Gorgui Ndoye: Oublier la sauvagerie occidentale?

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gorgui ndoye aida agic noel.jpgGorgui Ndoye: Oublier la sauvagerie occidentale?

Mireille Vallette: Racisme : le grand tabou

Haykel Ezzeddine: « Genève confinée » par le photographe Demir Sönmez

Sylvain Thévoz: Déboulonnons les David de Pury, Piachaud & co !

Marc Schindler: Tourisme moribond

Xavier Comtesse: Horlogerie Suisse : en attendant la reprise !

Didier Bonny: « La Bonne épouse » ne fait pas un bon film

Charly Schwarz: Loi du mensonge

Gorgui Ndoye: Oublier la sauvagerie occidentale? Vous nous prenez pour qui ! Montrez vos pères et grands pères et dites nous où est ce qu'ils étaient quand Hitler soumettait vos pays. Le mien, lui, a versé son sang, sacrifié sa jeunesse pour sauver ce que vous appelez la "civilisation" et "le monde libre"! Quand on écoute et ou lit la plupart de cette pauvre presse française, et la maigre élite pourrie de ce pays, le plus souvent ce sont des enfants, fils et ou petits enfants que le sang des Nègres a sauvés qui viennent à travers leur media si démocratique et libre nous narguer! En face, il n y aura personne Blanc ou Noir pour, ne serait ce, nuancer leurs propos. Vous pouvez être racistes et arrogants mais de grâce, ne nous dites pas ce que nous devons faire si vous êtes incapables de reconnaitre votre trahison, votre fuite devant votre diable et frère Adolphe Hitler. Vous pensez que nous n'avons pas le récit de ce qui s'est passé dans les tranchées . Vous pensez que que les tonnes de mil pilé par nos grands mères pour nourrir ces honorables soldats nous ne le savons pas. Les Africains ne sont pas en colère. Ils sont ahuris par tant de mauvaise foi, d'ingratitude de personnes qui profitent de privilèges depuis des siècles et qui osent nous dire ce que nous devons penser ! Basta ! (...)

 

Mireille Vallette: Racisme : le grand tabou (...) En résumé, le message est double : il faut vous intégrer… dans cette société de racistes. Un peu comme si le racisme était la caractéristique majeure de ce pays. Les immigrés provenant de sociétés beaucoup plus évoluées que la nôtre, il n’est jamais question d’un éventuel racisme qui les concernerait. Le racisme est suisse et blanc. Il serait malvenu et stigmatisant d’aborder le thème du racisme de nos immigrés, notamment envers les Noirs, par exemple les Maghrébins et les Irakiens, mais aussi des Noirs envers d’autres Noirs: le tribalisme et l’ethnisme rejoignent parfaitement le racisme, affirme la Burundaise Marie Nzigamye. A la prison de Champ-Dollon, des heurts graves entre Kosovars et Africains ont conduit à ce que la prière du vendredi soit destinée une semaine sur deux à chaque culture. Je n’ai pas découvert dans les multiples offres des services d’intégration un seul cours sur les valeurs de notre société et notamment l’égalité entre hommes et femmes. Valoriser la langue et la culture du pays d’accueil serait probablement stigmatisant. A propos de la tempête d’antiracisme que nous vivons, je me suis souvenue du pavé magistral qu’a écrit Olivier Pétré-Grenouilleau sur les traites négrières. Il analyse aussi celle des Arabo-musulmans, qui n’a rien à envier à la traite Atlantique, et montre que l’Afrique Noire n’a pas été seulement victime de l’esclavage, mais «un de ses principaux acteurs». Si j’étais Neuchâteloise, je trouverais très injuste que la visite des vestiges neuchâtelois de l’esclavage ne s’accompagne pas d’une page d’histoire sur ces thématiques. Mais le sujet de ces autres traites reste tabou. (...)

 

Haykel Ezzeddine: « Genève confinée » par le photographe Demir Sönmez Nous venons tout juste de sortir de notre semi-confinement que voilà un livre vient raconter ce que nous avons vécu ces trois derniers mois à Genève. Réalisé dans l’urgence pour coller à l’actualité « Genève confinée » chez l’éditeur Slatkine est d’une bonne facture. Ce livre témoignage à travers l’objectif de l’incontournable photographe genevois Demir Sönmez est un objet précieux car il restitue par l’image la période du Covid-19 dans notre belle cité. Le professeur Didier Pittet qui est devenu la coqueluche des médias signe de sa belle plume la préface. Un autre témoignage de celui qui a vécu le coronavirus de l’intérieur (HUG). Dans sa préface, il évoque l’histoire de ce virus venu de Chine et son cheminement à travers le pays. Le professeur émérite Pittet voit à raison dans les photos de Demir la solidarité, la mobilisation et le civisme de la population qui a permis à notre pays d’être un bon élève pour affronter cette pandémie. (...)


