Edmée Cuttat: ”You Will Die At 20”, Grand Prix du Festival de Fribourg

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You Will Die at 20.jpgEdmée Cuttat: ”You Will Die At 20”, Grand Prix du Festival de Fribourg

Patrick Dimier: N’est-il pas temps d’actionner le bouton « reset »

Jean-Philippe Accart: Lisez maintenant...!

Philippe Meyer: Boeing va-t-il faire faillite ?

Pascal Holenweg: Qu'on en finisse !

Walter Schlechten: Pandémie, plus rien ne devra être comme avant.

David Frenkel: ...L'art de jouer les gugusses me fait oublier le coronavirus

Pascal Décaillet: La structure, la vertu

Maurice-Ruben Hayoun: un magnifique roman allégorique… (I)

JF Mabut: Quel PACS d'ici 2025?

Edmée Cuttat: ”You Will Die At 20”, Grand Prix du Festival de Fribourg Coronavirus oblige, la 34e édition du Festival international de films de Fribourg (FIFF) a été annulée. Le FIFF a néanmoins pu maintenir, grâce à l’engagement de tous ceux qui oeuvrent chaque année à sa réussite, l’attribution de ses trois prix principaux. Après visionnement et délibération par vidéo conférence des jurys confinés aux quatre coins du monde, le palmarès a été dévoilé dimanche 29 mars. Il célèbre un cinéma révélant une jeunesse porteuse d’espoir et de changement. Les jurés ont ainsi décerné leur Grand Prix à You Will Die at 20 (Tu mourras à 20 ans) du Soudanais Amjad Abu Alala, leur Prix Spécial à Los Lobos du Mexicain Samuel Kishi Leopo et le Prix du meilleur court métrage à Asho de l’Iranien Jafar Najafi. Grand vainqueur, You Will Die At 20, qui avait déjà gagné le Lion du futur à la Mostra de Venise en septembre 2019, est un premier long métrage. (...) Le festival se poursuit à la maison pour les intéressés. Plusieurs films de la sélection sont proposés en streaming. (...)

 

Patrick Dimier: N’est-il pas temps d’actionner le bouton « reset » (...) Cette remise à zéro, qui doit être générale pour éviter qu’une puissance importante puisse, par ce biais, accroître sa mainmise sur d’autres Etats est le seul moyen d’effacer toutes les dérives du système en place jusqu’ici. Ensuite, vu l’accroissement phénoménal de leurs fortunes comme de leur puissance, il convient de contraindre les GAFA à verser des contributions majeures aux systèmes de santé à travers le monde. Que ce soit pour les restaurer ou que ce soit pour les instaurer. Ensuite, il conviendra de morceler ces GAFA (...) Cette crise est également une fantastique opportunité pour la planète entière de pouvoir, sans guerre, reconstruire un monde nouveau. Pour cela il est, c’est utopique, changer totalement le paradigme économique. L’économie, tout en restant totalement ouverte, se doit d’être plus équilibrée et surtout, ne plus permettre un fossé aussi important entre gens modestes, voir pauvres, et les nantis. Pour cela le remède le plus efficace c’est mettre un terme à la création monétaire hors de celle des Etats. (...)

 

Jean-Philippe Accart: Lisez maintenant...! (...) Mais quid de la lecture ? Les librairies sont fermées, on peut bien sûr commander des livres papier en ligne, de préférence à des libraires indépendants... et en Suisse, à Genève, ils sont nombreux à le proposer (Voir ce site). Mais pour ceux qui n'ont guère l'envie ou les moyens financiers, il existe d'autres possibilités, notamment le prêt numérique de livres (par des bibliothèques) ou le téléchargement gratuit de livres (oui c'est possible !): Bibliomedia a ainsi lancé la plateforme e-bibliomedia et si vous êtes inscrit dans une bibliothèque publique, vous pouvez bénéficier du prêt numérique (le livre est mis à disposition en ligne pendant une certaine période). Autre possibilité, le livre numérique à télécharger gratuitement sur votre ordinateur : le site Outilstice donne la liste complète des sites où c'est rendu possible pendant cette période à la maison. Alors, plus d'excuses pour ne pas lire…

 

Philippe Meyer: Boeing va-t-il faire faillite ? (...) Deux événements poussent Boeing au bord du gouffre : le « grounding » du 737 MAX et la pandémie du coronavirus. D’abord, le 737 MAX. Le fiasco du nouveau design de cet avion plus que cinquantenaire a placé Boeing en mauvaise posture. Sa réputation en a pris un sacré coup. Malgré tout, cela n’a pas affecté la viabilité des affaires de Boeing. Même si le constructeur a dû se passer des revenus provenant des livraisons du 737 MAX et payer des dommages et intérêts aux compagnies aériennes, son carnet de commandes pour cet avion affiche toujours les 5'000 unités ! Et cela, sans compter les commandes pour ses autres types d’appareils. On aurait pu donc considérer que lorsque les défauts de cet avion auraient été corrigés et qu’il volerait en toute sécurité, Boeing se remettrait rapidement de ce désastre. Mais tout cela a changé depuis que la pandémie de coronavirus s’est répandue dans le monde. Maintenant, c’est la survie même du constructeur qui est en jeux. (...) Mais s’il faut retenir une chose du siècle écoulé concernant l’industrie du transport aérien, c’est qu’elle est résiliente et qu’elle rebondira. Parce le transport aérien est aujourd’hui indispensable à la paix et la prospérité de notre monde.

