Djemâa Chraïti: L’Afrique, laboratoire test grandeur nature ?

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afrique vaccin.jpgDjemâa Chraïti: L’Afrique, laboratoire test grandeur nature ?

Pierre Kunz: Les retraités, rouspéteurs impénitents

François Baertschi: Sauver la mémoire de Genève

Jean-Noël Cuénod: Masques « germano-latins » et « celto-nordiques »!

Haykel Ezzeddine: Distanciation sociale, pff !

John Goetelen: Cocovir : le coût d’une vie

Rémi Mogenet: Les lavandières du Rhône et le mystère du Drac

Sylvie Neidinger: La Chine renonce officiellement à manger du chien et du chat

Didier Bonny: «Ce qui nous lie» et...

Marie-France de Meuron. Dilatation et contraction

<hr>Nouvelle édition de notre revue des blogs publiés sur le forum blog.tdg.ch de la Tribune de Genève et dans notre Webzine. Pour consulter les blogs cités, cliquez sur leur titre. Les blogueurs apprécient les commentaires. Merci d'être concis, courtois, pertinents et de signer votre envoi. Les blogs sont publiés sous la seule responsabilité de leur auteur. Pour retrouver les blogs, sélectionnez la rubrique OPINION! Pour créer un blog, faites acte de candidature à blog@tdg.ch. <hr>

 

Djemâa Chraïti: L’Afrique, laboratoire test grandeur nature ? (...) Le Malawi et le Kenya ont été choisis pour devenir zone test pour un carnet de vaccination injecté sous la peau, permettant à des nanoparticules encapsulées des vaccinations sous-cutanées. Elles émettraient une lumière fluorescente bleue invisible à l’œil nu mais que n’importe quel Smartphone pourrait détecter et savoir si vous êtes vacciné ou pas. Un projet financé par la Fondation Bill et Melinda Gates et qui poursuit son sondage dans d’autres pays d’Afrique et au Bangladesh pour savoir s’ils seraient prêts à renoncer aux cartes de vaccinations. Une crainte qui se comprend et se partage aisément, ici même en Europe on se demande si le vaccin anti-coronavirus ne deviendra pas obligatoire pour voyager par exemple. De nombreux pays pourraient l’exiger comme des vaccins anti-malaria ou fièvre jaune pour se rendre dans certains pays. Le débat ne fait que commencer, il serait temps de s’assurer que des commission d’éthique indépendantes surveillent ces velléités de vacciner à tout va et en attendant surveillons ce qui se passe en Afrique pour savoir à quelle sauce nous risquons tous d’être dévorés, à notre tour. Et n'oubliez pas le credo :"personne ne sera oublié!- No one will be left behind", c'est ça qui nous inquiète très précisément. (...)

 

Pierre Kunz: Les retraités, rouspéteurs impénitents (...) Après tout, il ne tenait qu’à tous ces retraités de rester actifs en interprétant avec bon sens les gestes barrière. Il ne tenait qu’à eux de continuer à faire leurs courses et à effectuer en plein air de longues ou de courtes balades. Au lieu d’expliquer aux jeunes générations, les accusant d’indifférence, que « c’est le moment de penser à leurs aînés », il serait temps que les seniors reconnaissent que ce sont eux qui ont une dette immense à l’égard de ces jeunes générations. Elles ont été confinées comme les anciens, précisément afin de protéger ceux-ci, cela au détriment de leur propre avenir économique et social. Alors que nos rentes de retraités, inchangées, continueront mois après mois à alimenter notre compte en banque.

 

François Baertschi: Sauver la mémoire de Genève Le député MCG Roger Golay avait, au début des années 2010, tiré la sonnette d'alarme face à l'état désastreux des Archives d'Etat. Le Grand Conseil a voté ce mardi 12 mai le nouveau bâtiment des archives qui se situera à l'emplacement de la caserne à la rue de l'Ecole-de-Médecine. L'enjeu est capital: sauver la mémoire de Genève! L'original des "Franchises" d'Adhémar Fabri, texte fondateur de la République genevoise daté de 1378, figure dans nos Archives d'Etat comme de nombreux autres documents et pièces importants. C'est la mémoire de Genève qui se trouve en ces lieux, c'est pourquoi nous nous réjouissons de l'acceptation du crédit par le Grand Conseil qui permettra ainsi la réalisation de ce bâtiment ô combien nécessaire alors que les bâtiments actuels, peu sûrs, menacés de dégradations si rien n'était fait. (...)


