Xavier Magnin: Covid 19, faillite ou réussite ?

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xavier magnin.jpgXavier Magnin: Covid 19, faillite ou réussite ?

Xavier Gomez: Pandémie et crise climatique

Florence Kraft-Babel: Genève, Ville de Culture, se cherche un chef…

Jean-Noël Cuénod: Covid19 et les odieux de Dieu

Esther Alder: Construire le monde d'après

Pascal Holenweg: A gauche, les villes!

Pierre Jeanneret: Eclairante synthèse sur le protestantisme en terre romande

Maurice-Ruben Hayoun: Loi divine et loi humaine

Jean-S. Gowrié: Vivre ”après” le Corona virus

Jean-Dominique Michel: Lettre ouverte à MM. Alain Berset et Mauro Poggia.

Pascal Décaillet: Quand la gauche genevoise se fourvoie à 100%

Xavier Magnin: Covid 19, faillite ou réussite ? Notre système de formation est réputé mais la préparation à cette pandémie une mauvaise surprise… malheureusement. Nous pouvons déjà nettement constater la déficience du DIP qui, par manque de moyen ou d’anticipation, est incapable de fixer les élèves à la maison pour travailler sur les programmes scolaires. Cela laisse l’opportunité de sortir, se regrouper à l’extérieur. D’autant que l’on sait bien, qu’à cet âge, on se pense immortel et intouchable. Ils n’ont d’ailleurs pas tout à fait tort puisque moins durement touchés par ce virus ce qui les rend plus dangereux pour les aînés qu’ils fréquentent. De plus, être dans les rues cela mobilise des forces de l’ordre, aussi bien cantonales que communales qui ont certainement d’autres tâches plus urgentes à effectuer que de sanctionner les regroupements de personnes. Espérons toutefois que ces élèves puissent se rendre compte que le désœuvrement est bien pire que l’activité et le travail, notamment scolaire. (...)

 

Xavier Gomez: Pandémie et crise climatique Pour les Verts, l’expérience de la pandémie doit nous mener à une véritable réflexion sur la croissance, la déréglementation économique et ses ravages sur la justice sociale et la destruction de la planète. Cela doit être l’occasion de développer de nouveaux indicateurs socio-économiques permettant de mesurer l’empreinte carbone et la production de déchets et de développer des indices de santé sociale de nos sociétés. L’occasion d’expérimenter le revenu inconditionnel, le partage du temps de travail, la reconnaissance de l’engagement associatif et du bénévolat et le renforcement nécessaire des services publics, seuls capable d’assurer une protection de la population. (...) Malgré la vétusté de son patrimoine administratif et financier, la Ville de Genève se contente de répondre aux normes suisses en rénovant 1,2% du patrimoine bâti, par le biais d’un investissement annuel d’une vingtaine de millions. C’est bien trop peu ! Pour agir concrètement, les Verts ont déposé un projet de délibération au Conseil municipal le 3 mars dernier afin de créer une fondation de droit public dotée d’un milliard et demi sur 10 ans et dont la mission sera exclusivement d’assurer cette rénovation et de gérer ce financement extraordinaire. (...) L’objectif ? Atteindre la neutralité carbone des bâtiments propriété de la Ville de Genève en 2030. (...) http://atoutdiffererlaviepassevictorhugo.blog.tdg.ch/

 

Florence Kraft-Babel: Genève, Ville de Culture, se cherche un chef… (...) Gérer Genève, Ville de Culture, c’est gérer d’abord son Grand Théâtre. Puis tous ses autres théâtres, frères et sœurs, comme une grande famille. Avec un objectif de traitement équitable entre les acteurs de l’un et ceux des autres. Et les Musées, les orchestres… Un autre dossier majeur pour notre Ville, à la peine aussi depuis plus de 20 ans, est celui de l’Art Contemporain. Rappelant que la place contemporaine genevoise en plein cœur de Genève a pris sa grâce à des passionnés privés. Un exemple ! Avec P. Mugny, elle est devenue l’emblème d’une certaine Alternative. Celle-ci a soutenu dans ses débuts le Développement du Quartier des Bains, le Mamco et le CAC. Mais, pourquoi, après ce flamboyant début, avoir voulu imposer sous le même toit un service municipal appelé FMAC, Fonds Municipal d’Art Contemporain, qui, avec son confortable espace d’exposition concurrence le Centre d’Art, dit CAC, C tout comme il fait doublon avec le Fond cantonal d’Art Contemporain, ce que révèle le récent audit de la Cour des Comptes ? (...) Ne manquerait-il pas un chef à la Culture ? Pas un président, ni une co-direction, ni de multiples commissions d’experts, mais un maestro – ou une maestra ! Pourquoi ? Parce qu’un chef c’est d’abord un certain caractère pour ne pas dire un caractère certain. (...)