Tous les jours une nouvelle revue des blogs hébergée par @tdg.ch. Les blogs sont publiés sous la responsabilité de leur auteur. Ils n'engagent pas la rédaction de la Tribune.


Sylvain Thévoz: Déboulonnons les David de Pury, Piachaud & co ! (...) Force est de constater que nous avons manqué plusieurs mises à jour. La société d'hier n'est d'évidence plus celle d'aujourd'hui et la glorification statuaire à un siècle de retard. Il est évident que les femmes y sont sous-représentées, que d'autres minorités y trouveraient légitimement place avec une volonté politique plus marquée. Source de honte : il y a encore des sympathisants d'extrême droite, des ségrégationnistes, qui se voient honorer à Genève alors que des minorités longent les murs quand elles voient la police arriver. Cela est un scandale pour notre cité qui se prétend "capitale des droits humains". Certains objecteront qu'il suffirait de mettre une explication en dessous des statues visées par le renouvellement. Mais pourquoi vouloir a tout prix sauver ces statues dans l'espace public? A-t-on gardé en Europe de l'Est les statues de Staline, de Ceaucescu, en faisant des explications de texte au-dessous ? Non. (...)

 

Marc Schindler: Tourisme moribond (...) Le tourisme, cette formidable industrie mondialisée, était déjà contestée : elle crée des millions d’emplois, elle a fait sortir certains pays de la pauvreté, mais elle pollue l’atmosphère, elle souille les écosystèmes, elle dégrade les sites, elle transforme des pays en parcs d’attraction. (...) Tous, sac au dos, sur les chemins noirs de France, chers à l’écrivain Sylvain Tesson, ou sur les sentiers balisés des Alpes ? Tous à vélo le long du canal du Midi ? (...) C’est le rêve des nouveaux voyageurs, mais c’est le cauchemar des professionnels du tourisme. Si les Chinois ne viennent plus en troupeaux visiter Versailles, si les Américains désertent les paquebots géants, si les Allemands abandonnent la Costa Brava, qui donnera à manger aux salariés des compagnies aériennes, des agences de voyage, des hôtels et des restaurants ? Comment les millions de licenciés du tourisme retrouveront-ils un emploi ? Il faut relire les aphorismes de Sylvain Tesson : »Le tourisme, c’est l’énergie dépensée en parcourant dix mille kilomètres pour se plaindre que les choses ne fonctionnent pas comme chez soi ».

 

Xavier Comtesse: Horlogerie Suisse : en attendant la reprise ! Que faire ? Après la résistance il faut entamer la phase de RESET puis plus tard celle de la RELANCE. (...) Le « Reset » de QoQa, entreprise de e-commerce, a été d’offrir pendant la crise du Covid-19, sa plateforme a des commerçants suisses qui ne disposaient pas d’un tel outil. Aujourd’hui QoQa développe cette plateforme globale comme un nouveau levier de croissance. La « Relance ». Cette phase va nécessiter de mettre en place un processus d’innovation nouveau qui tient compte de tous les changements sociétaux, car il ne sera plus possible de faire simplement comme avant. Il faut effectuer un nouveau « logiciel » de pensée, de management et de production. On va faire autre chose, autrement et pour une clientèle plus intéressée à notre vision. (...)

 

Didier Bonny: « La Bonne épouse » ne fait pas un bon film (...) Histoire de l’émancipation des femmes en accéléré, « La Bonne épouse » laisse pour le moins perplexe. Il n’est en effet pas crédible une seule seconde que le personnage joué par Juliette Binoche, qui fait preuve d’un beau sens de l’autodérision et qui tient tout le film sur ses épaules, puisse se remettre en question aussi soudainement et entraîne avec elle sa belle-sœur, Yolande Moreau qui une fois de plus joue les demeurées jusqu’à la caricature, ainsi que la bonne sœur qui est tout d’un coup touchée par la grâce du féminisme. On frise souvent le ridicule. De plus, la première partie est par moment ennuyeuse et la fin, sous forme de comédie musicale, ne manque pas d’interpeller. Alors, certes, il y a bien quelques scènes où l’on sourit, parfois jaune, notamment au moment du reportage télévisuel en noir et blanc qui montre bien la condition des femmes il y a soixante ans, mais ce n’est de loin pas suffisant pour faire oublier que le tout sonne faux. (1 étoile)

 

Charly Schwarz: Loi du mensonge Article 1 : le mensonge a toujours une finalité. Article 2: les mensonges sont rapides à proliférer, ils se suffisent à eux-mêmes pour donner naissance à d'autres tromperies. Article 3 : les mensonges naissent d'autres mensonges, tout se passant comme si la menterie était, par nature, réciproque, à l'instar de la duperie, son proche parent. Article 4 : le mensonge respecte la vérité, en tout cas ses apparences. Singeant la réalité, il se condamne à la vraisemblance pour seul but : éviter la crise. (...)

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