Guy Mettan: Les perdants et les gagnants de la coronacrise

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la suisse avenir suisse.jpgGuy Mettan: Les perdants et les gagnants de la coronacrise

Christian Brunier: La sobriété heureuse est la cible

Pierre Béguin: Pandémie: parlons chiffres

John Goetelen: Genève 2050, un chaudron climatique comme l’Afrique du nord ?

Claude Bonard: Noël, c'est dans sept mois jour pour jour ...

Philippe Meyer: Taxe sur les billets d’avion, on tire sur le malade

Mireille Vallette: «Oui, nous avons boycotté Jean-Dominique Michel et nous en sommes fiers!»

Maurice-Ruben Hayoun: Le triste triomphe de la haine juive de soi-même

Guy Mettan: Les perdants et les gagnants de la coronacrise Avenir suisse vient de publier une étude sur les perdants de la crise. (...) La boite à idées libérales est beaucoup plus vague et abstraite à propos des gagnants, puisqu’il y a indubitablement des gagnants, comme dans toute crise. Ce mot est d’ailleurs prohibé. Par peur de donner de mauvaises idées au citoyen-consommateur ? On se contente de parler des acteurs de la « Suisse ouverte », du domaine des infrastructures et des marchés compétitifs, d’entreprises à fortes liquidités, de l’Etat social et du Smart gouvernement (mais rien sur la transition verte). Soit. Mais on pourrait d’abord mentionner nommément les secteurs et acteurs économiques qui sortent renforcés de cette crise et qui devraient donc passer à la caisse pour aider les autres. Parmi les profiteurs, on citera donc les GAFAM (qui contournent toujours l’impôt), les banques et les divers services financiers (qui ont totalement récupéré les pertes boursières initiales grâce aux centaines de milliards injectés dans le système), les assurances (qui ont économisé des milliards de dépenses en accidents non survenus), les caisses maladie (les patients potentiels n’ont pas osé consulter ou se faire traiter de peur d’être contaminés), l’immobilier (qui a consenti de très modestes réductions de loyers commerciaux), l’ensemble du secteur public, et en particulier les rentiers et les fonctionnaires (qui se sont enrichis puisqu’ils n’ont rien pu dépenser alors que leurs revenus n’ont pas été impactés). On sera en revanche d’accord avec Avenir suisse pour affirmer que la nationalisation des industries en crise n’est pas une bonne idée (...)

 

Christian Brunier: La sobriété heureuse est la cible Le coronavirus doit nous faire prendre conscience de deux aspects prépondérants : 1) Nous devons vivre dans un monde ouvert, libre, tout en produisant et consommant localement ; 2) Nous devons protéger notre environnement et les humains en construisant un monde durable et responsable. Dès la crise sanitaire terminée, nous devrons aborder un thème bien plus délicat et terrifiant que le Covid-19 : l’urgence climatique. Dans ce contexte, il faudra, avec une promptitude et une détermination exceptionnelles, et en dégageant d’énormes moyens, humains, financiers et technologiques, sauver notre environnement, en priorisant notamment une promotion accrue des économies d’énergies ; une transition énergétique en passant des énergies fossiles destructrices aux énergies propres ; en développant une agriculture et une consommation bios, locales et de saison ; en mutant notre mobilité individuelle et polluante en des modes de transports partagés et écologiques, et de plus en plus autonomes ; en construisant et rénovant l’habitat avec des procédés verts ; en consommant moins et mieux. La sobriété heureuse est la cible. (…)

 

Pierre Béguin: Pandémie: parlons chiffres (...) Toujours à cette même date du 10 mai, on recensait officiellement 1631 personnes décédées du covid en Suisse, soit 6,13% des décès, contre 27900 guérisons. Il faut préciser que, sur ces 1631 cas, le 70% concerne des personnes âgées de plus de 80 ans, soit une tranche de vie qui correspond à l’espérance de vie moyenne de la population. Ce qui veut dire que 543 personnes âgées de moins de 80 ans sont décédées du virus, soit 2,04% des décès (a-t-on par ailleurs déterminé si elles étaient mortes du – ou avec le – virus?). Cela dit, la raison d’être des statistiques, c’est justement de vous donner raison. Chacun trouvera donc dans ces chiffres de quoi conforter son opinion. Certains y verront la preuve de l’utilité d’un confinement qui a considérablement limité «la casse». D’autres, la preuve de l’aberration de mesures qui ont mis à mal des pans entiers de l’économie et précarisé des dizaines de milliers de personnes pour lutter contre une pandémie finalement pas si dévastatrice si l’on s’en tient aux chiffres, et qui, pour l’essentiel, ne concernait que des retraités. Quand bien même un mort, un seul s’il vous est proche, c’est déjà la terre entière… et ça n’a pas de prix! «Les statistiques sont vraies quant à la maladie, et fausses quant au malade; elles sont vraies quant aux populations, et fausses quant à l’individu», disait judicieusement Léon Schwartzenberg. (...)


Tous les jours une nouvelle revue des blogs hébergée par @tdg.ch. Les blogs sont publiés sous la responsabilité de leur auteur. Ils n'engagent pas la rédaction de la Tribune.


