Jean Batou: Covid-19 au féminin

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infirmiere covid.jpgJean Batou: Covid-19 au féminin

Marie-France de Meuron: Pourquoi le coronavirus?

Jean-Noël Cuénod: De l’état d’urgence à l’ «Etat c’est moi»

Houda Khattabi: Priorité à la solidarité !

Djemâa Chraïti: Entre matérialité et spiritualité, le virus a choisi

Charly Schwarz: Le citoyen qui ne désire pas participer à une élection serait-il désintéressé de la politique ?

Jean-Dominique Michel: Hydroxychloroquine, la propagande En Marche ?!

Haykel Ezzeddine:La Suisse cache ses morts

Catherine Armand: En bouteille

Pascal Décaillet: Ne sabordons pas l'économie suisse !

Simon Brandt: lorsque la campagne et les valeurs dérapent

JF Mabut: Rault, Eisenstein, le virus et nous

Jean Batou: Covid-19 au féminin Parmi les personnes hospitalisées ou décédées pour cause de COVID-19, les hommes sont sensiblement plus nombreux. Les raisons de cette différence ne sont pas encore établies de façon systématique. En revanche, les femmes sont clairement surreprésentées parmi les victimes économiques et sociales indirectes de la pandémie en cours, dans le monde du travail comme au sein de la famille. (...) C’est en voyant la pandémie avec les yeux des femmes, que les autorités doivent envisager et prendre des mesures appropriées ; pour suspendre le travail dans les secteurs économiques non essentiels en garantissant les revenus de l’ensemble de leurs salarié·e·s ; pour veiller au respect des mesures de prévention recommandées dans les secteurs essentiels et revaloriser leur statut en collaboration avec les travailleurs·euses concernés et leurs organisations ; pour mettre en place des mesures d’aide et de soutien aux femmes confinées à domicile, astreintes à une charge de travail accrue et exposées plus qu’auparavant à la violence de leur conjoint.

 

Marie-France de Meuron: Pourquoi le coronavirus? (...) Certains journalistes d'investigation font un travail approfondi. En voici un attirant l'attention sur différents plans qui raffermissent non seulement le système immunitaire mais aussi l'être plus global. Un naturopathe nous offre également un beau programme pour éveiller notre dynamisme à prendre soin de nous. Tout en reprenant des forces, nous pouvons élargir notre étude afin de saisir les raisons pour lesquelles ce virus a pu se développer aussi intensément et largement. Sa couronne ne fait pas tout! Il a trouvé un terrain favorable propre à notre monde actuel. En sus de constater les résultats de son évolution, cherchons en quoi notre existence le stimule. La démarche est bien décrite par un médecin qui apporte plusieurs éléments pratiques de ses connaissances et de ses observations. Et puis, c'est l'occasion de prendre conscience de notre place dans le monde, (...)

 

Jean-Noël Cuénod: De l’état d’urgence à l’ «Etat c’est moi» (...) Par 137 voix contre 53, le parlement hongrois s’est fait seppuku (ou hara-kiri[1]) lundi. Il a désormais confié tout le trousseau de clefs du pouvoir dans les seules mains du premier ministre national-conservateur Viktor Orban. (...) Nous nous sommes habitués à voir notre liberté rognée, ici ou là. Oh, pas beaucoup juste un peu : extension des pouvoirs de police, perquisition facilitée, surveillance numérique renforcée. Indolore, presque. Et pour d’excellentes raisons, si, si ! Il s’agissait de lutter contre le terrorisme. Aujourd’hui, c’est contre le coronavirus. Et demain, contre le dérèglement climatique ? « Le premier des droits est celui de vivre ! ». Tel est l’argument que le pouvoir assène pour faire passer son arsenal répressif. Massue, l’argument. Evidemment, à quoi ça sert d’être libre si l’on est mort, hein ? Alors, nous acceptons, méfiants certes, mais il faut ce qu’il faut. Et puis, le pouvoir nous jure que cet arsenal n’est que très provisoire (...)

 

Houda Khattabi: Priorité à la solidarité ! Alors que la pandémie fait de plus en plus de morts dans le monde, certains observateurs scrutent les réactions européennes pour y déceler le moindre signe d’un prochain effondrement. Est-ce bien le moment ? Et surtout, si certaines mesures initiales face à cet ennemi d’un nouveau genre ont pu paraître choquantes, y a-t-il lieu d’anticiper la mort du mastodonte européen ? (...)

 

Djemâa Chraïti: Entre matérialité et spiritualité, le virus a choisi Force est de constater qu’il a fallu moins de deux mois pour qu’un ennemi invisible nous balaie ça du revers du coude. Et il reste quoi ? Une sensation de vide, mais surtout une sensation de peur et un profond vertige existentiel face à l’ inconnu total, combien de temps le confinement, l’ennemi finira-t-il par disparaître totalement et si oui, en laissant combien de morts derrière lui. Combien d’entre nous seront touchés par le Covid-19 ? Autant de questions. Et nos croyances dans tout cela ? Pourquoi avoir si peur ? Pourquoi la mort nous fait-elle trembler au point qu’on ose à peine la mentionner. (...) il y aura un avant et un après. Pour survivre nous devrons changer et en attendant cessons d’avoir peur et accueillons cette épreuve comme une « métamorphose » qui nous recentre au cœur de nous-mêmes et de notre spiritualité, la seule dimension que le virus n’atteindra pas !