 

Jean-Noël Cuénod: Covid19 et les odieux de Dieu (...) Dieu merci, si j’ose dire, de nombreux responsables confessionnels se sont élevés contre les odieux de Dieu. A Genève, la Plateforme interreligieuse (qui regroupe les principales institutions confessionnelles exerçant sur le territoire de la République et canton) a diffusé à ce propos une prise de position on ne peut plus claire: Comme à chaque fois que se produit une catastrophe naturelle ou une épidémie, certains veulent y voir une punition divine. Une manière d’imposer leur vision du monde, leur prétendu savoir et leurs abus de pouvoir (…) Les exemples de crétinisme sacré ne manquent pas. Les médias en fourmillent, avec une présence particulière chez les pentecôtistes américains. Le plus troublant est de constater que les imprécations qui faisaient se mouvoir les foules au Moyen-Age, agissent de la même façon à notre époque. (...)

 

Esther Alder: Construire le monde d'après (...) Quand la croyance dans les bienfaits de l’économie de marché et d’une croissance infinie était encore inébranlable. Quand le réchauffement climatique ne préoccupait que quelques scientifiques qui criaient dans le désert. Quand le creusement incessant des inégalités ne s’était pas encore traduit dans les urnes par des votes populistes, voire d’extrême-droite. Quand la disparition accélérée des petites exploitations agricoles était considérée comme un sacrifice nécessaire sur l’autel du Marché. Quand personne ne s’inquiétait du déclin de la biodiversité, dû à une emprise humaine toujours plus grande sur les habitats des différentes espèces… Quand, au nom de l’austérité, il semblait parfaitement normal de démanteler les services sociaux et de santé publiques, et d’envoyer les êtres humains à la casse. C’était autrefois. Le monde d’avant. (...)

 

Pascal Holenweg: A gauche, les villes! (...) Comme l'a rappelé le Conseiller d'Etat Thierry Apothéloz dans une lettre aux membres des exécutifs communaux et aux présidentes et présidents des Conseils municipaux, la loi autorise les exécutifs à " prendre toutes les mesures provisionnelles dont l’urgence est commandée par les intérêts de la commune" (LAC art. 48.m). Sans Conseils municipaux pouvant se réunir, tout le pouvoir municipal est donc aux mains des Conseils administratifs, des Maires et des adjoints-e-s. Les Conseils municipaux et administratifs actuels sont encore en fonction jusqu'à fin mai, les nouveaux entreront en fonction le 1er juin, il serait tout de même préférable que les mandats des premiers ne se terminent pas en eau de boudin, ou de coronavirus, sans aucune séance ni plénière ni de commission et que les seules autorités communales fonctionnelles soient des exécutifs en bout de course. On s'est félicité de la permanence démocratique que manifestait la tenue d'élections malgré toutes les restrictions liées à la lutte contre la propagation du Covid. On se féliciterait tout autant de la réactivation des débats et des décisions politiques dans les délibératifs municipaux -sinon, à quoi diable aurait rimé de les élire, si c'est pour ne pas les réunir ? (...)

 

Pierre Jeanneret: Eclairante synthèse sur le protestantisme en terre romande Olivier Bauer, «500 ans de Suisse romande protestante», Neuchâtel, Livreo-Alphil, 2020, 157 pages La collection Focus a pour ambition de présenter «des synthèses sur des sujets thématiques de sciences humaines et sociales, ainsi que sur des sujets d’actualité», et cela à l’attention d’un large public. Le petit ouvrage du professeur Olivier Bauer, fruit d’un cours dispensé en 2018 à la Faculté de théologie et de sciences des religions à l’Université de Lausanne, entre bien dans ce cadre. D’une grande clarté et d’une écriture sobre, il constitue une excellente approche pour le profane. De surcroît, il témoigne d’un esprit critique bienvenu: qu’on ne s’attende pas à une apologie du protestantisme! (...)

