André Pfeffer: Pierre Maudet, victime ou cible ?

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pierre maudet keystone.jpgAndré Pfeffer: Pierre Maudet, victime ou cible ?

Marc Schnindler: Massilia la verte

Edmée Cuttat: un moment unique pour un concert mythique

Bruno Hubacher: Volkskapitalismus

Philippe Meyer: La faune africaine menacée

Maurice-Ruben Hayoun: Réflexions (désabusées) sur l’exercice du pouvoir…

Marie-France de Meuron: Qui trop embrasse mal étreint!

André Pfeffer: Pierre Maudet, victime ou cible ? (...) L’UDC a souvent combattu M. Maudet, notamment pour « Papyrus. Cette opération, je l'avais combattu sur le fond, la forme et ligne par ligne. J'avais même recommandé au PLR-GE d'échanger ce Conseiller d'Etat avec son homologue vaudois, M. Broulis ! Mais beaucoup de députés, de tout bord, reconnaissent son engagement et efficience. La gestion chaotique de cette pandémie est édifiantes. Il y a eu un mélange entre la gouvernance ordinaire, l'état d'urgence et l'application d'ordonnance interne en fonction desquelles les pistes cyclables avaient été tracées durant la nuit ! L'application de l'Etat de nécessité posait de multiple problèmes, dont les Arrêtés fixant les règles pour les rassemblements où le Conseil d'Etat a exigé l'exact opposé entre se qu'il exige et se qu'il fait ! L’absence de capacité pour gérer des projets est également dramatique, y compris pour les réformes imposées par Berne (CPEG : deux injections en milliards + statu quo - RFFA : concerne Genève plus que quiconque + 15 ans de blabla pour un taux supérieur à VD et un ratage complet de la flexibilité, surtout pour la R&D)! Le Conseil d’Etat est un radeau sans gouvernail et sans boussole. Peut-il se permettre de perdre son capitaine ?

 

Marc Schnindler: Massilia la verte (...) Le vieux sénateur de 80 ans que ses ennemis appelaient l’ogre, le faux débonnaire, le mauvais génie, le monstre, a fini par quitter la superbe mairie sur le Vieux Port où il régnait en baron. Sa faconde et son accent à la Pagnol faisaient rire toute la France. Mais pas ses administrés, qui rappellaient sa désastreuse gestion, son incompétence, ses magouilles politiques. C’est la face sombre de Marseille : une ville rongée par la misère, le trafic de drogue, la violence, la corruption et le clientélisme. La Bonne Mère regarde de haut cette ville de tous les excès, que la France adore pour son accent, sa bouillabaisse, son pastis et sa pétanque. Jean-Luc Gaudin ne figurera pas au panthéon des grands hommes de Marseille, aux côtés de Fernandel, de Béjart, de Dubout, de Zidane. Il est sorti par la petite porte après avoir remis son écharpe à sa successeur. (...) Le problème de Michèle Rubirola, c’est qu’elle n’a qu’une courte majorité. La cavalerie de l’opposition n’attend qu’un faux pas pour débouler sur le Vieux Port et mener la vie dure à la nouvelle maire, qui devra apprendre vite le jeu de la politique. Espérons que le Printemps marseillais ne finisse pas comme les Printemps arabes ! (...)

 

Edmée Cuttat: un moment unique pour un concert mythique Jusqu’à aujourd’hui, pour différentes raisons à la fois financières, sentimentales et spirituelles, les images n’avaient jamais été dévoilées. En janvier 1972, Aretha Franklin, reine de la soul, militante des droits civiques et porte-parole de tout un peuple alors au sommet de sa gloire avec Respect, Chains Of Fools, Bridge Over Troubled Water, décide d’enregistrer un album live dans une petite église du quartier de Watts à Los Angeles. Soutenue par une magnifique chorale, elle interprète divinement les gospels qu’elle entonnait alors avec sa mère, elle-même chanteuse, et avec son père pasteur. Amazing Grace, le disque de ce concert mythique, devient l’album du genre le plus vendu de l'histoire. (...)

