Aurélie Friedli: Chronique d'un confinement privilégié

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aurelie friedli candidate cn 2019.jpgAurélie Friedli: Chronique d'un confinement privilégié

Didier Bonny: l’heure de la reprise avec de (très) bons films

Rémi Mogenet: La fille de Fantômas

Jean-Michel Olivier: Je suis né dans une bulle

Anne Cendre: Pleine lune

John Goetelen: Un grand Raoult pour les Pieds Nickelés

Haykel Ezzeddine: Enfin notre Jet d’eau est de retour !

Djemaâ Chraïti: La guerre des moustiques ou la fiction du moustique OGM

David : Le journalisme de nos jours

Maurice-Ruben Hayoun: Ce manuscrit est parvenu entre nos mains par d’heureuses circonstances

Aurélie Friedli: Chronique d'un confinement privilégié (...) Alors, à un moment donné, j’ai lâché ; mise au chômage partiel, j’ai arrêté de me culpabiliser de ne pas travailler autant que d’habitude. J’ai décidé de ne plus suivre avec autant d’assiduité les nouvelles anxiogènes. J’ai même cessé d’attendre les conférences de presse. Je me contentais de lire les nouvelles ordonnances – la juriste que je suis s’accroche à ce qu’elle connaît et comprend. Je me suis mise dans une bulle. J’ai pris le temps de lire – des essais pour apprendre et réfléchir, mais aussi de nombreux romans, pour m’évader –, de cuisiner, de regarder des films, de jardiner, de me promener tous les jours avec mes parents – à distance, chacun d’un côté du chemin –, de jouer de la clarinette – pour moi et aussi pour les voisin·e·s le soir à 21h. Cela m’a également laissé le temps de réfléchir. Qu’est-ce que je veux vraiment pour ma vie ? Qu’est-ce qui compte pour moi et qui me rend heureuse ? A quelles activités suis-je d’accord de consacrer du temps ? Est-ce que je souhaite changer de profession ? Et tout ça, m’a fait un immense bien. (...)

 

Didier Bonny: l’heure de la reprise avec de (très) bons films Après pratiquement trois mois de fermeture, les salles de cinéma ouvrent à nouveau leurs portes dès samedi. Une nouvelle qui ravira les cinéphiles privés de leur passion durant cette longue période. Alors, certes, cette réouverture se fait en douceur, avec principalement à l’affiche des films qui étaient déjà sur les écrans avant la crise sanitaire. Il faudra patienter encore quelques semaines, et notamment la réouverture des cinémas en France en juillet, avant que le grand écran fasse une plus large place aux nouveautés. Mais en attendant, il y a déjà le plaisir de pouvoir retourner au cinéma et de visionner quelques (très) bons films sortis en février et mars. Bonnes séances ! 4 étoiles. « Invisible Man ». (...) 4 étoiles. « Judy » est un biopic sur Judy Garland (...) 3 étoiles. « Dark Waters ». (...)

 

Ce n'est pas, chers lecteurs, un nouvel épisode de la geste du génie de Paris contre Fantômas, que je présente aujourd'hui, mais bien le roman La Fille de Fantômas, par Pierre Souvestre et Marcel Allain, paru en 1911 en France. J'en ai trouvé une réédition de 1972 à la Croix-Rouge de Limoux, et comme j'étais curieux de ce personnage mythique, réputé lié aux super-héros, vanté par Blaise Cendrars et Robert Desnos et admiré par les surréalistes, j'ai lu cet ouvrage intéressant. Il se passe en Afrique du Sud, pays d'origine de Fantômas, qui y est à la recherche de sa fille, déguisée en garçon depuis sa naissance par sa nourrice pour qu'elle échappe à son père et à son influence pernicieuse.Car Fantômas est un dangereux criminel (...)

 

Jean-Michel Olivier: Je suis né dans une bulle (...) J'ai grandi dans les années 70. À l'époque, personne ne se préoccupait vraiment des enfants. Avec mon frère (trois ans de moins que moi) nous étions sans cesse livrés à nous-mêmes. Toujours dans la rue. À jouer au football ou à se battre à coups de pierre ou de bâtons. Nous défendions notre territoire. Je ne voyais mon père qu'une ou deux fois par semaine. Il mangeait avec nous le samedi, se reposait avec ma mère le dimanche et repartait en voyage lundi matin. Il était représentant de commerce. D'abord pour une fabrique de balances de précision (qui a fait faillite), puis pour des appareils électroniques. Parfois, il rentrait au milieu de la nuit et s'éclipsait avant le lever du soleil. Nous allions seuls à l'école du village et personne ne venait nous chercher. Après l'école, nous rentrions à la maison, qui était vide, et nous allions chercher quelque chose à manger dans le réfrigérateur. Puis nous sautions sur nos vélos et nous partions à l'aventure. (...) (extrait d'un roman en chantier)


Tous les jours une nouvelle revue des blogs hébergée par @tdg.ch. Les blogs sont publiés sous la responsabilité de leur auteur. Ils n'engagent pas la rédaction de la Tribune.