 

Maurice-Ruben Hayoun: Loi divine et loi humaine (...) Certains fidèles, voire certaines autorités religieuses autoproclamées osent dire publiquement que l’on doit continuer à vivre la pratique religieuse, sans le moindre changement, ni la moindre modification, comme si de rien n’était… (...) Le chapitre 33 du livre de la Genèse, chapitre de la ligature d’Isaac, nous présente un chevalier de la foi, le patriarche Abraham, qui se situe à un niveau nettement au-dessus de l’humanité ordinaire, et auquel Dieu a donné un ordre… Mais qui peut se targuer d’avoir atteint le niveau de la foi d’Abraham, le père de tous les croyants ? Ceci me conduit à parler du martyre qui, comme chacun sait, est sévèrement réglementé chez les Juifs. Je crois bien que c’est dans le traité talmudique de Kiddushin que se lit la fameuse formule yéhareg we al yaa vor (trépasser plutôt que transgresser), et ce dans trois cas, cités dans le désordre : suivre un culte idolâtre, effusion de sang, la débauche, la luxure. Hormis ces trois cas, nettement identifiés, nul n’a le droit de mettre sa vie en danger. Je pense que la leçon est transparente (...)

 

Jean-S. Gowrié: Vivre ”après” le Corona virus Billet très, très court. Toujours les mêmes "spécialistes" avec, cette fois, 24h/24h de commentaires. On n'en peut plus. Surtout pour nous expliquer ce qui...changera. Et les éternels : "rien ne sera plus jamais comme avant". "il y aura l'avant et l'après Corona", et toutes les autres âneries habituelles. Donc, voilà mes prévision (ma prévision) : "tout sera EXACTEMENT comme avant...en pire". J'en prends les paris.

 

Jean-Dominique Michel: Lettre ouverte à MM. Alain Berset et Mauro Poggia. Je vous informe par la présente renoncer à la pétition qui vous était destinée, que j’ai lancée sur Avaaz.org il y a trois jours et qui a recueilli 2'400 signatures. Cet appel faisait pendant à la pétition lancée en France par un panel impressionnant de personnalités médicales, réclamant la fin immédiate de l’interdiction faite aux médecins-généralistes de prescrire le traitement mis au point à l’IHU Méditerranée-Infection, combinant l’hydroxychloroquine et l’azithromycine. (...) Le traitement évoqué soigne le Covid mieux qu’aucun autre : l’évidence empirique est là, la méthodologie de recherche employée par Marseille est conforme aux meilleures pratiques en infectiologie clinique, des réplications sont en cours dans un nombre croissants de pays (dont certains ont déjà incorporé ce traitement dans leurs guidelines) avec une constance remarquable dans les résultats observés. Or des comités constitués de médecins et de chercheurs, en Suisse comme en France, font obstruction de manière fallacieuse à ce traitement. Je ne doute pas de leur sincérité. Ils sont toutefois sous l’influence (monétaire) de compagnies pharmaceutiques espérant mettre sur le marché des remèdes bien plus lucratifs que l’hydroxychloroquine et l’azithromycine. Si vous avez le moindre doute, consultez leurs liens d'influence ! (...)

 

Pascal Décaillet: Quand la gauche genevoise se fourvoie à 100% Hallucinant ! Au moment où nombre d'esprits commencent à prendre conscience de l'impérieuse nécessité d'un redémarrage économique, voilà que la gauche genevoise demande qu'on suspende l'activité des "secteurs non-essentiels". Qui va définir la nature "essentielle", ou non, d'un secteur ? Le Comité directeur du PS ? Celui des Verts ? Les 36 composantes rivales d'Ensemble à Gauche ? Les syndicats de fonctionnaires ? Les chercheurs en sciences sociales ? Jacques Dubochet ? Sans l'économie, pas de salaires. Sans salaires, pas d'impôts pour les caisses de l'Etat. Sans argent dans les caisses de l'Etat, pas de prestations sociales. Donc, tout part du travail, de l'imagination créatrice, du mouvement : c'est cela l'économie, toute personne qui bosse en est un acteur, la caissière ou le nettoyeur, tout autant que le nabab avec son gros cigare. (...)

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