Vincent Strohbach: La fin des grandes gueules ?

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vincent strohbach.jpgVincent Strohbach: La fin des grandes gueules ?

Olivier Baud: SCORE, 0-0 la balle au centre ?

Jean-Noël Cuénod: Entre folie et violence politique, un mur bien fêlé

Claude Bonard: Sois membre d'un ”collectif” et je te dirai qui tu es !

John Goetelen: Benjamin Griveaux et la queue de Frankenstein

David Frenkel: Les implications de l'Iran dans le terrorisme anti-israélien

Cédric Segapelli: Marin Ledun

 

Vincent Strohbach: La fin des grandes gueules ? C’est encore des gamins, ils n’ont, la plupart du temps, aucune expérience en politique et pourtant ils ont déjà tout compris. Non pas seulement par rapport à la réalité climatique et à l’urgence de devoir revoir nos modes de fonctionnement et surtout de consommation, non c’est aussi au niveau de l’expression orale que ces jeunes mobilisés pour le climat nous donnent des leçons. En effet, ils ont inventé des gestes tout simple pour exprimer leur accord, leur désaccord et surtout leur impatience face aux discours qui n’en finissent plus. (...) Combien d’hommes et de femmes fraichement élus ont décidé, par le passé, de mettre un stop définitif à leur mandat politique, uniquement parce qu’ils n’en pouvaient plus de ces blablas continuels, de ce besoin de répéter ce qui a déjà été dit, de ces tentatives de se faire valoir, de ces recours à des citations historiques sensées élever le niveau et de ces réponses si longues que quand elle se terminent enfin, on ne se rappelle même plus quelle était la question ? Je ne dis pas qu’il ne faut plus débattre, c’est juste qu’il y a des lieux pour ça (caucus, commissions) et d’autres (séances plénières) pour décider et, du coup, avancer… . Mais pour cela, il est grand temps que chacun prenne exemple sur notre jeunesse en apprenant enfin à être concis. (...)

 

Olivier Baud: SCORE, 0-0 la balle au centre ? Le Cartel a, de fait, convaincu le Conseil d’État que SCORE n’était pas viable, et que désormais il fallait compter avec lui comme force de proposition et d’initiative. (...) Cela ne doit toutefois pas faire oublier que SCORE aura aussi impliqué le gel arbitraire des réévaluations de fonction pour nombre de fonctionnaires, dont la rémunération aurait dû, de longue date, être revalorisée. Le Cartel demande ainsi ce jour au Conseil d’État de garantir la rétroactivité quant à la mise en application de ces réévaluations. Ce n’est pas à la fonction publique d’avoir à assumer les errances des gouvernements passés. Le Cartel sera en outre particulièrement attentif à ce que les professions devant faire l’objet d’une réévaluation (parmi beaucoup : les enseignant.es de gymnastique, les métiers du social et de la santé) soient examinées en priorité et réévaluées en conséquence. (...)

 

Jean-Noël Cuénod: Entre folie et violence politique, un mur bien fêlé A chaque attentat se réclamant de l’extrême-droite en Allemagne ou ailleurs, les dirigeants nationalistes clament aussitôt : « Pas d’amalgame !» Ironie du sort, c’est ce même slogan qu’entonnent les islamistes chaque fois qu’un djihadiste fait retentir la poudre. Et les deux camps ennemis de mettre les attentats se réclamant de leur idéologie sur le compte de la folie. Ah, elle a bon dos, la folie ! Le dernier attentat commis à Hanau en Allemagne mercredi 20 février (neuf morts) illustre les fêlures, voire les brèches béantes, qui zèbrent le mur entre délire psychotique et violence politique. Dans son « manifeste » de vingt-quatre pages, l’auteur de la tuerie, Tobias Rathjen (qui s’est ensuite suicidé en tuant sa mère), mélange divagations paranoïaques et discours racistes. (...) Relevons qu’aucun déséquilibré qui se lance dans la violence ce politique n’invoque des idéologies centristes et modérées ! Difficile de nourrir une passion homicide avec la profession de foi de la CDU, du Parti socialiste suisse, du MoDem ou un programme expliquant la laïcité. (...)

