Catherine Armand: Nous sommes la solution

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Catherine Armand: Nous sommes la solution

Edmée Cuttat: ”Wild Rose”, un rêve de Nashville

Sylvain Thévoz: Le ministre de la santépolice perd les pédales

velo voitures pietons mont blanc.jpgJohn Goetelen: Zazie et sa veillée aux morts

François Baertschi: CPEG, spéculation contre stabilité financière

Pascal Décaillet: M. Dal Busco doit partir

Jean-Noël Cuénod: Poème à ouïr

JF Mabut: Les messe d'après... comme le monde d'avant?

Catherine Armand: Nous sommes la solution En 2013, j’ai fait le sacrifice ultime pour ma patrie, Genève. J’ai vendu ma voiture, acheté un abonnement de transports publics, un vélo, et des baskets. J’ai pensé à ma belle ville, à ses rues encombrées, ses bouchons, à la pollution et au bruit. J’ai pensé à toutes celles et ceux qui n’ont pas d’autre choix que de prendre leur voiture au centre ville : les livreurs, les personnes handicapées, les parents de quintuplés, les fans d’Ikea, les riches Colognotes qui font le plein aux Halles de Rive, les taxis, les frontaliers n’habitant pas en face des gares du LEX, les artisans…. Par rapport à tous ces gens parfaitement légitimes sur nos routes, ma seule raison de me trouver parmi eux était de vouloir me déplacer d’un point A à un point B sans côtoyer mes semblables de trop près ; en fumant des clopes ; en écoutant la radio ; en rajustant mon rouge à lèvre aux feux rouges. J’étais le problème. Je créais des bouchons dans lesquels ils se trouvaient pris. (...)

 

Edmée Cuttat: ”Wild Rose”, un rêve de Nashville En attendant la réouverture des salles de cinéma, les distributeurs restent actifs sur le plan de la VOD. En proposant des films récents, à l’image de Wild Rose, de Tom Harper. Il nous propose sa version d’ «Une étoile est née», en mettant en scène une héroïne formidablement interprétée par l’actrice irlandaise Jessie Buckley. (...) En dépit d'un scénario trop convenu, ce film à la réalisation classique, sobre, provoque une émotion pimentée d’humour. A la fois joyeux et mélancolique, il nous promène des banlieues mornes aux pubs écossais populaires bondés, où coulent des litres de bière et pleurent les guitares. (...)

 

Sylvain Thévoz: Le ministre de la santépolice perd les pédales (...) Il faut remercier les services de police présents le 18 mai qui ont encadré ce rassemblement spontané cycliste et permis que les droits démocratiques soient respectés ; que la sécurité de toutes et tous soit garantie. Il demeure toutefois regrettable qu’une logique répressive et punitive soit proclamée par le ministre de la santépolice plutôt que de chercher à faciliter la vie des gens et l'exercice de leurs droits démocratique. Plutôt que de participer à une dangereuse escalade (cf.appels d'automobilistes à rouler sur les pistes cyclables voir sur les cyclistes sur les réseaux sociaux) le ministre de la santépolice ne devrait-il pas plutôt chercher à ramener la sérénité, le dialogue en sortant des logiques d'invectives pour dégager un chemin garantissant les droits démocratiques et la santé publique? L'intervention de Monsieur Poggia soulève plusieurs questions : Pourquoi les droits démocratiques sont-ils garantis à certains et interdits à d'autres ? (...)


Tous les jours une nouvelle revue des blogs hébergée par @tdg.ch. Les blogs sont publiés sous la responsabilité de leur auteur. Ils n'engagent pas la rédaction de la Tribune.


