Demir Sönmez: Un graffeur rend hommage aux ”super-héros du quotidien”

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sideeco demir.jpgDemir Sönmez: Un graffeur rend hommage aux ”super-héros du quotidien”

Anne Cendre: Les mots du coronavirus

Marc Schindler: L'Amérique impotente

David Frenkel: cela ressemblera à une victoire à la Pyrrhus

Djemâa Chraïti: Oui le déconfinement, non la déconfiture

Pascal Décaillet: Choux de Bruxelles

Antonio Gambuzza: Les masques, les liqueurs Hydro-alcooliques et les discordes

 

Demir Sönmez: Un graffeur rend hommage aux ”super-héros du quotidien” David Perez; artiste peintre, photographe, body painter, graphiste, rappeur, pâtissier, il a 35 ans et vit à Gland, le monde entier le connait pour ses graffiti qui rendent hommage aux travailleurs de premières ligne de cette crise, les héros anonyme, représenté par une infirmière et un caissière qui continue de travaillé pour lutter contre ce virus. Dans ces graffiti ses messages sont la lutte pour la paix, l’écologie, l’espoir, l’amour et le respect. (...)

 

Anne Cendre: Les mots du coronavirus « Mal nommer un objet, c’est ajouter au malheur de ce monde. » Cette citation d’Albert Camus a suscité bien des commentaires dans de nombreuses circonstances. Elle me vient à l’esprit quand j’entends les formules qui fleurissent en ce moment à propos de la crise sanitaire. Distance sociale. Lorsque l’on parlait de distance sociale, on prononçait cette formule de manière critique. On voulait garder à distance des personnes qui n’étaient pas de notre niveau social. Parce qu’on les considérait comme inférieures, ou trop supérieures. Il s’y ajoutait souvent une notion de mépris. Il ne faudrait pas, maintenant, que la distance sociale crée une fracture sociale. (...) Gestes-barrière. Drôle de formule. On pense à garde-barrière, on voit passer des trains qui ne s’arrêtent pas. Tandis qu’ils ne circulent plus ces jours. Alors quoi ? Si j’ai bien compris, ce sont les gestes que nous devons faire pour nous prémunir contre le virus. (...) Confinement (...)

 

Marc Schindler: L'Amérique impotente Ce serait pourtant le moment que les Républicains et les Démocrates se mettent d’accord pour lutter contre le virus. Quelles mesures pour protéger les Américains ? Quels moyens pour renforcer les hôpitaux ? Comment soutenir l’économie ? Comme le souligne le Washington Post : « C’est un défi comme le cube Rubik qui comporte des problèmes de santé publique, d’économie et de comportement social, et il mérite plus d’attention qu’il n’en a ». Mais ni Trump ni Biden n’ont envie de se mettre à table ensemble. Juste un coup de téléphone pour dire qu’ils ne sont pas d’accord. Pourquoi ? Parce que c’est la campagne électorale, idiot ! Pour les deux vieux messieurs qui espèrent occuper la Maison Blanche, la bataille contre le virus, c’est important, bien sûr, mais ça peut faire perdre des voix. Alors, prudence ! Il doit bien rire, Abraham Lincoln, le président qui proclamait : « La démocratie, c’est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ». (...)

 

David Frenkel: cela ressemblera à une victoire à la Pyrrhus (...) Le décret fait d’autant plus froid dans le dos qu’il sert les Établissements d'Hébergement pour Personnes gées Dépendantes (EHPAD) qui ont besoin d’aide et de soins au quotidien, et où les soins sont pris en charge par l’Assurance maladie et ne sont pas facturés aux résidents. Des questions taraudantes se posent d’autant plus que les EHPAD où vivent des personnes âgées sont en déficit chronique de fournitures médicales, et qu’il est impossible d’évacuer les malades dans des hôpitaux sur le qui-vive. A cette spécificité française vient s’ajouter, ailleurs dans le monde1), les dilemmes des médecins qui souvent par faute de moyens suffisants doivent sélectionner ceux qui pourront recevoir un traitement salvateur. Il ne faut pas être grand clerc pour savoir que les vieux seront les premiers à être jeté sur les charrettes de la mort. (...)

 

Djemâa Chraïti: Oui le déconfinement, non la déconfiture (...) Je parie que jusqu’à la fin de l’année, il va falloir composer avec ; hygiène des mains, distance physique, groupe restreint, pas d’événements à grande échelle. Nous allons tous ensemble pendant des mois encore devoir cohabiter avec l'ennemi et éviter que le virus ne nous saute à la gorge, au moindre fléchissement. Nous déambulerons côte à côte en nous avisant de ne laisser aucune faille dans laquelle, il pourrait se glisser, car ce monstre invisible sera parmi nous à nous guetter et profiter de la moindre de nos faiblesses. Nous ne l’avons pas vaincu, nous l'avons à peine apprivoisé ! Ceci ne doit pas nous empêcher de passer de Joyeuses Pâques, confinés avec nos chocolats confits et attendre de pied ferme et vaillant la reprise que nous appelons tous de nos vœux . Joyeuses Pâques dans le plus parfait confinement !

 

Pascal Décaillet: Choux de Bruxelles Au fond, si le PLR voulait bien juste renoncer à la libre-circulation, au libre-échange, à la tyrannie des exportations, aux modèles multilatéraux, à la mondialisation, à la défense des Caisses privées et de leur lobbying à Berne, à la privatisation des services publics, à cirer les pompes des multinationales, à grader dans l'armée juste pour faire carrière (et non pour servir le pays), à se coucher derrière l'atlantisme, l'Otan, les États-Unis d'Amérique ; à signer des Accords de libre-échange totalement contraires à l'honneur de la Suisse, au respect des peuples et des paysans du monde, contraires aussi à la protection de l'environnement ; à se lier avec la finance spéculative mondialisée ; si l'aile libérale du PLR voulait bien admettre qu'elle se fourvoie depuis plus de trente ans ; si l'aile radicale voulait bien couper les ponts avec certaines obédiences relevant plus de la Secte que de l'intérêt général, et dans la foulée nous lâcher un peu les baskets avec des querelles datant de 1905 ; si… (...)

 

Antonio Gambuzza: Les masques, les liqueurs Hydro-alcooliques et les discordes Tout d’abord, je tiens à saluer ici le sang-froid de nos autorités qui ont endigué une pandémie en activant à temps des mesures sanitaires sans précédent. Depuis le 16 mars, l’ensemble du pays se terre dans une distance sociale soutenu par un arrêt économique quasi total. Je pourrais pondérer leur courage mais la décision s’est faite pendant que le nord de l’Europe balbutiait entre raillerie et calcul migratoire. (...) Toute les mesures qui visent à suppléer l’activité économique par de l’emprunt est vouée à ralentir la reprise alors que l’objectif est de la préparer. L’hypocrisie du taux zéro empêche la déduction fiscale du seul avantage de ce véhicule financier alors que la dette est fiscalisée. Cette approche doit changer et des garanties des services de Madame Fontanet doivent assurer les acteurs économiques de la non fiscalisation de ces emprunts. Gouverner c’est prévoir et la seule certitude que l’on peut avancer aujourd’hui, ce que le Conseil fédéral ne laissera pas déborder une autre fois.

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