Haykel Ezzeddine: Coronavirus: en attendant la deuxième vague!

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la plage haykel.jpgHaykel Ezzeddine: Coronavirus: en attendant la deuxième vague!

Claude Bonard: 1er juin 1814, une date symbolique pour Genève ... pourquoi?

Bruno Hubacher: La fable de la liberté individuelle

Marc Schindler: Chômage partiel : rien ne va plus

Cédric Segapelli: Valerio Varesi

David Frenkel: Espérons que le peuple américain ne soit pas dupe

Rodolphe Weibel: Refuser d’étudier la boucle? Pourquoi? Quel est le risque?

Haykel Ezzeddine: Coronavirus: en attendant la deuxième vague! (...) C’est la preuve que tout va bien dans notre Helvétie mis à part les 1657 personnes qui sont passées de vie à trépas. C’est la faute à pas de chance, au non respect de la distanciation sociale, à l’âge avancé des victimes et à ce satané virus qui frappe sans discernement. La Suisse retrouve depuis ce week-end son rythme d’avant le semi-confinement. Les terrasses, les parcs, les plages ont été pris d’assaut sans forcément respecter la distanciation sociale. Normale, en Suisse on se sent immunisé contre tous virus mortels et on ne craint aucune vague car nous sommes d’excellents surfeurs!

 

Claude Bonard: 1er juin 1814, une date symbolique pour Genève ... pourquoi ? Il ne me semble pas inutile de rappeler pourquoi les Genevois se retrouvent au Port Noir chaque 1er juin. Ce n'est ni pour "célébrer la libération de Genève" ni pour "marquer la fin de l'occupation française". Les troupes françaises du général Jordy ont quitté la ville depuis quelques mois, le 30 décembre 1813 à 08h du matin peu avant l'arrivée des régiments autrichiens du comte Ferdinand von Bubna und Littitz qui entrent dans la cité de Genève vers 13h30. Les nouveaux “Magnifiques et Très-Honorés Seigneurs Syndics et Conseil de la Ville et République de Genève” érigés en Gouvernement provisoire rédigent alors une proclamation datée du 31 décembre 1813 qui ne sera lue sur les places que le 1er janvier 1814 au matin. En décembre 1813, lorsque sonne l’heure de la restauration de la République, Genève se retrouve isolée, au sein d’une Europe en pleine recomposition suite à l'écroulement de l'Empire de Napoléon 1er. Pour les Genevois, c'est l’heure des choix : L’indépendance dans l’isolement ou le rattachement à la Suisse. C'est la solution suisse qui l'emporte. (...)

 

Bruno Hubacher: La fable de la liberté individuelle Ah, ces valeureux sans-culottes, qui se seraient soudainement sentis investis d’une philosophie politique révolutionnaire. Ils auraient, ce 14 juillet 1789, ainsi nous le racontent les livres d’histoire, saisi les armes pour s’en prendre au symbole de l’oppression, une prison pour objecteurs de conscience, imposant à la noblesse la « Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ». Que nenni! Il s’agissait, en essence, d’un simple transfert du pouvoir politique d’une classe féodale à une classe bourgeoise, une libération du peuple toute relative. L’événement historique continue pourtant à incarner la naissance de la démocratie dans la mémoire collective. Selon les penseurs « post-post-révolutionnaires » du 20ème siècle, le nouvel ennemi de la démocratie ne serait plus la bourgeoisie, mais « l’Etat providence », dont des chaînes auxquels celui-ci attacherait le peuple, son courant libertaire, le néolibéralisme, cherche à briser de toutes ses forces. Ainsi, ce fut le 10 avril 1947, dans la localité cossue de Mont Pèlerin, au-dessus du Lac Léman, que se tint la première réunion du « groupe de réflexion » « The Mont-Pèlerin Society », sous la houlette de l’économiste autrichien Friedrich August von Hayek (1899-1992), en compagnie, entre autres, de ses confrères Karl Popper (1902-1994), Ludwig von Mises (1881-1973) ainsi que l’inévitable Milton Friedman (1912-2006), se donnant pour mission primordiale la croisade contre le communisme. (...)


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Marc Schindler: Chômage partiel : rien ne va plus Les Français ont une imagination sans limites pour la fraude, sous toutes ses formes. Frauder le fisc, ne pas régler ses contraventions, oublier de payer sa femme de ménage, c’est un sport national, comme la pétanque. Alors, quand le gouvernement décide de prendre en charge les salaires pour éviter les faillites et les licenciements, l’occasion est trop belle. Le chômage partiel, c’est une merveilleuse machine à frauder le fisc, pour les patrons indélicats : je mets mes salariés au chômage partiel, l’Etat rembourse 100% des salaires, je leur verse 84% net de leur salaire… et je les fait bosser quand même ! Depuis deux mois, environ 821 000 entreprises, soit près de 9 millions de Français, ont ainsi bénéficié du chômage partiel, promis par le président de la République, pour « doter la France du système le plus protecteur d’Europe ». Cela va coûter entre 30 et 40 milliards d’euros. C’est grand, c’est généreux, la France ! (...)