John Goetelen: Genève 2050, un chaudron climatique comme l’Afrique du nord ? Cette prédiction de Guillaume Barazzone date d’il y a un an. Selon Le Dauphiné, le Conseiller administratif de Genève affirmait: « D’ici à 2050, Genève pourra avoir des températures qui sont celles de l’Afrique du Nord aujourd’hui. » Avant de flipper en imaginant le Sahara à Bernex, une petite vérification s’impose. (...) Pour que le climat de Genève et de la Suisse ressemble à celui du Maghreb en 2050 il faudrait donc que l’atmosphère planétaire gagne environ 7° dans les trente prochaines années. D’où sort une telle hypothèse? Possiblement d’une publication parue en 2007 intitulée: Les changements climatiques et la Suisse en 2050. On y trouve, en page 14, le graphique de l’évolution des températures projetées selon des modèles, bleu pour 2030, rouge pour 2050, vert pour 2070. (...)

 

Claude Bonard: Noël, c'est dans sept mois jour pour jour ... Noël, c''est dans sept mois jour pour jour ..... et je crains fort que le geste tendre figurant sur cette belle illustration soit hélas interdit en décembre ! .... et que les fêtes de Noël 2020 soient très différentes de celles de 2019. Alors, faites en sorte mes cher amis que les cadeaux venant du coeur soient appréciés dès aujourd'hui, jour après jour. N'attendez pas le 25 décembre. Un sourire, un oeil pétillant .... tout est bon . Un gentil mot sur les réseaux sociaux, par courriel ou Messenger, ou tout autre réseau social aussi ! Faites que chaque jour soir un jour de fête, même virtuel et réjouisse vos proches, vos amis d'ici ou d'ailleurs ! (...) Manque de vaccin oblige, notre comportement doit être celui de personnes responsables. Mon sentiment est encore renforcé lorsque je vois le comportement des gens après une semaine de déconfinement, à Genève et ailleurs, n'en déplaise à tous les insouciants et les "positifs" qui semblent avoir le vent en poupe, sur deux roues surtout, sans respecter les distances de sécurité et transgressant les directives en matière de rassemblement. Je leur concède toutefois une chose. (...)

 

Philippe Meyer: Taxe sur les billets d’avion, on tire sur le malade (...) Difficile d’imaginer, dans des conditions aussi dramatiques, qu’une taxe, qui avait été conçue alors que le secteur était en pleine santé, ne soit pas remise en question. Ce serait comme demander à un athlète d’améliorer ses performances alors qu’il vient de se blesser. On frise l’absurde. Rappelons que l’objectif de cette taxe est de remplir les caisses de l’Etat et non de réduire les émissions de CO2 (si tel était le cas, il faudrait des taxes de plus de Frs. 1'000.- par billet avec d’importantes conséquences sociales et la création d’une véritable société à 2 vitesses). En effet, aucune étude scientifique et économique sérieuse ne démontre qu’une taxe sur les billets d’avion ne fait diminuer le nombre de vols. Tout comme une augmentation du prix de l’essence ou des billets de train n’a pas d’influence sur la demande. Car, à l’exception des liaisons de trains à grande vitesse de moins de 4h, il n’y a pas d’alternative à l’avion. (...)

 

Mireille Vallette: «Oui, nous avons boycotté Jean-Dominique Michel et nous en sommes fiers!» Forum de dimanche 24 mai a traité d'un intéressant sujet: «Censure-t-on les coronacritiques?» Et plus précisément l’anthropologue de la santé Jean-Dominique Michel, dont quelque 10'000 lecteurs ont regardé les vidéos et plus encore lu certains blogs. Michel conteste entre autres la nécessité du confinement. Censuré?« Oui, et nous avons bien raison » ont répondu en chœur les rédacteurs en chef du Temps Stéphane Benoît-Godet et la cheffe des infos radio Virginie Matter. Quant à Laurent Keller de Léman Bleu, seul média à avoir invité l’accusé (dans un débat avec Didier Pittet), il s’excuse presque. (...) Interdire de parole Jean-Dominique Michel, c’est donc très naturellement empêcher le désordre social et défendre la démocratie. Nos consciences morales décident de ce qu'il est bon que nous sachions -soit leurs propres convictions- et sont fières de nous cacher le reste. C'est le nouveau journalisme. Et ils sont si fiers d’en être!

 

Maurice-Ruben Hayoun: Le triste triomphe de la haine juive de soi-même (...) A quoi assistons nous ? Depuis des années, toute une partie de la population d’Israël était maladivement opposée au Premier Ministre actuel (qui est en poste depuis plus de dix ans, dépassant même en longévité son illustre prédécesseur, David Ben Gourion ) au point d’en faire le point nodal de son programme : tout sauf Netanyahou (raq lo Netanyahou)… On croit rêver, surtout quand on prend en considération les raisons de ce rejet, voire de cette haine. (...) Deux points me semblent essentiels pour prouver la démesure des faits reprochés et leur traduction en arguments juridiques prétendant justifier la mise en accusation d’un tel dirigeant politique ? Que je sache, M. Netanyahou n’a jamais favorisé un enrichissement personnel ni détourné un seul shékel d’argent public. Les dirigeants de tant d’autres pays, même les plus civilisés et les plus démocratiques ont accepté des présents de leurs amis ou de leurs bienfaiteurs. On peut faire des cadeaux à des hommes politiques sans en faire nos obligés. Certes, on a pu parler de services rendus en réciprocité, mais cela ne suffit nullement pour bloquer la vie politique de tout un pays de neuf millions d’habitants, lui imposer dans la même année trois consultations électorales, ce qui est absolument inouï ! (...)

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