 

Bruno Hubacher: Volkskapitalismus Ce fut le défunt Ministre de l’Economie (1963 à 1966) et Chancelier (1949 à 1963) de la République fédérale d’Allemagne, Ludwig Erhard, maître à penser du non moins idéaliste Président du « World Economic Forum », Klaus Schwab, qui la prônait, l’économie sociale de marché aux couleurs teutoniques, ce modèle sociétal, censé aboutir, par la magie de la « main invisible du marché », au pouvoir actionnarial populaire par la démocratie. Seulement, la démocratie, en politique, ce n’est déjà pas simple, à fortiori, encore moins en économie. Ainsi, ce ne fut pas plus qu’une poignée d’investisseurs, représentant 38% de l’actionnariat, qui décida du sort de la chancelante compagnie aérienne « Lufthansa » lors d’une assemblée extraordinaire virtuelle le 25 juin dernier. Ils préférèrent finalement l’option « plan de sauvetage publique » d’une valeur de 9 milliards d’euros à la « procédure de faillite ». Ouf ! (...)


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Philippe Meyer: La faune africaine menacée (...) Avec la chute du nombre de touristes, les fonds pour assurer la protection de la faune sauvage ont baissé drastiquement. Les braconniers tirent parti de la réduction de la présence touristique ; c’est ce qui est arrivé avec un célèbre gorille à dos argenté ougandais. Il a été tué au début du mois de juin par des chasseurs de viande de brousse, en l’absence de touristes étrangers. Le rôle que tiennent certains opérateurs de safaris dans la conservation de la biodiversité est primordial. La plupart des réserves naturelles et parcs nationaux se trouvent dans des zones rurales isolées et souvent très pauvres. Le tourisme, à travers les divers lodges et réserves privées, permet de soutenir l’économie locale en employant la population des villages alentours. Il favorise également des projets de conservation, de reforestation, de réhabilitation de la biodiversité, d’éducation aux générations futures et offre des sources de revenus vitales aux communautés locales. Mais ces emplois sont aujourd’hui menacés et les employés locaux pourraient dès lors devenir complices de braconniers ou venir se servir en viande de brousse pour nourrir leur famille. (...)

 

Maurice-Ruben Hayoun: Réflexions (désabusées) sur l’exercice du pouvoir… (...) Nous n’avons plus affaire depuis des décennies à des hommes politiques, porteurs d’un projet et animés d’une vision mais à des politiciens qui ont rabaissé cette noble fonction qui consiste à guider les hommes, à paver le chemin devant eux et à leur assurer un minimum de bonheur et de bienêtre. La tradition de la philosophie politique qui va de Platon et Aristote jusqu’à Hegel en passant par Thomas Hobbes et Baruch Spinoza, n’existe plus et cela se sent même dans la vie quotidienne. Pour les plus anciens parmi nous, je rappelle que le litre de ce papier est emprunté à un livre de Françoise Giroud, grande femme de presse qui connut une très brève carrière ministérielle comme secrétaire d’Etat. Nombreux furent ceux qui adressèrent à cette femme d’exception des reproches au motif que scruter le pouvoir ne prépare pas nécessairement à l’exercer… En clair : ce n’est pas parce que vous êtes un ou une journaliste politique que vous êtes le ou la mieux placée pour faire de la politique. Le point est juste mais pose un problème théorique grave : qui est donc, dans ce cas, naturellement appelé à exercer le pouvoir au profit de l’ensemble des citoyens ? (...)

 

Marie-France de Meuron: Qui trop embrasse mal étreint! (...) De son côté, Pharmacritique l'exprime très crument: "Une patiente guérie n’est plus rentable" ou encore " les diverses formes de marchandisation des femmes, de leur santé et de leur façon de vivre la maladie". Le Figaro explique qu'il s'agit de toute situation qui peut susciter un doute raisonnable sur l'impartialité et l'indépendance professionnelle. Certains pays y sont plus ou moins "sensibles" et parleront de "complaisance intéressée!" Le Pr Raoult illustre ce qu'est un conflit d'intérêts et comment la crise actuelle le met en évidence. Non seulement au niveau financier mais aussi politique "l'Etat n'a pas à dicter aux médecins ce qu'ils doivent prescrire" et idéologique. Il nous présente cette attitude et dynamique psychique qui prend tellement d'ampleur dans notre civilisation occidentale. Nous pouvons aussi étudier la relation entre les grandes entreprises et les médias : Pourquoi les gens d’affaires achètent-ils des médias? (...)

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