Anne Cendre: Pleine lune Quand la lune fait le plein, comme ce vendredi, elle ravive moult souvenirs. Dès l’enfance, où notre première chanson nous propulse « Au clair de la lune, mon ami Pierrot, prête-moi ta plume, pour écrire un mot » ! Et je l’écris, ce mot, avec l’aide des poètes. (...) A l’adolescence, un âge où on est souvent dans la lune, qui n’a été emballé par Musset et sa Ballade à la lune ? « C’était, dans la nuit brune, / Sur le clocher jauni, / La Lune, / Comme un point sur un i. Lune, quel esprit sombre / Promène au bout d’un fil, / Dans l’ombre / Ta face et ton profil ? » Mais « il faut se méfier des coups de lune et des extases de minuit », a écrit Sartre dans La Mort dans l’âme. Ne négligeons pas Les Bienfaits de la lune dans Le Spleen de Paris de Baudelaire: « La Lune, qui est le caprice même, regarda par la fenêtre, pendant que tu dormais dans ton berceau, et se dit : « Cette enfant me plaît. » (…) Et c’est pour cela, maudite enfant gâtée, que je suis maintenant couché à tes pieds, cherchant dans toute ta personne le reflet de la redoutable Divinité, de la fatidique marraine, de la nourrice empoisonneuse de tous les lunatiques. » (...)

 

John Goetelen: Un grand Raoult pour les Pieds Nickelés (...) Mon sentiment est que cette controverse est, en partie au moins, celle de clans dans le monde de la recherche médicale. Il chahute les hiérarchies courtisanes et impose sa carrure. La publicité indirecte faite pour l’IUH de Marseille pourrait lui valoir des donations. Les mandarins parisiens ne doivent pas apprécier. Leur orgueil, leur système de fonctionnement, les allégeances diverses, l’enjeu financier voire l’obtention de prix de prestiges, suggère une concurrence féroce. Les incohérences officielles et les insultes contre Raoult par des confrères montrent ce qui reste le plus souvent masqué par des grandes décisions politiques globales: le monde scientifique est fait d’humains, certains aux ambitions féroces. Je gardais mes distances avec cette controverse. Mais aujourd'hui rien ne me dit que le protocole Raoult soit une connerie. Ne pas l’étudier serait même une faute médicale et politique.

 

Haykel Ezzeddine: Enfin notre Jet d’eau est de retour ! (...) Pour son grand retour les autorités voient grand. Petits fours, amuse-gueules et délégation officielle pour appuyer sur le bouton déclencheur du Jet d’eau. Il y aura notre Président Antonio Hodgers, le directeur des SIG Christian Brunier, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, Madame Tatiana Valovaya, directrice générale de l’Office des Nations Unies à Genève, et des représentants de la Confédération. La Genève officielle est en manque évident de cocktails !Tout ce beau monde pour allumer le Jet d’eau et attention la population genevoise est exclue de cette fête puisque l’accès au périmètre du Jet d’eau sera limité aux personnes officielles. Heureusement que notre vénérable Jet d’eau reste visible loin à la ronde et que la rive gauche donne un joli panorama pour l’observer ! Et tant pis pour le live du SIG sur leur page facebook, je préfère voir le Jet d’eau de visu sans passer par l’objectif d’une caméra. (...)

 

Djemaâ Chraïti: La guerre des moustiques ou la fiction du moustique OGM (...) Qu’arriverait-il si nous pouvions éliminer les moustiques y compris ceux qui donnent la malaria, la dengue, la fièvre jaune, Zika, chikungunya, et tant d’autres maladies ? Les scientifiques sont hésitants sur la question. Ils savent les moustiques utiles pour les écosystèmes et la chaîne alimentaire ; ils nourrissent une quantité infinie de batraciens, de poissons, de lézards, d’oiseaux, de chauve-souris de libellules. Ils sont pollinisateurs, ils participent au cycle de l’azote. Pourtant aucun prédateur ne dépend entièrement d’eux, or, aucun scientifique ne peut garantir le rôle précis que les moustiques jouent dans notre environnement. Pourtant ces petites choses volantes et vrombissantes sont l’animal le plus meurtrier pour l’homme, on recense des millions de décès par an. Mais en l’occurrence, les insecticides utilisés pour les tuer seraient plus nocifs que les moustiques eux-mêmes. Certains scientifiques finissent en désespoir de cause par conclure que l’humain est le plus dangereux pour sa propre espèce et la nature. (...)

 

David : Le journalisme de nos jours (...) A cette dégradation du journalisme il convient d’ajouter les phrases souvent accusatrices, lancées à tout va, qui ne sont guère argumentées. Elles servent à justifier de manière arbitraire la pensée du journaliste. En voici un exemple édifiant : bien des journalistes nous ressortent cette affirmation bateau "la gestion calamiteuse par Trump de l'actuelle pandémie", sans la justifier par des faits avérés. Or, jusqu'à preuve du contraire, a) le président américain fut le premier à interdire l'entrée aux États-Unis aux voyageurs arrivant de Chine. b) 60% des Américains approuvent la réponse du président au coronavirus (1). c) Que ceux qui ne sont pas au courant de la constitution américaine sachent que le Congrès contrebalance le pouvoir décisionnel du président et que chaque État décide de sa politique, tout ne dépend donc pas de lui, tant s'en faut. Par ailleurs, ce sont les États démocrates de l'Oncle Sam où l'on dénombre le plus de morts dus au covid19. (...)

 

Maurice-Ruben Hayoun: Ce manuscrit est parvenu entre nos mains par d’heureuses circonstances Ce manuscrit est parvenu entre nos mains par d’heureuses circonstances ; nous allons tenter d’en analyser le contenu sans jamais porter atteinte à son esprit originel et à son authenticité . Le contenu de ce document se présente en un seul feuillet d’un papier à en-téte , appartenant à un négociant renommé à Agadir (Maroc), Jacob Hayoun (ZaL) ; il remonte au tout début des années 30 ,ce qui nous place dans une actualité vieille de 90 ans. On peut télécharger ici le manuscrit et là notre analyse. Nous devons cette délicate attention à Madame Anath Ittah , fille de Jacob Hayoun (ZaL) et à sa sagacité de l’avoir opportunément extrait des archives familiales , pour le mettre à notre disposition . (...)

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