André Naef: Trump ou la tentation du despotisme

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trump colere reuters.jpgAndré Naef: Trump ou la tentation du despotisme

Magali Orsini: Rien ne leur fait peur

Haykel Ezzeddine: Tiens, des pistes cyclables en rose fushia !

Pascal Décaillet: Ah, les sottes gens !

Olivier Emery: Cuisine politicienne à Bardonnex

Jacques Davier: Les communes, oui, les villes, non!

André Thomann: La preuve

JF Mabut: C'est “mieux i”

David Frenkel: Le jardin du vieux

André Naef: Trump ou la tentation du despotisme La scène se déroule-t-elle à la place Rouge de Moscou sous le règne du tsar Vladimir Poutine ? Ou encore à la place Tien An Men de Pékin sous celui de l'empereur Xi Jinping? Nullement ! Nous sommes à Washington, et l'homme qui traverse ainsi Lafayette Square, protégé par une double haie de policiers en tenue de combat, est le président des Etats Unis, Donald Trump. Il pose ensuite devant l'église épiscopalienne St-John en brandissant une bible que sa fille Ivanka a apportée dans son sac Max Mara à 1450 dollars. C'est elle qui aurait eu l'idée de cette mise en scène ubuesque. L'endroit est mythique. Le violenter ainsi est un sacrilège pour la démocratie américaine. Lafayette Square, face à la Maison Blanche, est un lieu habituel des manifestations pacifiques, y compris contre le pouvoir du moment. St-John est considérée depuis 1816 comme l' "église des présidents". A l'exception de Richard Nixon - et sans doute de l'actuel chef de l'Etat - tous l'ont visitée au moins une fois. (...)

 

Magali Orsini: Rien ne leur fait peur Selon Le Courrier, des militants de base du mouvement SolidariteS étant enfin parvenus à être représentés dans ce qui lui sert de comité ("La coordination"), les caciques éliminés (Vanek, Batou et Preciosa, etc.) ont décidé de fonder un nouveau parti "qui serait piloté démocratiquement par les assemblées générales de ses membres" ! Il est vrai qu'il s'agirait d'une nouveauté révolutionnaire venant de gens qui se sont comportés depuis toujours comme des tyrans autocrates. On peut rêver… (...)

 

Haykel Ezzeddine: Tiens, des pistes cyclables en rose fushia ! (...) Aujourd’hui, de la fenêtre de mon bureau à la Place du cirque, j’ai découvert des pistes cyclables peintes en rose ! Serait-ce un baroude d’honneur de l’ex-Maire de Genève, Sandrine Salerno qui parachève son œuvre en féminisant également les pistes cyclables qui du coup sont devenues rose ? C’est la première supposition qui m’est venue à l’esprit. Mais renseignement pris auprès du Département des Infrastructures (DI), le marquage au sol de couleur rose est utilisé pour différencier les axes cyclables déployés temporairement pour favoriser la mobilité douce dans le cadre de l’accompagnement de la reprise des activités économiques et sociales. (...)


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Pascal Décaillet: Ah, les sottes gens ! Singulière période, où le prolétaire se déplace en voiture, et où le bobo urbain jouit de l'horizontalité silencieuse des pistes cyclables. Le prolétaire ? Le petit artisan, l'ouvrier. Il n'a pas la chance d'habiter au centre-ville, il a besoin de son véhicule. Il en a rêvé longtemps, il a mis des années à pouvoir se l'offrir. C'est lui, bien souvent, qui ronge son frein dans les bouchons, à côté d'une piste cyclable aussi démesurément large que vide. Le bobo ? Habite en ville. Travaille en ville. Vote Vert. Aime les mots nouveaux : transition énergétique, transfert modal, énergies renouvelables. Cultivé, souvent. Doux, agréable. N'aime pas le cambouis. Ni le bruit, ni les moteurs. Aime le télétravail, sauf que son vélo lui manque. Pas de gros mots, pas d'ébullition, jamais hors de soi. La vie s'écoule, paisible, comme une éternité de petites graines. (...)

 

Olivier Emery: Cuisine politicienne à Bardonnex Désagréable odeur de brûlé hier soir mardi 2 juin lors de la séance du Conseil municipal. C'est le moment de désigner les présidences de commission. Bardonnex alternative, deuxième force politique communale, propose deux excellentes candidatures pour la "sociale" et "l'environnement et développement durable". Un conseiller et une conseillère particulièrement motivés, compétents et expérimentés; leur remarquable maîtrise des domaines concernés n'est pas probable: elle est évidente. Las. Un tristounet accord de cantine entre le PDC et Le PLR truste les deux sièges en leur faveur. Dommage pour la politique - au sens noble du terme - qui recherche le bien de la Cité et de ses habitants. Dommage pour Bardonnex.

