Jean-Noël Cuénod: Dupond-Moretti, un pitbull chez les chats-fourrés

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dupont moretti reuters.jpgJean-Noël Cuénod: Dupond-Moretti, un pitbull chez les chats-fourrés

John Goetelen: Premier repenti climatique, Michael Shellenberger demande pardon

Gorgui Ndoye: Relations Afrique Suisse sous le regard d'un diplomate suisse

Daniel Warner: To Mask or Not, That is the Question

Daniel Neeser: Il n’y a pas de droit divin d’occuper un pays

Claude Bonard: Juillet 1782 - Genève occupée par les baïonnettes étrangères

Rémi Mogenet: Histoire de ma grand-tante

David Frenkel: Il n'y a non plus de droit divin pour occuper ce qui ne l'est pas

André Pfeffer: Tous unis, sauf la classe politique !

Jean-Noël Cuénod: Dupond-Moretti, un pitbull chez les chats-fourrés Nommer Me Dupond-Moretti ministre de la Justice, c’est jeter un pitbull au milieu des chats-fourrés, sobriquet porté jadis par les magistrats. «Avec moi ce serait le bordel» prophétisait-il en 2018 à LCI. (...) Toutes griffes dehors, la gent magistrate vise déjà le museau de l’avocat qui a souvent mis en scène son aversion envers elle. A l’aise autant dans les prétoires que face aux caméras, Me Dupond-Moretti réservait ses flèches les plus empoisonnées à ces procureurs dont il est aujourd’hui le chef hiérarchique. En le hissant ainsi à la tête de ce ministère, Emmanuel Macron s’est donc livré à une forme d’humour particulièrement perverse. (...) Toutefois, cette « nomination décoiffante » – expression du syndicat des surveillants de prison UFAP-Unsa-pénitentiaire – peut avoir des effets positifs dans un domaine qui reste dominé par la sclérose des institutions, la pesanteur des hiérarchies, le conformisme ambiant et la pauvreté des moyens. Lorsqu’il accuse la magistrature d’être une « caste endogame », Dupond-Moretti force le trait. Comme toute caricature, la formule est injuste tout en recelant une part bien reconnaissable de vérité. La magistrature déteste être rudoyée. Mais il faudrait qu’elle consente à l’être un tant soit peu afin qu’elle chasse la poussière qui s’est accumulée sur ses épaules. (...)

 

John Goetelen: Premier repenti climatique, Michael Shellenberger demande pardon Il est passé de l’activisme climatique alarmiste à la critique de cet alarmisme. De Hero of Environment, selon le Time Magazine, à possible proscrit par le système orwelien qui se met en place en occident. (...) Il a certes un gros défaut pour les écolo radicaux: c’est un écomoderniste. J’en parlerai dans un prochain billet En (très) gros cela veut dire qu’il est favorable à l’énergie nucléaire. Un écolo pro-nucléaire c’est comme un juif qui prierait allah. C’est impensable. Il risque gros avec son livre. Les écolos sont en majorité figés sur leurs dogmes comme l’était l’église catholique au temps de Galilée. Il affronte maintenant les plus déjantés des activistes, qui sont entre autres du côté des responsables d’Extinction Rebellion quiand ils déclarent: « Des milliards de personnes vont mourir. » (...)

 

Gorgui Ndoye: Relations Afrique Suisse sous le regard d'un diplomate suisse Le "Gingembre de ContinentPremier" a l'honneur de recevoir, ce vendredi 10 juillet 2020, à 11H30, le représentant suisse auprès des Nations Unies à Genève. L'Ambassadeur Zellweger est notre premier invité dans le volet consacré à la célébration des 75 ans de la Charte des Nations Unies. Certes l'ONU a permis des avancées notables sur le plan des droits humains mais l'organisation mondiale est elle encore nécessaire au 21ème siècle? Quel rôle la Suisse joue ou pourra davantage accomplir si elle accède au Conseil de sécurité un voeu récemment exprimé par le Conseil fédéral? Comment définir l'importance de la diplomatie multilatérale eu égard à son expérience d'Ambassadeur de la Suisse auprès de l'ONU? Quels sont les grands moments de négociations qui l'ont marqué à Genève? (...)


Tous les jours une nouvelle revue des blogs hébergée par @tdg.ch. Les blogs sont publiés sous la responsabilité de leur auteur. Ils n'engagent pas la rédaction de la Tribune.


Daniel Warner: To Mask or Not, That is the Question On recent tram ride I ran into a friend who was not wearing a mask. When I asked him why not, he responded, “I had the virus. I have been tested for immunity and have a letter from doctors at the HUG saying I don’t have to wear a mask. I am a danger to no one.” Just as he finished his explanation, a passenger came up to him and berated him for “putting the lives of other people in danger.” Was Boris right not to wear a mask although it is the law? Was the passenger right to berate him? Boris had the letter from the doctor in his backpack. He showed it to me at a proper distance. The results showed that he could not possibly infect other people. His reasoning seemed beyond refute. And yet, I cannot imagine anything in medicine being 100% certain. (...) As Boris and I continued our discussion, and as the berating passenger stepped off the tram, Boris put on his mask. “Why are you doing that?” I asked. “I know I don’t have to,” he answered. “But I realize that if I don’t have the mask on it will make people nervous. So I put on the mask to re-assure them although I have no technical reason to wear it.” A very reasonable and responsible position. Merci Boris.