John Goetelen: Zazie et sa veillée aux morts Quelques artistes français ont écrit et publié une chanson pour soutenir les soignants pendant la pandémie. J’ai déjà cité Vanessa Paradis et Jean-Jacques Goldman. Tête, texte, voix, musique, on est dans le funèbre. Eh bien on pouvait faire encore plus triste. Merci Zazie. Pourtant l’intention est bonne: saluer le dévouement de toutes celles et tous ceux qui nous servent, nous protègent, nous soignent et font tourner le monde même quand il s’arrête. Ces artistes participent à une action caritative: lever des fonds pour soutenir le personnel et les institutions hospitalières. Ce devrait être le rôle de l’État, du moins pour les hôpitaux publics. Mais les donateurs privés ont de tous temps contribué au budget de ces institutions. Et pourquoi pas? (...) Je suis pourtant très perplexe et gêné aux entournures. Je trouve que Zazie flirte avec une forme de religiosité. Bougies et cierges rappellent à chaque image le jour des morts. Le ton, la mélodie, les paroles jetées baignent dans quelque chose qui m’inspire de la tristesse. Certes il y a des morts, mais ne devrait-on pas célébrer les héros dans un esprit et sur des airs de fête? (...)

 

François Baertschi: CPEG, spéculation contre stabilité financière Pendant des dizaines années, les partis politiques genevois du 20e siècle, tous unis dans une politique dramatiquement irresponsable, se sont montrés inconséquents et démagogues. En vidant les caisses, ils nous ont conduits dans une direction tout à fait dangereuse. Cette crise qu'a traversée la CPEG est emblématique du combat entre spéculation et stabilité financière. Depuis des dizaines et des dizaines d'années - on pourrait sans doute remonter à un demi-siècle - Genève subit un grave déséquilibre qui a été trop longtemps nié et qui frappe autant les finances cantonales que les caisses de pension publiques. En effet, comme point central des finances publiques se trouve la solidité des caisses publiques de retraites (2e pilier) qui ont un effet très direct sur l'avenir de Genève. Face à la spéculation financière et aux déséquilibres financiers mondiaux (chutes des rendements financiers avec en point d'orgue l'arrivée des intérêts négatifs), comment peut-on, comment doit-on résister pour regagner une solidité financière nécessaire à l'avenir de notre République ? (...)

Pascal Décaillet: M. Dal Busco doit partir J'ai beaucoup de considération, et même d'amitié, pour M. Dal Busco. C'est un homme pétri de valeurs, soucieux du bien public. Il a en lui une dimension d’État. Il a parfaitement sa place au gouvernement, où le peuple l'a porté. Mais il doit quitter la Mobilité. Il n'a pas réussi à s'imposer face aux apparatchiks. Il est passé avec armes et bagages dans le camp des Verts. Il a fait preuve, au détriment des siens, et en faveur de l'adversaire, d'une transversalité (voyez, je demeure mesuré dans mes termes, mais la journée n'est pas finie) coupable. (...) On ne gouverne pas en faisant donner, la nuit, en catimini, la peinture du pouvoir sans la moindre consultation autour de soi. On ne gouverne pas en paniquant face à l'idéologie du moment, sous le seul prétexte qu'elle a le vent en poupe. (...)

 

Jean-Noël Cuénod: Poème à ouïr Entre chien et loup, les mauvais coups surgissent dans la myopie du jour qui tombe. Entre confinement et déconfinement, même constat craintif. La rue a repris ses bruits. Mais enfin, Sa Majesté Covid XIX n’a pas abdiqué. Ses sbires microbiens rôdent toujours, prêts à se saisir d’un sujet, comme ça, au vol. Ne nous voilons plus la face. Il faut avancer masqués, désormais. Haut les masques ! Neuvième série des tankas confinés-déconfinés. A lire et à ouïr. (...)

 

JF Mabut: Les messe d'après... comme le monde d'avant? Alléluia, sonnez trompettes, jouez musettes, messes et cultes vont reprendre en Suisse dès le 28 mai, veille de la Pentecôte, la fête de l'Esprit saint. Ça tombe bien! Des esprits saints, c'est bien ce qui manque le plus en ce temps où la peur de la maladie érode le bon sens… (...) Au fait, la première messe à la cathédrale de Genève depuis 1535 aura-t-elle lieu? Initialement prévue le 29 février, elle est tombée victime de l'interdiction des rassemblements de plus de mille personnes et avait été reportée au 30 mai. Même à deux tiers vide, comme un stade de football, la retransmission en mondiovision pourrait dire que la messe d'après ne sera pas comme la messe d'avant. (...)

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