 

Claude Bonard: Sois membre d'un ”collectif” et je te dirai qui tu es ! Aujourd'hui, chez nous et chez nos voisins, la nouvelle religion semble être le "collectif" car il n'est de vie et de liberté qu'en son sein ! Au vu de ce constat, je dois être un peu ringard ou largué vu mon âge car je n'appartiens à aucun "collectif". Désolé, c'est ainsi. Je sais que pour être "tendance" de notre société, il est de bon ton d'être membre d'un "collectif." C'est désormais le sésame pour être "in" (...) Les "collectifs" éclosent plus vite que les fleurs de printemps : collectif de soutien ou de défense pour ou contre la cause X, Y Z, collectif de soutien aux droits de ... etc. etc. Tout y passe et le catalogue s'enrichit de jour en jour. On y trouve : le climat , les expulsions, les antispécistes, l'enlaidissement de nos cités, la biodiversité, la maltraitance, la liberté de la presse, le logement, etc. (...) Sous une apparence mobilisatrice symbolisant l'expression de la société civile, ce recours à une forme de collectivisme autogestionnaire me laisse pour le moins perplexe. Je suis de la vieille école et pour moi, si quelqu'un s'engage pour une cause, il faut le faire à visage découvert et il faut assumer. Dans son ouvrage intitulé "Lois psychologiques de l'évolution des peuples" publié en 1895, Gustave Le Bon écrivait que : "La plupart des hommes sont incapables de se former une opinion personnelle mais le groupe social auquel ils appartiennent leur en fournit de toutes faites". (...)

 

John Goetelen: Benjamin Griveaux et la queue de Frankenstein C’est un délinquant ordinaire: délation, viol de la vie privée et mise en exécution médiatique, le tout sur un fond implicite de morale sexuelle d’avant-guerre. Mais il se dit artiste. La délation et la mise à mort médiatique deviennent des performances, du spectacle. Aussi sûrement que la corrida. (...) Résultat: une bonne partie de la presse française, Le Monde en tête, lui tresse des lauriers. Et pas qu’à gauche. Les intellos parisiens étaient presque orphelins après la chute de l’ange (noir) Gabriel Matzneff. Miracle: le Piotr, un russe anti-Poutine, sort de l’ombre pour le remplacer. Piotr Pavlenski: celui qui s’était cousu les lèvres pour soutenir les Pussy Riots. Se coudre les lèvres tient de quel trouble mental (image 1 reuters)? Constat: l’admiration pour les types bizarres ne se dément pas. (...) Joyeuse dans les années 1970, la sexualité redevient sombre et presque maudite, hors d’un cadre très étroit et surveillé. Enfin, pas pour tout le monde. (...) On peut dire comme Serge July, ancien patron de Libération, que Griveaux est un con. Ou l’on peut se fendre d’un édito brûlant comme Riss dans le dernier Charlie Hebdo. Extraits: (...) Le vrai héros, celui sans qui le Frankenstein russe serait resté dans l’ombre, est Benjamin Griveaux. (...)

 

David Frenkel: Les implications de l'Iran dans le terrorisme anti-israélien Depuis qu’il a été créé en 1981, le Jihad islamique a également comme objectif l’annihilation de l’État juif. Toutefois, et à la différence du Hamas, il ne gouverne pas la population résident à Gaza. Son armée, appelée, Saraiya al-Quds, se compose de quelques 15’000 troupiers. Bien que ce groupe soit militairement moins bien fourni que le Hamas, il prend une part prépondérante dans la montée de la violence contre l’État hébreu. Ces dernières années, les attaques de roquettes viennent de sa part. Le Jihad islamique est connecté à l’Iran par une relation doctrinale, telle que façonnée par son fondateur, Fathi Shakak (...) Un autre pourvoyeur de fonds est le Croissant rouge iranien. (...)

 

Cédric Segapelli: Marin Ledun Romancier, mais également ingénieur en sciences humaines et sociales, Marin Ledun a eu la bonne idée de s’interroger sur les raisons qui l’ont conduit à se lancer dans l’écriture de romans noirs en évoquant son parcours, ses réflexions et ses références au gré d’un remarquable essai à la fois pertinent et synthétique qui prend la forme d’un bel opuscule dont la couverture élégante, ornée d’un visage au regard incisif souligne le titre de l’ouvrage, Mon Ennemi Intérieur. Ce regard incisif, on le retrouve bien évidemment dans le texte qui débute avec cette question essentielle que l’on ne cesse de poser à l’auteur : « Pourquoi écrivez-vous du roman noir ? » avec, de manière sous-jacente, cette espèce de commisération qui émane d’un interlocuteur ayant parfois une piètre estime pour un genre bien trop anxiogéne qui ne correspond définitivement pas aux critères des succès commerciaux littéraires tels que les thrillers où les effets prennent davantage le pas sur le fond de l’intrigue. A partir de cette interrogation, Marin Ledun se plaît à décortiquer de manière très subjective et bien loin de tout postulat scientifique, tous les éléments qui l’ont mené vers ce qui s’apparente désormais à un véritable métier, écrivain de romans noirs, pour nous livrer une véritable mise à nu de l’âme du romancier. (...)

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