 

Daniel Neeser: Il n’y a pas de droit divin d’occuper un pays Lorsque Dieu a enjoint à Abraham de quitter sa terre « pour ce pays que je te donne » le même récit déclare que « les Cananéens étaient alors dans le pays » (la Bible, Genèse, ch. 12, versets 6-7). Si on reste dans l’idée que c’est Dieu qui créa la terre et y répartit les peuples, Dieu alors donnerait ce qu’il a déjà donné ?! Étrange. Mais le récit continue, plus étrange encore! Trois lignes plus loin il annonce : « Famine, grand famine dans le pays ! ». Abraham est forcé de descendre en Egypte pour survivre et, plus loin encore, au chapitre 13 la bible raconte que le clan d’Abraham et de Lot son neveu est tellement peuplé et riche qu’ils se battent et qu’il faut partager le pays. Le pays promis n’est pas le Paradis, il est habité, n'est pas autosuffisant et la violence y règne ! Mais qu’a fait Dieu ? Ce récit est un enseignement sur la propriété, ici du sol. Toute borne posée est soit un acte de violence qui engendrera la violence soit la reconnaissance d’un don initial qui implique le partage, le manque et la limite. (...) Un don accaparé n’est plus un don, c’est une propriété privée ! Bonjour les barbelés !

 

Claude Bonard: Juillet 1782 - Genève occupée par les baïonnettes étrangères Le mois de juillet 1782 est un mois d'agitation politique et d'occupation militaire pour Genève. Les armées de Berne, du roi de France et aussi de Sardaigne interviennent militairement et rétablissent l’ordre dans la cité à la suite du soulèvement des Natifs et de ses suites. En effet, de nombreux membres de la fraction conservatrice des autorités, connus sous le nom « d’Ultra-Négatifs » sont arrêtés à la suite de cette insurrection et détenus en tant qu’otages. Un nouveau Conseil général est réuni, qui élit de nouveaux membres des Conseils, lesquels ne sont pas reconnus par les cantons suisses effrayés par cette poussée révolutionnaire. Berne et Zurich rompent leurs relations diplomatiques avec Genève. Le roi de France prend fort mal cette révolution qui éclate à ses frontières et le roi de Sardaigne, Victor-Amédée III ne veut pas laisser au seul roi de France et à Berne, l’initiative de pacifier Genève qui doit alors faire face à une coalition de trois armées qui vont converger vers la cité. (...)

 

Rémi Mogenet: Histoire de ma grand-tante (...) Mais son mari, visiblement, n'était pas un juif de lignée très pure, car ma mère, son arrière-petite-fille, a fait un de ces tests génétiques dont les Américains ont lancé la mode, et il s'avère que le caractère juif n'est pas très grand en elle, que le caractère scandinave l'est plus. Je laisse au lecteur le soin de comprendre ce que cela signifie: mais en principe, c'est que des femmes de la communauté avaient été mises enceintes pour ainsi dire à l'extérieur, et leurs enfants ensuite élevés selon les coutumes internes. Je suppose qu'elles étaient mariées, au moins au moment de l'accouchement. Mais pas avec leurs amants. Bref. Mon arrière-grand-père Markel était blond, de type slave, et ne jurait que par l'âme russe, ayant lu, et adoré, Dostoïevski et Tolstoï. Cela faisait rire mon grand-père son gendre, un Berrichon de souche paysanne au solide sens terrien. Car mon arrière-grand-père était du type exalté, il adorait notamment la musique, et il faut le savoir, pour comprendre l'histoire de ma grand-tante. (...)

 

David Frenkel: Il n'y a non plus de droit divin pour occuper ce qui ne l'est pas Mais comment Israël peut-il occuper une région dont le dernier occupant, la Jordanie, a abandonné toute prétention à celle-ci lors du traité de paix qu'elle a signé avec Israël en octobre 1994 ? Par ailleurs, les Cananéens ont disparu, mais le peuple juif perdure. Israël, pays du peuple juif, qui s'en est emparé lors d'une guerre DÉFENSIVE que l'occupant d'avant, la Jordanie, lui a déclarée, en est donc l'ayant droit historique, LE PLUS ANCIEN. En outre, à ceux qui nomment la Judée Samarie "territoire occupé", je poserais la question suivante : Jésus est-il né en Cisjordanie ? Ne falsifions donc pas un nom biblique par un nom donné par l'occupant jordanien qui occupait cette terre durant 19 ans seulement. S'il n'y a pas de droit divin pour occuper un pays, (dans le sens de l'illégalité de cette occupation), aucun droit ne stipule que la Judée Samarie est occupée, (toujours dans le sens de cette illégalité). La déclaration Balfour (1917), le Traité de Lausanne (1923), le Mandat britannique (1922), la résolution de San Remo (1920) et le Traité de Sèvres (1920) ont créé le droit international, et rétabli les droits historiques des israélites à leur terre. En outre, le peuple juif a droit à celle-ci en vertu de la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Autochtones. (...)

 

André Pfeffer: Tous unis, sauf la classe politique ! (...) Une nouvelle élection ces prochains mois enflammerait notre République! Est-ce qu’un candidat, actuellement très en vue, dont le palmarès repose essentiellement sur l’ex-présidence au Conseil d’administration du Business Club Servette et, d’une idylle avec une ex-miss Suisse, améliorerait notre situation ? Est-ce qu’il est judicieux ... d’affaiblir d'avantage ... notre Conseil d’Etat ? Il y a certes des différences énormes entre les départements, tant en taille qu’en qualité de management. L’UDC avait exigé un rééquilibrage et déploré que certains départements «fonctionnent d’une manière autonome et sans pilote » ! Genève a besoin de sérénité et d’un front uni pour sortir de cette crise sanitaire et économique.

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