 

Cédric Segapelli: Valerio Varesi (...) La ville de Parme telle que décrite par Valerio Varesi n’est pas un personnage à part entière, mais une entité organique où l’on erre dans un dédale de ruelles, avenues et places qui sont autant de raccourcis, détours et voies sans issues, reflet des réflexions sinueuses d’un commissaire tourmenté, toujours en proie aux doutes et à l’incertitude quant à l’orientation de ses enquêtes et qui ne trouve l’apaisement que dans ces longues pérégrinations au coeur d’une cité embrumée ou dans les saveurs d’un bon repas chez Alceste, son ami aubergiste qui le gratifie de spécialités de la région. Or, Encens Et Poussière débute avec cette scène d’anthologie dans la campagne parmesane où l’on croise taureaux et vaches égarées dans la brume avant de découvrir un cadavre calciné à proximité d’un carambolage dantesque, non loin d’un campement de gitans. Il n’en faut pas plus pour le commissaire Soneri pour entamer une enquête chaotique où la victime opère encore de son charme sur ce policier rêveur en quête de vérité. Comme à l’accoutumée avec Valerio Varesi tout n’est que suggestion et rumeur avec cette thématique des gens du voyage qui apparaissent dans un trafic d’or commandité par quelques notables de la ville. (...)

 

David Frenkel: Espérons que le peuple américain ne soit pas dupe Il y quand même quelque chose de révoltant et d’incompréhensible dans les manifestations violentes qui ont lieu actuellement au pays de l’Oncle Sam. Le crime ignominieux dont a été victime George Floyd, un homme à la peau noire, ne peut en aucun cas justifier les violences aux États-Unis. Il convient de rappeler aux saccageurs et aux pilleurs qu’une femme à l’épiderme blanc, Justine Diamond, a été tuée à Minneapolis en 2017 par un policier, nommé Mohamed Noor, doté d’une peau noire (il purge actuellement sa peine de prison), sans que cela eut provoqué des vagues d’émeute. Sous d'autres présidents états-uniens, certaines bavures policières concernant des actes racistes envers les afro-américains n'avaient pas provoqué des soulèvements de telles ampleurs. Le quidam qui suit l’actualité américaine pourrait à juste titre se demander si une mouvance politique ne tire pas les ficelles de ses violentes manifestations. (...)

 

Rodolphe Weibel: Refuser d’étudier la boucle? Pourquoi? Quel est le risque? (...) Deux solutions sont discutées : l’officielle, et la boucle. Toutes deux comblent l’insuffisance de capacité du nœud ferroviaire de Genève. La solution officielle procède par addition : la limite de capacité de Cornavin est atteinte, il faut donc agrandir Cornavin. La limite de capacité de la gare de l’aéroport est atteinte, il faut donc en construire une deuxième. La limite de capacité de la ligne Cornavin-Aéroport est atteinte, il faut donc en créer une nouvelle, passant par Nations. La solution de la boucle procède d’une approche totalement différente. Elle prend en considération l’ensemble du problème de capacité du nœud de Genève, en fait une synthèse plutôt qu’une simple addition. La boucle résout en une fois, en un seul ouvrage, simultanément, les trois problèmes partiels de capacité du nœud ferroviaire de Genève tout entier : le problème partiel de capacité de la gare Cornavin, celui de la gare de l’aéroport et celui de la ligne qui relie ces deux gares. Matériellement, elle le fait en ajoutant au réseau un tronçon de ligne nouvelle qui prolonge l’antenne que forme la gare actuelle de l’aéroport jusqu’à rejoindre la ligne de Lausanne à Genthod. Grâce à ce tronçon de ligne nouvelle, qui ferme une boucle, les trains visitant l’aéroport depuis Lausanne ne parcourront le trajet Genthod-Cornavin-Aéroport qu’une fois, et non deux fois comme c’est le cas aujourd’hui, la 1ère fois pour se rendre à l’aéroport, la seconde au retour. Et parce que les trains n’auront pas à rebrousser chemin à la gare de l’aéroport, la capacité de celle-ci sera triplée, passant de 8 trains par heure à 24, sans y ajouter ne serait-ce qu’une seule voie. (...)

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