 

Charly Schwarz: Le citoyen qui ne désire pas participer à une élection serait-il désintéressé de la politique ? L’abstentionnisme électoral ne fait pas de doute. Ce comportement peut être révélateur d'un désintérêt total pour la chose publique. Mais le citoyen est loin de négliger le civisme. Par le biais de l'abstentionnisme, il aspire surtout à montrer son mécontentement et une grande aspiration au changement, à la rupture politique.Et l'approfondissement de la question montre que l'abstentionnisme est d'avantage révélateur d'une crise de représentation et que sa non participation à une élection est souvent un choix rationnel.

 

Jean-Dominique Michel: Hydroxychloroquine, la propagande En Marche ?! Les lecteurs de ce blog n’en seront pas surpris : je m’attendais à la montée en épingle d’accidents avec le Plaquenil pour en discréditer l’usage. Ces salves se produisent le jour même où la première étude randomisée, réalisée en Chine et en cours de pré-publication, apporte une confirmation heureuse aux espoirs mis dans le traitement développé à Marseille. Un éclairage s’impose. (...) En ce qui concerne l’hydroxychloroquine, bien sûr, il s’agit d’un médicament et comme avec tous les médicaments, il y a un certain nombre de précautions d’usage à vérifier. Toute substance mal employée ou prise en excès peut être dangereuse. Tous les médicaments sur le marché qui ne sont pas de simples placebos (il y en a) ont des potentiels effets adverses à surveiller. D’où l’importance bien sûr des mises en garde contre l’auto-médication. (...)

 

Haykel Ezzeddine:La Suisse cache ses morts (...) La Suisse donne l’exemple. Tout est propre et net ! Rien ne déborde. Pas d’effusion de sang. Pas de larmes. Pas de cercueils. Chut on incinère nos morts en toute discrétion. On est en Suisse pardi ! La confédération accueille les malades français pour montrer que les 16’000 personnes atteintes du Covid 19 n’affectent pas la disponibilité des hôpitaux. Pendant une visite de courtoisie au Tessin notre chef du Département fédéral des Affaires étrangères, Ignazio Cassis a ramené dans ses bagages 2 appareils d’assistance respiratoire histoire de rappeler au passage que la Suisse produit et commercialise ce précieux objet médical. Bon il faut que je quitte mon confinement et fissa car l’état de ma santé morale se dégrade de jour en jour. (...)

 

Catherine Armand: En bouteille Nectars emprisonnés, immobiles à l’ombre de nos vies passées, nous nous bonifions. Au repos, nous entrons dans une phase de maturation qui pourrait faire de nous de grands crus. S’assouplir, s’arrondir, développer des arômes insoupçonnés, sont à notre portée. Lorsqu’on nous ouvrira, délicatement, sans trop nous secouer, nous devrons passer par la carafe. Une fois les vapeurs dissipées, nous seront prêts à être caressés du regard, humés, pris en bouche, goûtés, avalés. (...)

 

Pascal Décaillet: Ne sabordons pas l'économie suisse ! (...) Voilà pourquoi j’enrage. Et nous enrageons tous ! Tout cet édifice de qualité, sabordé en quelques jours par les décisions que nous savons. Elles sont dictées par un impératif sanitaire, que je ne juge pas ici. Je ne suis pas virologue, pas plus que climatologue ; je suis juste un petit entrepreneur, et un citoyen. J’enrage, parce que l’immobilisation de toute une économie, la paralysie dictée d’en haut, par des gens à Berne, de centaines de milliers de personnes qui ne demandaient qu’à travailler, est en train de saborder, sous nos yeux impuissants, l’une des économies les plus compétitives du monde. Saborder le travail de nos pères, de nos mères, de nos ancêtres. Il nous faudra des années pour nous relever ! Quand on a consacré toute sa vie à travailler, je peux vous dire qu’on a les boules (...)

 

Simon Brandt: lorsque la campagne et les valeurs dérapent En pleine période de crise sanitaire et économique, la conseillère administrative Sandrine Salerno prend le temps d’appeler à voter ouvertement, sur son profil facebook, pour la candidate du PDC tant elle craint mon élection. Le tout sous couvert d’attaques personnelles indignes et injustifiées. Voire relevant de la diffamation. Chacun jugera. Mais vous m'accorderez qu'une telle attitude est indigne d'une magistrate qui prône le vivre-ensemble et l'inclusion. A croire que l'indécence est permise quand on est en charge de ses questions vu que personne ne semble trouver anormal ces propos. Cette violence n'est pas nouvelle, je la vis depuis le début de la campagne. (...)

 

JF Mabut: Rault, Eisenstein, le virus et nous Le prof Didier Rault, tout le monde le connaît maintenant. (...) Charles Eisenstein m'était inconnu jusqu'à la lecture ce matin dans La Croix de la chronique Stop ou Encore. Son auteure Flore Vasseur cite le dernier papier du conférencier américain: Le couronnement, un essai de 70 pages disponible en français, où il pourfend la société de contrôle qui saisit désormais totalement nos vies sous couvert de coronavirus. (...) Le paradis perdu, c'est justement la question d'Eisenstein. Dans la rubrique Wikipedia en allemand, l'Américain - six livres, trois cents conférences et un site internet solide à son actif - est présenté comme un penseur des mouvements Occupy, Indignés et consorts. Son propos est de s'insurger contre l'énorme tour de vis en matière de contrôle que nous sommes en train d'accepter de peur de mourir. Et d'espérer ou d'oser croire (comme beaucoup d'autres) que l'après coronavirus sera l'occasion d'un monde plus juste, plus solidaire, moins égoïste, moins violent, moins contrôlé. Le paradis sur terre, une utopie. Mais s'en approcher, n'est-ce pas nécessaire? Dans cet esprit, un surcroît d'Europe s'avère indispensable. Bonne nouvelle, l'Union n'a jamais progressé que dans les épreuves. La prise de contrôle c'est un peu le péché originel. (...)

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