé du satellite Aqua de la Nasa » (Wikipedia). Il est responsable pour la Nasa, avec John Christy, des relevés par satellites des températures mondiales. Il a également été le patron du Département de recherche en climatologie de cette même Nasa. (...) Il conclut: « Ainsi en nous basant sur les données SST observées du Centre Hadley et sur les données du NHC (National Hurricane Center), nous arrivons à ce résultat que le réchauffement de la surface de la mer a provoqué une augmentation de l’intensité des ouragans majeurs ayant atterri de 0,8 Km/heure par décennie. Je pense qu’un statisticien (ce que je ne suis pas) considérerait qu’il s’agit de « bruit » et non de la manifestation d’un signal climatique. (...) Je n’ai pas vu un seul article de presse sur ces propos de Roy Spencer, qui est pourtant une sommité dans son domaine. La presse est complice l’omerta sur le débat climatique. (...)

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