Tous les jours une nouvelle revue des blogs hébergée par @tdg.ch. Les blogs sont publiés sous la responsabilité de leur auteur. Ils n'engagent pas la rédaction de la Tribune.


Jean-Noël Cuénod: Masques « germano-latins » et « celto-nordiques »! (...) Comme d’habitude, les pays d’Europe ont fait masques à part. Un groupe germano-latin, tout d’abord, aux injonctions plus directives : en France, Italie, Espagne, Autriche et Allemagne, le port du masque est obligatoire dans les transports en commun ; outre-Rhin et en Autriche, il l’est aussi dans les commerces alors que dans l’Hexagone, il est recommandé dans les lieux publics. A l’opposé, on constate l’émergence d’un groupe celto-nordique, nettement plus libéral : la Suède, la Norvège, le Danemark et la Finlande laissent leurs citoyens agir comme ils l’entendent ; les Pays-Bas, le Royaume-Uni et l’Irlande n’ont pas donné de consignes strictes pour l’instant. La Suisse adopte plutôt la pratique celto-nordique, avec une forte incitation, sans contrainte, au respect de mesures de sécurité. L’Office fédéral de la santé publique n’impose pas mais préconise le port du masque notamment dans les transports en commun et si la distance de sécurité[1] entre chaque quidam ne peut être assurée. (...)

 

Haykel Ezzeddine: Distanciation sociale, pff ! (...) Sur les réseaux sociaux, je ne compte plus les photos d’inconscients qui font fi des recommandations sanitaires en s’affichant en bandes joyeuses aux restaurants pour prendre la photo du groupe qui dépasse largement les 4 personnes. D’autres encore prennent des photos des nombreux dépassements à ces mêmes règles dans d’autres lieux comme les parcs. Juste pour montrer la bêtise humaine! Je veux parler ici, merci ma petite Elisa d’avoir attiré mon attention, du comportement de la Poste de Balexert. Cette photo a été prise ce jour dans le plus grand centre commercial de Genève. Vu l’exiguïté de la surface intérieure, le géant jaune a installé ce qu’il faut pour faire la queue à l’extérieur, ce qui est logique. Tout est mis en œuvre pour faciliter la fluidité tout en respectant mal les directives de la distanciation des 2 mètres. Au fait, les 2 mètres existent dans le sens de la longueur mais pas de la largeur. (...)

 

John Goetelen: Cocovir : le coût d’une vie La Suisse a un PIB de 705 milliards de dollars. La crise pourrait coûter près de 70 milliards de francs pour contrer les effets économiques désastreux du confinement. Examinons le cas suisse. À ce jour il y a eu 30’000 cas confirmés soit un peu moins de 0,5% de la population globale, et 1’500 décès. 1’500 décès sur 30’000 personnes, soit 0,5% de morts parmi les personnes atteintes. (En comparaison la grippe saisonnière tue moins de 0,2% des patients infectés.) Ce chiffre varie selon les sources et le moment de publication. Il va jusqu’à 2%. C’est beaucoup. Le confinement et le frein à l’économie servent donc à éviter un trop grand nombre de morts, et surtout à préserver les services d’urgence d’une submersion dramatique. (...) Combien coûte donc le sauvetage d’une vie? En France, 3 millions d’euros. Aux USA, 9 à 10 millions de dollars. En Suisse on va dépenser au moins 70 milliards de francs, soit 10’000 francs par habitant. Combien par personne sauvée? Supposons que 100% des habitants de Suisse soient contaminés. Si l’on veut éviter tous les décès potentiels, soit 35’000 (0,5% de la population contaminée), chaque personne sauvée coûte 70 milliards divisés par 35’000, soit 2 millions de francs. À partir de quel prix cela n’est plus supportable pour l’économie? (...)