 

Pascal Holenweg: Qu'on en finisse ! Les conseils municipaux ont été élus pour cinq ans -mais s'ils tiennent les cordons de la bourse, ils ne disposent de quasiment aucune capacité de décision immédiatement concrétisable : ce pouvoir, à Genève, est en mains de l'Exécutif municipal -Conseil administratif, maires et adjoints-, ce fut d'ailleurs assez heureux dans les cinq années que nous venons de passer, et de subir, en Ville de Genève. Comme l'a rappelé le Conseiller d'Etat Thierry Apothéloz dans une lettre aux membres des exécutifs communaux et aux présidentes et présidents des Conseils municipaux, la loi autorise les exécutifs à " prendre toutes les mesures provisionnelles dont l’urgence est commandée par les intérêts de la commune" (LAC art. 48.m). Sans Conseils municipaux pouvant se réunir, tout le pouvoir municipal est donc aux mains des Conseils administratifs, des Maires et des adjoints-e-s. D'ailleurs, comme le relève en souriant le Conseiller administratif (sortant) vert carougeois Nicolas Walder, même en temps normal, le pouvoir réel, au sein des communes, c'est le Conseil administratif qui le détient et l'exerce... il faut que ces exécutifs soient élus. (...)

 

Walter Schlechten: Pandémie, plus rien ne devra être comme avant. (...) Les retombées négatives sur l’économie mondiale vont être terribles, plus rien ne sera, ne devra d’être comme avant. L’argent est devenu un mal nécessaire, certes, mais là il nous faut rapidement le redistribuer pour assurer un minimum vital urgent à tous (certains pays craignent déjà des émeutes et des pillages). Il nous faudra aussi saisir cette « chance » pour mettre d’autres valeurs en place, le partage, la solidarité, l’écologie, le don de soi au service des autres. Notre château de carte issu du néolibéralisme s’écroule, tous les regards sont tournés vers l’Etat, la Confédération, pour que des solutions apparaissent. Des appels au secours qui ne resteront pas sans échos, il en va de l’équilibre de notre société, de la vie des gens. Pour l’instant nous nous confinons et tentons de soigner nos malades. À la médecine de guerre suivra l’économie d’urgence et là aussi il faudra être solidaire.

 

David Frenkel: ...L'art de jouer les gugusses me fait oublier le coronavirus (...) Mais le coronavirus m’a appris en plus que quand on ne peut vaquer à ses habitudes, le chant de la nature résonne avec plus d’acuité. Les pépiements des oiseaux, les gouttes de pluie, le bruissement des feuilles, me rassérènent divinement. Par ailleurs, quand magasins et bistrots sont fermés, les rues élèvent le silence jusqu’aux hauteurs de la félicité. Et cerise sur le gâteau : épouse, enfants et petit-enfants ayant l’art de jouer les gugusses, me font oublier le coronavirus.

 

Pascal Décaillet: La structure, la vertu Démocratie directe, fédéralisme : ces deux fleurons de notre système suisse ne devraient-ils être arborés que par beau temps ? À la première tempête - tiens, en voilà une - on précipite le premier dans un congélateur. Et le second s'évapore. Au profit du Conseil fédéral ? Même pas ! En faveur d'un Office, le même que nous vitupérons à longueur d'année pour sa gestion calamiteuse des primes maladie. Un Office fédéral ! Où le fonctionnaire est roi. Et la routine, souveraine. On y révère soudain un Monsieur Koch, on lui confère les pouvoirs consulaires. Notre démocratie avait de la structure. Elle manquait juste de vertu. Non au sens victorien, mais latin.

 

Maurice-Ruben Hayoun: un magnifique roman allégorique… (I) Qui se souvient aujourd’hui de cette grande romancière suédoise, première femme à avoir reçu le prix Nobel de Littérature en 1909, et dont, personnellement je n’ai découvert l’existence qu’en écrivant mon livre sur Martin Buber (Agora, 1017) ? Si j’osai, je dirai que toute chose, même négative comme le confinement, peut avoir du bon dans cette vie terrestre. Ayant épuisé mon stock de livres emportés pour le week-end qui ne devait durer que trois jours, on a dû fouiller dans la veille bibliothèque à la recherche de livres à lire, pour tuer le temps… Et voilà qu’une main charitable me tend ce livre de la Bibliothèque cosmopolite, intitulé Jérusalem en Terre sainte… Avec cet ouvrage qui n’excède pas les 220 pages, Selma Lagerlöf (1858-1940) a probablement réalisé sa plus belle oeuvre littéraire aux accents philosophiques en décrivant cette mystérieuse ville de Jérusalem, dite la cité du roi David, avec son apport parfois vivifiant mais aussi, hélas, délétère. A l’évidence, il y a un message subliminal derrière toutes ces descriptions (...)

 

JF Mabut: Quel PACS d'ici 2025? (...) Avec quelle commune Bardonnex pourrait-elle mêler ses affaires pour créer une nouvelle commune? Plan-les-Ouates, née en 1851 d'un divorce radical de la commune de Compesières est sans doute la conjointe la plus idéale d'un partenariat amiable des communes suisses. (...) Au raz des pâquerettes on m'objecte souvent que Bardonnex ne fait pas le poids face à Plan-les-Ouates. Je réponds que l'identité est attachée au village au quartier parfois à la rue ou à la place jardin terrain de jeux, où l'on habite, guère plus loin. D'où, d'ailleurs, ces projets de démocratie participative qui ne dépasse que rarement l'espace de vie des gens, sans quoi ces exercices sont vite récupérés par les partis et la foultitude d'associations qui s'abreuvent à la mamelle publique. (...) Les affaires communales sont déjà très largement traitées par voie de coopérations - volontaires mais le plus souvent contraintes. Citons en particulier: (...)

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