 

Jacques Davier: Les communes, oui, les villes, non! La commune politique est, depuis 1798, une institution de base, de proximité; elle est le lieu d'apprentissage politique du citoyen, et elle est tout aussi importante à Genève qu'à Dardagny. Il n'y a donc strictement aucune raison de faire une différence entre les communes "urbaines" et les communes "rurales". C'est un principe démocratique fondamental, donc intouchable. En conséquence, les regroupements et autres fédérations de villes, excluant les communes rurales qu'ils visent à court-circuiter, comme on en a hélas un exemple à Genève, où certaines "villes" ont créé leur "union", sorte de club select, à côté de l'Association des communes genevoises, n'ont aucune raison d'être. En effet, la constitution genevoise ne reconnaît que les communes et le canton, et non les villes! Pour que l'équilibre politique helvétique, très délicat, ne soit pas compromis, il est essentiel que toutes les communes aient la même importance, le même poids politique, en ville comme à la campagne. (...)

 

André Thomann: La preuve On a maintenant la preuve que le Coran rend idiot. Et j’ajoute hardiment aussi ceux qui ne l’ont pas lu. C'était déjà à peu près ma conviction mais rien ne vaut une preuve tangible. Voici : Un jeune musulman belge est arrêté par la police et est sommé de se laver les mains because virus. Ce pieux personnage s’y refuse, le liquide proposé pour l’opération contient de l’alcool, substance que sa religion interdit. On voit donc que notre bonhomme n’a pas lu le Coran, ce qu’il sait de cette interdiction, il l’a appris par ouï-dire, sans doute à la mosquée par un imam tonitruant. Il est vrai que sur ce sujet comme sur tant d’autres, ce maudit livre propose des positions ambiguës. D’abord il ne parle pas d’alcool mais seulement de vin, dans ma traduction en tous cas. (...) Pour ma coda, une citation de Woody Allen, toujours sarcastique, toujours drôle : J’ai pris un cours de lecture rapide. J’ai lu Guerre et Paix en vingt minutes. Ça parle de la Russie. Cela permet une variante : J’ai lu le Coran en vingt minutes. Ça parle d’Allah.

 

JF Mabut: C'est “mieux i” Le 1er juin, c'est la fête nationale genevoise (elle marque l'entrée du canton dans la Confédération suisse en 1814), après ou avant le 12 décembre (victoire chanceuse des Genevois contre la tentative du duc de Savoie de prendre la ville par la force en 1602), après ou avant le 10 août 1535, date officielle mais non fêtée de l'adoption de la réforme protestante qui allait tant marqué la culture, la géographie, l'économie et la politique de Genève, avant ou après le 24 mai 1847, date (non fêtée non plus) de la constitution fazyste, celle de la République radicale qui a fait le canton prospère, moderne et laïque, avant ou après le 15 septembre 1872, date (parfaitement ignorée) de l'Arbitrage de l'Alabama. qui contribua à mettre Genève sur son orbite de ville internationale et siège secondaire de l'ONU, qui fait toujours (mais pour combien de temps?) sa fierté et sa fortune… "Depuis le 1er juin, nous sommes entrés dans le mois des fiertés", m'apprend mon neveu, dont je ne suis pas peu fier, sur sa chaîne "Mieux i", relayée par les grands réseaux américains Intagram et Facebook. Sa dernière prestation est du grand art dans la forme comme dans le fond. (...)

 

David Frenkel: Le jardin du vieux C’était un de ces jardins anonymes situés à la lisière d’une cité. Il avait été aménagé vers le milieu du vingtième siècle. Jusqu’alors, cet emplacement avait fait partie d’une vaste zone agricole. De petites habitations avaient bordé cette étendue rurale. Elles avaient appartenu aux paysans. Petit à petit, on avait déclassé ces terrains pour y construire des immeubles. A la suite d’une erreur des ingénieurs, un terrain d’environ deux ares n’avait pas été intégré au plan de construction. La mairie avait alors décidé d’en faire un jardin public. Curieusement, aucun nom ne lui avait été attribué. (...)

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