 

Rémi Mogenet: Les lavandières du Rhône et le mystère du Drac Lisant Lou Poèmo dou Rose (Poème du Rhône) de Frédéric Mistral, je découvre, en note, une tradition qui ne laisse pas de lier les idées à l'infini. Il y est question du Drac, une divinité du Rhône dont le souvenir s'est maintenu par delà la conversion au christianisme – des saints et des chevaliers étant même censés l'avoir vaincue. C'en est le bon génie, assure Mistral. Il a tantôt une apparence humaine, tantôt celle d'un serpent. Et il est lié aux lavandières. Gervais de Tilbury, Anglais installé à Arles, a raconté à son sujet une légende, dans un livre écrit en latin au treizième siècle: une lavandière des bords du Rhône a été attirée par le dieu, et placée dans sa grotte pour qu'elle s'occupe de son fils, acquis avec une femme morte. Elle y est restée sept ans. Mais la note merveilleuse alors survient (...)

 

Sylvie Neidinger: La Chine renonce officiellement à manger du chien et du chat Pangolins, chauves souris: manger des espèces sauvages (voire protégées comme le pangolin) a mené à la catastrophe covid-19...Cette explication à SARS-Cov2 reste à ce jour la plus valide. L'hypothèse Montagné du virus fabriqué en laboratoire n'ayant pas été démontrée. (...) Ce pays vient de prendre la décision d'exclure pour la première fois, les chiens et chats de la liste des animaux comestibles. Toutefois sur le terrain, des observateurs signalent que cela repart de plus belle. La cynophagie n'est pas l'apanage de ce pays. Plusieurs pays asiatiques mangent du chien (Vietnam, Cambodge..). Afrique. Polynésie. Ne pas stigmatiser la Chine sans se regarder car...l'Europe pratique aussi! En France une boucherie canine fut ouverte rue Saint-Honoré, pendant la guerre franco-prussienne de 1870. (...)

 

Didier Bonny: «Ce qui nous lie» et... Donner vie, créer de l’émotion et mettre en lien, c’est la grande force du cinéma de Cédric Klapisch, le réalisateur, entre autres, de « Un air de famille » et de la trilogie « L’auberge espagnole », « Les poupées russes » et « Casse-tête chinois ». Cette qualité est à nouveau présente dans « Ce qui nous lie ». (...) Enfin, les acteurs sont bons, une condition essentielle pour se laisser porter par ce genre de film, et les paysages de la Bourgogne, que l’on découvre sur les quatre saisons, fort agréables à l’œil. Un film donc que l’on qualifiera de verre à moitié plein et qui donne très envie de boire un bon verre de rouge de Bourgogne après l’avoir vu ! 3 étoiles. « Ce qui nous lie ». RTS 2, jeudi 14 mai, 20h55. (...)

 

Marie-France de Meuron. Dilatation et contraction (...) En décidant le confinement, les dirigeants ont donné une place énorme à une mesure d'hygiène et ont réduit drastiquement les espaces de vie. On peut comparer cette imposition à une bulle d'imposition (comme on connaît les bulles financières!). Or la vie détient son équilibre et, de même qu'une bulle peut éclater, une population retenue pendant de longue semaine va aussi manifester son besoin d'expansion. La place donnée aux masques est aussi très symbolique d'une contraction intense - ils ne sont pas nécessaires - et d'une dilatation qui prend une importance énorme par toutes les forces nécessaires à s'en procurer et à les financer alors qu'on a évité de développer des mesures pour renforcer l'immunité des citoyens et développer leurs connaissances en matière de santé, ce qui aurait été utile sur plusieurs plans plutôt que d'être fixés sur le covid 19. Le gouvernement a pris aussi - où on lui a laissé - un pouvoir débordant sur des sujets médicaux et des médecins généralistes n'ont même pas eu le droit de choisir le médicament qu'ils voulaient prescrire, en l'occurrence le Plaquénil. Une bulle qui grossit encore et qui menace de nous éclater en pleine figure, c'est évidemment la bulle économique. (...)

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